Anir
23/02/2006, 18h02
Mouloud Mammeri, Rachid Mimouni et Azzedine Medjoubi, morts tous les trois un mois de février. Accident de la route, malade et assassinat, "chacun sa mort" à un moment particulièrement crucial pour le destin du pays. Sur les décombres de ce qu'on appelait alors la décennie noire s'insinuait l'indicible, l'effroyable décade rouge…Mammeri, de retour d'un colloque scientifique tenu à Oujda (Maroc) rencontre sur sa route l'arbre fatal qui mit fin à la marche tranquille d'un homme d'amour et de paix vers la lumière de l'intercompréhension, Mimouni, lui, était emporté par la douleur qui étreignait son pays qu'il était contraint de quitter pour échapper à la furie sanguinaire intégriste.
Azzedine Medjoubi pour sa part a succombé aux balles de ses assassins à un pas de son théâtre. Leur évocation est, à cet égard, indispensable pour tenter, autant que faire se peut, de combler le vide qu'ils ont laissé, pour l'incitation au labeur. En effet, comme disait le poète: "un seul être vous manque et tout est dépeuplé". Que dire lorsqu'il s'agit de toute une armada de femmes et d'hommes repères? C'est en cela que "toute mort est gage de vie" (Jean Amrouche) afin que le fleuve détourné retrouve son lit original.
Passerelle (revue)
Azzedine Medjoubi pour sa part a succombé aux balles de ses assassins à un pas de son théâtre. Leur évocation est, à cet égard, indispensable pour tenter, autant que faire se peut, de combler le vide qu'ils ont laissé, pour l'incitation au labeur. En effet, comme disait le poète: "un seul être vous manque et tout est dépeuplé". Que dire lorsqu'il s'agit de toute une armada de femmes et d'hommes repères? C'est en cela que "toute mort est gage de vie" (Jean Amrouche) afin que le fleuve détourné retrouve son lit original.
Passerelle (revue)