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Voir la version complète : lettre d'un harrag à sa mère


absent
31/05/2010, 03h14
j'ai trouvé cette lettre sur youtube, ça m'a rendu malade, je suis completement bouleversé. je crois que je verrai plus jamais mon pays de la meme
façon...

image capturée sure youtube: le texte est en arabe

http://img412.imageshack.us/f/dem3a.jpg/

absent
31/05/2010, 03h37
Bonjour CNE,
La video ne s'affiche pas!

absent
31/05/2010, 03h43
bonjour The Dice Man,

ce n'est pas une video c'est une image qu ej'ai capturé sur youtube. désolé pour ceux qui ne lisent pas l'arabe.

Lamosta
31/05/2010, 07h14
Cne ..... bijour

je ne vois pas l'image ... rien ne s'affiche :11:

absente
31/05/2010, 08h26
oui ya rien, peux tu essayer de refaire ton topic, merci

absente
31/05/2010, 08h31
Voilà,

http://nsa14.casimages.com/img/2010/05/31/100531093158598119.jpg (http://www.casimages.com)

Zacmako
31/05/2010, 08h38
Dessine-moi un ... herraga*
A tous ces jeunes cadres algériens marginalisés,
A tous ces jeunes que la mer a avalé, qui n’ont pas eu droit à une place, ni sur le sol de leur pays ni même dans son sous sol.


De mon Algérie, Il est grand temps que je sorte,
Derrière moi, sans bruit je refermerais la porte
Sans vacarmes et sans tumultes qui dérangent
Sans aucune révolte mais aussi sans mensonges.

Dans mon pays, je suis de plus en plus un étranger
Bientôt, on pourrait même voir en moi, un danger
Je repartirai seul, comme à la naissance je suis venu
Et puis, importe peu ce que demain, je serai devenu.

On ne tourne le dos à un grandiose et sublime paysage
Que s’il ne montre que des parodies ou des mirages
En l’avenir et leurs promesses, je n’ai plus aucune foi
Car ils ne les ont point tenues, pas même une seule fois.

Moi, Je m’en vais vers cet ailleurs qui ne peut être pire
Que ce trou où je suis, pourtant plus riche qu’un empire
Où je brade mon honneur pour une poignée de dinars
Pendant que leurs bambins jouent avec nos milliards.

Dans ma terre patrie, non seulement on me vole ma chance
Mais jamais de mon coté, ils n’ont laissé pencher la balance
Et puis, comme un vulgaire criminel, on m’a jeté en prison
Parceque j’ai cherché mon avenir sous d’autres horizons.

Le temps a vite passé et je n’en peux plus, je dois sortir
Au plus tôt, à pieds ou même à genoux, Il me faut partir
A mon Algérie, ce beau jardin coloré, qui s’apprête à ternir
Je dis Adieu, car je ne peux continuer à le regarder agonir.
04/09/08

*Herraga= pluriel de harrag (qui veut dire littéralement :brûleur) brûler un feu rouge, brûler une frontière, ne pas s’y arrêter. C’est l’émigré clandestin.

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