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Voir la version complète : Les répercussions nationales et mondiales du raid israélien


lilha
02/06/2010, 11h25
Le sanglant abordage des commandos israéliens contre le navire turc Mavi Marmara suscite à travers le monde un tollé qui dépasse celui soulevé par l'opération contre le Hamas à Gaza en janvier 2009. Les conséquences de cette intifada navale, où les forces armées israéliennes ont fait preuve d'un amateurisme brutal, viennent détériorer un peu plus l'image d'Israël sur la scène internationale.

Les Israéliens serrent les rangs

En Israël, la perception de l'affaire est une fois de plus radicalement différente de celle des opinions étrangères. Alors qu'une opération aussi mal planifiée et à l'issue aussi meurtrière aurait dans beaucoup de pays suscité de vives critiques envers les militaires, l'armée continue de jouir d'une immense popularité parmi les Israéliens, notamment ses unités d'élite comme le Sayeret 13, le commando de la marine qui a mené l'assaut. L'opinion réagit en serrant les rangs, d'autant plus que la flottille internationale est perçue davantage comme une manœuvre politico-médiatique ennemie que comme une opération humanitaire pacifique. La diffusion de vidéos de l'attaque par l'armée israélienne, qui s'est lancée depuis ce mardi dans une opération de communication tous azimuts, tout en censurant médias et activistes, a porté ses fruits sur le plan intérieur. La violence des militants propalestiniens qui se sont jetés sur les commandos à bord du Mavi Marmara a achevé de convaincre l'opinion que les soldats ont agi en état de légitime défense.

Nétanyahou et Barak critiqués

Si aucune critique ne s'est élevée contre les soldats, le gouvernement Nétanyahou ne sort pas indemne de l'affaire. La mauvaise préparation de l'opération est soulignée par la plupart des médias israéliens. «Les autorités israéliennes ont fait un énorme effort pour prouver que les gens qui attendaient les commandos sur le pont n'étaient pas des défenseurs des droits de l'homme, mais plutôt des brutes animées par la haine d'Israël», écrivait ce mardi l'éditorialiste vedette du quotidien israélien Yedioth Ahronot, Nahum Barnea. «Je suppose que c'est vrai. Reste à savoir pourquoi Israël leur a donné exactement ce qu'ils souhaitaient.»

Plusieurs éditoriaux mettaient ce mardi directement en cause le ministre de la Défense, Ehoud Barak. Ancien membre du commando de l'état-major, le Sayeret Merkal, ex-chef des renseignements militaires et ancien chef d'état-major, soldat le plus décoré de l'armée israélienne, Barak voit son image écornée par un raid dont l'impréparation est pour le moins stupéfiante. Une tribune de Sever Plocker dans le Yedioth Ahronot appelait même à sa démission. «Tout ce qui compte est le résultat, une des expressions favorites d'Ehoud Barak. Et le résultat du ministre de la Défense a été un échec lamentable.» «Aucune explication ne peut justifier le crime commis, pas plus que n'est excusable la stupidité avec laquelle le gouvernement et l'armée ont agi», ajoutait de façon plus polémique dans le quotidien Haaretz l'écrivain David Grossman, figure de la gauche israélienne, qui dénonçait le blocus de Gaza comme «non seulement immoral, mais aussi irréaliste».

Peu de voix se sont en revanche élevées pour critiquer le choix de l'état-major d'arraisonner la flottille en dehors des eaux territoriales israéliennes, en violation du droit international. Et le désastreux impact de l'opération sur le plan international reste sous-estimé dans un pays qui se perçoit généralement comme en butte à l'hostilité et à l'incompréhension du monde entier.

Mécontentement à Washington

Or, la fusillade du Mavi Marmara représente d'ores et déjà une catastrophe diplomatique pour Israël. Vis-à-vis d'une Administration américaine de plus en plus agacée par les manœuvres et les atermoiements d'un premier ministre israélien qui semble saboter systématiquement tous les efforts de Washington pour relancer le processus de paix, l'affaire ne pouvait pas plus mal tomber. En voyage au Canada, et en route pour les États-Unis où il devait être reçu par Barack Obama, Benyamin Nétanyahou a dû annuler sa visite et rentrer en Israël. La secrétaire d'État Hillary Clinton a ce mardi appuyé la condamnation par l'ONU des «actes ayant conduit à cette tragédie», ajoutant que «la situation à Gaza est inacceptable et ne peut pas durer».

Tension avec Ankara

Les relations avec la Turquie, longtemps un partenaire stratégique précieux pour Israël au Moyen-Orient et déjà sérieusement affectées depuis l'opération «Plomb durci» contre le Hamas à Gaza en 2009, ont subi un nouveau coup. Ankara a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv et a convoqué ce mardi une réunion de l'Otan. L'organisation, plutôt favorable à Israël, n'apprécie pas que les navires de l'un de ses membres soient arraisonnés en haute mer et réclamait ce mardi la libération des bateaux et des passagers ainsi que l'ouverture d'une enquête. Israël semble considérer le premier ministre turc Erdogan comme le principal responsable de la rapide détérioration de ses relations avec son ancien allié, avec lequel il entretenait une étroite coopération militaire. L'abordage du Mavi Marmara donne une nouvelle occasion au dirigeant turc de condamner Israël. Selon l'agence Anatolie, le ministère turc de la Justice réfléchit également à l'opportunité de lancer des poursuites judiciaires contre l'Etat hébreu.

Avantage à l'Iran et au Hamas

Les efforts israéliens pour obtenir de fortes sanctions de la communauté internationale contre le programme nucléaire iranien risquent aussi de pâtir de l'abordage sanglant du Mavi Marmara. Il est en effet difficile de réclamer l'aide des grandes puissances à faire respecter un traité de non-prolifération nucléaire, tout en violant les règles de base du droit maritime, l'un des volets les plus anciens du droit international. Les négociations israélo-palestiniennes, relancées à grand-peine par les Américains depuis le début du mois sous la forme d'un dialogue indirect, risquent aussi de pâtir de l'opération. L'attention internationale se porte de nouveau sur le blocus de Gaza, pour le plus grand bénéfice du Hamas, alors que l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas se voit un peu plus discréditée par son engagement dans des négociations auxquelles plus personne ne croit vraiment.

lefigaro

Badis
02/06/2010, 12h24
Les Israéliens serrent les rangs

Serrez les fesses aussi!

Cell
02/06/2010, 15h20
Les Israéliens serrent les rangs

tant mieux, les arabes sont de piétres tireurs ...........:)

ould omar
02/06/2010, 19h12
tant mieux, les arabes sont de piétres tireurs ...........:)

Quand ils osent tirer !:)

hugochavez59
02/06/2010, 20h10
les arabes....


tout plutot que de parler des egyptiens et des jordaniens :rolleyes:

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