Bachi
26/02/2006, 15h26
J'ai emprunté ce Jacques Salomé " Dis papa, l'amour c'est quoi ? " sur l'aura de ses autres livres, notamment "Pour ne plus vivre sur la planète Taire", "T'es toi quand tu parles", ou "Contes à guérir, contes à grandir".
Mais là, je me suis vite trouvé en rogne, contre une telle façon de rater pompeusement son sujet. J'ignore la formation initiale de Salomé - il en fait mystère -, en tout cas ce n'est pas un médecin, loin s'en faut, mais un pur littéraire, avec quelques calembours efficaces et dynamiques.
Des mots, des mots, de l'individualisme comme horizon difficile à dépasser, et moins que le minimum en biologie de l'espèce...
Evacuée l'éthologie animale, évacuées ses spécificités dans l'espèce humaine, évacué le cycle des préférences féminines pour un type d'homme avec plus ou moins de testotérone selon le moment de leur cycle ovarien, évacuées l'adrénaline, les endorphines, la testotérone, l'ocytocine, etc. etc. L'amour selon Salomé, c'est sans hormones. C'est sans l'espèce ni ses ruses de l'espèce pour se prolonger en manipulant les individus à faire ce qui les dépasse.
L'expérience prouve que les individus parviennent à ruser les ruses de l'espèce, parviennent à s'aimer même après que les horloges biologiques aient sonné, se maintiennent en vie l'un l'autre quand autour d'eux les charognards ne songent plus guère qu'à dépecer leurs prochains cadavres. Pas trace de cela chez Salomé, qui ressasse ses éblouissements de premier amour.
Oui, Salomé mentionne bien que l'amour est la seconde relation sociale, et la seconde force de changement personnel, après la filiation, et avant la parentalité.
Le désamour est fort mal étudié. Les ennemis de l'amour, ceux qui triomphent dans la destruction d'un couple, sont hors champ, même pas soupçonnés.
Un livre que ce n'était pas la peine...
Mais là, je me suis vite trouvé en rogne, contre une telle façon de rater pompeusement son sujet. J'ignore la formation initiale de Salomé - il en fait mystère -, en tout cas ce n'est pas un médecin, loin s'en faut, mais un pur littéraire, avec quelques calembours efficaces et dynamiques.
Des mots, des mots, de l'individualisme comme horizon difficile à dépasser, et moins que le minimum en biologie de l'espèce...
Evacuée l'éthologie animale, évacuées ses spécificités dans l'espèce humaine, évacué le cycle des préférences féminines pour un type d'homme avec plus ou moins de testotérone selon le moment de leur cycle ovarien, évacuées l'adrénaline, les endorphines, la testotérone, l'ocytocine, etc. etc. L'amour selon Salomé, c'est sans hormones. C'est sans l'espèce ni ses ruses de l'espèce pour se prolonger en manipulant les individus à faire ce qui les dépasse.
L'expérience prouve que les individus parviennent à ruser les ruses de l'espèce, parviennent à s'aimer même après que les horloges biologiques aient sonné, se maintiennent en vie l'un l'autre quand autour d'eux les charognards ne songent plus guère qu'à dépecer leurs prochains cadavres. Pas trace de cela chez Salomé, qui ressasse ses éblouissements de premier amour.
Oui, Salomé mentionne bien que l'amour est la seconde relation sociale, et la seconde force de changement personnel, après la filiation, et avant la parentalité.
Le désamour est fort mal étudié. Les ennemis de l'amour, ceux qui triomphent dans la destruction d'un couple, sont hors champ, même pas soupçonnés.
Un livre que ce n'était pas la peine...