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Voir la version complète : Fès Shore: La première tranche en 2011


othmane26
04/06/2010, 06h40
«Le projet Fès Shore n’accuse pas de retard puisque l’aménagement est achevé. Les bâtiments tertiaires sont en cours d’adjudication pour être lancés. Le projet suit son cours normal», déclare Mohamed Ali Ghannam, qui présidait jusqu’à tout récemment aux destinées de MedZ, filiale de CDG Développement.
En effet, cette zone d’activité, appelée aussi complexe de l’économie du savoir, est déjà viabilisée. Elle comprend un parc intégré dédié aux activités de services informatiques, de traitement de données et de processus métiers. Le deuxième compartiment est celui des espaces de bureaux et de services (131.000 m2). Les bureaux sont d’une superficie modulable de 200 à 3.000 m2.
Côté architectural, le futur parc propose un cadre de travail au coeur d’un environnement tertiaire en plein développement. Il est conçu sur le modèle d’un campus d’entreprises offrant des lieux de travail, de vie et de détente. Les 131.000 m2 de bureaux et de services sont jalonnés d’espaces verts, d’esplanades piétonnes et de larges avenues boisées. Le projet propose également plusieurs commodités notamment des parkings, des bâtiments d’une hauteur maximale de 18 m, des surfaces de bureaux, un centre de sport, des commerces et des loisirs.
S’inscrivant dans le cadre du programme Emergence, le projet Fès Shore est mené en partenariat entre le ministère du Commerce, de l’industrie et des nouvelles technologies, la wilaya de la région Fès-Boulemane, le Centre régional d’investissement (CRI) de Fès et MedZ, filiale de CDG-Développement. Celle-ci, est-il expliqué, s’engage à créer de nouveaux potentiels économiques permettant une croissance soutenue du pays. «C’est notre manière d’accompagner les grandes politiques sectorielles tel le plan Emergence et le plan Maroc vert», indique Ghannam. Le projet, poursuit-il, prévoit des espaces de bureaux et s’oriente vers les nouveaux secteurs à forte valeur ajoutée. Il complète et soutient l’offre Maroc en pôles de compétitivité.
Pour ses promoteurs, Fès Shore se veut un cadre facilitateur et catalyseur du développement technologique, économique et social de la région. Il s’appuie aussi sur une infrastructure télécoms qualifiée de qualité accessible à des coûts compétitifs. La plateforme offrira aux sociétés résidentes une panoplie d’incitations fiscales, des subventions et des coûts concurrentiels à l’international. A titre d’illustration, le taux de l’IR qui y sera appliqué est de 20% alors qu’une exonération totale de l’IS sera effective pendant les 5 premières années et un abattement de 50% par la suite.
Ceci, en plus de loyers compétitifs à l’international, des coûts de télécoms de 30% moins chers que les prix du marché, et des aides à la formation allant jusqu’à 5.800 euros (65.000 DH environ). A noter que Fès Shore est le troisième maillon d’un réseau de parcs intégrés dédiés aux activités de services informatiques, de traitement de données et de processus métiers. Il se situe au niveau de l’arrondissement Saïss sur la rocade périphérique menant vers l’aéroport international Fès-Saïss.
Avec le projet Fès Shore, MedZ veut doter la ville d’une offre de valeur complète pour l’accueil des entreprises. La société entend permettre l’accès à un nouveau savoir-faire et développer de nouveaux métiers porteurs de valeur ajoutée. Rappelons que ce parc nécessitera un investissement global de 1,1 milliard de DH. Le premier coup de pioche de ce projet a été donné il y a plus d’un an. La plateforme numérique, dont la fin des travaux est prévue pour 2015, sera construite sur une superficie de 22 ha et permettra de générer 15.000 emplois directs et 4 milliards de DH de chiffre d’affaires à l’horizon 2017.



27 call-centers et 4.000 emplois


En attendant le lancement du programme Fès Shore, c’est par les centres d’appel que la région tente de bâtir sa réputation en tant que destination des activités offshoring. Au dernier recensement, 27 call-centers, employant 4.000 personnes, sont aujourd’hui opérationnels dans la ville (dont 2 à Sefrou). Tous ces centres se sont installés au cours des quatre dernières années. L’opérateur français Web Help, à lui seul, y est présent à travers trois plateformes géantes sises en plein centre-ville. Voilà qui donne de nouvelles prétentions à une région qui se voit déjà érigée en concurrente des grandes et premières destinations de l’offshoring, Casablanca et Rabat, notamment.

source : L'économiste

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