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arayzon
07/06/2010, 10h28
Le ministre de l’Economie hongrois s’est voulu rassurant ce matin en indiquant que le pays tiendrait ses objectifs en matière de déficit fixés avec le Fonds monétaire international et l’Union européenne.


Le gouvernement hongrois tente bien de calmer le jeu mais les investisseurs ne veulent pas entendre le message ce lundi matin. Les marchés en Asie ont fortement baissé dans le sillage de Wall Street vendredi soir.

«L’économie hongroise a des fondations saines et l’objectif de déficit de 3,8% du produit intérieur brut peut être maintenu pour 2010 si nous adoptons certaines mesures» a ainsi assuré samedi lors d’une conférence de presse convoquée en urgence, Mihaly Varga, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre Viktor Orban.

Ce lundi matin, le ministre de l’Economie, Gyorgy Matolcsy, s’est voulu également rassurant. S’exprimant sur CNBC, ce dernier a déclaré: «Nous nous en tiendrons à 3,8% de déficit budgétaire cette année. Cela a été convenu avec le Fonds monétaire international (FMI), l’Union européenne et accepté par le gouvernement et il n’y a aucun doute à ce sujet».

Et d’ajouter: «D’une part, il évident qu’un plan d’austérité ne s’impose pas. D’autre part, aucun plan de relance par le budget n’est envisagé. Nous réduirons les dépenses budgétaires et nous augmenterons les recettes; c’est le plan d’action du nouveau gouvernement».

Ces déclarations vont-elles éteindre l’incendie suscité par les propos du vice-président du parti au pouvoir, Lajos Koza ? Ce dernier a, en effet, laissé entendre que son pays avait peu de chance d’échapper à un scénario à la grecque, évoquant une «faillite de l’Etat». Rien de tel pour faire paniquer les investisseurs et la monnaie du pays, le forint, qui a chuté de plus de 5% en une journée vendredi.

Défaut de paiement «largement exagéré»

Samedi, le Commissaire européen aux Affaires économiques, le Finlandais Olli Rehn, a estimé, en marge du sommet du G20 en Corée du sud, qu’évoquer un défaut de paiement de la Hongrie était «largement exagéré». «La Hongrie a fait d’importants progrès dans le contrôle de ses finances publiques au cours des dernières années», a-t-il ainsi déclaré, ajoutant que son déficit public avait été réduit à moins de 5% du produit intérieur brut (PIB) entre 2006 et 2009.

Pour sa part, le directeur général du FMI, le Français Dominique Strauss-Kahn, s’est dit «surpris» par de tels développements. La Hongrie a bénéficié en novembre 2008 d’une aide de 20 milliards d’euros du FMI, de l’Union européenne et de la Banque mondiale qui a permis d’éviter la banqueroute de l’Etat.

Malgré tout, la Hongrie reste un pays financière fragile. Sa dette publique flirte avec les 80% du produit intérieur brut, conséquence de nombreuses années de laxisme budgétaire, pour des raisons le plus souvent électoralistes.

Source : jdf.com

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