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Tems
09/06/2010, 14h07
L'Etat en manque d'argent : casse-tête pour Mezouar

Les dépenses ont augmenté et les recettes sont en baisse.
Le marché extérieur ne se prête pas à l'emprunt et le marché intérieur souffre d'un manque de liquidités.
Le reprise chez nos partenaires européens fragilisée par la situation économique de l'Espagne.
Le déficit pourrait dépasser les 4% du PIB.

Casse-tête budgétaire pour l'argentier du Royaume qui, depuis son arrivée à la maison des finances, avait bénéficié d'une conjoncture plutôt favorable, matérialisée par des excédents, en 2007 et 2008 et un déficit raisonnable en 2009. En ces premiers mois de 2010, les finances publiques sont sous pression. Elles ont subi les effets à la fois de la remontée des prix des matières premières sur le marché international, notamment les prix du pétrole, d'un côté, et la baisse des recettes budgétaires, fiscales et non fiscales, d'un autre côté.
Certes, dans la Loi de finances 2010, l'Exécutif a déjà prévu une baisse des recettes ordinaires de 2,7% qui se traduit par un manque à gagner de 6,8 milliards de DH pour l'ensemble de l'exercice. Mais si la reprise, qui reste très timide pour le moment, ne s'accélère pas, le niveau de baisse des recettes risque d'être plus élevé que prévu. D'autant que le renchérissement des prix du pétrole, sur le premier trimestre du moins, a déjà fait fondre quasiment de moitié (43,8%) l'enveloppe qui lui était dédiée au titre de la compensation.
Les charges de compensation ont en effet augmenté de plus de 400% entre fin mars 2009 et fin mars 2010 en passant respectivement de 1,2 milliard de DH à 6,1 milliards, dont 4,8 milliards au titre de produits pétroliers. A cela, il faut ajouter la hausse des charges de fonctionnement de 8,5% à 32 milliards de DH, tirées principalement par l'accroissement des dépenses de biens et services, alors que les dépenses de personnel sont restées, elles, pratiquement stables. L'investissement, de son côté, a augmenté de 10,1% à 16,3 milliards de DH par rapport à la même période de 2009. En revanche, les intérêts de la dette, en s'établissant à 5 milliards de DH, ont accusé une baisse de 13,3%, résultat de la baisse des intérêts de la dette extérieure de - 41,9% et de la baisse des intérêts de la dette intérieure de 6,9%.
Dans le même temps, et alors que l'ensemble des charges augmentait, le poste des encaissements prenait le chemin inverse. A fin mars, les recettes ordinaires avaient chuté de 7,6 % à 44,5 milliards de DH, en raison d'une baisse des recettes fiscales de 7,5 % à 42,44 milliards de DH et une baisse des recettes non fiscales de 13,5% à 1,5 milliard de DH. Sans entrer dans le détail de la baisse des recettes fiscales, retenons seulement que celle-ci est consécutive bien sûr au réaménagement des taux et des tranches de l'impôt sur le revenu (IR) mais aussi à au repli de l'activité économique puisque l'impôt sur les sociétés (IS) a baissé de 27,2% à 12,8 milliards de DH, une baisse beaucoup plus importante en proportion que celle de l'IR : -14,7% à 6,6 milliards de DH.

32 milliards de DH à emprunter

Le fait est que cette évolution des recettes et des dépenses s'est soldée par un déficit budgétaire de 4,5 milliards de DH, contre un...excédent de 10,9 milliards à fin mars 2009. Et si on ajoute à ce déficit le paiement des arriérés d'un montant de 365 millions de DH, le besoin de financement ressort à fin mars déjà à 5 milliards de DH, contre un excédent de financement de 6,7 milliards de DH un an auparavant. Le besoin de financement, c'est-à-dire les 5 milliards de DH manquants, ont été couverts pour l'essentiel (à hauteur de 96 %) par le recours au marché intérieur; les 4 % restants étant financés par des flux extérieurs.
Avec les incertitudes qui pèsent sur la reprise, en particulier dans les principaux pays partenaires du Maroc, l'activité économique au plan interne pourrait certes dépasser, en termes de résultat, les 3,5 % de croissance prévus, mais ceci découlerait surtout de la réévaluation de la récolte céréalière à 80 millions de quintaux au lieu de 70 et, éventuellement, de l'effet rattrapage du secteur hors agriculture. Ce dernier pourrait en effet réaliser une progression de l'ordre de 6 % contre 1,6 % en 2009. Auquel cas, le PIB devrait croître d'un peu plus de 4 %, un niveau déjà prévu par le Haut commissariat au plan (HCP) dans son budget prévisionnel, au lieu de 3,5% retenus dans la Loi de finances.
En tout cas, avec déjà les 4% de déficit prévus, mais sous réserve que la situation se redresse plus nettement dans le secteur hors agriculture et que le pétrole se maintienne au niveau où il se trouve aujourd'hui, soit un peu moins de 70 dollars, ce sont tout de même 32 milliards de DH que le Trésor devra lever pour financer ce déficit.

La dette intérieure du Trésor en hausse de 5% à 280 milliards de DH

Le Trésor avait prévu de se financer sur le marché international (pas seulement d'ailleurs pour combler le déficit), mais les turbulences qui ont affecté le marché de la dette l'en ont dissuadé ; pour le moment en tout cas. «Il n'y a pas à proprement parler de report de l'émission, puisque aucune date n'avait été arrêtée. Nous suivons l'évolution du marché et nous prendrons la décision en temps opportun», explique un cadre au ministère des finances. Mais il est certain qu'il faudra attendre quelques mois.
En attendant, c'est sur le marché intérieur que le Trésor continuera d'emprunter, par voie d'adjudication. Sur les trois premiers mois de 2010, il a émis pour 32 milliards de DH, contre 24,8 milliards à la même période de 2009. Cet argent a servi notamment à rembourser des échéances arrivées à maturité d'un montant de 19,7 milliards de DH. Ce faisant, l'encours des bons du Trésor émis par adjudication a augmenté de 12,2 milliards de DH à 270,4 milliards de DH, soit + 4,7% par rapport à fin décembre 2009. En y ajoutant les autres éléments de la dette intérieure, l'encours de celle-ci monte à 279,9 milliards de DH. Ainsi, la dette intérieure du Trésor a augmenté de 13,5 milliards en un trimestre (entre le 31 décembre 2009 et le 31 mars 2010), soit une hausse de 5,1%, selon les données de la direction du Trésor et des finances extérieures. La dette extérieure, elle, a légèrement augmenté : +0,5% ou +396 MDH à 79,2 milliards de DH. Au total, la dette du Trésor grimpe à 359,1 milliards de DH, contre 345,1 milliards de DH au terme de l'année 2009, soit une hausse de 4,1%.
Ce niveau d'endettement du Trésor reste encore très acceptable : on peut l'estimer à 47 % du PIB, soit le même niveau qu'en 2009, et ceci en prenant en compte l'estimation de croissance pour le premier trimestre 2010 réalisée par le HCP, soit une hausse du PIB de l'ordre de 4,5 %.
La question est cependant de savoir si, compte tenu du niveau de déficit prévu et celui déjà réalisé ce premier trimestre, une intervention plus accrue du Trésor sur le marché interne ne va pas ajouter quelque peu à la situation de resserrement des liquidités que connaît le système bancaire. Rappelons à cet égard que le financement du Trésor sur le marché des adjudications a connu une reprise à partir du deuxième trimestre 2009 et les levées des fonds ont été orientées, essentiellement, vers les maturités à court terme ; excepté les 100 MDH sur 10 ans levés au mois de février 2010, et les 470 MDH et 150 MDH du mois de mars sur des maturités respectives de 10 ans et 15 ans. Dans les situations de resserrement des liquidités, les taux d'intérêt ont évidemment tendance à augmenter, mais la Banque centrale, qui n'entend pas laisser filer l'inflation, a surveillé de près cette évolution : elle a non seulement maintenu ses interventions à travers les avances à 7 jours sur appels d'offres pour un montant de 19 milliards de DH (soit 56% du montant demandé par les banques) mais en plus elle a encore baissé de 2 points le taux de la réserve obligatoire, la ramenant depuis le 1er avril à 6%. Rappelons ici qu'au cours de l'année 2009, le taux de la réserve obligatoire a été abaissé trois fois : le 1er janvier 2009 à 12% (contre 15% auparavant), le 1er juillet 2009 à 10%, et le 1er octobre 2009 à 8%.
Inutile de signaler que l'une des causes de la persistance du besoin de liquidités, c'est justement le repli des flux extérieurs en faveur du Maroc (investissements étrangers, recettes des MRE, tourisme, etc.). Entre autres objectifs que le Trésor recherche à travers l'emprunt prévu sur le marché international, il y a également celui de faire rentrer des devises...
Il faut maintenant espérer que la reprise ne traîne pas trop en longueur dans les pays partenaires du Maroc : c'est de là que vient l'essentiel de la demande étrangère adressée à l'économie marocaine, et de là que proviennent les recettes des MRE, les touristes, etc. Avec la dégradation de la situation économique en Espagne, 2e partenaire commercial du Maroc, des dépenses en hausse, des recettes en baisse, un marché intérieur trop peu liquide susceptible de subir un effet d'éviction et un marché extérieur hostile au prêt, comment l'Etat va-t-il couvrir ses besoins ?

Lavieeco

bledard_for_ever
09/06/2010, 15h17
Jolie conclusion


Il faut maintenant espérer que la reprise ne traîne pas trop en longueur dans les pays partenaires du Maroc : c'est de là que vient l'essentiel de la demande étrangère adressée à l'économie marocaine, et de là que proviennent les recettes des MRE, les touristes, etc. Avec la dégradation de la situation économique en Espagne, 2e partenaire commercial du Maroc, des dépenses en hausse, des recettes en baisse, un marché intérieur trop peu liquide susceptible de subir un effet d'éviction et un marché extérieur hostile au prêt, comment l'Etat va-t-il couvrir ses besoins ?

azouz75
09/06/2010, 15h21
A mon avis, louer ses propres eaux territoriales aux russes pourrait constituer un bon apport pour boucher les trous du budget 2010, en espérant que 2011 sera plus clémente avec non chers voisins.

ayoub7
09/06/2010, 16h42
Tous les pays doivent esperer que les finances de leurs partenaires s'ameliorent. Surtout ceux qui dependent de ces partenaires et du prix du baril pour manger et qui n'ont rien investi pour creer une economie multipolaire a plusieurs locomotives.

Pour le Maroc, je ne sais pas si la situation des partenaires economiques s'ameliorera ou pas, mais ce que je sais, c'est que la plupart des projets que le Maroc a lancé arriveront a maturation avant 2012. Que ce soit l'usine de Renault, les lancement des grands chantiers, le plan Maroc Vert, etc... Ce sont ces mesures et ces plans chiffrés qui sont en cours qui permettront au pays de maintenir sa croissance, sans parler de la consommation interne...

Je ne me fais pas trop de souci quand a la capicite de resilience de l'economie marocaine, quand elle fait 5% de croissance en pleine crise mondiale, et qu'elle attire le plus d'IDE dans la region, il n'y a pas trop de souci a se faire.

Ce n'est pas l'economique qui me tracasse, c'est les domaines qui n'ont pas encore ete reformes comme il se doit, a savoir l'enseignement et la justice.

clauvis
09/06/2010, 16h47
Tous les pays doivent esperer que les finances de leurs partenaires s'ameliorent. Surtout ceux qui dependent de ces partenaires et du prix du baril pour manger et qui n'ont rien investi pour creer une economie multipolaire a plusieurs locomotives.

Pour le Maroc, je ne sais pas si la situation des partenaires economiques s'ameliorera ou pas, mais ce que je sais, c'est que la plupart des projets que le Maroc a lancé arriveront a maturation avant 2012. Que ce soit l'usine de Renault, les lancement des grands chantiers, le plan Maroc Vert, etc... Ce sont ces mesures et ces plans chiffrés qui sont en cours qui permettront au pays de maintenir sa croissance, sans parler de la consommation interne...

ne t'inquiètes surtout pas pour l'algerie elle à de quoi tenir deux ou trois ans sans rien vendre

Maroc02
09/06/2010, 16h52
Mezouar doit montrer ces capacités, ce n'est pas la premier fois que cela se passe...notre force consiste dans l'intelligence économique.
@azouz75
:mrgreen: Pourquoi pas, tout les moyens sont bon pour notre développement.

ayoub7
09/06/2010, 17h16
ne t'inquiètes surtout pas pour l'algerie elle à de quoi tenir deux ou trois ans sans rien vendre

Ok, RV donc dans 2, 3 ans... :)

bledard_for_ever
09/06/2010, 17h39
les chèques des cheikhs viendront combler les déficits on connaît la musique

ayoub7
09/06/2010, 17h41
Ou les cheques de l'oncle Sam et de l'ancien/actuel colonisateur pour d'autres...

La grosse difference est que pour le Maroc, ces dollars entrants iront dans des projets benefiques aux citoyens, et que dans l'autre, ils aideront a balancer les comptes de la... Suisse..

absent
09/06/2010, 17h46
Mezouar doit montrer ces capacités, ce n'est pas la premier fois que cela se passe...notre force consiste dans l'intelligence économique.

Avec la chute de l'Euro, les exportations marocaines perdent de leur competitivite. On voit mal ce que pourra faire Mezouar si ce n'est faire appel au FMI et a la banque mondiale qui, en ce moment, a d'autres chats a fouetter sur la rive nord de la mediterrannee.

bledard_for_ever
09/06/2010, 17h47
dit il :)

Pour un pays pauvre dont la fuite des capitaux frolent les 30 milliards de dollars :)

Pour revenir au sujet, quel sera le prochain donateur?

absent
09/06/2010, 17h53
Pour revenir au sujet, quel sera le prochain donateur?

Je ne sais pas s'Il reste quelques bijoux de famille, il faudra les sortir.:mrgreen:
L'ONA sera cede au plutard l'annee prochaine.

bledard_for_ever
09/06/2010, 17h59
l ona c "privé :)

Mais peut être que tu voulais suggerer que le roi fasse don de sa fortune perso à son chaabou al aziz?

hugochavez59
09/06/2010, 18h07
Avec la chute de l'Euro, les exportations marocaines perdent de leur competitivite. On voit mal ce que pourra faire Mezouar si ce n'est faire appel au FMI et a la banque mondiale qui, en ce moment, a d'autres chats a fouetter sur la rive nord de la mediterrannee.

les carottes ca met combien a cuire...

la elles vont bientot etre a point...


Le royaume du Maroc aurait dépensé par moins de 120 milliards de dollars au Sahara Occidental depuis 1975.
vendredi 14 mars 2008.

http://www.algerie-dz.com/IMG/jpg/sahara2254855-4.jpg L’occupation du Sahara Occidental coûte cher au Maroc. En effet, selon un expert marocain en économie, Fouad Abdelmoumni, le gouvernement marocain a dépensé près de 120 milliards de dollars depuis 1975 dans les dépenses militaires et civiles pour financer son occupation illégale du Sahara Occindental.
Plus de 90 milliards de dollars sont ainsi consacrés par le Maroc à financer la seule occupation militaire notamment l’entretien et l’équipement d’une armée de 360 000 hommes, dont 130 000 à 160 000 soldats sont actuellement déployés dans les territoires du Sahara occidental. Plusieurs millions de dollars sont aussi dépensés pour le maintien du mur de sable construit avec l’aide des militaires américains et israéliens.
Une occupation qui coûte cher aux marocains puisque le Maroc doit pendant ce temps s’endetter pour financer son développement ou encore pour s’armer d’avions de chasse américains et d’autres engins de guerre européens.


ceci expliquant cela...

othmane26
09/06/2010, 19h11
des deficits il y en a partt c est quelque chose de normal ,hugochavez je pense le sait il parle tt le temps de quebec ,pourtant ils vivent tres bien

shiba
09/06/2010, 19h34
"et qui n'ont rien investi pour creer une economie multipolaire a plusieurs locomotives."/Ayoub

excate, comme les fruits/légumes, l hotelerie/tourisme et l artisanat et les call center , galik multipolaire à plusieurs locomtives waw

jawzia
09/06/2010, 22h00
Maroc L'Etat en manque d'argent : casse-tête pour Mezouar
Je n'ai eu cesse de le pointer !


Lorsque j'avais évoqué le déficit de la balance commerciale. Déficit non seulement structurel mais l'écart entre les recettes d'exportation et les dépenses d'importation ne faisaient que se creuser.


Lorsque j'ai évoqué le déficit (attendu et prévisible) de la balance de paiement.


Lorsque j'ai évoqué la 'fonte" des avoirs extérieurs avec un recul de plus de 1.1 milliards de dollars rien que sur les trois premiers mois de 2010.


Lorsque j'ai évoqué le mansue de liquidités des banques marocaines


Maintenant on y est !!!

ayoub7
09/06/2010, 23h25
"et qui n'ont rien investi pour creer une economie multipolaire a plusieurs locomotives."/Ayoub

excate, comme les fruits/légumes, l hotelerie/tourisme et l artisanat et les call center , galik multipolaire à plusieurs locomtives waw

Nan ca, ce sont les secteurs traditionnels du Maroc, par multipolaire, je parlais de ca + tout le reste, je ne vais pas tous te les enumerer, mais il y en a au moins un que tu devrais connaitre tres bien : le secteur de la construction automobile.. ;)

Les amis, le Maroc est a l'image d'une entreprise en developpement. Comme toute entreprise en croissance, elle peut contracter des credits pour se developper et etre serrée ou meme deficitaire, la n'est pas le point. Le point est pourquoi le Maroc s'endette-t-il et est-ce que cet argent finance des projets qui permettront de rembourser les emprunts. A mon avis, la reponse est clairement oui. le Maroc est en train de batir des projets structurants qui construiront l'economie de demain.

houlakou
09/06/2010, 23h44
Jolie conclusion

et ben Dieu ne nous pas gratifié du pompage
le tourisme et autres c'est le travail de l'homme qu'il fallait

ayoub7
09/06/2010, 23h56
Rapport Economique et Financier du Ministère pour l'année budgétaire 2010 : http://www.finances.gov.ma/depf/publications/rapport/ref_2010_fr.pdf

On lit notament vers la fin:


4.4.3. Déficit et besoin de financement

Le déficit budgétaire résultant des évolutions prévisibles des recettes et des dépenses pour l’exercice 2010 serait de 4% du PIB, dû essentiellement à l’augmentation des dépenses d’investissement. L’ensemble de ces évolutions se traduirait par la stabilisation du taux d’endettement direct du Trésor autour de 48% du PIB en 2010.

Conclusion
La préparation du projet de la Loi de Finances 2010 intervient dans un contexte caractérisé par un environnement international marqué par une période d’instabilité financière sans précédent. En outre, malgré le redressement des indicateurs avancés composites, des incertitudes continuent à se manifester quant à une reprise réelle de l’activité et de l’emploi en 2010.

Les pays qui disposent d’un espace budgétaire relativement soutenable ont réussi à appuyer la demande. La crise a mis en évidence l’importance de disposer de pareilles marges pour financer des mesures contra-cycliques en cas de ralentissement économique. Pour la plupart, les pays ont procédé à cette stimulation budgétaire à partir de l’année 2009 à travers la mise en oeuvre des plans de relance de grande envergure. Il en a résulté un retour vers le financement de l’économie par des déficits publics parfois inégalés.

Pour le cas propre du Maroc, la politique fiscale volontariste menée par les pouvoirs publics depuis le début de cette décennie a permis une amélioration des recettes fiscales mettant nos finances publiques en position de supporter les effets de la crise. Cette amélioration a non seulement favorisé la réduction du taux d’endettement et insufflé un nouvel élan à l’investissement public mais elle a aussi permis d’assurer le financement nécessaire des réformes économiques et financières engagées par notre pays au cours des dernières années.

Partie IV. Finances publiques

De nombreux facteurs contribuent à atténuer les effets de la crise sur l’économie nationale. Les plus importants d’entre eux sont d’une part les mesures prévues pour soutenir l’activité dans son ensemble et de l’autre la situation initiale des finances publiques marocaines qui laissait entrevoir des marges de manoeuvre relativement confortables et de nature à permettre aux pouvoirs publics de prendre des mesures de relance de l’économie nationale. Parmi ces mesures, il y a lieu de citer la relance prévisible de la consommation des ménages par le biais de la baisse de l’impôt sur le revenu, la poursuite de la concrétisation des programmes d’investissement initiés par le Gouvernement et le maintien de l’élan des réformes notamment celles tendant à réduire les déficits sociaux du pays et à améliorer sa compétitivité.

L’orientation actuelle des finances publiques est à la faveur d’une croissance positive relativement supérieure à celle attendue par nos principaux partenaires. La contribution de l’Etat à cet élan de croissance passe par l’effort consenti pour baisser la pression fiscale et par l’engagement à soutenir l’activité par le biais des dépenses tant au niveau de la consommation qu’au niveau de l’investissement. Cette politique, si elle autorisait un supplément de croissance non négligeable, elle pourrait néanmoins donner lieu à un creusement relatif du déficit budgétaire. Le financement de ce déficit ne poserait cependant pas de problème particulier, en raison notamment de la situation soutenable des finances publiques marocaines et de la qualité de la signature du Maroc auprès des bailleurs de fonds.

Toutefois, la question de la soutenabilité de la balance des paiements s’impose comme étant une préoccupation majeure qui exige la conjugaison des efforts pour l’identification des mesures à même de garantir la préservation d’un niveau confortable de réserves de change qui devient un élément déterminant dans la définition des priorités stratégiques notamment pour ce qui concerne la nature et la qualité de l’offre exportable et de manière générale au niveau de la compétitivité nationale.

hugochavez59
09/06/2010, 23h56
le tourisme et autres c'est le travail de l'homme qu'il fallait

ouarf...:lol:

le jour ou pour vos phosphates, et vos peches vous aurez lequivalent de la sonatrach pour le gaz algerien....

les poules auront des dents (de grand requin blanc !)


dici la...il faut boucler le budget :

FMI (http://www.imf.org/)

www.imf.org
700 19th Street Northwest
Washington, DC 20431-0002, United States
(202) 623-7104


peut etre que strauss-khan lachera la monnaie a moins de 10 pour cent dinterets.....

mais vous ne pourrez pas eviter le plan dajustement strucurel

a moins quil ne vous envoie chez les grecs !!!

ayoub7
10/06/2010, 00h24
ouarf...

le jour ou pour vos phosphates, et vos peches vous aurez lequivalent de la sonatrach pour le gaz algerien....

les poules auront des dents (de grand requin blanc !)

Le jour ou la Sonatrach et votre petrole ira autre part qu'en Suisse, les poules auront des mollaires :)

Au moins, au Maroc, l'argnet du phosphate, du tourisme, des peches, de l'offshoring, de l'industrie, etc... cree de l'emploi et permet de diversifier l'economie et permet a l'etat d'investir ans des projets porteurs structurels.

peut etre que strauss-khan lachera la monnaie a moins de 10 pour cent dinterets.....

Il a interet, il est né et a étudié au Maroc :)

mais vous ne pourrez pas eviter le plan dajustement strucurel

hihi, avec 5% de croissance, on ne risque pas mon ami.

a moins quil ne vous envoie chez les grecs !!!

on n'a pas la chance de faire partie d'un bloc solidaire comme l'UE. Dieu ne nous a pas gaté coté géographie malheureusement. Le premier pays qui nous entoure prend au marocain 2% de son PIB annuel. Mais en parlant de Dieu, il lui fait payer ca pleinement avec un Boutef a sa tete. Tiens un autre marocain... ;)

hugochavez59
10/06/2010, 00h26
Le financement de ce déficit ne poserait cependant pas de problème particulier, en raison notamment de la situation soutenable des finances publiques marocaines et de la qualité de la signature du Maroc auprès des bailleurs de fonds.


enfin !!

on finit par admettre le recours au FMI

ils preteront....mais en echange : plan dajustement structurel


ca va faire mal :rolleyes:

ayoub7
10/06/2010, 00h40
enfin !!
on finit par admettre le recours au FMI
ils preteront....mais en echange : plan dajustement structurel
ca va faire mal

Euuuh, si l'Algerie avec ses milliards en caisse a recours au financement europeen, pourquoi le Maroc n'y aurait pas droit? comme tous les autres pays du monde. il n'y a qu'en Algerie ou l'on pense qu'avoir recours a un "credit" est humiliant... J'ai jamais compris cet autre complexe.

Pour le plan d'ajustement structurel, le Maroc est DEJA passé par la, lorsque la sitiuation etait beaucoup plus difficile avec des croissances negatives. Et devines quoi, ce sont ces plans d'ajustement structurel qui ont poussé le pays a reformer, a assainir et a gerer intelligement ses ressources. le Maroc aujour'dhui, est tres loin d'un PAS, si son economie etait tributaire de la montee ou la descente du petrole, je dirais qu'il y a un risque... Mais comme on a bien lu dans le rapport du ministere, le Maroc s'endette pour financer son developpement et non pas pour des "surcouts" de projets qui ne verront jamais le jour.

Pour l'histoire du PAS, malgré les plans d'ajustement structurels imposés a l'Algerie,MEME AVEC un plan d'ajustement structurel sous tutelle ET du FMI ET des insititutions de Bretton Woods ET de la Banque Mondiale... Alger n'a pas su diversifier son economie et adopter des methodes de gestions saines. La seule chose qui la sauve d'un PAS aujourd'hui, c'est le petrole, sinon ce serait le Zimbabwe (je m'excuse aupres du zimbabze pour la comparaison). Car peut etre que tu ne le sais pas mais:



http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_l%27Alg%C3%A9rie

Crise d’endettement, intervention des institutions de Bretton Woods et début de la libéralisation [modifier]

En 1988 les premiers contacts de l’Algérie avec la Banque mondiale (BIRD) ont été entrepris. L’Algérie avait préféré alors négocier avec la banque mondiale un financement destiné à l’ajustement structurel devant toucher l’ensemble des secteurs économiques. En ce moment, et selon la Banque d’Algérie, les recettes des exportations avaient encore chuté en 1988 de 12% par rapport à 1987 après avoir déjà reculé de 35% entre 1985 et 1986 passant de 13,08 M$ à 8,06M$. Les importations qui étaient pour une grande partie incompressibles ont été ramenés de 8,8 M$ en 1985 à hauteur de 7,88 M$ en 1986. Au moment où les exportations et les importations ont baissé, le montant de la dette arrivée à échéance passe de 4,93 M$ en 1985 à 4,95 M$ en 1986, portant ainsi le ratio : service de la dette / exportation de 35% à 54,3%, contre 27,6% en 1979 ; 29,63% en 1982 et environ 33 à 35 % entre 1982 et 1984.

En fin de l’année 1988 ce ratio a fait une montée dramatique à 78,2% des recettes des exportations. Dans une telle situation, il n’était pas surprenant d‘arriver à un niveau de déficit de la balance des comptes courants de plus de 2,09 M$ soit l’équivalent de 30% des importations. Les prévisions pour l’année 1989 ne prêtaient pas non plus à l’optimum. L’instabilité du marché pétrolier mondial duquel dépendait fortement l’économie nationale était telle qu’était difficile de voir clairement l’avenir. C’est ainsi que le gouvernement a été contraint de relancer les discussions de Bretton Woods.

La possibilité d’élargir les négociations au FMI, sans aller toutefois jusqu’à solliciter un programme de stabilisation tel que connu et conçu par cette institution, n’étant pas écartée. Ce qui a été fait par la suite puisqu’un premier accord Stand Bay été signé entre l’Algérie et le FMI le 31 mai 1989. Cet accord a été accompagné d’une Facilité de financement compensatoire (FFC) pour un montant de 560 m $. Un second accord similaire a été signé en juin 1991 pour un financement de 400 m$. La consommation de ce crédit n’était pas totale, car la quatrième tranche a été bloquée par le créancier en raison de non respect par l’Algérie, de certaines closes en relation avec le critère de performance. Un troisième accord Stand Bay a été signé en mai 1993.

Plus de lecture ludique pour savoir ce qu'est censé achever un PAS et pour comprendre que ca n'a rien avoir avec un gouvernement qui essaie de boucler son budget (ce qui arrive a tous les gouvernements du monde..)

http://www.revues-plurielles.org/_uploads/pdf/9_21_8.pdf

hugochavez59
10/06/2010, 00h47
il n y a pas de honte a avoir recours au FMI, bien sur que non

mais les conditionnalités sont sans pitié....le maroc le sait, lalgerie na pas oublié

si les grecs se voient imposer un plan dajustement structurel impitoyable...alors quils sont dnas la zone euro

jimagine quelle sera la couleur de ce meme plan pour le maroc...


ca va faire mal, tres mal...


et personne de serieux ne sen rejouis, crois moi sur parole

on a deja gouté la potion, elle est tres amere

ayoub7
10/06/2010, 01h09
il n y a pas de honte a avoir recours au FMI, bien sur que non

mais les conditionnalités sont sans pitié....le maroc le sait, lalgerie na pas oublié

Et le Maroc et l'Algerie le savent tres bien, c'est pour cela qu'il faut travailler a creer des economies diversifiees et perennes a partir de reformes STRUCTURELLES, meme si ces dernieres necessitent de creuser le deficit pour investir dans le futur. Le bleme se pose quand un pays consomme sans creer aucun systeme de "backup" au cas ou les choses tournent mal. Ce qu'on appelle plus communement economie rentiere.

si les grecs se voient imposer un plan dajustement structurel impitoyable...alors quils sont dnas la zone euro

Les grecs, meme avec leur PAS "impitoyable" seront mieux lotis que les nord d'africains, tu peux en etre sur... Lorsque tu verras des grecs traverser la mediterrannee en risquent leur peau pour venir faire fortune a Bab El oued, on pourra reparler de la grece..

jimagine quelle sera la couleur de ce meme plan pour le maroc...

ca va faire mal, tres mal...

hahaha, le mec croit vraiment que le Maroc est au bord d'un PAS. je vois la demarche, attendons donc ce moment.. tu risques d'attends cher ami. On a plus de chance de voir l'algerie refaire un autre PAS de que le petrole degringolera (on sait tous qu'elle est a bout avec son nouveau budget de 286 milliards de dollars ou personne ne sait comment il sera financé et a quoi il servira reellement...) qu'un Maroc qui fait du 5% de croissance.

et personne de serieux ne sen rejouis, crois moi sur parole
on a deja gouté la potion, elle est tres amere

Je te crois.. pas.. :)

Tres amere la potion, surtout quand un PAS n'apporte absolument rien dans l'amerlioration de la gestion d'un pays, suivez mes yeux...

ould omar
10/06/2010, 01h51
Nul besoin d’être un expert en macro économie pour déduire qu’un pays à économie libérale, largement ouvert sur l’extérieur subira forcément un jour ou l'autre l’impact négatif de la crise que traverse la majeure partie du monde depuis quelques années !
Par ailleurs, dire que les balances (commerciales et de paiement) du Maroc sont chroniquement déficitaires c’est enfoncer des portes ouvertes !
On le sait depuis des lustres : le Maroc importe plus qu’il n’exporte et de ce fait les déficits de ses balances sont une fatalité …pour de nombreuses années encore, dés lors qu’il a entrepris une politique d’investissements effrénée certes mais judicieuse, il faut bien le reconnaître (infrastructures, mise à niveau, ) !
Naturellement ces déficits évoluent au gré de deux principales variables aléatoires : les aléas climatiques et le prix du baril de pétrole !

Le tout est de savoir contenir ces déficits dans des limites supportables dés lors qu’elles impactent les avoirs en devises du pays.

Ces avoirs ont effectivement chuté de près de 50 %entre 2007 et 2009 (elles ne couvriraient que 6 mois d’importation) conséquence certes de la hausse de la facture pétroliére, du recul des exportations, des recettes touristiques, et tout et tout…mais également et peut être surtout d’investissements marocains en devises à l’étranger aussi bien de la part du secteur public (CDG…) que privé (Banques, Maroc Télecom..)
Et ces investissements là généreront plus tard des rentrées de dividendes au pays !
N’oublions pas non plus le rachat en devises sonnantes et trébuchantes (810 millions d’euros) des parts des actionnaires étrangers de Méditel par les actionnaires autochtones !
Et ce rachat là…évitera à l'avenir des sorties de dividendes au pays !

Cela dit, sans doute la situation de "trésorerie" du pays est actuellement préoccupante ; mais elle est loin de ressembler à celle qui prévalait lors de la mise en place du fameux PAS !

Les "fondamentaux" de ce pays se sont sensiblement amélioré et avec son accession à "l’investment grade", il ne devrait pas avoir trop de difficultés à lever des fonds sur le marché mondial…si besoin est !

wydadi
10/06/2010, 04h51
il y a deux sorte de dettes

les ''bonnes dettes'' ces ceux qui sont utilisé pour l'infrastructure (routes, autoroutes,ports, aeroports, chemins de fer, etc), ces infrastructure augmente la productivité d'un pays et qui dit productivité dit augmentation revenu (Y).

on trouves ces bonnes dettes aussi dans l'investissement en capital humain ( instruire le peuple) et toujours dans le but d'augmenter sa productivité. car cette économie de savoir a une forte valeur ajoutée.

Et il y a les ''mauvaises dettes'', ceux emprunter dans un marché pour arrondir les fins de mois:lol:.

pour de plus ample analyse j'aimerai bien que qqun nous dise le ratio dette/ PIB du maroc, question de se donner une échelle de grandeur.

eagle19
10/06/2010, 18h35
pour de plus ample analyse j'aimerai bien que qqun nous dise le ratio dette/ PIB du maroc, question de se donner une échelle de grandeur

toi t as pas lu l'arcticle! :lol:

il est interessant, et fait le tour de la conjoncture actuelle....tu trouveras aussi ce que tu cherches...

jawzia
13/06/2010, 00h50
Par ailleurs, dire que les balances (commerciales et de paiement) du Maroc sont chroniquement déficitaires c’est enfoncer des portes ouvertes !
On le sait depuis des lustres
D'abord, tout le monde n'est pas "analyste financier", quelques rappels pédagogiques ne sont pas de trop, Deuxio, je peux te sortir la réaction (très singulière) de quelques "amis" lorsque j'ai évoqué le caractère structurel du déficit commercial. Tertio, il est faux de dire que le déficit de la balance de paiement date de quelques lustres.

Le déficit remonte à 2008. Néanmoins, les analystes ( et au vu de la courbe) prédisait depuis quelques années sans nul doute que le niveau de la balance de paiement passerait irrémédiablement en dessous de l'axe des abscisses.

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