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Voir la version complète : Les fêtes de l'islam de plus en plus reconnues aux Etats-Unis


nassim
01/03/2006, 01h12
Il y a une tendance à la reconnaissance officielle de plus en plus fréquente des fêtes de l'islam aux Etats-Unis, selon le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR).

Récemment, le conseil du comté de Howard, une banlieue de Washington et de Baltimore dans le Maryland, a fait la une des journaux locaux lorsqu'il a adopté un arrêté interdisant la programmation d'auditions publiques qui coïncideraient avec les deux principales fêtes de l'islam.

A ce propos, le coordonnateur des communications du CAIR à Washington, M. Rabiah Ahmed, a déclaré que "de plus en plus de musulmans cherchaient à intégrer leurs communautés au sein de la société américaine, à faire en sorte que leurs fêtes religieuses soient reconnues et à obtenir la possibilité qu'elles soient respectées sur le lieu de travail et à l'école".

Depuis plusieurs années, les écoles publiques et les universités publiques du Michigan et du New Jersey qui comptent une importante population musulmane ont décidé que l'Aïd el-Fitr, fête qui marque la fin du ramadan, et l'Aïd el-Adha (ou Aïd el-Kébir, fête du mouton), célébrée en souvenir du sacrifice de son fils demandé par Dieu à Abraham, étaient des jours fériés.

Les écoles publiques de Dearborn (Michigan) et certaines universités, notamment l'université de Syracuse (New York), offrent dans leurs cafétarias des repas halals, c'est-à-dire préparés selon les normes de l'islam. L'Aïd-el-Fitr est aussi un jour férié pour les étudiants et le personnel de l'université de Syracuse.

Chaque année, la Maison-Blanche, le département d'Etat et le ministère de la défense organisent des iftars, ces dîners qui rompent le jeûne du ramadan. Un iftar organisé cette année par le CAIR avait obtenu le parrainage d'une dizaine de parlementaires et accueilli plusieurs centaines de convives, notamment des diplomates, des parlementaires et de hauts responsables du gouvernement. Cette année, en Californie, cinq élus locaux ont coparrainé le premier iftar dans le Capitole de l'Etat à Sacramento, et il est prévu d'en organiser un autre chaque année.

Le comté de Howard a adopté l'arrêté interdisant la programmation d'une importante réunion publique coïncidant avec les deux plus importantes fêtes de l'islam parce qu'une audition avait involontairement été prévue le jour de Rosh Hashanah, le nouvel an juif. M. Ken Ulman, membre juif du conseil du comté, a parrainé un texte visant à officiellement interdire la programmation d'auditions le jour du nouvel an juif et le jour de Yom Kippur, un autre jour sacré pour les Juifs.

"Alors que je me penchais sur le libellé de ce projet d'arrêté, il m'est venu à l'idée qu'il serait bon de tendre la main à la communauté musulmane du comté de Howard, et j'ai demandé si un ou deux jours étaient si saints que les musulmans ne seraient pas en mesure de participer à des auditions publiques prévues ces jours-là. Etant donné les réponses que j'ai reçues, il m'a semblé judicieux d'inclure les jours de l'Aïd el-Fitr et de l'Aïd el-Adha au projet d'arrêté", a-t-il expliqué. A la suite de la promulgation de cet arrêté, il a reçu plus d'une centaine de courriels du monde entier rendant hommage à son action et l'assimilant à un signe de respect et de tolérance.

Selon Mme Celena Khatib, directrice du bureau du CAIR dans le Michigan, tant les musulmans que les non-musulmans cherchent depuis quelques années à mieux se comprendre.

"J'ai constaté, a-t-elle dit, que davantage de gens voulaient suivre une formation sur la façon de se comporter avec les membres d'autres religions. Les gens veulent souvent entendre un conférencier spécialiste de l'islam. Je reçois maints appels de la part de responsables de services du personnel qui veulent avoir plus d'informations sur la façon de satisfaire les besoins de leurs salariés à cet égard (...) Je pense que la communauté musulmane a compris qu'après les attentats du 11 septembre 2001, il lui fallait être davantage ouverte aux autres pour que ces derniers la comprennent et elle joue maintenant un rôle plus actif."

Pour sa part, M. Ulman a rendu hommage à la communauté musulmane du comté de Howard pour avoir reconnu l'importance de se faire connaître des élus locaux. "Si je n'avais pas connu des responsables musulmans, je n'aurais peut-être rien fait pour appuyer leur cause ou n'aurais pas su qui contacter", a-t-il dit.

Et de conclure : "Notre pays a été fondé sur la force de sa diversité, bien qu'il nous ait fallu longtemps pour considérer la diversité de certains groupes comme une force. Ce qu'il faut, c'est informer, explorer nos différences et faire tomber les barrières."

Par usinfo.state.gov

skynet
01/03/2006, 17h49
Salam,
Ça fait plaisir que les américains aient enfin reconnus les droits élémentairs de leurs concitoyens musulmans qui se comptent quand même par millions et qui se composent en grande partie par des américains natifs (les noirs américains en particuler). Pendant qu'on s'émérveille sur "l'ésprit d'ouverture" des américains, que faisons nous dans nos propres pays musulmans, nous les extrémistes? Eh bien on a tout simplement repris le calendrier des fêtes occidentales aux moindres détails (on les dépasse même par le nombre de jours fériés, vu qu'on a rajouté quelques jours des fêtes musulmanes) : De la fête du nouvel an au week-end, nous sommes habitués depuis longtemps a ce système qui ne respecte aucunement les besoins de nos propres citoyens. Au lieu de prendre le Vendredi saint comme journée de repos pour permettre aux fidèles d'aller faire leurs prière correctement, c'est le Samedi-Dimance qui est en vigueur dans la majorité des pays musulmans, pour bien sur permettre au plus gros nombre d'infidèles d'aller en boite de nuits et dans les bars. Les fêtes du nouvel an et les vacances qui s'en suivent sont elles aussi un aspect flagrant du non respect de nos propres traditions: Prendre ses vacances pendant la période du Haj, Ramadan ou la Grande fête aurait été beaucoup plus profitable.
Aprés le "salut" a la place de "Salam" et du "Dieu" a la place de "Allah ", ceci est une autre preuve de notre "ouverture d'esprit" qui prend de plus en plus l'aspect d'un trou béant sans limite.