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Zacmako
15/06/2010, 09h34
Victimes des essais nucléaires français au Sahara algérien
Promulgation d’un décret définissant le mode de paiement des indemnités

Le ministère français de la Défense a promulgué, hier, le décret portant indemnisation des victimes des essais nucléaires effectués par la France au sud de l’Algérie et en Polynésie française. Dans le même sillage, la polémique relative au nombre des victimes algériens des essais nucléaires ne semble pas près connaître son épilogue. Selon certaines sources historiques, le nombre des victimes est estimé à 42 mille, alors que le ministère français de la Défense a déclaré que leur nombre ne dépasse pas 500 victimes.

Ce décret définit le mode de paiement des indemnités aux victimes des essais nucléaires réalisés par la France coloniale au Sahara algérien, entre 1960 et 1966. Il délimite également les zones géographiques et la liste de maladies concernées par ces indemnités, tout en spécifiant les pièces constituant le dossier à fournir par les postulants à ces indemnités, en particulier un certificat qui prouve que le demandeur est atteint de l’une des maladies mentionnés sur la liste jointe au décret, ainsi qu’un certificat de résidence dans les zones géographiques mentionnées par le décret dans son article numéro 2.
Dans ce sens, les anciens combattants exposés aux essais nucléaires, atteints des maladies cancérigènes, à l’instar du cancer de la peau, d’estomac, des poumons et le cancer du cerveau.
Pour rappel, avant son adoption par le conseil des ministres français, en février dernier, le décret a provoqué l’ire des autorités algériennes, notamment la famille révolutionnaire et les organisations des moudjahidine, qui ont protesté contre les conditions d’indemnisation imposées par les autorités françaises.
El Khabar

arayzon
15/06/2010, 19h54
Zacmako bonsoir

Selon certaines sources historiques, le nombre des victimes est estimé à 42 mille, alors que le ministère français de la Défense a déclaré que leur nombre ne dépasse pas 500 victimes.

Mais bien sur pour la France il n'y a pas eu 1,5 millions de Chahids, mais 250 000 (Deux cent cinquante mille)!!!!:22:

....ainsi qu’un certificat de résidence dans les zones géographiques mentionnées par le décret dans son article numéro 2.

_Si entre temps une ou plusieurs victimes on changé de "zone géographique", comment font-ils?

_Les victimes mortes avant ce "décret" qu'en est-il,leur familles n'ont pas droit à "l'indemnisation" ?


A+.

hugochavez59
15/06/2010, 21h50
la france des doits de lhomme....en algerie on connait bien


Paris remet à Alger les plans de pose des mines

Article publié le 20/10/2007 Dernière mise à jour le 20/10/2007 à 21:49 TU
http://www.rfi.fr/actufr/images/094/algerie_et_frontieres_200.jpg Les frontières est et ouest de l'Algérie.
(Carte : I.Artus/RFI)

Le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées françaises (Cema), arrivé ce samedi à Alger, a officiellement remis à son holomogue algérien les plans de pose des mines placées par l’armée française aux frontières est et ouest du pays, pendant la guerre d’Algérie (1954-1962). Cette décision pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de coopération.

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Avec notre correspondant à Alger, Amar Ben Salem

Les autorités algériennes réclamaient depuis longtemps les plans de pose de ces mines. Et pour cause, 45 ans après la fin de la guerre, ces mines antipersonnel continuent à faire des victimes. Episodiquement en effet, des bergers ou des paysans sautaient sur ces engins de mort.
Alger, qui a signé en décembre 1997, la convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel ainsi que leur destruction, a jusqu’en janvier dernier détruit 8 millions de mines antipersonnel, héritées de la guerre avec la France.
D’après les estimations des autorités, il en reste 3 millions encore enfouies dans le sol, le long des frontières est et ouest du pays. En remettant les plans de pause de ces mines à son homologue algérien, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état major des forces armées françaises, facilite la tâche des démineurs algériens et permet aussi de préserver des vies innocentes.
Cette décision française est bien-sûr de nature à détendre l’atmosphère. Elle pourrait aussi ouvrir de nouvelles perspectives de coopération. On pense notamment à la vente d’armes, un sujet qui pourrait bien être à l’ordre du jour de la visite à Alger du président Sarkozy, début décembre.



il a fallu attendre 45 ans pour avoir les plans de mines antipersonnelles....et des milliers de mutilés...


le nucleaire saharien se soldera quand on approchera deu nombre de 0 survivants...

comme pour les pensions danciens combattants...



vive la chine !

Gascogne
16/06/2010, 09h57
On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.

shiba
16/06/2010, 12h35
Nullement intimidée par l'enjeu de la question, elle monte au créneau et réclame crânement à l'Etat français des indemnisations. D'aucuns pourraient avancer que l'ONG s'aventure sur un terrain de sables mouvants. La manuvre est loin d'être une diversion, mais elle se base plutôt sur de nombreuses données rassemblées par les membres de cette association sur le terrain. Le docteur Fadli Mustapha, membre de l'ONG, assure que le nombre des habitants de Figuig atteints de cancer ou décédés suite à des tumeurs cancérigènes est alarmant, précisant au passage que ce taux dépasse de loin ceux enregistrés dans les autres régions du pays à part le Rif. Les armes chimiques utilisées par les Espagnols y sont pour quelque chose. Assurément, les obstacles ne manquent pas, à commencer par celui de diligenter les équipes nécessaires afin de prouver scientifiquement que la population de Figuig a bel et bien été affectée par les radiations des essais nucléaires que la France a menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien.

A ce titre, sous couvert d'anonymat, un spécialiste marocain en nucléaire se montre très prudent en répondant à nos questions. Son argument, la demande d'indemnisation devra au préalable s'appuyer sur de nombreuses études scientifiques menées tant à Figuig que sur les sites des essais nucléaires en Algérie. Notre source affirme que des paramètres doivent être pris en considération avant de pouvoir émettre un avis sur ce dossier. Il faudrait commencer par effectuer des visites sur les sites en question, étudier les directions des vents de l'époque et revoir les types d'explosifs utilisés lors de ces essais nucléaires. En clair, la mission de l'association de Figuig est loin d'être une sinécure. En l'absence d'un parapluie officiel, l'initiative de l'association de Figuig s'apparente plutôt à un parcours du combattant. La semaine dernière, Mustapha ... le président du Parlement, a brisé des années de silence officiel en demandant à l'Espagne d'indemniser les victimes des armes chimiques dans le Rif durant l'occupation espagnole, d'autant plus que le contexte le permet, le ciel étant gris entre les deux pays. Avec la France, c'est une autre paire de manches.

En extirpant ce dossier de l'étau de l'oubli, notre objectif est de sensibiliser en premier lieu la société civile, avoue modestement Omar Saâdi.

Expérience algérienne: La diplomatie au service de la demande d'Alger

Pour faire valoir les droits des victimes des essais nucléaires français, l'Algérie a savamment joué sur deux fronts : le premier diplomatique et le second médiatique. Les deux convergent vers un seul objectif: amener la France sur le terrain des indemnisations. En 2007, un colloque est organisé avec la bénédiction des autorités de ce pays, réunissant des experts des quatre coins du monde, le tout appuyé par des témoignages des victimes survivantes et une visite sur le site de ces essais nucléaires, Reggane, dans le Sahara algérien. Soucieux de maintenir de très bonnes relations avec Alger, à quelques jours après la visite de Nicolas Sarkozy, été 2007, l'ancien ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet, avait révélé que la France n'excluait pas une contribution matérielle pour le traitement des effets des essais nucléaires effectués durant l'époque coloniale. Un premier verrou venait de sauter. Il est connu que le président algérien a conditionné la signature du traité d'amitié avec la France par la reconnaissance des crimes commis par l'ancien colonisateur, dont notamment une réparation des victimes des retombées radioactives. Le 24 mars, Hervé Morin, ministre de la Défense français, a présenté un projet de loi d'indemnisation des victimes des essais nucléaires, après plusieurs décennies de tergiversations.

.....................
M.Jaâbouk
Source: Le Soir Echos
le 03/04/2009

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