PDA

Voir la version complète : Un nouveau désaccord entre le Maroc et le PNUD


clauvis
17/06/2010, 14h45
Indice du développement humain
Un nouveau désaccord entre le Maroc et le PNUD
Bruno Pouëzat : Le PNUD ne changera pas sa méthode de classement des pays, malgré les critiques du Maroc
M. Lahlimi : Cette allégation m’étonne d’autant plus qu’elle est attribuée à un représentant délégué du PNUD
Une nouvelle brouille entre le Maroc et le PNUD s’annonce. Le nouveau représentant de l’institution onusienne a déclaré que le PNUD ne changera pas sa méthode de classement des pays en matière de développement humain malgré des critiques du Maroc.
A peine installé dans son nouveau bureau à Rabat, Bruno Pouëzat vient de déclarer récemment, lors d’une conférence sur le «développement humain au cœur de la coopération du PNUD avec le Maroc (2010-2011) », tenue dans la capitale administrative du Royaume: « Même si on change de méthode de calcul, le classement ne changera pas. On travaille avec un indice pertinent et il reste pertinent. Le PNUD ne fabrique pas les données ».
Et de poursuivre que « malgré cette divergence, il ya une bonne coopération entre le PNUD et le Maroc. Nous sommes heureux de travailler avec le gouvernement marocain. »
M. Pouëzat a admis cependant que « le Maroc a une expérience et une expertise très importante en matière de développement humain, qu’il faut généraliser et en faire bénéficier les pays du Sud, notamment subsahariens ».
Selon lui, les organismes marocains sont appelés à généraliser l’expertise accumulée dans le domaine du développement au reste des pays du Sud, consolidant ainsi le renforcement de la coopération Sud-Sud.
Le représentant du PNUD au Maroc a souligné, par ailleurs, que « le rythme soutenu du processus de développement que vit le Maroc impose un défi aux organismes onusiens, qui doivent accompagner le Royaume dans son développement ».
M. Pouëzat a, d’autre part, relevé la volonté affirmée du Maroc, traduite depuis 2005 par le lancement de l’initiative nationale de développement humain et la création d’un observatoire de développement humain, mettant l’accent sur les mutations rapides que connaît le Royaume et la qualité des infrastructures mises en place à travers le pays.
En réaction à la déclaration de M. Pouëzat, le Haut Commissaire au Plan (HCP), M. Ahmed Lahlimi, s’est dit « fort étonné » par les déclarations du représentant du PNUD au Maroc, sur la pertinence présumée de l’actuel Indice du Développement Humain (IDH) dans le classement des pays.
« Cette allégation m’étonne d’autant plus qu’elle est attribuée à un représentant délégué du PNUD», a affirmé M. Lahlimi, cité par notre confrère « Libération », tout en contestant point par point les déclarations du représentant du PNUD au Maroc.
« En ce qui concerne la pertinence, cela ne me semble pas être l’avis de la communauté statistique internationale légitimement représentée par la Commission statistique des Nations Unies », a déclaré M. Lahlimi, affirmant que « le PNUD ne changerait pas sa méthode de classement des pays en matière de développement humain ».
M. Lahlimi a rappelé que « la réponse du PNUD à la Commission statistique des Nations Unies, lors de sa réunion sur cette question, avait reconnu et continue à reconnaître les limites de l’IDH », ajoutant que « le PNUD s’est engagé à le modifier dès qu’il le pourrait ».
« Le PNUD justifie sa position par l’absence de statistiques suffisantes pour permettre un indice de développement humain plus pertinent. Nous savons, du reste, que plus d’une soixantaine d’Etats contestent l’absence de statistiques fiables ou de statistiques tout court », a dit M. Lahlimi, estimant que « le représentant du PNUD au Maroc ne peut pas ne pas convenir que, dans ces conditions, il est pour le moins aberrant de procéder à des classements des pays en fonction de leurs performances évaluées sur cette base ».
« C’est sur les réalisations des pays que doivent être jugées les performances », a déclaré M. Lahlimi, rappelant que « c’est sur cette base que se sont engagés les Chefs d’Etat au niveau de la communauté internationale ».
Le Haut Commissaire au Plan a indiqué que « le représentant du PNUD serait mieux inspiré de débattre avec les Marocains sur les Objectifs du Millénaire comme l’appelle à le faire la Commission statistique des Nations Unies et au sujet de laquelle le secrétaire général de l’ONU appelle à un sommet des Chefs d’Etat en septembre 2010 ».
16/6/2010

L'opinion.ma

overclocker
17/06/2010, 14h48
il veut quoi ce con, qu'on prenne compte du nombre de telephone ou de quoi?

a khdam 3la rou7ek si tu veux avancer dans le classement pnud, sinon ferme ta gueule pauvre 7mar

jawzia
17/06/2010, 15h32
Après Pouezat, Lahlimi va se fâcher avec Mahnes
Maroc : « encore tant de choses à faire ! »
Publié le mardi 15 juin 2010

Abandons, travail des enfants, lacunes du système éducatif… A l’heure où les Européens réservent leurs vacances au Maroc, il reste encore, malgré les progrès rapides qu'a rencontrés le pays, du chemin à parcourir pour les enfants et les femmes marocains. Etat des lieux de la situation avec Jean-Benoît Manhes, du bureau de l’Unicef à Rabat.

Combien d’enfants travaillent au Maroc?

Selon les chiffres les plus récents, 11% des enfants de 7 à 14 ans travaillent, soit à peu près 600 000 enfants, avec une prédominance de plus de 80% dans le secteur de l’agriculture, suivi du textile, du commerce, etc. Et ces chiffres n’englobent pas le travail domestique sur lequel peu de documentation existe. Cependant le Maroc a entrepris d’énormes efforts de lutte contre le travail des enfants ces 10 dernières années, via l’action gouvernementale ou via des programmes de coopération avec l’Unicef et le Bureau international de travail (Programme IPEC).


Vous parlez d’enfants abandonnés, c’est un phénomène répandu ?

Sans être "répandu", le phénomène d’abandon est encore trop souvent rencontré au Maroc, notamment à cause de pressions exercées sur les femmes qui donnent naissance à des enfants hors mariage. A l’exception de cas limités pour lesquels les associations de la société civile arrivent à réintégrer l’enfant dans sa famille. Les jeunes mamans célibataires sont nombreuses à abandonner leurs nouveaux-nés. Ces enfants sont ensuite placés dans des centres et des orphelinats, avec des normes plus ou moins acceptables.

Aucune donnée fiable n’existe sur les enfants vivant dans la rue. Cela ne concerne pour l'instant que les grandes villes et certaines ONG commencent à s'attaquer au phénomène.

Les choses avancent-elles pour ces enfants ?

Tous ces phénomènes touchent à des questions de société. Par exemple, sur la question des fillettes domestiques, cela ne progresse que lentement malgré les multiples initiatives en cours. Ce sont des questions pointues, sans réponse simple. Le code de la famille réformé il y a quelques années a introduit des mesures importantes en faveur de l’égalité entre les sexes, la cohésion de la famille et la protection de l’enfance. Les autorités veulent faire avancer les choses, les lois changent pour les femmes et les enfants mais leur mise en œuvre peut être lente…et pendant ce temps certains enfants ont un besoin immédiat de protection. Les gens voient tous les succès mérités que connaît le Maroc mais il y a encore tant de choses à faire !

Vos efforts portent également sur l’éducation des enfants marocains ?

Depuis le début des années 2000, nous nous mobilisons en effet dans ce domaine. Un plan d’urgence a été adopté par le gouvernement en vue de faire face aux déficits qui bloquent le système éducatif marocain. Si 94% des enfants ont accès à l’école au Maroc, plus de 38% ne terminent pas le cursus primaire et quittent l’école. La loi sur l’obligation de la scolarisation jusqu'à l’âge de 15 ans connaît encore des difficultés à être appliquée systématiquement. … Il faut aujourd’hui se recentrer sur la qualité des cours, notamment en formant mieux le personnel, en modifiant les programmes et les adapter aux spécificités de chaque région et en les focalisant sur les compétences… Ce sont les points sur lesquels s’engagent l’Unicef et tous ses partenaires.

http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/maroc-encore-tant-de-choses-faire-2010-06-15

Cookies