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Voir la version complète : PROJET DE L’UNION POUR LA MÉDITERRANÉE: le «non, mais...» de Belkhadem


DZone
19/06/2010, 17h03
La Palestine détermine la viabilité de ce projet

«L’Algérie n’est pas concernée par ce projet si l’objectif de ses initiateurs est de faire un tremplin pour normaliser les relations avec Israël», a affirmé le secrétaire général.

Le FLN conforte la position de l’Algérie sur l’UPM. Le secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem, n’a pas laissé l’ombre d’un doute sur ce que pense l’Algérie sur l’Union pour la Méditerranée.«L’Algérie n’est pas concernée par ce projet si l’objectif de ses initiateurs est de faire un tremplin pour normaliser les relations avec Israël», a-t-il affirmé lors de l’installation de la commission des affaires étrangères, tenue jeudi dernier au siège du parti. D’un ton ferme, M.Belkhadem réitère qu’il n’est pas question de nous imposer cette donne.
Cependant, le secrétaire général se dit favorable à ce projet à condition qu’il ajoute une plus-value par rapport au processus de Barcelone.

S’alignant sur la position de l’Etat, le FLN a voulu rappeler à certaines parties que l’Algérie ne cèdera pas sur sa position devant les pressions des autres, faisant allusion aux tentatives du président Sarkozy sur ce point. M.Belkhadem a bien indiqué que les intérêts du parti et de l’Algérie ne doivent pas être l’otage du blocage d’une relation avec un quelconque parti sans pour autant entrer dans les détails. Il a fait allusion, dans ce sens, au Mouvement populaire (UMP) du président Sarkozy dont les députés étaient à l’origine de la loi du 23 février 2005 glorifiant le colonialisme. M.Belkhadem s’est dit favorable pour établir des relations avec le parti de l’UMP à condition qu’elles soient définies dans le cadre de la sauvegarde de la mémoire avec la France officielle. «Nous sommes pour l’établissement des relations avec le parti du président français, à condition qu’elles soient régies dans le cadre du respect mutuel de la mémoire», a-t-il précisé rappelant le projet de loi sur les essais nucléaires.

Par ailleurs, la commission des affaires étrangères présidée par le ministre délégué, Abdelkader Messahel, se chargera même des préoccupations de la communauté nationale à l’étranger. M.Belkhadem a invité les cadres du parti à contribuer avec des réflexions sur les différentes questions internationales pour éclaircir les positions du parti auprès de l’opinion publique. La sécurité dans la Méditerranée, les relations entre le Nord et le Sud, la problématique de la religion après les attentats du 11 septembre 2001 sont entre autres les questions qui méritent, selon lui, d’être approfondies. Durant la même journée, le FLN a procédé à l’installation de la commission de la santé du parti. «Cette commission a été créée dans le souci d’assurer la coordination des actions en vue de dynamiser les efforts de l’Etat en matière de santé publique, d’autant plus que le secteur de la santé connaît une interaction entre public et privé», a indiqué M.Belkhadem devant les membres de la commission. Cette commission sera présidée par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M.Djamel Ould Abbès.

Le secrétaire général du parti du FLN a évoqué, par ailleurs, la question liée à la gestion des établissements sanitaires en Algérie, soulignant que la commission devra définir les «causes de certaines défaillances et du manque de compétence, et ce, en dépit de l’existence de capacités humaines, de structures et d’équipements». Le secrétaire général a qualifié cette situation d’«inacceptable», d’autant plus que l’Etat consent des «efforts considérables» pour la promotion de la santé publique.

Nadia BENAKLI

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Ismail2005
19/06/2010, 17h25
«L’Algérie n’est pas concernée par ce projet si l’objectif de ses initiateurs est de faire un tremplin pour normaliser les relations avec Israël», a affirmé le secrétaire général.

ce n'est pas ça le but uniquement.

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