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Absente5
03/03/2006, 22h24
tu parles donc de l'exercice de stylistique .............il vrai que c'est assez difficile ...
mais tu sais des fois il est bon de rien connaitre pour mieux apprécier,
j'ai des amis qui lorsqu'ils entendent des chants andalous ne comprennent rien à la léxématique mais entendent tout à la sensibilité, c'est pareil pour un livre.

Tizinissa
03/03/2006, 22h35
mais tu sais des fois il est bon de rien connaitre pour mieux apprécier,

:D t'en fais pas j'y connais rien, mais tout de meme j'aimerais en savoir un peu plus. Et ca marche a ce que je vois !! il y a quelques minutes il m'a fallut 2 messages et une cinquantaine pour exprimer une chose !! a partir de maintenant j'aurais plus besoin que d'un seul: Stylistique ;) (qui veut pas du tout dire la meme chose que style |o|)

Sinon j'approuve ce que tu dis , en lisant je decouvre non seulement le romon et l'ecrivain mais la literature aussi !!

Absente5
03/03/2006, 22h39
ET bien, c'est formidable, nous croisons-nous donc peut_etre dans une librairie???
tu sais j'apprécie beaucoup tout ce questionnement et cette demarche de reflexion que tu fais??

Tizinissa
03/03/2006, 22h48
Cette librairie ou qu'elle soit je la trouverais :)

Mais le grand plaisir est pour moi, j'avoue que t'es non seulement une vrai connaisseuse mais que tu es enormement patiente. Repondre a toutes ses questions et lire mes expressions penibles n'est pas du tout facile :mrgreen:

Alors tu comprendrais que dé j'ai trouvé l'occasion je pouvais plus m'arreter, tellement de question ...

Pour ta patience et ta gentillese :4:

Absente5
03/03/2006, 22h52
mais il n'y pas de problèmes et je trouve cette discussion très agréable .......
allez je t'écoute

Tizinissa
03/03/2006, 22h59
En faite j'ai encore une derniere question pour ce soir concernant les langues.

On parle toujours de la literature francophone, anglosaxone ...etc comme s'il s'agit d'une unité solide et homogene !!

Un ecrivain francophone est-il different different qu'un ecrivain anglosaxon rien que parcequ'il utilise une autre langue pour s'exrimer ? ou cette differentiation veut-elle dire autres choses ?

Absente5
03/03/2006, 23h02
Au niveau linguistique c'est la même chose une langue étrangère utilisée pour la création graphique ( écriture), cependant que la différanciation s'il en est uen , s'établit non sur la culture de la langue scriptrice mais celle d'origine.

Tizinissa
03/03/2006, 23h14
Oui mais quand on parle de la "literature anglosaxone" par exemple, on en parle comme une unité homogene !! c'est a dire tous les ecrivains anglosaxons ont (ou doivent avoir) une similitude ou des caracteres communs qui les differencient des ecrivains francophones, qui eux, a leurs tours, ont plusieurs caracteristiques comunes ce qui a donné donc la "literature francophone".

D'apres cette categorisation les ecrivains anglosaxones seraient, bien entendu, plus proche l'un de l'autre que l'un d'eux d'un ecrivain francophone !! et vis vers bien sûr !!

Je trouve cette categorisation ou clasification pas tellement reussi car l'ecrivain est d'abord une ame libre et ses idées n'ont aucune langue d'origine particuliere!!

Mais il se peut bien sûr que j'ai mal compris le sens de cette clasification !!

Absente5
03/03/2006, 23h18
c'est assez délicat effectivement comme clasification : géopopolique
historique
jeu d'emprunt léxématique ...

je t'avoue être très fatiguée ce soir pour entamer l'explication de cette question, me permetterais-tu de répondre ultérieurement, je te jure , cette question ressemble à un sujet de dissertation en littérature comparée !!!!!!!!!!

Tizinissa
03/03/2006, 23h21
Ok Alya,

alors bonne nuit et merci infiniment pour cette belle discussion

Absente5
03/03/2006, 23h25
en plus c'est une problématique double, alalalalala, je te jure...
tu me l'as laissée dans la t^te là !!

Zoubir8
04/03/2006, 00h46
Qd j'ai commencé la lecture de ce livre et lu l'introduction du héros dans la chambre de la Belle, j'en ais pas cru mes yeux.

Imaginez un Zorro qui entre dans la chambre d'une femme et lui fait une déclaration avec le romanesque d'un Don Quichotte.

Tizinissa
04/03/2006, 13h51
Bonjour Zoubir,

ca commence bien donc !! dis donc Zoubir dois-je attendre longtemps pour connaitre la fin ? ;)

Zoubir8
04/03/2006, 13h56
ya akhi on peut en discuter
l'idéal serait que tu ais un exemplaire
sinon je t'en ramène un en février prochain quand je viens à Marrakech....

Tizinissa
04/03/2006, 14h24
sinon je t'en ramène un en février prochain

mhhhh, je vois que tu veux prolonger ma torture alors ;) sinon je trouve sympa l'idée de m'apprter le roman!! seulemnt je vis pour le moment, malheuresement pas a Marrakech !! pour me l'apporter il te faudrait prendre plutot la direction du Nord :D

Mais je crois pas que c'est le lieux que tu cherches pour tes vacances !!

Zoubir8
05/03/2006, 09h17
"mhhhh, je vois que tu veux prolonger ma torture alors " écris tu
Bon, allez. Je vais te raconter le début. Mais que le début de l'histoire du beau Solal diplomate en Suisse à la Société des Nations. Car ne gachons pas le plaisir des futurs lecteurs.

Zoubir8
05/03/2006, 15h14
Voila le début du chapître premier:
" Descendu de cheval, il allait le long des noisetiers et des églantiers, suivi des deux chevaux que le valet d'écurie tenait par les rênes, allait dans les craquements du silence, torse nu sous le soleil de midi, allait et souriait, étrange et princier, sûr d'une victoire. A deux reprises, hier et avant-hier, il avait été lâche et il n'avait pas osé. Aujourd'hui, en ce premier jour de mai, il oserait et elle l'aimerait.
Dans la forêt aux éclats dispersés de soleil, immobile forêt d'antique effroi, il allait le long des enchevêtrements, beau et non moins noble que son ancêtre Aaron, frère de Moïse, allait,
soudain riant et le plus fou des fils de l'homme, riant d'insigne jeunesse et amour, soudain arrachant une fleur et la mordant, soudain dansant, haut seigneur aux longues bottes, dansant et riant au soleil aveuglant entre les branches, avec grâce dansant, suivi des deux raisonnables bêtes, d'amour et de victoire dansant tandis que ses sujets et créatures de la forêt s'affairaient irresponsablement, mignons lézards vivant leur vie sous les ombrelles feuilletées des grands champignons, mouches dorées traçant des figures géométriques, araignées surgies des touffes de bruyère rosé et surveillant des charançons aux trompes préhistoriques, fourmis se tâtant réciproquement et échangeant des signes de passe puis retournant à leurs solitaires activités, pics ambulants auscultant, crapauds esseulés clamant leur nostalgie, timides grillons tintant, criantes chouettes étrangement réveillées.
Il s'arrêta, et voici, ayant baisé à l'épaule le valet, il lui prit la valise de l'exploit, et il lui ordonna d'attacher les rênes à cette branche et de l'attendre, de l'attendre aussi longtemps qu'il faudrait, jusqu'au soir ou davantage, de l'attendre jusqu'au sifflement. Et dès que tu entendras le sifflement, tu m'amèneras les chevaux, et tout l'argent que tu voudras tu l'auras, par mon nom! Car ce que je vais tenter, nul homme jamais ne le tenta, sache-le, nul homme depuis le commencement du monde !
Oui, frère, tout l'argent que tu voudras ! Ainsi dit-il, et de joie il châtia sa botte avec sa cravache, et il alla vers son destin et la maison où cette femme vivait.
Devant la villa cossue du genre chalet suisse et qui semblait en acajou tant elle était astiquée, il considéra les cupules de l'anémomètre qui tournaient lentement sur les ardoises du toit, se décida. Valise à la main, il poussa avec précaution la grille du jardin, entra. Dans le bouleau penchant sa tête en feu, des oiselets faisaient leur petit vacarme imbécile en hommage à ce monde charmant. Pour éviter le bruyant gravier, il fit un bond jusqu'aux plates-bandes d'hortensias protégées par des rocailles. Arrivé devant la grande baie, il regarda, dissimulé par le lierre. Dans le salon de velours rouges et de bois dorés, elle jouait, assise devant le piano. Joue, ma belle, tu ne sais pas ce qui t'attend, murmura-t-il.
Grimpé sur le prunier, il se hissa jusqu'au balcon du premier, posa son pied sur la chaîne d'encoignure puis sa main sur une pièce de bois en saillie, fit un rétablissement, atteignit l'appui de la fenêtre du deuxième étage, écarta les volets à demi fermés puis les rideaux, entra d'un bond dans la chambre. Voilà chez elle, comme hier et avant-hier, mais aujourd'hui il se
montrerait à elle et il oserait. Vite, préparer l'exploit.
Le torse nu, penché sur la valise ouverte, il en retira un vieux manteau délabré et une toque de fourrure mitée, s'étonna de la cravate de commandeur que sa main venait de rencontrer Autant la mettre puisqu'elle était là, rouge et belle. Se l'étant nouée autour du cou, il se campa devant la psyché. Oui, beau avomfr. Visage impassible couronné de ténèbres désordonnées.
Hanches étroites, ventre plat, poitrine large, et sous la peau halee, les muscles, souples serpents entrelacés. Toute cette beauté au cimetière plus tard, un peu verte ici, un peu jaune là
toute seule dans une boîte disjointe par l'humidité. Elles seraient bien attrapées si elles le voyaient alors, silencieux et raide dans sa caisse. Il sourit de petit bonheur, reprit «on errance,
de temps à autre soupesant son pistolet automatique. Il s'arrêta pour considérer le petit compagnon trapu, toujours prêt a rendre service. La balle s'y trouvait déjà qui plus tard, (...)

Tizinissa
06/03/2006, 11h50
Merci Zoubir pour l'avant gout que tu as posté!! ca donne l'impression d'etre appetissant !!

Bonne appetit alors ;)

Zoubir8
06/03/2006, 14h55
Apppetissant, oui, mais aunsi non conventionnel il y a une lenteur dans les descriptions, un ton des personnages, une invraisemblance des situations étonnates et je n'ais pas tout vu....

Zoubir8
11/03/2006, 09h30
bon, je vais m'offrir deux heures de lecture de "belle du seigneur" entrecoupée du Monde.