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ayoub7
01/07/2010, 17h41
Offshoring : le Maroc doit transformer l'essai
01/07/2010 à 13h:06 Par Christophe Le Bec, envoyé spécial à Casablanca

Première destination africaine pour la délocalisation de services, le pays veut concurrencer l’Europe de l’Est. à condition d’investir dans la formation et les langues.

Inauguré le 7 juin, le centre d’appels casablancais de Dell est une Babel des temps modernes. À chaque étage, casque téléphonique vissé sur les oreilles, de jeunes salariés conversent avec leurs interlocuteurs. Les bureaux sont organisés en immenses « open spaces » divisés en zones linguistiques délimitées par des drapeaux accrochés au plafond. Ici on parle en français, là en espagnol, de l’autre côté en anglais. Le grand fabricant américain d’ordinateurs, qui en vend la majorité à distance, a choisi le Maroc pour gérer, avec 1 800 employés (10 % sont des Subsahariens), l’ensemble des appels vers ses clients de l’Europe du Sud.

L’État marocain, interpellé par la réussite des premiers centres d’appels de Casablanca, a voulu dès 2000 devenir un pôle de la délocalisation de services en prenant exemple sur les deux champions asiatiques, l’Inde et les Philippines. Une décennie après, le royaume peut se targuer d’être le leader africain de l’offshoring. À Casanearshore, la zone de la capitale économique dédiée au secteur, Dell mais aussi Capgemini ont rejoint le mois dernier le britannique Logica, le français Webhelp ou encore les marocains Outsourcia et Omnishore.

Selon l’institut de conseil américain Everest, le Maroc a réussi à créer environ 32 000 emplois dans l’off*shoring, ce qui place le pays en pole position en Afrique, loin devant l’Égypte (16 000 salariés), Maurice (9 000) et la Tunisie (8 000). Dans ce secteur, le royaume chérifien a dégagé un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros en 2009, dont 400 millions issus des centres d’appels, 72 millions du développement informatique et le reste d’autres fonctions support (comptabilité et achat notamment). Le pays est encore loin des performances du mastodonte indien (39 milliards d’euros de revenus), mais veut désormais concurrencer les pays d’Europe de l’Est, la Roumanie notamment (1 milliard d’euros de chiffre d’affaires), qui, comme lui, a comme clients principaux les entreprises d’Europe de l’Ouest.

Pour attirer des investisseurs dans l’offshoring, le Maroc ne se base pas que sur les coûts : l’Inde, les Philippines et même Maurice sont des destinations moins chères (le sous-continent indien est 43 % moins onéreux pour un même projet informatique). Mais il mise sur la proximité culturelle et géographique avec l’Europe, d’où l’expression « near*shoring », pour la délocalisation proche de projets de taille moyenne. Cette proximité est d’abord linguistique. « Parmi toutes les destinations offshore, c’est l’une des meilleures pour la maîtrise du français, à égalité avec la Tunisie. C’est un avantage comparatif que le pays a su utiliser pour attirer les centres d’appels », juge Frédéric Lasnier, blogueur et PDG de Pentalog, une société de services franco-allemande qui a des centres en Roumanie et au Vietnam et étudie actuellement une implantation au Maghreb.

Manque de profils qualifiés

Autre avantage : « Casanearshore et Technopolis, les zones économiques dédiées à l’offshore [respectivement à Casablanca et Rabat, NDLR], sont sans égales sur le continent. Seul le Smart Village du Caire est aussi bien équipé. La redondance des fibres optiques permet un niveau de sécurité télécom conforme aux normes européennes et supérieur à celui de la Tunisie », explique Shyan Mukerjee, analyste à l’institut Everest.

Le Maroc peine cependant à monter en compétence sur les segments à forte valeur ajoutée : « Très compétitif pour les centres d’appels francophones, le pays est moins attractif pour le développement informatique, explique Frédéric Lasnier. Il y a de bons programmeurs au Maroc, mais les spécialistes pointus sont difficiles à trouver et plus chers qu’en Europe de l’Est. Quant à l’encadrement, c’est encore plus ardu. Du coup, un certain nombre d’entreprises étrangères opèrent au Maroc avec des cadres expatriés, ce qui alourdit les coûts, alors qu’en Roumanie l’ensemble de mon management est local et donc moins cher. » Le plan « émergence » mis en place par le gouvernement marocain prévoit un accroissement de la formation, mais les profils les plus qualifiés manquent toujours.

Et si la maîtrise de la langue française a été un atout pour lancer l’offre marocaine, le pays pèche aujourd’hui par monolinguisme. La Roumanie, la Russie et la Pologne ont su développer un multilinguisme qui leur permet de séduire des clients internationaux (qui ont les plus gros budgets), alors que les Marocains travaillent à 90 % pour des entreprises françaises.

Le lion africain de l’offshoring a donc encore du chemin à faire avant de croquer ses concurrents est-européens. Le développement des formations informatiques, linguistiques et managériales est plus que jamais à l’ordre du jour pour éviter une hausse artificielle des salaires sur certains profils. C’est quitte ou double : l’implantation d’entreprises de délocalisation de services est en effet beaucoup plus fragile qu’une installation industrielle, et le Maroc ne peut oublier que Dell a, en janvier 2009, délocalisé brutalement en Pologne son centre d’appels de Limerick, devenu trop cher à son goût, laissant exsangue l’économie de la ville irlandaise. Le marché de l’offshoring (78 milliards d’euros en 2009) fait légitimement envie au Maroc, mais ses règles sont impitoyables.

ayoub7
01/07/2010, 17h42
Capgemini compte doubler ses effectifs au Maroc d’ici deux ans
Olivier Discazeaux

01net.

le 01/07/2010 à 16h05

L'Inde n'est pas la seule priorité de la SSII en matière d'offshore. Présente depuis 2007 au Maroc, Capgemini vient d'inaugurer un nouveau siège social dans le parc technologique de Casanearshore, zone franche destinées aux spécialistes de l'offshore informatique.

Passée de 110 collaborateurs en 2008 à 260 aujourd'hui, la première SSII française compte doubler ses effectifs d'ici deux ans. Preuve que la demande des grands comptes français est bien réelle. Elle prévoit de recruter d'ici la fin 2010 une centaine de salariés dont 70 % pour son activité intégration de système et 30 % dans la gestion d'infrastructure, une offre que Capgemini va lancer prochainement.

La moitié des recrues seront des jeunes diplômés, l'autre moitié des profils plus expérimentés. Une partie des seniors recrutés est constituée de Marocains ayant suivi leur carrière à l'étranger et qui choisissent de rentrer au pays, précise-t-on au sein de la SSII.

CaboMoro
01/07/2010, 19h43
Si tous le maghrebe suive le Modéle marocain, on fera une concurrence sérieuse a l'Inde et l'Europe de l'Est, mais pour le moment le Maroc veut sa part de gateau.

Pihman
01/07/2010, 19h53
ce qui est rageant c'est que le Maroc a en partie laissé filer le marché hispanique

en ne donnant pas l'importance qu'il faut à la langue espagnole dans nos Lycée et college, la demande espagnole est allé voir du coté de l'amérique latine et des philippines

et ce n'est pas uniquement en offshoring

:mad:

othmane26
01/07/2010, 20h07
si ca tenait juste a moi ,l anglais serait la deuxieme longue officiel ,le monde entier quasiment parlent anglais et le francais passerait a la 3eme place.

shiba
01/07/2010, 20h11
c est un bon bouffeur de chomeurs ces call center! ca ne demande pas grand chose: des cours accéléres, et tu mets ton casque et au clavier!

othmane26
01/07/2010, 20h16
en plus tt le monde payent ses impots et prend de l experience de travail qui facilite l intergration des jeunes .

CaboMoro
01/07/2010, 20h17
Phiman
ce qui est rageant c'est que le Maroc a en partie laissé filer le marché hispanique

en ne donnant pas l'importance qu'il faut à la langue espagnole dans nos Lycée et college, la demande espagnole est allé voir du coté de l'amérique latine et des philippines

et ce n'est pas uniquement en offshoring
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je suis d'accord avec toi, je crois vraiment que la deuxiéme langue apres l'arabe dans les provinces du Nord doit être l'Espagnole, le Francais n'a pas de sense qu'il soit la bas.

othmane26
01/07/2010, 20h34
les pays qui reussissent le plus ses derniere annees , c est les pays anglophone , il y a plus de monde anglophone que francophone et aussi plus d argent .

ayoub7
02/07/2010, 01h31
Aucune chance de concurrencer l'inde pour les pays anglophones, dans le secteur de l'offshoring IT du moins. Ils sont etablis sur ce marche depuis de longues annees et leur histoire avec l'angleterre font que ces 2 peuples se connaissent tres bien.

Le Marche hispanophone est effectivement delaisse, et pas que dans le nord du Maroc, n'oublions pas que les provinces du sud parlent un espagnol parfait. A quand une zone offshore a Laayoune ou Dakhla?

Les types de l'offshoring ou le Maroc peut devenir attractif pour les pays non francophones et non hispanophones, sont les offshoring industriels, les delocalisations d'usines, de processus industriels, etc... Dans ce cas, la langue n'est pas reellement importante vu que les communications se feront entres Management etranger et management marocain bilingue... Les marocains avec des diplomes anglophones pointus sont tres tres nombreux... ;)

icosium
02/07/2010, 03h19
le centre d’appels casablancais de Dell est une Babel des temps modernes. À chaque étage, casque téléphonique vissé sur les oreilles, de jeunes salariés conversent avec leurs interlocuteurs

La hightech quoi :)

othmane26
02/07/2010, 03h23
ayoub tu sais tu ramasses les miettes pour commencer, tu te fais un petit nom ,ensuite tu pese sur la pedale ,il y a tt le temps un petit quelque chose que tu peux aller cherche .

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