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Voir la version complète : La corruption est à l’origine des surcoûts dont souffrent les grands projets


shadok
05/07/2010, 19h51
Mourad Ouchichi. Economiste et universitaire : « La corruption est à l’origine des surcoûts dont souffrent les grands projets »

El-Watan
05 Juillet 2010


Une enveloppe de 286 milliards de dollars sera débloquée pour les projets de l’actuel quinquennat 2010-2014. Est-ce la bonne formule, d’après-vous, celle de faire fonctionner le moteur de l’économie par l’investissement public ?

Avant d’apporter des éléments de réponse à votre question, il est important de rappeler que ce n’est pas la première fois que le régime politique algérien s’affiche volontariste et tente de relancer l’économie par la dépense publique orientée vers le secteur qui lui semble être une priorité. Cependant, l’échec est toujours le même ; dans les années 1970, c’était l’industrie lourde, dans les années 1980, c’était les infrastructures et les services et depuis 1999, on revient aux mêmes recettes. Pour revenir à votre question, la formule de la relance économique par le développement de l’infrastructure trouve sa justification scientifique dans la théorie keynésienne et le new deal « états-unien » mis en œuvre au lendemain de la grande crise de 1929. L’idée était de relancer la demande sans pour autant encombrer l’offre, car les économies développées en crise souffraient déjà de la surproduction. Il était donc judicieux d’investir dans les infrastructures et autres travaux publics. La formule qui consacre cette politique est celle qui stipule : « Quand le BTP va, tout va. » En revanche, cette politique est-elle capable de produire ses effets dans une économie comme celle de l’Algérie qui repose exclusivement sur la rente provenant de la vente des hydrocarbures ? La réponse est à l’évidence négative ; en l’absence d’une économie de l’offre, toute politique de relance économique par l’infrastructure se traduirait fatalement par une augmentation des importations.

C’est la problématique soulevée récemment par le Forum des chefs d’entreprises…

La formule « choisie » n’est certainement pas la bonne, bien au contraire, cette injection massive de la monnaie sans contrepartie productive va se traduire par une importante inflation qui va écumer le pouvoir d’achat des revenus fixes tout en creusant les inégalités sociales déjà criantes. En revanche, il y a lieu de pronostiquer que malgré ses méfaits économiques, cet « arrosage généreux » va procurer des dividendes politiques éphémères certes, mais néanmoins réelles pour le régime en place. Le caractère rentier et distributif de l’Etat va se renforcer, la base clientéliste va s’élargir momentanément et les circuits de corruption vont s’animer. Par ailleurs, les réformes économiques vont être repoussées à plus tard et la crise du système productif va perdurer.

En votre qualité d’économiste et universitaire, vous êtes-vous intéressé aux retards enregistrés dans la réalisation des projets et aux surcoûts que cela implique ?

Le retard dans la réalisation de projets et les surcoûts que cela engendre peut avoir de nombreuses origines, mais elles convergent toutes vers deux causes : l’absence de transparence dans l’attribution des marchés, d’une part, et d’autre part, la forte perturbation du marché national. En ce qui concerne le premier aspect, il est clair que lorsque l’attribution des marchés se fait sur des critères politiques et/ou clientélistes, le poids des commissions et autres pots-de-vin pèsent sur les coûts des projets et leurs délais de réalisation. S’agissant de la perturbation du marché national, il est important de savoir que la sphère marchande algérienne évolue dans une absence totale de visibilité : les hausses subites des prix de produits, les pénuries… sont fréquentes et contribuent de fait aux retards et aux surcoûts. Cependant, il y a lieu de remarquer que ces deux facteurs sont « inter-liés » et en rapport direct avec le modèle politico-économique imposé aux Algériens.

Quelles sont, d’après vous, les autres incohérences constatées dans la conduite des grands projets en Algérie ?

Le problème est moins dans la conduite des projets que dans leur utilité eu égard à l’extrême gravité dans lequel évolue la sphère marchande algérienne. Ce dont a besoin l’Algérie aujourd’hui est de rompre avec le système rentier au profit d’un système productif et concurrentiel. Une double transition vers la démocratie et le marché sont une nécessité vitale pour le pays.

Faut-il réhabiliter aussi les organismes de contrôle pour le suivi, l’évaluation des projets et l’affectation du budget ? L’absence de transparence budgétaire et la corruption sont-il des facteurs à l’origine de surcoûts dont souffrent les grands projets en Algérie ?

Je ne crois pas trop aux formules de contrôle administratif dans un système politico-économique où la prise de décisions est du ressort des cénacles et autres officines non institutionnels. Lorsque le choix des responsables obéit à des critères autres que démocratiques, le contrôle a posteriori des projets ne peut être que nul et/ou neutralisé. L’Etat s’épuise à recruter des contrôleurs et des contrôleurs de contrôleurs sans résultat. La corruption est bien évidemment à l’origine des surcoûts dont souffrent les grands projets en Algérie. La solution réside, à mon avis, moins dans la réhabilitation des organismes administratifs de contrôle que dans la réinstauration du processus de contrôle populaire des institutions au travers la sacralisation du suffrage universel.

Par Ali Titouche

le sage
05/07/2010, 22h15
j'ai l'impression que ce journaliste en ce qui conçerne les retards des projets il parle de la période socialiste

actuellement tout le projets sans dans les délais et normes internationales

citoyen
05/07/2010, 22h18
petit rappel des offres financières de l'époque :
Autoroute Est-ouest
Les offres financières connues

L’Agence nationale des autoroutes (ANA) a procédé, hier, à Alger, à l’ouverture des plis des offres financières du plus grand projet d’infrastructure autoroutière, à savoir l’autoroute Est-Ouest.


Sept groupements d’entreprises de diverses nationalités ont soumissionné pour ce projet de trois lots différents (Est, Centre, Ouest). Il s’agit des groupements Bechtel (USA), Cojaal (Japon), CSCEC et Chec (Chine), CITC et CRCC (Chine), le groupement Italia (Italie) composé des entreprises (CMC, Todini, Pizartti et Impregilo), le groupement portugais Lusogroupe et le groupement franco-allemand Razel/Vinci Bilfinger. Les offres financières présentées en séance publique en présence des représentants des soumissionnaires, des responsables de l’ANA et ceux du ministère des Travaux publics ont toutes donné l’avantage, jusqu’ici, au groupement chinois CITC/CRCC dont la proposition financière est la moins chère. En effet, pour le lot est d’un linéaire de 399 km (de Bordj Bou Arréridj aux frontières algéro-tunisiennes), l’offre financière dudit groupement est d’un peu plus de 175 milliards de dinars, alors que celui du groupement américain, par exemple, est de plus de 199 milliards de dinars et celui du groupement japonais est de plus de 197 milliards de dinars. Pour ce qui est du lot ouest (de Bordj Bou Arréridj à Chlef sur 169 km), le même groupement a fait une proposition financière, la moins disante, de plus de 26 milliards de dinars, devançant ainsi les Italiens (plus de 32 milliards de dinars) ou encore le groupement franco-allemand, Razel/Vinci Bilfinger (plus de 41 milliards de dinars). Le même groupement chinois a également été le moins disant pour le troisième lot (ouest, de Chlef aux frontières marocaines de 359 km). Son offre financière a été de plus de 44 milliards de dinars. Reste à préciser que rien n’est encore tranché définitivement puisqu’il ne s’agit que de simples offres financières et que la commission d’évaluation doit reprendre l’étude en vertu de la loi sur les marchés publics. Elle doit rendre sa décision finale d’ici à fin avril après une période de 10 jours consacrés à l’étude des éventuels recours. La signature des contrats aura lieu, croit-on savoir, début mai prochain et le lancement des travaux du projet débutera au plus tard en juin. Le coût total du projet est évalué à 5 milliards d’euros. Il devra être réalisé dans un délai maximum de 40 mois, insistent les responsables du ministère des Travaux publics.
El Watan du 29/03/2006

selon des indiscrétions bechtel (USA) aurait fait une offre globale et ferme pour la totale de 7 Milliards $, mais certains ont refusé cette offre, jugée à l'époque trop chère, ensuite tout le monde est tombé d'accord sur 11 Milliards, pour finir peut être aujourd'hui à 16 Milliards, 11 Milliards de plus que l'enveloppe initiale.

le sage
05/07/2010, 22h21
Pour les analyses des offres il y a beaucoup de critères ce n'est pas le prix uniquement il y a les capacités des entreprises etc...............

En plus aucune études n'est parfaite à cent pour cent

citoyen
05/07/2010, 22h25
Moins d'un mois après voilà ce qu'on pouvait lire dans la presse :
Le grand chantier de l’autoroute Est-Ouest va démarrer en mai. Les travaux qui vont durer trois ans, jusqu’en 2009, viennent d’être confiés à deux groupements asiatiques, l’un chinois et l’autre japonais.

Plus de six mois après le lancement de l’appel d’offres international restreint pour la réalisation de l’autoroute Est-Ouest, l’Agence nationale des autoroutes (ANA) a tranché en faveur des Chinois et des Japonais. En effet, selon un «avis d’attribution provisoire», la réalisation «clés en main» de l’autoroute Est-Ouest en deux fois trois voies est confiée au groupement japonais COJAAL pour le tronçon Est (399 km) et au groupement chinois CITIC/CRCC pour les tronçons Ouest (359 km) et Centre (169 km). Composé de six entreprises, le groupement japonais Cojaal a décroché la réalisation du tronçon Ouest (399 km) de l’autoroute Est-Ouest pour plus de 376 milliards de dinars (près de 5,2 milliards de dollars). Pour le lot Centre (169 km), le groupement chinois CITIC/CRCC a eu le marché pour plus de 192 milliards de dinars (environ 2,6 milliards de dollars). Le même groupement a décroché la partie Est (359 km) de cette autoroute pour une offre financière de plus de 258 milliards de dinars (près de 3,6 milliards de dollars). Les deux groupements se sont engagés sur un délai de 40 mois, comme exigé par l’Agence nationale des autoroutes. Avec 528 km sur les 927 km, les Chinois ont eu la part du lion de cette autoroute qui coûtera finalement près de 11,4 milliards de dollars. En décrochant un contrat de plus de 6,2 milliards de dollars, les Chinois confirment qu’ils sont de sérieux concurrents pour les groupements européens et américains en Algérie.

Ce contrat énorme intervient après une année difficile pour les entreprises chinoises en Algérie. En mars 2005, le gouvernement a reproché à des entreprises chinoises les retards dans la livraison de la nouvelle aérogare de l’aéroport d’Alger et les logements de l’AADL. Les grands perdants sont les groupes européens et américains. La réalisation de l’autoroute Est-Ouest échappe en effet aux français Vinci et Razel, aux italiens et portugais et à l’américain Bechtel. Vinci et Razel auraient présenté une offre technique incomplète alors que Bechtel a fait une offre financière trop chère par rapport aux concurrents. C’est également le cas des portugais dont l’offre a été jugée trop chère. «L’attribution de ce projet s’est faite dans la transparence totale. Le choix a été porté sur les groupements qui ont présenté les meilleures offres techniques et financières. Les considérations politiques n’ont pas été prises en compte. Personne ne s’attendait à ce que l’opération se déroule ainsi, cela renforce la crédibilité de l’Algérie vis-à-vis des grands groupes étrangers. Maintenant, le projet de l’autoroute Est-Ouest a pris forme et sera réalisé dans un délai de 40 mois à partir de mai prochain. On a longtemps spéculé sur l’attribution du projet et sa réalisation dans les délais. Le chantier de l’autoroute est le projet du siècle en Algérie», s’enthousiasme un haut responsable au ministère des Travaux publics.

Fin mars, la Commission d’ouverture des plis pour l’appel d’offres relatif à la réalisation du projet de l’autoroute Est-Ouest a procédé à Alger à l’ouverture des offres financières pour les trois lots de ce projet (Est, Centre et Ouest). Au total, sept soumissionnaires étrangers ont présenté leurs offres financières pour la réalisation des trois tronçons du projet autoroutier qui s’étend sur près de 1.000 km. Il s’agit de la société américaine Bechtel, qui a soumissionné individuellement, de 14 sociétés portugaises réunies dans le groupement Luso Group, de quatre sociétés chinoises représentant deux groupements (CSCEC/CHEC et CITIC/CREC), d’un groupement japonais formé par six sociétés, d’un groupement italien «Italia» composé de quatre sociétés et des sociétés françaises Razel et Vinci et l’allemande Bilfinger réunies dans un consortium franco-allemand. Pour le tronçon Est (400 km), cinq soumissionnaires, à savoir Bechtel, le groupement japonais, les deux groupements chinois et le groupement Italia, ont fait des offres qui varient entre 123 et 226 milliards de dinars. Outre les deux groupements chinois, Razel/Vinci/Bilfinger, Luso Group et Italia ont fait des offres financières définitives pour la réalisation du tronçon Centre (169 km) allant de 56,66 à 67 milliards DA. Quant au dernier lot (400 km), il a enregistré les offres de Bechtel, Luso Group, les deux consortiums chinois et Italia Group, situées entre 60 et 112 milliards DA.
Quotidien d'Oran du 16 Avril 2006

citoyen
05/07/2010, 22h28
>>>Pour les analyses des offres il y a beaucoup de critères ce n'est pas le prix uniquement il y a les capacités des entreprises

Je serai d'accord avec toi si CITIRC et COJAAL étaient des entreprises connues, surtout par les kadors de l'ANA.
En moins de 20 jours, ils ont pu réevaluer le projet :mrgreen:.

le sage
05/07/2010, 22h33
Je serai d'accord avec toi si CITIRC et COJAAL étaient des entreprises connues, surtout par les kadors de l'ANA.
En moins de 20 jours, ils ont pu réevaluer le projet :mrgreen:.


pour la révaluation il y une loi pour ça ci ils ont bénéficié de cette révaluation c'est leur droit le plus absolu (voir code de l'opérateur public)
pour mieux connaitre la raison

en ce qui conçerne les entreprise connues avec leurs offres elle font parvenir toute les référence techniques et financières plus les références des projets réalisées soit dans leur pays ou dans d'autre pays
plus une enquete administrative de notre coté auprés des ambassades et consuls

shadok
05/07/2010, 22h39
Le sage

Beaucoup de projets sont en retard :

- Autoroute Est-Ouest : réception prévue 1er semestre 2010
- Métro d’Alger : réception prévue fin 2009
- Tramway : réception prévue 1er semestre 2010

etc…

La nouvelle ville de Hassi Messaoud, initialement prévue pour 2014 est repoussée pour 2017. Depuis le départ de Khelil, c'est Ouyahia qui prend le dossier en main. Un contrat d'études et suivi d'execution de 312 millions d’euros avec SNC Lavalin a été annulé.

le sage
05/07/2010, 22h41
Le sage

Beaucoup de projets sont en retard :

- Autoroute Est-Ouest : réception prévue 1er semestre 2010
- Métro d’Alger : réception prévue fin 2009
- Tramway : réception prévue 1er semestre 2010

etc…

La nouvelle ville de Hassi Messaoud, initialement prévue pour 2014 est repoussée pour 2017. Depuis le départ de Khelil, c'est Ouyahia qui prend le dossier en main. Un contrat d'études et suivi d'execution de 312 millions d’euros avec SNC Lavalin a été annulé.
je ne peut répondre

shadok
05/07/2010, 22h43
Exclusif. Nouvelle ville de Hassi Messaoud : Ouyahia prend l’affaire en main, un nouvel appel d’offres en septembre et la réception repoussée à 2017

Initialement prévu pour 2014, le faramineux projet de construction de la Nouvelle ville de Hassi Messaoud ne sera réceptionné qu’en 2017 et ce dans le meilleur des délais, a appris «Algérie-Focus.com» de source proche du ministère de l’Energie et des Mines.

Le DG de l’ENVH (Établissement de la ville nouvelle de Hassi Messaoud), Mourad Zeriati, aura beau rassurer l’opinion publique, le projet de la gigantesque ville pétrolière a connu son premier couac tout de suite après l’éviction de Chakib Khelil du ministère de l’Energie et des Mines, remplacé par Youcef Yousfi.

Le premier symptôme de ce revirement fut l’annulation, il y a un mois, d’un contrat de 312 millions d’euros avec le Groupe canadien SNC Lavalin portant réalisation des études et suivi de l’exécution.

L’enchaînement a été révélateur, le Premier ministre Ouyahia ayant décidé de centraliser cette opération à son niveau et non plus, comme ce fut le cas dès le départ, par le biais de l’ENVH et donc du Département de l’Energie.

«L’affaire de la nouvelle ville de Hassi Messaoud est partie intégrante de la politique de nettoyage amorcée dans le ministère de l’Energie pour évacuer les résidus de l’ère Khelil. Il n’y a rien de technique dans ces annulations. C’est purement politique », nous confie notre source.

«L’ENVH a décidé, sur injonction du Premier ministre, de scinder les contrats d’études et de réalisation. L’appel d’offres pour la phase des études techniques sera lancé au plus tard en septembre prochain. Une fois lancées, les études techniques dureront 3 ans alors que la réalisation prendra 4 ans, ce qui ramène la date de livraison de ce projet à 2017, dans les meilleures des conditions», précise notre source.

En outre, le projet de la Nouvelle ville de Hassi Messaoud sera suivi et contrôlé rigoureusement, dans toutes ses phases, par la Caisse nationale d’équipement pour le développement, organisme public, dépendant du ministère des Finances et spécialisé dans le contrôle des dépenses publiques.

Pour rappel, l’estimation prévisionnelle du projet de la Nouvelle ville de Hassi Messaoud est de 6 milliards de dollars. «L’affaire de la Ville nouvelle de Hassi Messaoud n’est qu’une manifestation d’une reprise en main musclée des affaires du pays par Ahmed Ouyahia. Ceci dit, cette action n’est pas totalement dénouée de sens, vu l’importance financière et stratégique de ce projet», conclut notre source.

Nina A.

Algérie Focus

citoyen
05/07/2010, 22h46
20 jours c'est un peu trop peu, la loi est peut être claire mais les délais sont fantaisistes pour un projet de cette taille.

D'ailleurs les résultats sont là :

-Nous avons dépassé les délais réglementaires ou du moins ce qui a été inscrit dans les contrats dont le délais expirent ce mois !
-Une affaire de corruption est en cours d'instruction par les services concernés dont les ramifications dépassent les frontières
-Un coût exorbitant au regard des tarifs pratiqués dans les pays industrialisés réputés le plus chers à cause de la main d'oeuvre particulièrement coûteuse.

La loi algérienne elle s'est arrêtée depuis la signature du contrat voire avant.

Le dindon de la farce s'appelle "peuple algérien" El Chaab El Aadhim.

le sage
05/07/2010, 22h52
20 jours c'est un peu trop peu, la loi est peut être claire mais les délais sont fantaisistes pour un projet de cette taille.


elle peut etre meme d'un jour c'est la remise de l'ordre de service de commencement des travaux qui n'a pas était remise a tant (délai six mois)pour la remise de l'ordre service faute de quoi l'entreprise a le droit de révalué ces prix

ça n'a rien a voir avec les délais d'éxecution

le sage
05/07/2010, 23h02
Code des marchés publics - REGLEMENTATION DES MARCHES PUBLIQUES (http://www.mf.gov.dz/codes/RMP.pdf)


voila mes amis vous pouver lire et comprendre les marchés publicques et la règlementation qui les gères

et comprendre l'actualisation et la révision des prix le mode de paiement avenant pénalités de retard etc....

citoyen
05/07/2010, 23h05
L'ordre de service a été émis le 18 septembre 2006 et expire donc le 18 Janvier 2010, après c'est pénalités.

Nous sommes le 5 Juillet 2010 et au lieu de payer des pénalités, les chinois réclament 2 milliards de plus, les japonais eux ont massacré l'écologie de plusieurs zones sur leur tronçon et sont prêts eux aussi à demander une rallonge :mrgreen:.

Alors c'est nickel ou pas cette histoire !

le sage
05/07/2010, 23h07
L'ordre de service a été émis le 18 septembre 2006 et expire donc le 18 Janvier 2010, après c'est pénalités.


pour l'ordre de service il faut qu'il soit remis avant les six mois aprés l'ouverture des plis

j'ai posté la règlementation tu peut la lire et ci tu as un problème je peut t'expliquer au fur et a mesure

tu appuis avec la souris et tu aura la règlementation devant toi voir mon précédent message

CaboMoro
05/07/2010, 23h16
Le DG de l’ENVH (Établissement de la ville nouvelle de Hassi Messaoud), Mourad Zeriati, aura beau rassurer l’opinion publique, le projet de la gigantesque ville pétrolièr
______________________

pourquoi une gigntésque ville pétroliére qui n'oura aucun avenir quand le pétrol ne sera plus dans le sous sol.

citoyen
05/07/2010, 23h41
>>>pour l'ordre de service il faut qu'il soit remis avant les six mois aprés l'ouverture des plis
L'ouverture des plis a eu lieu le 28 Mars 2006 six mois après c'est à dire le 28 Septembre 2006, ou est le problème.

Moi je dis que l'ordre de service a été émis le 18 Septembre 2006 conformément à la réglementation, mais la clause principale du contrat est bafouée puisque la réception des lots est attendue avant le 18 Janvier 2010 minuit après ce sont les pénalités qui sont activées !

Par ailleurs selon ton document la révision de l'offre n'est pas du seul ressort du contractant prestataire mais elle doit être accompagnée de l'aval du client, donc l'ANA a accepté un surcoût de 6,4 Milliards en référence des offres constatées lors de l'ouverture des plis !

Question à un milliard de dollars ?

le sage
06/07/2010, 08h57
le problème c'est que l'ordre de service de commencement des travaux a était remis plus de six mois aprés l'ouverture des plis donc ils ont droit a l'actualisation des prix

pour la révisions des prix ils ont droit ci le marché dépasse les trente six mois d'exéction du projet et qu'il ne porte pas la mention ferme et non revisable

ce n'est pas mon document c'est le document officiel de l'état c'est a dire la règlementation actuel des marchés publics

citoyen
06/07/2010, 09h24
>>>le problème c'est que l'ordre de service de commencement des travaux a était remis plus de six mois aprés l'ouverture des plis donc ils ont droit a l'actualisation des prix

L'ANA dit que l'ordre de service a été remis dans les temps c'est à dire le 18 septembre 2006 donc avant les six mois réglementaires, elle a communiqué sur ce détail, qui croire ?
Le SAGE ou l'ANA !

>>>pour la révisions des prix ils ont droit ci le marché dépasse les trente six mois d'exéction du projet et qu'il ne porte pas la mention ferme et non revisable

Et moi j'ai dis, Ok pour la révision mais un surcoût de + 120% par rapport aux offres initiales est peu raisonnable !

le sage
06/07/2010, 09h28
c'est le maitre de l'ouvrage qui a raison pour l'ordre de service mais ci l'entreprise justifie le retard de la remise elle ouvre droit a l'actualisation des prix

le calcul se fait d'aprés les prix réel regarde cette partie de la règlementation et tu comprendra encore mieux

pour le pourcentage c'est l'inflation dans notre pays qui augmente a tout moment car l'état d'arrive pas a dominé les prix c'est comme les fruits et légumes etc a titre d'exemple

citoyen
06/07/2010, 09h46
Tes explications sont vagues
Une inflation de 120% en quelques jours, la révision des offres a été faites avant l'ordre de service donc conforme à l'article 54 du code, il n'y a aucun problème je le répète, puisque le délai de six mois est respecté par les parties contractantes. Mais 120 % de surfacturation n'est pas raisonnable.

C'est comme si tu dis voilà je lance un cahier des charges pour acheter un stylo bic, tu reçois les offres conformément à la reglementation avec société A 10 Da, B 10,2, C 11 Da etc, ensuite ces offres sont révisées et tu as société A 100 Da, B 130 Da, C 300 Da. Donc ils peuvent même réviser leur prix de 400%, 500% 600% et personne ne bouge pourtant l'article 53 précise qu'il y a des indices à respecter et je ne pense pas que les indices de l'inflation de l'époque permettaient un surcoût de + 120 % !

le sage
06/07/2010, 09h51
il faut lire la règlementation qui est trés claire mais pas vague comme tu le dit

et tu as parfaitement raison de tout ce que tu dit et ce que tu penses

ce sont c'est indice qui augmentent comme des flèches en algérie

pour ne pas te répondre dans le vagues il me faut le marché sous la main la règlementation et le C.C.A.G

citoyen
06/07/2010, 10h05
>>>ce sont c'est indice qui augmentent comme des flèches en algérie

Pouvons nous se fier à cet aveu de ta part, pour expliquer ce surcoût ou plutôt sur l'interprétation aléatoire du code des marchés qui rapplelons le est une copie conforme du code des marché publics Français !

Par ailleurs pour rester réaliste, tout le monde sait que ce marché est entouré de zones d'ombre et que le pays y a laissé ces dents.

Nous verrons aussi, dans quelques années, la qualité de cet ouvrage et sa conformité avec les normes internationales.

>>>pour ne pas te répondre dans le vagues il me faut le marché sous la main la règlementation et le C.C.A.G

En principe c'est du domaine public étant donné que c'est un marché public, seul bémol aucune entreprise algérienne n'a eu le privilège de soumissioner donc toi comme moi nous ne verrons jamais ces documents et nous serons obligé de bitumer le forum avec nos discutions -enfin nous avons 40 mois pour saturer FA- sauf si M. L'admin décide de mettre un terme au chantier :mrgreen:.

le sage
06/07/2010, 10h11
Le projet est presque terminé il reste a peine une petitre tranche entre constantine et la frontière tunisienne

inchallah un autre projet plus important

citoyen
06/07/2010, 10h36
Inchallah ! et en attendant quelques perles du feuilleton du siècle

Alger-Lakhdaria en 10 minutes !

Alger- Lakhdaria en 10 minutes, est-ce une utopie ? En tous les cas pas aux yeux du ministre des Travaux publics qui annonce cette bonne nouvelle à nos automobilistes qui se plaignent de plus en plus des difficultés de la circulation qu’ils endurent au quotidien.

Le Dr Amar Ghoul qui a assisté hier à la cérémonie de finalisation des travaux de raccordement des deux extrémités du tunnel de la montagne de Bouzegza, au niveau du tronçon autoroutier reliant Larbaâtache (Boumerdès) et Lakhdaria (Bouira) semble sûr de lui et réaffirme plus d’une fois sa conviction. « Oui, je le répète ! Il sera désormais possible de faire moins de dix minutes entre Alger et ex-Palestro lorsque ce tronçon de l’autoroute Est-Ouest sera livré totalement », assure-t-il en présence de l’ambassadeur de la Chine et des walis de Boumerdès et de Bouira.

Avec la réception du tronçon en question, probablement à la fin de cette année 2010, l’axe Alger-Lakhdaria sera en effet rétréci car si la distance aujourd’hui entre ces deux villes est de 85 km, il n’en sera pas de même sur ce nouvel itinéraire. « Ce qui est certain, c’est que les usagers de la route ne mettront pas autant de temps dans leurs véhicules comme c’est le cas aujourd’hui où il faudrait trois heures pour regagner la capitale à partir de Lakhdaria », ajoute le ministre qui ne manquera pas de rendre hommage à tous ceux qui ont contribué dans ce chantier, qualifiant au passage cette journée de « mémorable ».

Le tronçon Larbaâtache-Lakhdaria comprend notamment 15 viaducs et 4 tunnels (2 tubes de 1,6 km et 4 km) pour un total de 13 millions de m3 de remblais utilisés dans ce grand chantier. Amar Ghoul tient à ce propos à souligner la « complexité » de ce projet en raison des contraintes géologiques et hydrogéologiques rencontrées sur le terrain par l’entreprise chinoise à qui a échu cette réalisation ainsi que des reliefs de la région qui sont compliqués. Sol hétérogène, glissements de terrains, éboulements, etc. Il faut reconnaître que la mission n’était pas une sinécure à telle enseigne qu’il a fallu dans certaines situations recourir aux explosifs. Les coûts des travaux sont quant à eux estimés à 25 milliards de dinars. « Pour vous donner une idée sur ces difficultés, sachez que ce qu’on a entrepris pour réaliser 20 km équivaut à faire 250 km en d’autres circonstances et sur d’autres tronçons plus cléments », explique le ministre des travaux publics qui avance l’échéance du mois d’août prochain pour livrer le 4e tunnel.

Sur un autre registre, et évoquant l’autoroute Est-Ouest, Amar Ghoul avance un taux de 91% concernant l’avancement des travaux et révèle par ailleurs que 42 aires de services et 76 aires de repos seront implantés tout au long du tronçon. « Pour les aires de services, ce sont presque des villes puisqu’ils offrent toutes les commodités et déjà, Naftal qui gèrent ces structures a acquis tous les équipements nécessaires à leur fonctionnement », indique-t-il en relevant également la mise en place de 54 stations de péage, 12 centres d’entretien chargés de la gestion et de la maintenance de l’autoroute Est-Ouest et enfin l’implantation de 22 regroupements de la gendarmerie nationale et autant d’unités de la protection civile.

Le tapis volant :mrgreen:.

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