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arayzon
05/07/2010, 22h06
Le chômage, les plans de rigueur et l'essoufflement de la demande en Asie pèsent sur la reprise. En juin, l'activité a ralenti dans les services et l'industrie européenne.


Les nuages s'accumulent sur la conjoncture européenne, menacée de retomber en récession au second semestre. L'activité qui s'était bien reprise en début d'année donne des signes d'essoufflement inquiétant au deuxième trimestre. L'indice composite des directeurs d'achats (PMI) de la zone euro, qui synthétise l'activité dans les services et l'industrie, a ainsi reculé pour le second mois d'affilée en juin.

Il est tombé à 56 points, son plus bas niveau depuis trois mois, a précisé la société Markit qui le publie. Il reste cependant au-dessus de la barre des 50, ce qui marque une progression de l'activité mais à des rythmes moins forts. «La zone euro pourrait avoir désormais atteint un plafond de croissance et fait face à des risques accrus de ralentissement dans les prochains mois», a relevé Chris Williamson, chef économiste de Markit, dans un communiqué.

L'épargne augmente

La même tendance est visible en Royaume-Uni. L'indice PMI dans les services témoigne des risques qui pèsent sur la demande intérieure, handicapée par les difficultés persistantes sur le marché du travail et la généralisation en Europe des plans de restriction budgétaire.

L'indice de confiance decs ménages est orienté à la baisse. Les perspectives d'achat pour les douze prochains mois ont atteint un niveau particulièrement bas. «Compte tenu de l'incertitude, les ménages sont plus orientés vers l'épargne que la consommation», commente Clemente de Lucia, économiste à BNP Paribas, alors que l'effet des plans d'austérité s'annonce plus marqué en 2011. «Sur 2010, on prévoit une baisse de PIB de 0,2% liée aux mesures d'économie et d'un peu plus de 1% l'année suivante», poursuit l'économiste.

Les signaux pour les prochains mois ne sont pas plus favorables du côté des entreprises, dont l'investissement reste faible en raison des capacités de production excédentaires. Pour Chris Williamson, «le signe le plus évident du ralentissement» est «le volume modéré des affaires en Allemagne et en Italie». Ceci est sans compter la décélération de l'économie chinoise, qui va handicaper les exportations européennes, principal moteur de la reprise au premier semestre. Si la croissance du PIB est prévue pour cette année autour de 1,2%, elle devrait fléchir nettement en 2011 autour de 0,6%.

Par Anne Cheyvialle

Source : lefigaro.fr

jawzia
05/07/2010, 22h48
Pendant ce temps, la Turquie à fait 14.7% de croissance au premier trimestre 2010.

Les centres de gravité de la croissance se déplacent à l'Est voire l'extrême Est ;)

citoyen
05/07/2010, 23h05
C'est inéluctable, les déficits de la balance commerciale européenne sont pour la plupart dans le rouge, nous allons avoir bientôt des périodes de solde bien plus longues.

arayzon
05/07/2010, 23h14
Hbibna jawzia, wèch rak;)

Pendant ce temps, la Turquie à fait 14.7% de croissance au premier trimestre 2010.

Les centres de gravité de la croissance se déplacent à l'Est voire l'extrême Est ;)

Il a fallut que la tempete Américaine "subprime" s'abatte sur l'Europe pour s'apercevoir de sa vulnérabilité perte de repères,crises identitaires,manque d'innovation.La nature a horreur du vide,donc...

A+.

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