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bledard_for_ever
08/07/2010, 13h20
La loi de finances complémentaire pour 2009 a offert une occasion d'aborder cette question, mais les réactions qu'elle a suscitées, sont restées superficielles au regard de l'importance de l'enjeu que véhicule pour notre économie, cette ouverture. Quelques faits.
C'est avec les Accords signées avec le Fonds Monétaire International dans le cadre du rééchelonnement de notre dette extérieure, que des actions d'ouverture commerciale de notre économie furent imposées à notre pays au titre des nombreuses conditionnalités à remplir pour être éligible au reprofilage de notre dette – suppression de toute protection non tarifaire, réduction de la protection tarifaire, convertibilité partielle (commerciale) du dinar, nouveau Code des Investissements autorisant l'investissement étranger à 100%... L'économie algérienne met fin à trente années de protectionnisme, de monopole d'Etat sur le commerce extérieur, de refus de la libéralisation financière. Et cette ouverture devait se faire rapidement, le gradualisme n'ayant jamais eu la préférence du FMI, demande d'accès à l'OMC, signature de l'accord d'association avec l'Union Européenne, agrément des banques privées nationales et étrangères, ouverture à l'investissement direct étranger.

Quel bilan peut-on faire aujourd'hui de cette ouverture ?
Notons d'abord qu'entre 2001 et 2008 la moyenne des droits de douanes, pondérée par les importations, passe de 16, 8% à 8,8%. Cette baisse est d'autant plus à souligner qu'elle s'est accompagnée de la suppression des valeurs administrées et celle du droit additionnel provisoire (DPA) (cf étude du FCE, Mai 2009)

Cette baisse de la protection du marché intérieur, s'est immédiatement traduite par une croissance régulière des importations et leur explosion en 2008 comme le montre le tableau suivant :

Evaluation des importations de marchandises (en milliards de dollars)

Année 2002

2003
2004
2005
2006
2007
2008
Valeur
12,01
13,32
17,95
19,86
20,68
26,35
37,39
Bien évidemment, l'explosion des importations s'explique aussi par les plans de relance importants mis en œuvre par l'Etat et qui ont nécessité pour leur réalisation, des importations de matériaux, d'équipements et autres demi-produits.

Mais cette hausse des importations est aussi due, bien sûr, à la relative facilité qu'ont trouvé les nombreux nouveaux importateurs, à recourir aux marchés extérieurs, et notamment asiatiques, pour inonder le marché national de marchandises pas toujours utiles et souvent de mauvaise qualité.

De même, la libéralisation du marché des véhicules automobiles a aussi contribué, pour sa part, à cet alourdissement de la facture de importations puis que en 2008, nous avons importé pour près de 4 milliards de dollars de véhicules automobiles.

Cette ouverture commerciale de l'économie algérienne a favorisé l'installation de 25 548 sociétés exerçant dans l'activité d'import-export (les Algériens préfèrent parler d'import-import !) dont plus de 1 800 détenues par des étrangers à 100% et qui font de la revente en l'état.
Et cette croissance sans précédent des importations a touché tous les produits : alimentation, matières premières et demi-produits, équipements, biens de consommation industriels.

Bien évidemment la première conséquence de cette économie d'importation qui s'est mise en place, est la très forte perte de parts de marché de la production locale. Dans le secteur industriel, par exemple, le déclin est sans précédent aussi bien dans sa partie publique que privée.

Part de l'industrie dans le PIB (en %)

Année 2002

2003
2004
2005
2006
2007
2008
Part dans le PIB
7,5
6,8
6,3
5,6
5,2
5
4,4

On importe de plus en plus, on produit de moins en moins !
Nous n'importons pas que des biens. Nous importons aussi des services et la croissance de ces importations a été encore plus importante que celle des importations de marchandises.

L'évaluation de nos importations de services a été la suivante entre 2004 et 2008 :

2004 2005

2006
2007
2008
3,86
4,78
4,78
6,93
11,08

(en milliards de dollars)
84,60% de ces importations de service concernent les services de transports maritime et aérien, les services du bâtiment et des travaux publics et les services techniques aux entreprises.

Ces importations de service ont cru de 11% par an en moyenne entre 2000 et 2009. La croissance des importations de services a été plus forte que celle des importations de marchandises. Cette explosion de ces importations, est due à une ouverture non contrôlée du marché algérien des services en faveur de l'extérieur, l'ouverture des différents secteurs des services se réalise sans diagnostic préalable, sans que soient définies clairement les objectifs recherchés.

Une récente étude du FCE montre même que dans beaucoup de cas l'Administration ignore totalement ce qui se passe réellement dans les secteurs des services. Comment les intervenants étrangers activent –ils dans ces secteurs ? Dans quel cadre légal exercent-ils leurs activités ? Quelles sont les compétences réelles de ces sociétés de services étrangères installées dans notre pays ?

Comme on peut le constater, l'ouverture de l'économie algérienne et notamment son ouverture commerciale a produit d'importants effets pervers qui ont détérioré nos comptes extérieurs sans qu'elles aient apporté à l'économie nationale une réelle valeur ajoutée dans la qualification de nos cadres, dans l'apprentissage de nos entreprises dans ces métiers importés chèrement payés et surtout sans que ces importations de services se justifient tout le temps. Des capacités réelles de production de services existent dans le pays mais sont ignorées au bénéfice du recours aux sociétés de services étrangères.
Une telle situation de notre commerce extérieur appelait naturellement des correctifs, des réajustements. C'est ainsi que le Gouvernement a pris la décision, de mettre de l'ordre dans ce domaine et la loi de finances complémentaire pour 2009 annonce la nouvelle démarche que les pouvoirs publics comptent développer pour mieux maîtriser l'ouverture commerciale de l'économie et avec elle mieux gérer les équilibres de la balance commerciale et de la balance des paiements

Par Abdelmadjid Bouzidi

ayoub7
08/07/2010, 15h57
Pourquoi le Gouvernement algérien a réajusté sa politique d’ouverture commerciale

Parce qu'elle était tres mal réfléchie et mal ajustée des le depart...

belk
08/07/2010, 16h43
Parce qu'elle était tres mal réfléchie et mal ajustée des le depart...

Non, cette ouverture nous a été imposée par le FMI à l'époque où certains vendus (principalement les généraux DAF) dirigeaient le pays.

Pourquoi un réajustement? et bien pour ne pas devenir comme le maroc:lol:

tariqlr
08/07/2010, 18h32
C'est avec les Accords signées avec le Fonds Monétaire International dans le cadre du rééchelonnement de notre dette extérieure, que des actions d'ouverture commerciale de notre économie furent imposées à notre pays au titre des nombreuses conditionnalités à remplir pour être éligible au reprofilage de notre dette – suppression de toute protection non tarifaire, réduction de la protection tarifaire, convertibilité partielle (commerciale) du dinar, nouveau Code des Investissements autorisant l'investissement étranger à 100%...
C’est à partir de ce moment que le mal a commencé. L’Algérie n’était pas prête et ne l’est toujours pas pour affronter les pays industrialisés. Plusieurs pays, surtout africains, se trouvent pillés et toujours pauvres dans des pays riches.
J.M. Barroso, président de la Commission, a déclaré sans prendre de gants : « Il faut à tout prix mettre fin au protectionnisme et aux réflexes patriotiques. » Pourtant ces mêmes pays que préside M. Barroso pratiquent le protectionnisme et subventionnent plusieurs secteurs économiques.
L’exemple de l’Amérique du sud nous montre et nous démontre qu’il y a autre chose à faire : « Pour la première fois depuis des centaines d’années, l’Amérique du Sud commence à prendre ses énormes problèmes à bras le corps. En réalité, de multiples manières, elle est devenue une des régions les plus intéressantes du globe »
Un autre exemple : L’ingérence sournoise du FMI et de la Banque mondiale en République démocratique du Congo.
Comme le souhaitait Hillary Clinton, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont fait annuler le méga-contrat signé entre la République démocratique du Congo et la Chine. Le FMI a demandé et obtenu au terme de sa dernière mission en République démocratique du Congo (RDC) la révision du fameux contrat chinois conclu en 2007. La suppression dans ce contrat de la garantie de l’Etat congolais ramène ainsi le prêt controversé de la Chine de 9 à 6 milliards de dollars. Cette convention qualifiée à tort de « contrat du siècle » prévoyait au départ 6 milliards d’investissements dans le développement d’infrastructures et 3 milliards de dollars pour le secteur minier. Le FMI a donc gagné le bras de fer contre la Chine mais surtout gardé la mainmise sur la politique économique de la RDC. Ce n’est que du chantage, ni plus, ni moins. Dette contracté par le dictateur Mobutu !
Les puissances financières utilisent les institutions internationales pour piller les ressources naturelles appartenant aux Congolais. (Voir KMT et First Quantum).
Chaque année, le service de la dette accapare environ 500 millions de dollars, soit presque trois fois l’aide d’urgence accordée par le FMI en mars dernier.
Rappelons également que ces institutions se sont rendues complices de graves violations de droit humains en soutenant financièrement des dictatures comme celles de Mobutu et l’apartheid en Afrique du Sud. La Banque mondiale et le FMI doivent donc impérativement rendre des comptes devant la justice et être remplacées par de nouvelles organisations internationales démocratiques et respectueuses des droits humains fondamentaux.
Renaud Vivien

zmigri
08/07/2010, 20h47
Pourquoi le Gouvernement algérien a réajusté sa politique d’ouverture commerciale parce que l'Algérie est un état souverain et personne ne doit lui dicter ce qui est bien ou mauvais pour elle.
En éloignant les rapaces elle peut utiliser ses neurones de manière optimale.

absent
08/07/2010, 21h02
Commencée en 1983/1984, la crise économique en Algérie a été aggravée, dés 1986, par les chutes des prix du pétrole et du dollar qui ont réduit les revenus des exportations, fondés à 95% sur les hydrocarbures. Jusque la, conforté par ses excédents en devises, le pays dépensait (en empruntant) pour importer principalement, 80% de sa consommation alimentaire. L’Algérie avait accès sans problèmes jusqu’à 1988, au marché internationale des capitaux. Les recettes pétrolières ont commencé à chuter, la croissance annuelle chute, les réserves de change diminuent et la paupérisation s’aggrave.

En 1988 les premiers contacts de l’Algérie avec la Banque mondiale (BIRD) ont été entrepris. L’Algérie avait préféré alors négocier avec la banque mondiale un financement destiné à l’ajustement structurel devant toucher l’ensemble des secteurs économiques. En ce moment, et selon la Banque d’Algérie, les recettes des exportations avaient encore chuté en 1988 de 12% par rapport à 1987 après avoir déjà reculé de 35% entre 1985 et 1986 passant de 13,08 M$ à 8,06M$. Les importations qui étaient pour une grande partie incompressibles ont été ramenés de 8,8 M$ en 1985 à hauteur de 7,88 M$ en 1986. Au moment où les exportations et les importations ont baissé, le montant de la dette arrivée à échéance passe de 4,93 M$ en 1985 à 4,95 M$ en 1986, portant ainsi le ratio : service de la dette / exportation de 35% à 54,3%, contre 27,6% en 1979 ; 29,63% en 1982 et environ 33 à 35 % entre 1982 et 1984.

En fin de l’année 1988 ce ratio a fait une montée dramatique à 78,2% des recettes des exportations. Dans une telle situation, il n’était pas surprenant d‘arriver à un niveau de déficit de la balance des comptes courants de plus de 2,09 M$ soit l’équivalent de 30% des importations. Les prévisions pour l’année 1989 ne prêtaient pas non plus à l’optimum. L’instabilité du marché pétrolier mondial duquel dépendait fortement l’économie nationale était telle qu’était difficile de voir clairement l’avenir. C’est ainsi que le gouvernement a été contraint de relancer les discussions de Bretton Woods.

La possibilité d’élargir les négociations au FMI, sans aller toutefois jusqu’à solliciter un programme de stabilisation tel que connu et conçu par cette institution, n’étant pas écartée. Ce qui a été fait par la suite puisqu’un premier accord Stand Bay été signé entre l’Algérie et le FMI le 31 mai 1989. Cet accord a été accompagné d’une Facilité de financement compensatoire (FFC) pour un montant de 560 m $. Un second accord similaire a été signé en juin 1991 pour un financement de 400 m$. La consommation de ce crédit n’était pas totale, car la quatrième tranche a été bloquée par le créancier en raison de non respect par l’Algérie, de certaines closes en relation avec le critère de performance. Un troisième accord Stand Bay a été signé en mai 1993.

Le gouvernement algérien avait bénéficié conformément aux dispositions de cet accord, d’un financement compensatoire de l’ordre de 1M$. L’engagement de négociation avec le FMI (Fonds monétaire international) dans le but de soutenir le programme de relance économique a amené l’État à accepter en 1989 une libéralisation partielle du commerce extérieur. Un mécanisme plus souple d’allocation de devises aux entreprises est venu ainsi remplacer le système de contrôle centralisé des importations. Désormais, seules les importations financées sur crédits de plus de 90 jours étaient soumises à l’autorisation de la Banque centrale. Pour les importations d’un montant de moins de 2 millions de $, la loi 90-10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et au crédit a été complétée en août de la même année par une loi de finances respectives prévoyant, entre autres l’ouverture du marché algérien à l’installation de concessionnaires et de grossistes qui ont contribué par la suite d’une façon très significative au démantèlement progressif des monopoles d’importation. Ces concessionnaires qui jouissent de droits exclusifs de distribution des produits de fournisseurs étrangers devaient néanmoins obtenir au préalable du Conseil de la Monnaie et du Crédit l’autorisation nécessaire à l’importation ou l’acceptation des investissements étrangers. Les importateurs agrées sont autorisés également à importer certains biens sans restriction aucune, à condition qu’ils soient financés sur leurs propres ressources en devise. De plus, les importations inférieures à 10 000 $ ne sont nullement réglementées. La réforme du régime du commerce extérieur a permis surtout de ramener l’obligation de rétrocession des devises provenant des exportations à 50% pour les produits agricoles, à 20% pour les rentrées au titre du tourisme et du vin, et à 10% pour le transport, les assurances et les services financiers.

L’élargissement des mesures de démonopolisation du commerce extérieur à partir de 1991 a permis à toute personne physique ou morale inscrite au registre de commerce de l’Algérie d’avoir facilement accès à l’importation de biens soit pour son propre usage ou en vue de les revendre à titre de grossistes, à l’exception des produits dont l’importation est interdite par la loi. L’accès des importateurs aux devises au taux de change officiel était totalement libre. Cette flexibilité dans le financement des importations a été quelque peu modérée en 1992, suite à la complication de la situation des équilibres financiers de l’économie nationale. La liste des biens interdits à importer a été élargie à de nouveaux produits et les banques commerciales n’étaient pas obligées de faire approuver par la banque centrale leurs avoirs en devises provenant d’emprunt à l’étranger ou l’exportation des hydrocarbures.

Pendant les trois années 1990-91-92, la crise a été étouffée grâce à l’augmentation des cours de brut suite à l’éclatement, en janvier 1990, de la guerre du Golfe. Selon la Banque d’Algérie, le montant des exportations algériennes en hydrocarbures était de 12,384 M$ en 1990, contre 11,975 M$ en 1991, et 10,848 M$ en 1992, il a fallu que ce montant descend à 9,59 M$ en 1993, pour que le vase déborde et que la crise, reportée plusieurs fois, surgisse d’un seul coût. À la même année, l’Algérie avait remboursé, dans le cadre de service de la dette, quelques 9,05 M$, soit un ratio service de la dette/exportation de près de 83% et les réserves de change sont descendues à un niveau catastrophique ne pouvant couvrir plus d’un mois et demi d’importations. L’économie nationale a failli connaître la situation de cessation de paiement similaire à celle qu’a connue le Mexique au début des années 1980 ou l’Argentine à la fin de la décennie 90.

Les réformes 1989-1993 n’ont presque rien changé à la situation. À commencer par la restructuration des entreprises publiques qui a été commencée au début des années 1980 sans aboutir en fin à refondre de véritables secteurs économiques capables d’être producteurs de richesses au lieu d’en être consommateurs.

Bien au contraire la restructuration des entreprises publiques avait aggravé la situation de leur trésorerie dans la mesure où leur autonomie n’avait pas été précédée de l’assainissement de leurs déficit accumulés pendant plusieurs années d’économie dirigée et de prix administrés. Le gouvernement n’avait pas prévu également un système de compensation des pertes induites par une série de dévaluations du dinar qui a dopé les coûts des consommations intermédiaires importés pour la plupart et le volume de leurs dettes. Certaines entreprises se sont trouvées parfois avec une masse salariale dépassant leur chiffre d’affaires. D’autres n’arrivaient pas à payer leurs travailleurs que sur découvert bancaire…


Wikipedia

ould omar
08/07/2010, 21h07
Posté par belk
Pourquoi un réajustement? et bien pour ne pas devenir comme le maroc
Ouais..trés pertinent comme argument !

Bachi
08/07/2010, 21h10
Salut Ould Omar...

Tu dois savoir que le premier objectif économique de l'Algérie, c'est de ne pas être comme le Maroc

ould omar
08/07/2010, 21h17
Salut Ould Omar...

Tu dois savoir que le premier objectif économique de l'Algérie, c'est de ne pas être comme le Maroc

Salut Bachi ,
Je l'ignorais !
Et l'inverse est vrai !:D

MOUMS
08/07/2010, 21h22
oueld omar

Salut Bachi ,
Je l'ignorais !
Et l'inverse est vrai !:D

Oui c'est vrai que les modeles economiques du maroc et de l'algerie sont a l'opposé, mais tant que les deux sont satisfait du leur je ne vois pas d'interet d'en debattre.. bonne chance a nous deux :)

Bachi
08/07/2010, 21h28
J'espère que vous ne m'avez pas pris au sérieux, les gars...héhéhé

ould omar
08/07/2010, 21h31
J'espère que vous ne m'avez pas pris au sérieux, les gars...héhéhé

Re-salut Bachi

Bien sur que non !:D

Moi aussi c'était du second degré !:D

hugochavez59
08/07/2010, 21h44
le maroc est tellement exemplaire....

que je vous souhaite dy vivre les conditions du peuple

je vous le souhaite sincerement.....parce que ca merite bien :rolleyes:

FRIMIJA
08/07/2010, 21h51
Deux pays qui ,au lieu de faire en sorte de sortir du sous dévellopement dans lequel ils pataugent, se crepent les chignons en des disputes steriles pour un "leadership"régional qui , meme s'il se réalise,ne fera d'eux que de toujours miniscules etats sans consistance dans la hierarchie mondiale.
Seul un regroupement des pays de toute la région pourra leur donner une certaine importance et encore...

MOUMS
08/07/2010, 21h57
FRIMIJA

Deux pays qui ,au lieu de faire en sorte de sortir du sous dévellopement dans lequel ils pataugent, se crepent les chignons en des disputes steriles pour un "leadership"régional qui , meme s'il se réalise,ne fera d'eux que de toujours miniscules etats sans consistance dans la hierarchie mondiale.
Seul un regroupement des pays de toute la région pourra leur donner une certaine importance et encore...




Bachi

j'espère que vous ne m'avez pas pris au sérieux, les gars...héhéhé

Moi si, lol! mais bon c'est pas non plus totalement faux...

hugochavez59
08/07/2010, 22h01
Seul un regroupement des pays de toute la région pourra leur donner une certaine importance et encore...

lalgerie ne veut pas etre importante :rolleyes:


elle veut rester independante...in-dé-pen-dan-te !

cest dur a comprendre pour certains

que nous apporterait une union avec deux colonies francaises, tunis et rabat sont encore sous statut colonial


et nous ont veut rester independant......in-dé-pen-dants !.

MOUMS
08/07/2010, 22h11
hugochavez

lalgerie ne veut pas etre importante :rolleyes:


elle veut rester independante...in-dé-pen-dan-te !

cest dur a comprendre pour certains

que nous apporterait une union avec deux colonies francaises, tunis et rabat sont encore sous statut colonial


et nous ont veut rester independant......in-dé-pen-dants !.

Rabat veux surtout que toi et ceux de ta trempe ne se melent plus de ses affaires! tu peut faire ca? commance par ecouter tes propres paroles, avant d'evangelier tout le monde... d'ailleur je me demande pour qui tu te prend pour parler au nom de l'algerie, probleme d'ego?

hugochavez59
08/07/2010, 22h21
et cest sur un forum algerien...que nos hotes nous intiment lordre de nous meler de nos affaires :lol:

decidemment !

nano78
08/07/2010, 22h29
franchement s il ya un pays au maghreb qu il faut pas prendre en exemple c est bien l algerie

hugochavez59
08/07/2010, 22h46
on ne brigue pas lhonneur de donner lexemple a nos voisins, loin sen faut !


la decolonisation ca se merite....ca ne soffre pas....par fax...


etre un pays libre et independant, voila le genre de programme qui fait fuir certains de nos voisins :lol:

bledard_for_ever
08/07/2010, 22h51
ce qu il faut comprendre c est qu au moment des négociations, la priorité n 1 de l état était le sécuritaire. il n y avait pas d accords, juste des algériens qui signalent sous la contrainte.
Ironie de l histoire ce sont les fameux DEC ceux qui ont remplacé administrativement l état qui reviennent à la charge sous la souveraineté économique. Le RND.

ayoub7
09/07/2010, 02h03
Oui c'est vrai que les modeles economiques du maroc et de l'algerie sont a l'opposé

Desole, le "modele" economique du maroc est un modele volontariste, pragmatique, visionnaire qui se base sur une politique technocrate et sur une logique de resultats. Le "modele" de l'Algerie est un modele qui se base sur l'humeur du president et sur la politique du "on injecte de l'argent et on reflechit apres". Question "modeles", l'un est a l'ouest, l'autre est a l'est... litteralement...

Maintenant question "economies", il faut etre aveugle pour ne pas voir que ces 2 economies sont incroyablement complementaires. Et pas que ca, une cooperation aurait des retombees bien plus benefiques, specialement pour l'Algerie, si le nif n'etait pas au rendez-vous. L'experience du Maroc et la Tunisie peuvent remettre une Algerie egaree economiquement sur les rails. Il n'y a aucune honte a reconnaitre cela.

Je pense que si dans 10 ans, le maghreb n'est pas une structure viable et vibrante, ce sera trop tard. Chaque pays sera profondement engagé sur un chemin dont il sera difficile de se desengager pour reprendre a zero une UMA...

MOUMS
09/07/2010, 02h20
Desole, le "modele" economique du maroc est un modele volontariste, pragmatique, visionnaire qui se base sur une politique technocrate et sur une logique de resultats. Le "modele" de l'Algerie est un modele qui se base sur l'humeur du president et sur la politique du "on injecte de l'argent et on reflechit apres". Question "modeles", l'un est a l'ouest, l'autre est a l'est... litteralement...
Mec, en quoi l'economie algerienne interne te regarde? tu demande aux algeriens de ne pas intervenir dans nos afffaires internes, mais commenc par suivre tes propres conseils...

Maintenant question "economies", il faut etre aveugle pour ne pas voir que ces 2 economies sont incroyablement complementaires. Et pas que ca, une cooperation aurait des retombees bien plus benefiques,

tu vois quand tu veux!

specialement pour l'Algerie, si le nif n'etait pas au rendez-vous. L'experience du Maroc et la Tunisie peuvent remettre une Algerie egaree economiquement sur les rails. Il n'y a aucune honte a reconnaitre cela.

je suis tres fiere des accomplissement du maroc, mais de la pretendre etre un medele et meme apprendre aux autres comment gerer leurs affaires, je pense que tu te surestime! on n'est qu'au debut de notre developpement, on ne represente qu'un 20eme d'une economie comme l'espagne, on est encore insignifiants! un peu d'humilité!

Je pense que si dans 10 ans, le maghreb n'est pas une structure viable et vibrante, ce sera trop tard. Chaque pays sera profondement engagé sur un chemin dont il sera difficile de se desengager pour reprendre a zero une UMA...

seul l'avenir nous le dira! mais pour construre quelque chose ensemble, il faut d'abord apprendre a vivr ensemble! n'est ce pas ayoub?

ayoub7
09/07/2010, 02h29
Mec, en quoi l'economie algerienne interne te regarde? tu demande aux algeriens de ne pas intervenir dans nos afffaires internes, mais commenc par suivre tes propres conseils...


Mec? :) Tu sais quoi, on va faire tres court, si tu as des doleances personnelles a me communiquer qui sont HS, fais le en MP, ca a l'avantage de me donner un peu de "latitude" pour te repondre... Mec...

Parlons arguments maintenant vu que tu presentes un argument apres des inepties:

je suis tres fiere des accomplissement du maroc, mais de la pretendre etre un medele et meme apprendre aux autres comment gerer leurs affaires, je pense que tu te surestime! on n'est qu'au debut de notre developpement, on ne represente qu'un 20eme d'une economie comme l'espagne, on est encore insignifiants! un peu d'humilité!



Fiere ou pas fiere est subjectif... Je ne parle pas de modele marocain avec une connotation de "nous sommes les meilleurs du monde". Je parle du modele marocain et tunisien dans la region qui nous interesse en tant qu'experiences qui valent bien des etudes, des retours d'experience, des identifications de potentiels et de synergies pouvant beneficier a l'Algerie, et qui pourrait, pourquoi pas, a terme, dans le cadre d'une union economique, "faire ouvrir" l'economie algerienne a un modele plus pragmatique et beaucoup moins ideologique qui s'inscrirait dans une dynamique regionale d'ensemble et qui pousserait toute la region vers "mieux"... Voila ce que j'appelle par prendre comme exemple des modeles qui ont pu creer une dynamique volontariste avec des secteurs pluriels...

Je ne comprends cette mentalite de "on ne doit prendre exemple sur personne!". Tous les pays qui avancent, a commencer par les US, ne font que ca pendant des decennies, y compris le Maroc... l'offshoring, c'est nous qui l'avons invente? Non on s'est inspire de l'experience indienne. Les zones offshore, comment tu crois qu'on en est arrive la? On a etudie les maquiladoras mexicaines et on les a adapte au contexte marocain, etc...

Il n'y a pas de honte a considerer des experiences qui ont donne des fruits autre part, faire le contraire est une preuve latente de sous developpement.

seul l'avenir nous le dira! mais pour construre quelque chose ensemble, il faut d'abord apprendre a vivr ensemble! n'est ce pas ayoub?


Le vivre ensemble au niveau des peuples n'a jamais ete un probleme, tu n'as qu'a les voir vivre ensemble a l'etranger. Le probleme ne reside pas la. Le probleme est dans l'inference du pouvoir algerien dans les affaires marocaines. Qui empeche le vivre ensemble aujourd'hui a travers des considerations ideologiques? C'est le Maroc peut etre? Allons donc...

MOUMS
09/07/2010, 02h48
Mec? :) Tu sais quoi, on va faire tres court, si tu as des doleances personnelles a me communiquer qui sont HS, fais le en MP, ca a l'avantage de me donner un peu de "latitude" pour te repondre... Mec...

Parlons arguments maintenant vu que tu presentes un argument apres des inepties:

Non non, je n'ai pas de doleance envers toi en particulier, c'est juste que je te trouve a l'image de ceux que tu pretend combattre! arrogant et mechant, et je te le repetrais comme je le repete aux galaxy et autres chavez! donc je reformule mon "ineptie":

La politique economique d'un pays ne te regarde en rien, chez soi chacun fait ce que bon lui semble!

Fiere ou pas fiere est subjectif... Je ne parle pas de modele marocain avec une connotation de "nous sommes les meilleurs du monde". Je parle du modele marocain et tunisien dans la region qui nous interesse en tant qu'experiences qui valent bien des etudes, des retours d'experience, des identifications de potentiels et de synergies pouvant beneficier a l'Algerie, et qui pourrait, pourquoi pas, a terme, dans le cadre d'une union economique, "faire ouvrir" l'economie algerienne a un modele plus pragmatique et beaucoup moins ideologique qui s'inscrirait dans une dynamique regionale d'ensemble et qui pousserait toute la region vers "mieux"... Voila ce que j'appelle par prendre comme exemple des modeles qui ont pu creer une dynamique volontariste avec des secteurs pluriels...

Je ne comprends cette mentalite de "on ne doit prendre exemple sur personne!". Tous les pays qui avancent, a commencer par les US, ne font que ca pendant des decennies, y compris le Maroc... l'offshoring, c'est nous qui l'avons invente? Non on s'est inspire de l'experience indienne. Les zones offshore, comment tu crois qu'on en est arrive la? On a etudie les maquiladoras mexicaines et on les a adapte au contexte marocain, etc...

Il n'y a pas de honte a considerer des experiences qui ont donne des fruits autre part, faire le contraire est une preuve latente de sous developpement.

Nous ne some pas l'inde! et si l'algerie doit prendre exemple ca serai sur la corée ou singapour! croire que nous somme l'exemple a suivre, c'est avoir la grosse tete, et ce n'est pas dans nos traditions! tu disais que nous rameneronsl'algerie sur le droit chemain economique! non mais t'es serieu?


Le vivre ensemble au niveau des peuples n'a jamais ete un probleme, tu n'as qu'a les voir vivre ensemble a l'etranger. Le probleme ne reside pas la. Le probleme est dans l'inference du pouvoir algerien dans les affaires marocaines. Qui empeche le vivre ensemble aujourd'hui a travers des considerations ideologiques? C'est le Maroc peut etre? Allons donc...

C'etait ironique ca?, non parceque tu fesais exactement la meme chose il y a 3 minute?

belk
09/07/2010, 06h25
Ayoub,
Le monde s'apprête à connaitre une sérieuse crise économique dans quelques mois, sans doute la plus qu’à connu le capitalisme depuis son existance. Et la, on verra qui a eu raison: le protectionniste ou le "volontariste".

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