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absent
08/07/2010, 20h16
L'eau : un marché de 260 milliards de dollars
Ingrid Labuzan

Mars 2009, Istanbul : le cinquième forum mondial sur l'eau s'ouvre
L'occasion pour l'ONU de déclarer que l'accès aux ressources en eau n'est pas le seul objectif. Mais que la gestion des eaux usées est également une priorité.

Certains pays sont en avance dans ce domaine et peuvent servir d'exemple, comme Singapour. Ainsi, certaines usines qui s'y trouvent ont plusieurs niveaux de traitement des eaux et séparent l'eau destinée à des utilisateurs industriels de celle, qui doit être plus pure, destinée à la consommation domestique.

Objectif de la Chine : retraiter 100% de ses eaux usées d'ici 2013
Nous allons de plus en plus vers un système qui recyclera les eaux usées et les acheminera ensuite selon leur utilisation finale. C'est déjà le cas dans certaines villes des Etats-Unis, où les eaux retraitées issues des usines servent à arroser des parcours de golf ou des jardins municipaux.

- La Chine n'entend pas être en reste, elle dont les besoins sont si importants. Elle s'est fixé un objectif : retraiter 100% de ses eaux usées d'ici 2013 !

[NDLR : Profitez sans attendre du rapport spécial d'Isabelle Mouilleseaux sur LA pépite chinoise qui peut vous faire profiter -- à hauteur de 60 à 160% de plus-value -- de la seconde révolution verte chinoise : pour faire partie de ceux qui en tireront bénéfice... (https://www.web-purchases.com/MAP/EMAPL709/landing.html?o=129194&s=131117&u=49364673&l=136048&r=Milo)]

- Quant à l'Inde, elle se lance dans un vaste projet : nettoyer son fleuve sacré, le Gange. Traiter ses eaux polluées et celles de ses affluents coûtera 4 milliards de dollars.

Un marché de 260 milliards de dollars
L'assainissement est clairement identifié comme un secteur porteur de croissance dans l'univers de l'eau. Arnaud Bisschop, qui gère le fonds Pictet Water, explique ainsi que le marché des services d'eau et d'assainissement pèse pas moins de 260 milliards de dollars et qu'il connaît une croissance de 7% par an. Il souligne également le potentiel du marché chinois.

Près de 97% de l'eau disponible sur Terre est salée : dessalement, solution ?
La solution à tous les problèmes d'approvisionnement en eau semble donc être de pouvoir boire l'eau de la mer. Une solution en passe de devenir réalité grâce à la technique de dessalement. Déjà, environ 300 millions de personnes boivent de l'eau tirée de la mer ou saumâtre, deux fois plus qu'il y a 10 ans.

Au départ, le dessalement était réalisé par distillation, une technique toujours en cours, mais complétée par l'osmose inverse, qui consiste à projeter l'eau sur un filtre qui empêche le sel de passer. Une réelle amélioration en termes de consommation d'énergie, mais dont le coût reste très élevé.

Un dessalement lourd de conséquences...
Car si le dessalement semble avoir de beaux jours devant lui, il n'est pas exempt de défauts, parfois lourds.

- Tout d'abord, le coût, tant financier qu'énergétique. En effet, les usines de dessalement sont énergivores et, de manière générale, leur prix est trop élevé pour qu'elles représentent une solution pour les pays les plus pauvres.

- Enfin, un vrai problème de pollution existe : les rejets de ces usines sont difficiles à éliminer et polluent la mer dans laquelle elles les déversent, ce qui peut gravement endommager leurs écosystèmes.

Malgré de sévères défauts, les pays assez riches pour le faire sont de plus en plus nombreux à succomber aux sirènes du dessalement. Ainsi la Catalogne a fait construire son usine. La Californie également, qui a opté pour le gigantisme dans ce domaine. Global Water Intelligence observe qu'entre 1990 et 2009, la capacité en termes de dessalement dans le monde a augmenté de 17% par an. La tendance s'est accélérée à partir de 2004, avec, chaque année, 800 nouvelles usines.

Face aux problèmes réels que pose cette technique, des amorces de solutions sont trouvées
Les coûts sont réellement en train de baisser et dans certains pays, comme aux Etats-Unis, le prix de l'eau issue du dessalement devrait bientôt égaler le prix de l'eau "fraîche" qui est parfois pompée très profondément sous terre, à l'aide d'infrastructures coûteuses, a annoncé Fortune il y a quelques mois.

De plus, l'Arabie Saoudite prévoit d'ouvrir sa première usine de dessalement fonctionnant aux panneaux solaires en 2013. Ce qui conduit un responsable de la société Veolia, qui est présente sur ce secteur, à dire que d'ici à fin 2015, les capacités mondiales de dessalement auront doublé.

D'ici à fin 2015, les capacités mondiales de dessalement auront doublé
La Chine est dans une situation particulièrement précaire en ce qui concerne l'eau. Une situation sur laquelle je vais maintenant m'attarder, car elle ouvre de belles opportunités pour les investisseurs individuels.

En 2006, la Chine comptait 20% de la population mondiale pour 7% des réserves en eau sur Terre. Réserves qui n'ont pas bougé, tandis qu'en quatre ans, sa population n'a cessé de croître. Sans compter des problèmes de pollution énormes. Résultat : la Chine fait partie du classement de l'ONU qui regroupe les 13 pays où le niveau "d'eau par tête" est le plus faible.

Les problèmes de la Chine viennent de l'explosion de sa croissance non seulement démographique mais aussi économique. Le ministre des Ressources en eau, Wang Shucheng, déclarait l'année dernière : "le prix du boom économique chinois se paye avec l'eau".

Les deux tiers des 600 plus grandes villes chinoises connaissent déjà des carences de ce précieux liquide et la répartition de la population pose problème, car près de la moitié des Chinois résident dans les provinces du nord-est, où se trouvent seulement 14% des ressources en eau du pays. Des projets faramineux sont donc lancés autour de la gestion de l'eau. Le plus emblématique est bien évidemment le barrage des Trois Gorges. Le réservoir qui va être créé sera si lourd qu'il va dévier l'axe de rotation de la Terre de 2,5 centimètres !

La suite, ci-dessous...

absent
08/07/2010, 20h17
Une priorité : le traitement des eaux
Voici une "anecdote" révélatrice.

Le lac Tai est le troisième plus important de Chine. En 2008, la pollution industrielle l'a contaminé au point que pendant 10 jours, les personnes vivant sur ses rives n'ont plus eu d'eau potable. Un mouvement de panique a éclaté, faisant monter les prix d'un bidon d'un gallon d'eau de 1 $ à 6,50 $ en une nuit.

Le Chine est de plus en plus confrontée à de telles catastrophes écologiques et en 2008, 28% de ses réserves d'eau étaient atteintes de pollution industrielle. Pas étonnant qu'elle ait décidé de recycler l'intégralité de ses eaux usées d'ici 2013 !

A défaut de trouver de nouvelles ressources en eau, la Chine a défini comme une urgence de nettoyer ses eaux sales, qu'il s'agisse des eaux polluées ou des eaux usées.

1,3 milliard de personnes boivent une eau contaminée par des rejets humains ou animaux
Le potentiel sur ce plan est important car pour l'instant, seule la moitié des plus grandes villes a un système de traitement des eaux. Je ne vous parle même pas des 17 000 petites villes du pays... Les eaux usées sont donc rejetées directement dans la nature et vont polluer les nappes d'eau ou les fleuves et les rivières. Une situation d'autant plus préoccupante que la quantité de ces eaux usées rejetées a doublé depuis les années 1980. Résultat, la situation prend des allures de catastrophe sanitaire : 1,3 milliard de personnes boivent une eau contaminée par des rejets humains ou animaux au-dessus des taux autorisés.

En 2006, 28% de l'eau en surface en Chine étaient en dessous de la catégorie Grade V, qui est le seuil nécessaire pour que l'eau puisse être utilisée dans l'agriculture. Et 79% étaient sous le Grade II, stade qu'il faut atteindre pour que l'eau soit jugée apte à la consommation.

Un véritable fléau
Le nombre de maladies liées à la consommation d'une eau polluée augmente, causant de l'absentéisme au travail, tandis que l'absence d'une bonne répartition et distribution du liquide pénalise les activités industrielles, dont l'eau est nécessaire au fonctionnement des usines.

En plus des conséquences sanitaires et écologiques, la situation des ressources en eau risque également d'affecter la croissance économique du pays. On comprend mieux l'urgence du gouvernement à agir.

Il a d'ailleurs commencé par imposer aux municipalités l'obligation de traiter de 40 à 60% de leurs eaux usées. De plus, preuve de sa volonté d'investir en faveur de ses ressources, le gouvernement a consacré 30 milliards de dollars de son plan de relance à la conservation des ressources énergétiques et à la protection de l'environnement.

Des conséquences inattendues
La Chine aspire littéralement toute son eau, au point qu'elle pourrait assécher toutes ses ressources. Et que se passe-t-il quand les nappes phréatiques du sous-sol disparaissent ? Eh bien la surface s'enfonce doucement... C'est ce qui pourrait arriver à Pékin !

C'est la théorie de Andrew Less, auteur de The Right Game. D'après lui, la capitale se trouve sur le plus large cône de dépression au monde et la ville pourrait s'enfoncer dans le sol. Et savez-vous où il place le second plus important cône de dépression ? Sous Shanghai.

L'autre conséquence est déjà en cours, je l'ai évoquée : il s'agit de la hausse du prix de l'eau. Pour le Wall Street Journal, la hausse amorcée est loin d'être terminée et certaines villes pourraient voir les tarifs prendre encore de 25 à 48%.

Face à cette situation qui s'avère intenable sur le long terme, vous avez donc compris que le gouvernement considère comme une priorité le développement d'un réseau de distribution et de traitement des eaux.

Faire une petite analyse sectorielle des entreprises présentent sur ce créneau pour éventuellement y investir pourrait bien être une bonne idée.

agora

FRIMIJA
08/07/2010, 21h59
Il est clair que l'eau risque de manquer à l'avenir et le traitement des eaux usés est une alternative indispensable car les experts prevoient meme des conflits entre etats pour cette denrée vitale.

hugochavez59
08/07/2010, 22h07
le dessalement, les barrages et les stations depurations au nord du pays

le nappe albienne au sud


lalgerie a bien preparé son alimentation en eau....merci sellal

Zeste
10/07/2010, 11h33
Il est clair que l'eau risque de manquer à l'avenir et le traitement des eaux usés est une alternative indispensable car les experts prevoient meme des conflits entre etats pour cette denrée vitale.
Voilà pourquoi les palestiniens ne sont toujours pas libre

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