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Voir la version complète : Le CMC revoit ses prévisions à la baisse ; 2,8% en 2010


jawzia
08/07/2010, 23h20
Le CMC revoit ses prévisions à la baisse

· 2,8% en 2010 et 4,5% en 2011

· En cause, un contexte difficile, incertain et contraignant

La reprise attendue pour 2010 pourrait être contrariée. Les prévisions du Centre marocain de conjoncture (CMC), réalisées sur la base des données arrêtées à fin avril tablent, tout au plus, sur une progression modérée du PIB de 2,8% au lieu de 3,2% annoncé fin 2009. Niveau à considérer, toutefois, comme un signe de solidité de l’économie nationale, compte tenu du contexte international et du repli du secteur agricole après le record de l’année précédente. A l’opposé, le HCP avance un taux de croissance de 4% et Bank Al Maghrib l’estime entre 3 et 4% «Ce contexte demeure à la fois difficile, incertain et contraignant», souligne Habib El Malki, président du CMC.

Tout d’abord, les signes de reprise relevés dans la plupart des économies locomotives de la croissance mondiale demeurent assez timides. Ceci est particulièrement le cas des pays européens où le taux de croissance projeté pour l’année en cours ne dépasserait guère 0,8% contre 3,3% pour les Etats-Unis et 2% pour le Japon. Il y a ensuite, un fait nouveau matérialisé par la crise budgétaire et monétaire qui s’est déclenchée en Europe avec son lot de plans d’austérité. Ce qui fait dire à El Malki «qu’une nouvelle configuration de l’économie mondiale est en train de se dessiner». A ses yeux, l’élément d’espoir est fourni par les nouveaux foyers de croissance internationale qui ne sont autres que les pays émergents et dans une moindre mesure, quelques nations en voie de développement. A telle enseigne que des institutions internationales comme le FMI ou la Banque mondiale se préoccupent désormais de la situation en Europe plutôt qu’en Afrique.

En moyenne, le PIB mondial devrait croître de 4% en 2010 après avoir fléchi de 0,6% en 2009. Ce redressement est le fruit du bon comportement des économies asiatiques qui ont présenté une certaine résilience face à la crise et ont repris avec une grande célérité leur tendance expansionniste. Ces pays devraient afficher un taux de croissance estimé à 8,5%. Pour le continent africain, il est prévu une croissance du PIB global de 3,5% alors que la sous région du Maghreb progresserait à un rythme plus élevé à 3,8%. Mais «cette embellie devrait être abordée avec prudence car les risques d’une rechute restent présents», note le CMC. En témoignent les indicateurs disponibles: aggravation des déficits budgétaires, baisse de la demande, défaillance du système financier et monétaire et tension persistante sur le marché du travail. C’est dans ce contexte à la fois porteur d’espoir et chargé d’incertitudes que le Maroc aborde le dernier virage de 2010.

Aujourd’hui, les chiffres relatifs à la campagne agricole sont quasiment arrêtés. Ils font état d’une récolte céréalière de 80 millions de quintaux en forte progression par rapport à la normale. Mais, comparée au record de 2009 (102 millions de quintaux), cette production laisse entrevoir une baisse de valeur ajoutée de 7,7% en termes réels. Car, outre les dégâts occasionnés par les intempéries il y a eu aussi des pertes en stock de capital que le CMC estime à 1,2 milliard de DH.

Hors agriculture, les indicateurs des autres secteurs incitent à l’optimisme. Le taux d’accroissement de la valeur ajoutée industrielle devrait se situer aux alentours de 3,5%. Pour sa part l’activité des industries extractives enregistrerait une forte progression à la faveur de l’augmentation des exportations des phosphates. Sa valeur ajoutée sera portée à la fin de l’année à 5,2%. L’autre volet du dynamisme sectoriel serait le retour à la vigueur du BTP. Ce secteur doit enregistrer un taux de croissance de 7,4%.

Le tout sera boosté par le secteur des services dont la croissance reste soutenue. Il en est ainsi des services des télécommunications qui continuent sur une trajectoire ascendante et des activités liées au tourisme. Au demeurant, ce sont ces indicateurs positifs qui confortent les perspectives de croissance pour l’année 2011. Pour le prochain exercice, le taux projeté par le CMC devrait se situer autour de 4,5% en augmentation de 1,7 point par rapport à 2010.

Cette prévision table sur la reprise des activités industrielles et des services à la faveur de l’amélioration de la demande aussi bien interne qu’externe. Elle prend en considération, également, la hausse de la valeur ajoutée agricole dont le niveau atteindrait 3,5%. «Mais encore faut-il éviter une politique budgétaire qui représente un coût social», recommande le CMC. Certes, la maîtrise de l’inflation requiert une importance particulière mais peut-on envisager une forte croissance sans une dose inflationniste?

Chômage et inflation


Le taux de chômage devrait continuer à augmenter pour atteindre 11,5% à fin 2010, estime le CMC. Cette aggravation résulte essentiellement du chômage dans le milieu urbain dont le taux est passé de 13 à 14,7%. Par contre, l’indice des prix à la consommation, pris comme indicateur d’approche de l’inflation, n’augmenterait que de 2,5%.

A.G.

MOUMS
08/07/2010, 23h56
Et c'est moi le haineux?

absent
09/07/2010, 03h52
Et c'est moi le haineux?

Il est ou le probleme ?

jawzia
10/07/2010, 14h18
CMC : La croissance économique au Maroc en 2010 ne dépassera pas 2,8%
Mardi, 06 Juillet 2010

La croissance économique au Maroc ne sera pas au rendez-vous en 2010 et ne dépassera pas le taux de 2,8%, a indiqué Habib El Malki, président du Centre marocain de conjoncture, ce mardi 6 juillet à Casablanca lors de la présentation du bilan économique et social 2009 et des prévisions et cadrage 2010-2011.

Aux yeux d'El Malki, l'année en cours sera marquée par un creux conjoncturel comparativement à 2009. Pourtant, le centre avait prévu l'année dernière une croissance de 3,2% en 2010. « Nous avons revu à la baisse nos prévisions en prenant en considération de nouveaux facteurs économiques et leurs impacts sur la croissance du pays », a-t-il souligné. Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer cette nouvelle lecture futuriste au niveau de la croissance. Le CMC pense que les effets de la crise, déclenchés à l'automne 2008, ont été décalés cette année.

Deux enquêtes lancées l'année dernière auprès des opérateurs économiques au Maroc ont mis en lumière que le pays sera touché par la crise d'une manière frontale durant l'année en cours. En outre, la crise monétaire et budgétaire frappant l'Europe a poussé les principaux partenaires économiques du Maroc à adopter une politique d'austérité qui aura son impact sur le royaume à moyen terme (2010-2012). Le CMC a, par ailleurs, revu à la baisse ses prévisions quant à la croissance économique du Maroc en raison également des dégâts causés par les intempéries en début d'année, principalement en février dernier. Les inondations ont eu un effet négatif sur les cultures et le bétail et donc la production agricole et agroindustrielle.

Cette perte de la valeur ajoutée va coûter environ 0,7% du PIB selon les estimations du CMC. la troisième raison qui explique la limitation de la croissance en 2010 à 2,8% au lieu de 3,2% est la diminution du produit de la campagne agricole à 80 millions de quintaux cette année au lieu de 120 millions l'année dernière. « Cet impact reste déterminant sur le rythme de la croissance au Maroc », a commenté le président du CMC. Celui-ci a estimé que le taux revu « reste réaliste, conforté par l'application du modèle rodé du CMC dont la marge d'erreur ne dépasse pas un demi-point ». Et d'ajouter que l'année 2010 a été marquée aussi par une forte chute des investissements étrangers estimée à 30% durant les 6 premiers mois mais aussi par un recul des investissements publics. Les recettes fiscales ont aussi diminué ainsi que la consommation des ménages.

A moins qu'il y ait des éléments correctifs durant le deuxième de 2010, le CMC prévoit une reprise du taux de chômage à plus de 11% au lieu de 9,1% enregistré l'année dernière. « En gros, on prévoit une performance moyenne de l'économie nationale qui traduit toutefois une certaine résilience de cette économie », a souligné El Malki. Celui-ci considère par ailleurs que l'Etat doit ajuster et prendre de nouvelles mesures à la lumière de cette conjoncture difficile internationale qui est marquée par l'émergence de nouveaux foyers de croissance. Ainsi, en matière de perspectives, le CMC a souligné la nécessité de cibler la croissance tout en renforçant la résilience de l'économie. « Attention, attention ! Il faut éviter toute politique budgétaire qui présenterait un coût social, les couches sociales sont déjà fragilisées et les disparités sont ce qu'elles sont », prévient cependant El Malki. Le patron du CMC a cité quelques éléments de réponse quant à la manière de cibler la croissance.

D'abord, il faudra poursuivre les grands chantiers qui, selon lui, auront des effets positifs à moyen terme. Il faudra également renforcer le dispositif incitatif à l'investissement au Maroc pour attirer entre autres des investisseurs étrangers, en réduisant notamment le taux de la pression fiscale dont l'IS et la TVA. El Malki suggère, par ailleurs, de continuer la poursuite de la politique monétaire accommodante pratiquée par Bank Al-Maghrib. « Nous pensons que le taux de 3,25% reste élevé par rapport aux besoins de financement de l'économie mais aussi par rapport aux nouvelles orientations du FMI », a-t-il jugé. Et de conclure que pour pouvoir assurer la croissance souhaitée, le Maroc devra disposer d'un appareil industriel cohérent, homogène et créateur de valeur ajoutée au lieu de se contenter d'un appareil segmenté. Selon lui, le Maroc ne doit pas avoir une économie de négoce ou franchisée, et avec une valeur ajoutée industrielle, le pays améliorera son offre exportable lui permettant de se positionner sur le marché européen et africain.

Moncef Ben Hayoun

samarkand777
10/07/2010, 18h05
algerie 4% de croissance soit 7% de croissance marocaine :)) pour bledard et hugo :))

bledard_for_ever
10/07/2010, 19h40
c Mnt que la crise de 2008 atteint le maroc ? :)

Il y a qu un seul levier qui contribue significativement à la croissance marocaine la conso interne.

Celle ci est largement tirée de l argent du hachich.

jawzia
10/07/2010, 21h22
Il y a qu un seul levier qui contribue significativement à la croissance marocaine la conso interne.
Les chiffres du mois de Mai confirment la tendance observée : Creusement des déficits et la "fonte" des avoirs extérieurs (- 14 milliards de DH en cinq mois)

jawzia
10/07/2010, 21h43
Le Maroc a une croissance trés bonne.
2.8% d'un petit PIB génère du chômage, et lorsque couplée à du déficit commercial, de paiement et des avoirs qui (fondent comme neige au soleil) suffisent à peine à couvrir 5 mois d'importations .... pas bon tout cela !

ould omar
10/07/2010, 21h57
Posté par bledard_for_ever
Celle ci est largement tirée de l argent du hachich.

Difficile de descendre plus bas dans l'insulte de tout un peuple !
Regrettable !

jawzia
10/07/2010, 22h17
La situation est meilleure que dans ton pays en tout les cas
Hors sujet mais disons que lorsqu'on est 130° chez le Pnud, il y a de quoi s'empresser de fermer la parenthèse.

revenons au sujet !

bledard_for_ever
10/07/2010, 22h21
ould omar,

Ou vois tu l insulte?

CaboMoro
10/07/2010, 22h31
Jawzia

ON NE DIT PAS:

2.8% d'un petit PIB génère du chômage, et lorsque COUPLÉE à du déficit commercial, de paiement et des avoirs qui (fondent comme neige au soleil) suffisent à peine à couvrir 5 mois d'importations .... pas bon tout cela !

MAIS PLUTOT:

A CAUSE du déficit commercial, de paiement et des avoirs qui (fondent comme neige au soleil) suffisent à peine à couvrir 5 mois d'importations LE MAROC AURA QUE 2.8% de croissance de son PIB,

ET

.... pas bon tout cela ! ICI TU AS RAISON

Raco
10/07/2010, 23h00
http://www.lavieeco.com/economie/17063-taux-de-croissance-le-plan-table-sur-4-en-2010-et-43-en-2011.html/affiche_image?article=17063
Publié le : 05/07/2010

Tu peux nous donner le taux de la croissance pour l'Algérie 2007 à 2011 et compris (Estimations pour 2010 - 2011) .

L’économie marocaine reprend progressivement des couleurs, et les chiffres que vient de publier le Haut commissariat au plan (HCP) pour le premier trimestre de 2010 le montrent bien : le PIB a en effet augmenté de 3,5% contre 2,2% à la même période de l’année dernière. Plus intéressant encore, la croissance hors agriculture a été de 5,4% au lieu d’une baisse de 1,5% le premier trimestre 2009.

Bien que les activités des secteurs non agricoles aient évolué de manière différenciée (certaines ont enregistré des progressions, d’autres des fléchissements), ce sont malgré tout ces activités-là qui ont porté la croissance au cours du premier trimestre de cette année ; l’agriculture ayant, quant à elle, connu une baisse de valeur ajoutée de 8,6%, sans doute pour des raisons liées aux intempéries survenues au début de l’année ainsi qu’à l’effet de base, puisque la campagne 2008/2009 a été marquée comme on sait par une récolte céréalière record de 102 millions de quintaux.

Cette dynamique sera-t-elle poursuivie au cours des mois à venir ? Oui, répond le Plan dans son budget économique exploratoire où il trace les perspectives pour 2011 et en même temps revient sur la situation économique en 2010 -pour laquelle il avait déjà livré ses premières estimations en janvier- à la lumière des résultats des comptes nationaux pour le premier trimestre de cette année et des travaux d’analyse de la conjoncture. C’est ainsi que pour cet exercice, la croissance du PIB s’établirait à 4%. Cette légère révision à la baisse de 0,1 point, par rapport aux prévisions faites en début d’année, est attribuable aux intempéries qui ont affecté certaines cultures.

Dans le détail, avec une baisse du PIB agricole de 7,5% pour l’ensemble de l’année 2010, la croissance économique serait le fait essentiellement des activités non agricoles qui croîtraient de 5,9% contre une quasi-stagnation en 2009. Ainsi, le secteur secondaire (mines, énergie, industrie de transformation et bâtiment et travaux publics), qui a enregistré une baisse historique de 4,7% en 2009, retrouverait de la vigueur en 2010 avec une croissance estimée à 5,6%.

Les raisons de cette reprise, comme l’expliquent les analystes et autres conjoncturistes du HCP, tiennent à l’amélioration de la demande étrangère adressée à ce secteur ainsi qu’à la consolidation de la demande intérieure, principal moteur de la croissance marocaine. Les mines, par exemple, qui ont subi un ralentissement conjoncturel de deux années, bénéficient désormais de la reprise de la demande étrangère pour les phosphates, mais aussi de la demande locale émanant de certaines industries de transformation.

Leur valeur ajoutée serait en hausse de 13% en 2010 contre des baisses successives de 6% et 24% respectivement en 2008 et 2009. Les industries de transformation, après un fort ralentissement en 2009 (+0,9% au lieu de +3,4% en moyenne annuelle entre 2000 et 2008), devraient elles aussi profiter de la demande étrangère adressée notamment aux industries chimiques et parachimiques, aux industries électroniques et à celles de sous-traitance automobile.

La demande intérieure aussi contribuerait à la reprise des industries de transformation, nous dit le HCP qui estime, au total, que la valeur ajoutée industrielle au terme de l’exercice 2010 devrait croître de 3,2%, soit un retour à son niveau moyen de la dernière décennie.

bledard_for_ever
11/07/2010, 14h51
l'emploi au maroc ne veut rien dire. la moitié de la population active travaille dans le secteur agricole. on connait la nature de ces emplois primaires et leur manipulation dans les statistiques.

c qui importe dans ce genre de pays tres peu développés c'est la comptes de la nation, autement dit les équilibres macro économiques.


au maroc, c'est les exportations, les revenus du tourisme, les tranferts des MRE.

Or au maroc, les premeirs (principalement les phosphates le textiles les tomates et autres primeurs sur le mode colonial) sont en baisse. les deux autres suivants sont également affectés.

on connait au maroc la perméabilité des flux financiers entre les deux derneires sources de erevnu (tourisme mre) et l'argent de la drogue.


l'argent de la drogue contribue aux équuilibres finaniers du maroc comme il partcipe a la conso interne. principalement les investissements immobiliers.

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