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Voir la version complète : Le FGAR a financé 420 projets pour la création de 23 200 emplois


kenzy
14/07/2010, 12h44
420 projets ont bénéficié des garanties financières de la part du Fonds de garantie de crédit aux PME (FGAR), dont 187 concernent la création de PME et 233 pour extension d’activités. C’est ce qu’a indiqué le directeur général par intérim du Fonds, M. Heumissi, hier lors d’une conférence de presse organisée au forum du quotidien El Moudjahid. Déclarant que plus de 23 200 emplois seront créés, le responsable a fait savoir que le coût total de ces garanties financières s’élève à plus de 47 milliards de DA. Quant au montant global des crédits bancaires sollicités, il est de l’ordre de 26 milliards de DA dont 10,4 milliards de DA pour la création d’entreprises et 16,60 milliards de DA pour des extensions de PME. S’agissant des capacités financières du Fonds, elles s’élèvent actuellement à 1,1 milliard de DA, adossées à une mesure qui consiste à solliciter le Trésor public pour renflouer ses caisses à chaque fois que le montant global des garanties délivrées avoisine le seuil des 6 milliards de DA, explique le même responsable.
Au-delà de l’annonce de ces chiffres, le bilan des activités de cet organisme relevant, désormais, du ministère de la PME, de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement reste toutefois mitigé. Si M. Heumissi reconnaît, à demi-mot, «le nombre faible» des projets ayant fait l’objet de garantie financière, il a cependant mis en exergue le facteur temps, citant au passage le cas de la France qui a mis près de dix ans pour la réussite d’une telle entreprise. A ce propos, l’orateur a mis en valeur la nécessité de conjuguer les efforts, notamment sur le plan de la communication et de la promotion, pour garantir «un meilleur niveau d’appropriation de cet outil aussi bien auprès des banques que des opérateurs économiques».
Par ailleurs, M. Heumissi a fait savoir que le FGAR envisage de se spécialiser dans la garantie financière des Toutes petites et Petites entreprises (TPE-PE), compte tenu de leur rôle socioéconomique, «afin, dit-il, de mettre en place les conditions favorables à leur développement». Sur ce point, il cite les cas de nombreux pays comme l’Italie ou l’Inde qui ont opté pour la régularisation de la situation des TPE exerçant dans la clandestinité, et ce, pour leur impact positif sur les conditions socioéconomiques des populations locales. «L’avantage avec ce type d’entreprises réside dans la facilité de leur lancement qui ne nécessite pas la mobilisation de fonds importants et dans leur potentiel de véritable gisement d’emplois», a précisé le conférencier. Sur un autre registre, l’orateur a annoncé que le Ffonds de garantie des crédits aux PME signera prochainement une convention avec l’Agence nationale de développement des PME (ANDPME) dans le but de faire bénéficier les entreprises à fort potentiel de ses services. «Cette convention vise à contribuer au développement des entreprises nationales ayant déjà bénéficié d’un programme de mise à niveau, et ce, en leur délivrant des certificats de garantie financière susceptibles d’augmenter leurs chances d’obtenir les crédits bancaires, nécessaires à leur pérennité», a-t-il indiqué et d’ajouter que le Fonds envisage de créer des annexes dans différentes régions du pays dans le but de se rapprocher davantage des porteurs de projets.

la tribune

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