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chegevara
26/07/2010, 07h59
Le gisement de Hassi R’mel, l’une des mamelles de l’Algérie, est malade. Avec l’explosion des besoins domestiques, Sonatrach risque de ne pas honorer ses engagements contractuels.''Conséquence de la politique ruineuse de Chakib Khelil''

La lecture du rapport de la commission de régulation du gaz et de l’électricité (CREG) sur les besoins en gaz aboutit à une conclusion étonnante. “L’Algérie cessera d’exporter du gaz à partir de 2017-2018. Les principaux gisements de gaz, Hassi R’mel, Alrar, Stah, ont été malmenés”, souligne un expert national spécialiste en hydrocarbures. Différentes sources concordantes font état d’une production de gaz en voie d’essoufflement en raison de l’intensification de l’extraction de gaz poursuivie par Chakib Khelil depuis 2000, non compensée par des découvertes majeures d’hydrocarbures. Quelques mois avant son incarcération en janvier dernier, Belkacem Boumediène, alors vice-président de Sonatrach, nous confiait : “Hassi R’mel est essoufflé. Il va connaître une chute de sa production.” Quant on sait l’importance de ce gisement, parmi les plus riches au monde, considéré comme l’un des fleurons de l’Algérie dans la production algérienne de gaz, on ne peut que s’en inquiéter, d’autant que les besoins domestiques sont en train d’exploser.
En effet, dans le rapport du CREG, intitulé programme indicatif d’approvisionnement du marché national en gaz, on peut lire que les besoins domestiques vont passer de 26 milliards de mètres cubes en 2008, 28 milliards de mètres cubes en 2009 (estimation) à 62 milliards de mètres cubes en 2018 dans un scénario fort (61 milliards de mètres cubes en 2017), 54 milliards de mètres de cubes dans le scénario moyen (52 milliards en 2017) et 52 (49 milliards de mètres cubes en 2017) dans le scénario faible, soit une croissance de plus de 200% pour la première hypothèse et environ 200% pour les autres.
Le premier scénario tient compte des besoins en gaz du programme pétrochimique ambitieux de Sonatrach dont les projets d’ammoniac d’Orascom et de SuhaIl Bahwan à Arzew ainsi que le projet de complexe d’aluminium à Beni Saf. “La consommation des clients industriels servis par Sonatrach connaîtra l’évolution la plus importante avec un taux de croissance annuel de 13%. La répartition de la consommation globale sur toute la période dans un scénario moyen montre que près de 52% sont consommés par les clients industriels, 31% par les centrales électriques et seulement 18% par la distribution publique.”
En matière de découvertes et d’accumulations de gaz, les résultats sont modestes
“On n’a découvert que de petits et moyens gisements (pendant la décennie 2000)”, déclarait dans un entretien à la Tribune l’ex-président aval, Belkacem Boumediène. En d’autres termes, le rythme des découvertes ne compense pas l’épuisement des réserves. En 2009, l’Algérie disposait de 4 500 milliards de mètres cubes de réserves, indiquent les statistiques de BP. Les nouvelles découvertes de gaz ne pourront faire face à l’essoufflement des principaux gisements de gaz algérien. “Il faudra revoir à la baisse les ambitions d’exportation de gaz. Maintenir l’objectif des 60 milliards de mètres cubes d’exportation, voire des 85 milliards de mètres cubes/an pour honorer ses engagements contractuels. Pas plus tant qu’on n’aura pas mis au jour d’importantes réserves de gaz”, observe un expert spécialiste des questions gazières Le hic, c’est qu’avec le programme ambitieux de développement de la pétrochimie, les besoins importants en gaz pour les nouvelles centrales électriques, les projets de dessalement d’eau de mer, on ne pourra plus exporter du gaz.
Un simple calcul
arithmétique le démontre
On exporte ces dernières années pour 60 milliards de mètres cubes. Les besoins locaux sont autour de 20 milliards de mètres cubes. On a produit en 2009 81,4 milliards de mètres cubes de gaz, indique BP.
En 2017-2018, on ne pourra produire autant de gaz, au regard de la chute du niveau d’extraction du principal gisement de Hassi R’mel. “Pour maintenir la pression et ainsi assurer un niveau acceptable de production du champ, il faudra injecter d’énormes quantités de gaz.” Un défi très difficile, voire insoutenable. Une bonne partie de la production ira à l’injection de quantités de gaz dans les gisements. La nouvelle production issue des champs, notamment de Touat, Timimoun, Ahnet et Gassi Touil, ne pourra pas compenser la chute de production des principaux gisements précités, observent nos sources.
Sonatrach ne pourra donc pas honorer ses engagements contractuels. En d’autres termes, elle ne pourra plus livrer du gaz à ses clients étrangers. À moins d’une révision de la politique énergétique du pays. L’ancienne, menée par Chakib Khelil, par une intensification de la production sans tenir compte des règles de conservation des gisements, le lancement de projets pétrochimiques sans grande valeur ajoutée pour le pays, comme ceux de l’ammoniac, auront des retombées catastrophiques à moyen terme, détériorant l’image de l’Algérie à l’extérieur et compromettant des revenus en devises pour l’Algérie.
Avec la poursuite d’une telle politique, la réalisation du gazoduc Galsi reliant l’Algérie à l’Italie est compromise. Le gaz, ne l’oublions pas, c’est environ 40% des recettes en devises engrangées des exportations d’hydrocarbures. C’est l’équivalent d’environ 80% du £budget d’investissement de
l’État. C’est aussi une importante carte aux mains de l’Algérie dans ses aspirations de puissance régionale.
Une telle ponction sur les revenus d’hydrocarbures du pays auraient des conséquences sociales et économiques graves : un gel des salaires, une baisse des transferts sociaux et une probable dégradation des équilibres extérieurs.
Il faudra donc inverser la tendance rapidement. En révisant à la baisse le programme pétrochimique de Sonatrach, par l’annulation de certains projets, l’intensification des investissements d’exploration en vue de renouveler les réserves, en menant une politique beaucoup plus ambitieuse d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables. L’acquisition de réserves d’hydrocarbures à l’étranger devrait constituer également une priorité. Encore faut-il que le politique accompagne ce mouvement. Pour l’instant, nos gouvernants sont restés passifs face à cet épuisement rapide des réserves.

liberte

hben
26/07/2010, 15h59
Pour l’instant, nos gouvernants sont restés passifs face à cet épuisement rapide des réserves.
Tu parles qu'ils sont restés passifs!
Le jour où les générations futures devront importer du gaz, leurs enfants à eux seront bien installés à l'étranger!!!

Zakia
26/07/2010, 16h20
On peut se procurer où ce fameux rapport?

Ca m'a l'air un peu gros.

Hyde
26/07/2010, 16h38
Pour l’instant, nos gouvernants sont restés passifs face à cet épuisement rapide des réserves.

au contraire. ils sont très très actifs. ils cherchent par tous les moyens à dépenser les revenus du pétrole et du gaz dans des projets faramineux de 280 milliards de dollars.

L’Algérie cessera d’exporter du gaz en 2017 !

Et oui. il y a une fin à tout.

C’est aussi une importante carte aux mains de l’Algérie dans ses aspirations de puissance régionale.

la prochaine carte qu'on va jouer, c'est celle de l'aide humanitaire.

le sage
26/07/2010, 18h26
Dans toutes les conditions on ne ferra pas appel aux journalistes ni a leurs vallets pour nos besoins

il faut voir le classement réel de l'algérie dans le domaine du gaz et parler ensuite a bon entendeur salut

hugochavez59
26/07/2010, 19h05
cest marrant tout de meme....plus Cevital (Liberté titre propriété de Redrab) senrichit en algerie...et plus ce quotidien trouve le pays impossible...


plus les milliards saccumulent...et plus la critique devient hystérique, délirante...:rolleyes:

a croire quon voudrait se faire pardonner quelque chose....et quon sest enrichi aussi rapidement en toute honneteté


cette ligne editoriale devient chaque jour un peu plus suspecte.......ou le contraire....

de plus en plus claire.....

CaboMoro
26/07/2010, 19h14
cette ligne editoriale devient chaque jour un peu plus suspecte.......ou le contraire....
_________________________

Alors content toi de lire ElMoujahid et l'Expression...jusqu'a 2020 !!! parceque les journalistes de ces deux journaux seront en suisse et en france pour prendre leur retraite .

hugochavez59
26/07/2010, 19h17
on sessaie a lanalyse des lignes editoriales de la presse algerienne...

bienvenue !

Hyde
26/07/2010, 19h30
plus les milliards saccumulent...et plus la critique devient hystérique, délirante...


les milliards se dépensent plus facilement qu'ils ne s'accumulent. Ce n'est en rien une sécurité.

le sage
26/07/2010, 19h30
voila un classement actualisé du classement des pays producteurs de gaz

c'est un extrait pour les vingts premiers pays (ouvrer les yeux pour voir le classement de l'algérie)

RangPaysProduction
de gaz naturel (m3)Date1Monde (http://www.cosmovisions.com/World.htm)2,833,000,000,0002005 est.2Russie (http://www.cosmovisions.com/Russie.htm)656,000,000,00020063Etats-Unis (http://www.cosmovisions.com/EtatsUnis.htm)490,800,000,0002005 est.4Union Européenne (http://www.cosmovisions.com/UnionEuropeenne.htm)213,700,000,0002005 est.5Canada (http://www.cosmovisions.com/Canada.htm)178,200,000,0002005 est.6Iran (http://www.cosmovisions.com/Iran.htm)101,000,000,0002005 est.7Algérie (http://www.cosmovisions.com/Algerie.htm)84,400,000,0002005 est.8Royaume-Uni (http://www.cosmovisions.com/RoyaumeUni.htm)84,160,000,0002005 est.9Norvège (http://www.cosmovisions.com/Norvege.htm)83,440,000,0002005 est.10Pays-Bas (http://www.cosmovisions.com/PaysBas.htm)75,580,000,0002005 est.11Indonésie (http://www.cosmovisions.com/Indonesie.htm)74,000,000,0002006 est.12Arabie Saoudite (http://www.cosmovisions.com/ArabieSaoudite.htm)68,320,000,0002005 est.13Ouzbékistan (http://www.cosmovisions.com/Ouzbekistan.htm)62,500,000,0002006 est.14Malaisie (http://www.cosmovisions.com/Malaisie.htm)60,900,000,0002005 est.15Turkménistan (http://www.cosmovisions.com/Turkmenistan.htm)60,420,000,0002005 est.16Chine (http://www.cosmovisions.com/Chine.htm)58,600,000,0002006 est.17Emirats-Arabes-Unis (http://www.cosmovisions.com/EmiratsArabesUnis.htm)45,070,000,0002005 est.18Qatar (http://www.cosmovisions.com/Qatar.htm)43,930,000,0002005 est.19Argentine (http://www.cosmovisions.com/Argentine.htm)43,760,000,0002005 est.20Mexique (http://www.cosmovisions.com/Mexique.htm)41,370,000,0002005 est

hugochavez59
26/07/2010, 19h34
les milliards se dépensent plus facilement qu'ils ne s'accumulent. Ce n'est en rien une sécurité.

Redrab le milliardaire le sait....le gouvernement aussi le sait...

il a beneficié de facilités fiscales tres tres tres genereuse....il doit en echange reinvestir ses plantureux benefices au pays...

ou sinon payer enfin des impots en mesure.....pas etonnant quil critique la politique fiscal du gouvernement ensuite....

....pas etonnant du tout :lol:

Zakia
26/07/2010, 19h36
Moi je voudrais quand même lire ce fameux rapport. On peut se le procurer où?

vivalgerie2002
26/07/2010, 19h43
L’Algérie cessera d’exporter du gaz en 2017 !

C'est une bonne nouvelle, il y aura plus de violence pour s'accaparer du pouvoir, ni des elections truquées, bref j'éspère que l'info est vraie, ainsi mes concitoyens vont se mettre au boulot et construire quelque chose du solide. vivement 2017..:rolleyes:

hugochavez59
26/07/2010, 19h48
mes concitoyens vont se mettre au boulot

concitoyens :lol: :lol:

se mettre au boulot :lol: :lol:

comme sils attendaient leur RMI........ ou leur Bien etre social (BS) tranquillement devant leur poste de television a regarger TF1...... ou Tele quebec :lol:

on croit rever....gallou concitoyens ! :rolleyes:

Gironimoo
26/07/2010, 19h53
L’Algérie cessera d’exporter du gaz en 2017 !
oh le gaz c'est rien ... qu'est ce que ça sera le jour ou elle cessera d'exporter du pétrole vers les 2040 max :confused:
la principale source de revenus !!!

ainsi mes concitoyens vont se mettre au boulot et construire quelque chose du solide. vivement 2017
exactement car jusque là y'a rien ... l'économie est à l'état embryonnaire :)

hugochavez59
26/07/2010, 19h56
le jour ou elle cessera d'exporter du pétrole vers les 2040 max :confused:
la principale source de revenus

petrole....principale source de revenus...:lol:

on parle bien de lalgerie dans ce topic....:rolleyes:

le sage
26/07/2010, 19h57
ceux ou celles qui souhaite le malheur de l'algérie ils n'auront jamais satisfaction

quoi qu'il arrive le peuple et solidaire a son pays

le gaz le pétrole l'agriculture qui commence a décoller l'algérie entière comme chantier etc...

Gironimoo
26/07/2010, 20h06
petrole....principale source de revenus... :lol:
on parle bien de lalgerie dans ce topic.... :rolleyes:
oui principale source de revenu grace a laquelle tout se finance ... fallait bien sure comprendre revenus en devises !!! wella tu en voie d'autre ?

ceux ou celles qui souhaite le malheur de l'algérie ils n'auront jamais satisfaction
la fin du pétrole sera la plus grande bénédiction que connaitra ce pays ... ça obligera enfin ses habitants a travailler :)

quoi qu'il arrive le peuple et solidaire a son pays
tozz solidaire de son pays pfff te rends tu compte que ta phrase ne veux rien dire !!!

hugochavez59
26/07/2010, 20h09
algerie = gaz

et du gaz....on en a de plus en plus....9 nouvelles decouvertes depuis janvier...

....sans compter le gazoduc NIGAL bientot construit entre alger et abuja...:rolleyes:


Redrab va devoir trouver une nouvelle excuses pour continuer a importer ses Hyundais par dizaines de milliers au lieu de les produire sur place....comme il lavait pourtant promis....

le sage
26/07/2010, 20h10
tozz solidaire de son pays pfff te rends tu compte que ta phrase ne veux rien dire !!!

quel politesse pour un sois disant éduqué je sors et te laisse le champ libre

Gironimoo
26/07/2010, 20h10
le gaz le pétrole l'agriculture qui commence a décoller l'algérie entière comme chantier etc...
le gaz ils disent qu'ils vont cesser d'en exporter en 2017, le pétrole les experts parlent d'une baisse sensible des réserves mondiales dès les 2030 ... quand à l'agriculture ça fait des décennies qu'elle a commencer "a décoller" un peu long comme décollage :confused: entre temps on reste l'un des 1er importateur de blé et de poudre de lait au monde

El-NiNo
26/07/2010, 20h11
2017 ? C'est demain..
Sacré rapport.

Gironimoo
26/07/2010, 20h12
tozz solidaire de son pays pfff te rends tu compte que ta phrase ne veux rien dire !!!
quel politesse pour un sois disant éduqué je sors et te laisse le champ libre
t'énerve pas le sage ;) mais parfois franchement tu lâches de ces "trucs" !!

hugochavez59
26/07/2010, 20h13
el nino !

rapport sacré ....tu veux dire :lol:

dans 7 ans....plus de gaz !!


....quel journalisme....!

quel travail denquete !

....ca merite au moins le prix pulitzer !

Gironimoo
26/07/2010, 20h15
et du gaz....on en a de plus en plus....9 nouvelles decouvertes depuis janvier...
que des effets d'annonces ... faut se rendre a l'évidence hassi Rmel y'aura pas d'autre gisement de cette envergure de si tôt ... tout ce qu'il ont découvert ne sont apparemment que des poches vite épuisable
et puis c'est pas du gaz que l'Algérie faisait des recettes mais du pétrole

arabesat
26/07/2010, 20h20
hugo tu t es trompe c est pas un polizer mais polizbel :mrgreen: tu vois pas que c est de l intox:evil:

El-NiNo
26/07/2010, 20h22
Mais non le gaz...
Tu fais du 1mio de barils jours c'est rien à coté de deux gazoducs et bientôt un 3ème sans parlé du gaz liquifié.
Et puis je pense pas que des organismes investissent plus de 6 mld de dollars dans des trucs qui vont durer 7 ans d'ici là. Ils ont lu d'autres rapports.

hugochavez59
26/07/2010, 20h25
et puis c'est pas du gaz que l'Algérie faisait des recette mais du pétrole

bon, je vois quon insiste...

non seulement on ne connait pas Sonatrach, ni la ventilation de son chiffre daffaires entre gpl, condensats, distillats, sahara blend (brut)...

....mais en plus on confond hassi rmel avec ce qui se passe chez les saoudiens...

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La face cachée du 11 septembre et du pétrole. Entretien avec Eric Laurent




http://www.*************.com/wp-content/uploads/2009/09/laurent.jpg (http://www.*************.com/wp-content/uploads/2009/09/laurent.jpg)

Eric Laurent est un grand reporter, auteur de plusieurs ouvrages sur le pétrole et la géopolitique. Connaisseur patenté de la région du moyen orient, il a publié en 2004, « la face cachée du 11 septembre », une enquête dans les méandres des attentats qui ont ciblé les tours jumelles du World Trade Center. Son dernier livre, « la face cachée du pétrole », est un condensé de révélations et de scoops sur le monde secret de l’or noir.

Selon vous le premier choc pétrolier était un leurre orchestré par les grandes compagnies pétrolières dans le but de revoir à la hausse les prix, et qu’il n’y a jamais eu vraiment un embargo puisque certains pays de l’OPEP, à l’instar de l’Arabie Saoudite vendaient leur pétrole, en catimini, à des pays censés être boycottés ?

Oui, l’une des grandes surprises justement de mon enquête c’était de découvrir qu’en réalité le choc pétrolier a été réellement un leurre, pour des raisons simples :
-L’organisation des pays producteurs de pétrole ( L’OPEP) a été créée en 1959, à l’initiative du ministre saoudien du pétrole de l’époque et de son homologue vénézuelien, dans l’indifférence presque totale des médias. La Suisse considérait que c’était une organisation tellement secondaire qu’elle a refusé d’octroyer aux membres de son secrétariat le statut diplomatique, lesquels ont dû se rabattre sur Vienne en Autriche. Entre 1959 et 1972, jamais malgré les exigences réitérées des pays de l’OPEP, le pétrole n’a pas augmenté même pas de quelques Cents, pour dire combien le rapport de force était défavorable aux pays producteurs. En 1973, contrairement à ce qu’on imagine, ce rapport n’était pas du tout inversé, il y a simplement eu deux événements qui ce sont télescopés. Le premier point c’est d’abord la guerre de 1973 et la décision des pays arabes exportateurs de pétroles d’exercer une pression sur les pays consommateurs pour qu’ils exercent à leur tour une pression sur Israël. Mais en réalité, j’ai découvert que l’embargo qu’ils ont décrété n’a jamais été appliqué. Le deuxième point, c’est que les compagnies pétrolières, celles là même qui ont poussé des cris indignés pour sauver les apparences devant l’opinion internationale, ce sont elles, en réalité, qui ont acculé les pays producteurs à revoir à la hausse le prix du pétrole pour la raison suivante :
A l’orée de 1973 les grandes compagnies pétrolières se trouvaient devant une situation financière dramatique cachée à l’opinion publique et aux actionnaires. Elles avaient investi plus de 10 milliards de dollars pour la construction d’un immense oléoduc en Alaska et surtout elles devaient investir énormément en mer du nord dans un nouveau gisement prometteur, mais qui exigeait une technologie nouvelle et donc des investissements colossaux. Et l’augmentation du prix du pétrole a généré des bénéfices considérables qui ont permis d’effectuer ces investissements avec la complicité secrète des pays arabes producteurs de pétrole

Une autre vérité cachée que révèle votre enquête est inhérente à l’état des réserves mondiales du pétrole. Vous dites que les chiffres avancés par les pays producteurs ne seraient pas exacts particulièrement ceux communiqués par l’Arabie Saoudite. Sommes-nous plus près qu’on veuille nous le dire, de la fin de l’ère du pétrole ?

C’est une autre surprise. J’ai découvert que les chiffres des réserves prouvées, officiellement recensées, sont faussées, ce qui est complètement stupéfiant, parce qu’on a calé notre prospérité et notre croissance sur une réalité tout à fait biaisée. En 1986, les pays de l’OPEP ont décidé unilatéralement, par un simple jeu d’écriture, d’augmenter de 65 % (plus de 300 milliards de barils) le montant de leurs réserves, sans qu’il ait pour autant la moindre découverte nouvelle. Sachant, que la dernière grande découverte en Arabie Saoudite remonte à 1967. Pourquoi donc cette manipulation des chiffres ? C’était en fait pour profiter de toute une politique de quotas mise en place, qui permettait à ces pays d’augmenter leurs quotas respectifs, élargir leur périmètres et valoriser leurs réservés supposées. Mais il y’avait aussi un autre calcul plus insidieux, c’était celui de valoriser leur rôle et leur importance sur la scène mondiale, notamment auprès des pays consommateurs occidentaux, à travers cette puissance énergétique accrue. Donc il y avait une dimension géopolitique dans ce calcul. Ce qui est étonnant dans cette affaire c’est que ni les experts, ni les politiques n’ont dénoncé cette manipulation, tout le monde s’est tu. Et encore aujourd’hui, nous avons des systèmes de calculs qui intègrent cette réalité complètement fausse. Nous sommes par conséquent beaucoup plus proche de la fin. L’exemple le plus intéressant à ce sujet est celui de l’Arabie Saoudite qui selon les compagnies américains qui ont exploité les gisements de ce pays avant la nationalisation, et qui, par conséquent, connaissent bien la réalité des gisements, déclarent que les réserves de pétrole saoudien, tous les puits confondus, est estimé entre 160 à 170 milliards de barils ce qui équivaut à 4 ou 5 ans de consommation mondiale. Les saoudiens parlent eux de 270 milliards de barils (chiffres de 1986), mais ils sont d’accord cependant avec les américains sur le fait qu’il y’a déjà 100 milliard de barils qui ont été épuisés à ce jour.


Le nucléaire, l’énergie du futur disent beaucoup d’experts. Quelle analyse faites-vous, cependant, du projet iranien à ce sujet, et le casus belli entre ce dernier pays et les Etats-Unis d’Amérique et Israël, sachant que l’Iran pourrait en cas de conflit perturber l’approvisionnement mondial en pétrole en coupant ce que vous appelez « le veine jugulaire de l’occident » à savoir le détroit d’Ormuz ?

La plupart des gens qui évoquent la menace iranienne, le font à travers deux grilles d’analyses qui sont celles du passé, c’est-à-dire, comme un affrontement Est-Ouest (l’Iran étant comparée à la menace Soviétique) ou ils comparent la montée des tensions avec l’Iran à la crise de Cuba de 1962. Pour ma part je pense que c’est complètement faux pour deux raisons :
- La puissance planétaire de l’Iran n’est pas comparable à celle de l’ex-Union Soviétique.
- La crise de Cuba était provoquée par un satellite Soviétique qui a installé des missiles aux portes des Etats-Unis d’Amérique.
Aujourd’hui avec l’Iran on est devant une situation ou la menace envers le monde occidental est encore hypothétique. Pour l’instant l’Iran n’a pas la bombe et les Américains ne peuvent tolérer que ce pays ait l’arme nucléaire. D’abord le défit lancé par Téhéran et la manière dont il est lancé est quelque chose d’inacceptable pour les USA parce qu’il y a toujours ce ancien contentieux entre les deux pays qui remonte à la révolution islamique après la chute du Shah. Et au fond à l’humiliation américaine en 1979 avec l’affaire de la prise d’otages et l’incroyable passivité américaine pendant des mois avec des interventions militaires, sous la présidence de Carter, qui ont échoué lamentablement. Par ailleurs, le dossier iranien est crucial pour l’administration Bush qui se retrouve le dos au mur. De plus en plus critiquée sur sa mauvaise gestion du dossier irakien, cette dernière cherche à détourner l’attention avec le dossier iranien, plus populaire, et faisant l’unanimité autour de l’idée d’une menace nucléaire venant d’un état considéré comme « un Etat voyou ».
Sur le plan international, l’administration Bush ne peut tolérer, vis-à-vis de ses alliés, que l’Iran se dote de l’arme nucléaire dans la région du Golfe. L’Arabie Saoudite se retrouverait totalement dépendante de Téhéran et ce serait également valable pour tous les pays du Golfe. Si demain l’Iran est nucléarisé, c’est pour ce pays le pouvoir assuré pour contrôler directement ou par influence une grande partie de la production pétrolière mondiale. Si, en revanche, les américaine décident de rentrer en guerre avec l’Iran, ils risquent paradoxalement de rentrer en guerre aussi avec le régime actuel de Bagdad, prédominé par des chiites sous influence de Téhéran. Maintenant, je ne vois pas de quelle manière l’Iran pourrait revenir sur sa décision de poursuivre son programme nucléaire qui représente pour elle un moyen d’accéder à un statut dans la région. Cela a été le cas de l’Inde et du Pakistan. L’Iran souhaite avoir l’arme nucléaire moins pour l’utiliser que pour avoir un statut déterminant. On est dans un monde où la prolifération nucléaire va être le grand phénomène à venir que le cas iranien illustre à merveille. Si on ne peut pas aujourd’hui, endiguer le cas iranien, tout volera en éclats ; le traité de non prolifération nucléaire n’aura plus aucune raison d’être, d’autres pays, pour se protéger de l’Iran, se lanceront dans une course à l’armement nucléaire… c’est une perceptive très préoccupante.


Entretien réalisé par Fayçal Anseur

Zakia
26/07/2010, 20h30
Dites, il n'y a pas quelqu'un qui veut bien me répondre? :)

On peut se le procurer où ce rapport, ça m'intéresse de voir comment le journaleux l'a essoré pour en tirer son titre à sensation...

Hyde
26/07/2010, 20h32
On peut se le procurer où ce rapport, ça m'intéresse de voir comment le journaleux l'a essoré pour en tirer son titre à sensation...

C'est vrai qu'El Watan n'a pas repris l'info qui pourtant est un scoop si elle est vraie. C'est peut-être de l'intox?

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