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Voir la version complète : Entre les Olympiades de Maths et la cuvée du Bac 2010


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Tchektchouka
01/08/2010, 11h30
«L'âge de la plume est révolu, voici venu celui du football»Tewfik Elhakim
Trouvez-vous normal qu'un pays qui s'enorgueillit de 61,23 % de réussite au baccalauréat 2010 se dérobe discrètement des Olympiades Internationales de Mathématiques (OIM) ? Ce taux, qui n'était que de 45,05 % en 2009, soit une croissance de 35,92% en un quart de tour ! si l'on suit l'argumentation évoquée par les officiels, le frôlement de la barre des 100% sera raccourci dans un peu de temps. L'histoire de ce fabuleux saut restera à jamais non élucidé. Les experts les plus avertis ne sauront nous livrer la recette géniale qui a été prêchée. Notons qu'au Maroc, le taux de réussite n'a été que de 35,16% et de 34,76% l'année précédente. La Tunisie a obtenu un taux de 50,2%, soit le pourcentage le plus élevé depuis 2002. L'Algérie court à la vitesse du lièvre mais les tortues tunisienne et surtout marocaine nous jouent des tours au finish.

Record au bac mais absence aux OIM !
Sentez-vous logique qu'un baccalauréat qui renferme dans cette nouvelle cuvée des mentions «Éloges» au nombre de 49 (cette mention a vu le jour pour la première fois l'année écoulée avec un seul lauréat), de 5227 mentions «Très Bien» et de 24 305 mentions «Bien», soit disparu soudainement avec un grand point d'interrogation des traces de ce prestigieux tournoi international ? Nonobstant la filière «gestion et économie», c'est la filière «Mathématiques» qui a fourni la plus forte marge de réussite avec 69,64%, générant ainsi 7488 bacheliers. J'ai beau chercher le nombre de mentions E, TB et B dans cette filière pour savoir si l'école algérienne est stérile à ce point pour ne pas enfanter 6 bons candidats à ces OIM. Quoiqu'il dispose du plus gros budget de l'Etat algérien, le site Internet du ministère de l'Education sonne aux abonnés absents pour nous délivrer les détails de ses scores. Existe-t-il un raisonnement valable pour expliquer cette défaillance au moment où on encense de toutes parts et à tous vents les étonnants bilans qui sont alloués à la nouvelle réforme ? Alors que nos élèves n'ont été examinés que sur un programme amputé du tiers en plus des sujets faciles de l'avis des syndicalistes du secteur et de nombreux observateurs.

On ne peut pas crier, sur les nuages surplombant le pays, de performance si nos compétences n'obéissent nullement aux exigences du niveau international. Comment pourrait-on justifier cette absence dans le concert mathématique des nations si ce n'est par méfiance d'essuyer un nouveau revers qui renvoie tout le monde à refaire ses classes ? On n'aime pas redoubler, on ne veut que le passage à l'étage supérieur. Les embouteillages font craindre le pire. Un échec que les responsables ne peuvent gober ni assumer. On n'est pas près d'oublier le cataclysme des OIM 2009. On n'ordonne que des applaudissements trompeurs à tout rompre et fermer l'œil sur toutes nos faiblesses.

Justement, les OIM constituent un réel baromètre pour évaluer et apprécier toute réforme ainsi que l'estimation concrète du rendement de notre système éducatif. On ne peut parler de triomphe si l'on joue à huis clos, loin des regards d'une expertise mondiale. Si nos candidats ne se frottent pas aux compétences extérieures, il subsistera toujours des doutes sur les résultats enregistrés intra-muros. Peut-être que la place de lanterne rouge aux OIM 2009 a-t-elle désemparé nos responsables en tempérant leurs ardeurs ? Ces derniers n'ont pas, jusqu'à présent, expliqué les raisons de cette politique de la table et de la chaise vides. Est-ce un abandon pur et simple et une démission en catimini qui se défend de dire son nom ? Personne ne le sait sauf peut-être ceux qui méditent encore sur le devenir de l'éducation du pays. Assister et rendre une copie vierge vaut mieux que de fuir, faire le vide autour de soi, se rendre invisible et s'acclamer tout seul. Dans le premier cas, on regarde nos lacunes en face, nos défauts sur un vrai miroir plan, pas sphérique, qui nous reflète la réalité. Dans le second, on entretient l'illusion de notre système. La simple raison possible est le niveau actuel que l'on évite de comparer au niveau international, le cacher par inquiétude de voir les statistiques officielles déroutées. Une fuite en avant qui ne se terminera que dans un gouffre.

A l'université, tout le monde souffre de l'incurie presque généralisée. Au campus, le produit arrive presque fini, façonné. On lui rajoute une dose de médiocrité par-ci, une touche de carence par-là. À la fin du parcours, il est maquillé et livré à lui-même. L'horreur sera découverte après la vente du produit. Mais ce sera malheureusement trop tard, il est déjà dans le circuit. Tous les remèdes ne suffisent pas car la maladie est au stade final. Au pire, il fallait apporter les soins au début de l'affection. Au mieux, il requérait de faire un bilan généralisé chaque année pour appréhender n'importe quelle contagion. Trop tard, le malade agonisant a commencé à transmettre son fatal virus à son environnement. Lorsqu'il se recycle dans l'enseignement, c'est l'effet de l'infernale cascade et du cercle viral.
[.....]

Dans le pays, le pied remplace, au pied levé, la tête. La décadence n'est mesurée ces derniers temps qu'au nombre de participations à la Coupe du monde de football. Tous les Algériens savent par les statistiques le nombre de tournois finaux de foot auxquels l'Algérie a manqué. Mais le nombre des Olympiades de Mathématiques, on s'en fiche éperdument tant que les puits de pétrole ne se sont pas asséchés. On peut tout se permettre avec le baril, on paie, on n'utilise que les pieds et on laisse réfléchir les autres à notre place. On peut aussi exhiber sans aucun état d'âme les taux de réussite les plus inimaginables et les bilans les plus fantaisistes. De plus, les lauréats marocains ont obtenu à Astana 1 médaille de bronze et 3 mentions honorables. Remarquons que l'Arabie Saoudite, qui n'a commencé à adhérer qu'en 2004, occupe la même place ex-æquo avec 2 médailles de bronze et de 2 mentions honorables à son actif. Quant à la Tunisie, elle s'est placée à la 81ème place avec un palmarès d'une médaille d'argent et de 2 mentions honorables.
[...]

Sûrement, si beaucoup de pays africains avaient les moyens de participer aux OIM, on aurait récolté beaucoup de surprises. Nos responsables vivent en vase clos. Ils n'ont de repères que les leurs, que leurs choix. Avec des élèves et des étudiants à moitié formés, doublés de résultats dopés, le pays est en danger permanent de reproduction. Il se régénère de manière singulière. On ignore comment sera l'avenir du pays avec des futurs cadres atrophiés.
[...]

DES FRUITS LOGIQUES
On discerne dans le classement de cette année, comme à leur habitude, les 3 plus grandes puissances mondiales sur le podium avec, dans l'ordre, la République de Chine, La Fédération de Russie et les États-Unis d'Amérique, indétrônables du podium depuis belle lurette. La République de Corée rate d'un cheveu de troubler le trio de tête. Le fait que le Kazakhtan soit porté à la 5ème place prouve que le pays organisateur s'est préparé de manière très sérieuse à cet examen très prometteur pour booster davantage son avenir scientifique. Au niveau des pays musulmans, la Turquie a acquis de la notoriété dans l'adversité de ces épreuves. Les descendants des Ottomans sont parmi les tout premiers, exactement au 8ème rang devant les plus grands pays industrialisés, l'Allemagne, l'Italie ou encore le Canada. La Turquie confirme et conforte ainsi sa même position durant ces 3 dernières années. Il est assez clair que la Turquie continue de subir l'exclusion de son entrée dans l'Union européenne pour des questions qui n'ont rien à voir avec ses potentialités économiques. L'Iran, avec son formidable potentiel, se maintient à la 16ème place malgré un environnement occidental hostile à son développement et à son rayonnement. Le pays d'Ahmadinejad se permet le luxe de devancer le Royaume-Uni et la France ainsi que des pays émergents tels que le Brésil et l'Inde.

Par ailleurs, chez nous, on a préféré privilégier l'envoi de personnes avec des séjours aux frais de la princesse à de nombreuses «personnalités» en Afrique du Sud que de s'occuper à dépêcher des petits cerveaux se jauger aux meilleurs mathématiciens du futur. Notons que la Chine, en premier lieu, domine déjà depuis plusieurs années d'affilée ce concours international. Ce n'est point un fruit du hasard, dû aux pétrodollars ni à une quelconque rente, si ce pays présente depuis longtemps le plus fort taux de la croissance économique mondiale. La jonction entre les mathématiques et l'économie est évidente.

Il faut signaler le bon point du Kuweit qui, malgré son classement en queue du peloton, continue à participer pour que son niveau, confronté au palpable, soit évalué en permanence.

Par:Mohammed Beghdad

Tchektchouka
01/08/2010, 11h33
LES INFRASTRUCTURES SEULES NE SUFFISENT PAS
L'état de santé de notre système éducatif ne se mesure pas par le nombre d'infrastructures réalisées mais par le nombre d'élèves par classe à l'école et par le nombre d'étudiants pour un enseignant de rang magistral à l'université. On ne peut évoluer comme on l'est actuellement avec des classes bondées jusqu'à ras le bord et des campus où un étudiant met plusieurs heures à faire la chaîne pour prendre un maigre repas. Loin des normes internationales, on ne peut pas parler que de miracles surnaturels lorsqu'on évoque les taux de réussite surestimés un peu partout dans le pays et dans un environnement presque monolingue. Tant qu'on ne soumet pas notre système à des évaluations internationales, on peut annoncer à tout va ce qu'on désire mais notre influence ne dépassera pas les limites du portail de l'école. Hors de nos frontières, on devient aphones. C'est comme si on lance un mensonge et on le croirait ensuite à force de monologues.

LES ENSEIGNANTS, CES PARENTS PAUVRES
Tel qu'il est préconisé, le système éducatif ne peut compter sur les facultés d'un enseignant presque affamé, sous-alimenté, ne pouvant subvenir à ses besoins moraux et matériels. Un enseignant dont la tête tourne autour de son ventre creux et la tête vidée ne peut donner le meilleur de lui-même. Il a l'impression de faire une corvée alors qu'il est supposé être le centre de gravité de toute la pédagogie du système. Un enseignant qui préfère préparer le plus sérieusement ses cours particuliers du soir que ses cours officiels du jour ne peut assumer pleinement son rôle central et primordial.

Quoique les sujets du BAC aient été souples, les résultats sont beaucoup plus imputables aux cours dispensés dans l'ombre de l'école publique. Nos enseignants sont devenus des Mister Hyde le jour et des Docteurs Jekyl le soir. C'est toute la différence entre l'ombre et la lumière. Le jour, ils sont KO debout et le soir, on retrouve le vrai enseignant qui ne s'en lasse pas d'explications à ses fortunés. Il n'en abuse pas. Il a juste compris comment fonctionne le système comme dans les secteurs tels que la santé, etc. Le public, c'est pour dénicher, localiser sa proie qui devient, le soir venu, sa propriété privée, son bien particulier, son oxygène et la source de ses revenus. Il n'est mentionné nulle part de l'apport des cours complémentaires dans les bilans officiels, pourtant c'est l'ombre qui plane sur tous les résultats. Ils existent mais ils sont imperceptibles. C'est un tabou que d'évoquer ce phénomène qui court dans toutes les veines et prend de l'ampleur d'année en année. C'est l'inconnu à plusieurs variables. Personne ne détient la solution. Elle se trouve aux mains des décideurs. C'est l'enfant illégitime de notre système éducatif.

Si notre pays veut acquérir le développement, il ne doit pas fuir la concurrence et la compétition. Notre travail n'aura aucune notion, aucun repère s'il n'est pas identifié par des paramètres de normes internationales.
Avons-nous acquis la phobie de l'ouverture sur le monde extérieur en prônant le renfermement et le repli sur nous-mêmes ? À tel point qu'une note bureaucratique du ministère de l'Enseignement supérieur impose désormais une autorisation de sortie aux enseignants-chercheurs pour assister aux conférences et séminaires scientifiques internationaux ? Un faux pas scientifique de plus.

Retenons la leçon des années 90 lorsque l'économie du pays n'avait de jalons que ses propres labels. Nous avons accouru presque en faillite et en catastrophe vers le FMI pour le supplier à venir à notre chevet. Il était notre roi absolu pendant plusieurs années. Rien ne se décidait sans son accord. Il est devenu par la force des choses et par notre entêtement un des décideurs du pays sinon le plus important. Le pays a suivi amèrement les conditions draconiennes imposées de notre propre gré avec les conséquences désastreuses subies et dont on n'a pas encore fini de payer le lourd tribut et régler la sale note qui ne nous a pas encore complètement lâchés.

Le système éducatif du pays n'est pas loin de subir le même sort si on le laisse à l'appréciation des définitions de nos critères obsolètes, posant là un problème de fiabilité et de crédibilité à nos structures.

Références :
1- http://www.imo-official.org (consulté le 17 juillet 2010)
2- http://www.djazairnews.info (Algérie News Week End N°8, semaine du Jeudi 15 au Mercredi 21 Octobre 2009).
3-http://www.echoroukonline.com (Edition du 6 juillet 2010)
4- http://www.elwatan.com (Edition du Vendredi du 9 juillet 2010)

Tchektchouka
01/08/2010, 11h35
L’Algérie a été classée 104e sur 104 à la dernière olympiade de mathématiques, en Allemagne (2009).

MisterOver
01/08/2010, 12h31
C'est incroyable comment le niveau a baissé.

QUand j'avais passé les IMO en 91, on a réussi à décrocher la 53 eime position, malgré une préparation presque absente : Un examen pour les qualifs au niveau Wilaya, et 2 semaines de préparations à ALger.

Regardant le resultat (http://www.imomath.com/index.php?options=gl|imotres&p=0):

1 - 1977 : 21.
2 - de 82 à 88 : 27 29 28 29 21 36 36
3 - 1990-1991 : 54 53
4- 1993 : 72.
5 - 1997 : 82.
6 - 2009 : 104.

La meilleure : Lorsque je voulais lancer une association pour aider les éleves à préparer l'IMO, tout le monde se moquait de moi. LEs algériens mhabils ta3 sah, on me disait "Mais pourquoi tu veux faire ça ?", Rani nakhdam fel la CIA.

Parce qu'il faut se le dire, les pays qui gagnent commencent la préparation très très tôt, et ils ont pas mal d'associations qui encadrent les candidats.

Je me souviens l'année ou je l'ai passé. J'étais au courant de rien, la prof de math est venu me voir pour me dire "Demain tu as un examen des olympiades", je ne connaissais rien de ces concours, d'ailleurs j'essayais de regarder tahlil el dalates, ... et finalement on a eun un examen qui tient en à peine 4-5 exos, 2-3 lignes chacun.

EN plus, il y'avait pas le portable à l'époque.

Tchektchouka
01/08/2010, 12h40
Perso, je ne suis pas sûre ce que le lien entre les OIM et le niveau du bac est censé prouver. Mais relativement à la performance des autres pays, la notre est nulle.

Il est clair que l'Algérie n'investit pas grand chose dans le capital humain mais sûrement, la performance aux OIM dépend avant tout de la préparation non?

MisterOver

Quelle est la procédure de selection des participants aux OIM au niveau des pays?

MisterOver
01/08/2010, 13h08
Les candidats sont sélectionnés par le professeur de Math, on prenait un seul candidat par classe. Je parle de ceux dont la spécialité est Math. De toute façon, si qq a le niveau pour y participer, on viendra le chercher, c'est sûre.

Je pense qu'il y'a moyen de parler au professeur directement, parce que l'examen éliminatoire est vraiment rude, très rude même. J'étais le seul selectionné de la région, on était à peine 2-3 de l'Ouest. Faut avoir une certaine note dans l'examen.

Les olympiades refletent l'état des citoyens pas du système d'enseignement, parce qu'on choisit à peine qq uns dans tout le pays : une vingtaine au max.

C'était le seul examen qui a failli me cramer le cerveau, parce que tu n'es pas limité dans le temps, quand tu termine tu pars.

Mais faut savoir une chose : Ca parle de concepts generaux simples, ça mesure la gymnastique mathématique, et du coup c'est dur de le préparer.

Je sais une chose : Quand je suis sorti, j'avais dit clairement que j'ai foiré l'examen parce que le 4 eime exercice je l'avais baclé, les autres je n'étais pas sûre.

Je parle des premiers éliminatoires : à AIn Temouchent. Je ne parle pas du niveau à Stockholm !!

MisterOver
01/08/2010, 13h11
Par exemple, la Bulgarie est connu pour cartonner dans ce type de concours, et pourtant le système educatif bulgare n'est pas le meilleure au monde.

D'accord, ce sont les premiers à aroser le monde par des virus, parce qu'ils ont mis à dispo des ordinateurs assez tot, mais leur système reste moyen.

Bourguignon89
01/08/2010, 13h29
Je vois pas en quoi ces olympiades sont une nécessité ou sont révélateurs du niveau des algeriens ! S'ils n'ont pas envie d'y participer ben c'est leur choix.

MisterOver
01/08/2010, 13h30
@Bourguignon ; Je suis d'accord. Ca reste la cerise sur le gateau.

Tchektchouka
01/08/2010, 13h35
Selon le top 10 de 2010, cette compétition semble 'favoriser' les pays de l'Est - leurs ressortissants ont toujours été renommés pour leur brillance en maths, je pense que c'est plutôt génétique et ça n'a rien (ou peu) à voir avec le système éducatif:

1- Chine
2- Russie
3- USA
4- Corée du Sud
5- Kazakhstan/ Thaïlande
7- Japon
8- Turquie
9- Allemagne
10- Serbie

Cela dit, notre système éducatif a dégringolé taa essah.

MisterOver
01/08/2010, 14h53
Ca n'a rien de genetique :D

Je connais trop bien les étudiants des pays de l'Est, j'ai étudié avec eux, j'ai même eu l'occasion d'en recruter et de les faire passer des tests. Le meilleur élement que j'ai eu l'occasion de recruter est un tunisien, et pourtant il y'avait des chinois, des russes, des roumains, des polonnais, ... Et les majeurs de promo de nos formations étaient des maghrébins.

Je dis juste que la bas la gymnastique mathématique est un rituel qui commence tôt, dès le jeune age ils jouent aux Echec.

abdel-dz
02/08/2010, 05h23
La propagande est le mode de communication de ce régime. Elle est pire encore que celle des dictatures communistes.

Les algériens sont les plus beaux et les plus forts du monde, un point c'est tout.

Tchektchouka
02/08/2010, 10h00
Ca n'a rien de genetique :D

Je connais trop bien les étudiants des pays de l'Est, j'ai étudié avec eux, j'ai même eu l'occasion d'en recruter et de les faire passer des tests. Le meilleur élement que j'ai eu l'occasion de recruter est un tunisien, et pourtant il y'avait des chinois, des russes, des roumains, des polonnais, ... Et les majeurs de promo de nos formations étaient des maghrébins.

Je dis juste que la bas la gymnastique mathématique est un rituel qui commence tôt, dès le jeune age ils jouent aux Echec.

Je ne parle pas de l'intelligence 'générale' mais bien de l'aptitude mathématique, ça peut très bien être génétique, si l'environnement favorise ce trait en plus (les échecs etc.) et bien y a rien d'étonnant à ce que ces asiatiques développe cette agilité mathématique.

abdel-dz

Kesskissi? (j'ai rien compris à ton post)

abdel-dz
02/08/2010, 17h14
abdel-dz

Kesskissi? (j'ai rien compris à ton post)

Je dis que tout cela parait bien artificiel. Je souhaiterais que cela soit vrai et qu'effectivement le niveau global de la société algérienne s'élève, ce serait vraiment une bonne chose. Mais il y a là beaucoup de politique.

Je n'ai pas confiance dans un régime qui exhibe des portraits du chef haut de cinq à dix mètres. On est dans le culte de la personnalité. Et le niveau de corruption est tel que je ne serais pas étonné de constater qu'on se livre en Algérie à des manipulations statistiques.

Je ne doute pas de la capacité de l'Algérie à former des élites. Dans toute nation certains naissent avec des facultés très supérieures à la moyenne. Mais hélas, en Algérie, ces sur-doués ne restent pas car ils sont recrutés très vite à l'étranger, dans des pays où les conditions de travail et de traitement (salaire) sont bien plus attractives.

Pour conclure, il semble que ce gouvernement mime certains pays d'Europe comme la France, où on affiche des taux de réussite au bac supérieurs à 80% depuis plus dix ans mais où, paradoxalement, on assiste à une forte progression de l'analphabétisme à l'entrée au collège.

Bachi
02/08/2010, 18h24
en même temps ils s'illustrent mieux que nous dans les olympiades de maths et autres mannifestations académiques à l'internationale..

fausseté number 1

tenez, même pour les lauréats des trois pays, il y a une différence de niveau quand ils regagnent la france pour une licence ou master..


fausseté number 2...

......................


Je reviens à l'article. Faire un lien entre les olympiades et le niveau de la formation d'un pays, c'est ne rien connaitre du tout aux olympiades....

Bachi
02/08/2010, 18h26
L’Algérie a été classée 104e sur 104 à la dernière olympiade de mathématiques, en Allemagne (2009).
__________________


Les olympiades ne sont pas une compétition entre pays mais entre candidats ou équipes participants...
On accorde trop d'importance à ces olympiades parce qu'on ne sait pas du tout de quoi il s'agit...

bledard_for_ever
02/08/2010, 20h03
c comme dans le sport tu prépares la compet.
T as beau être le meilleur du monde, tu prépares pas tu cales.

Tchektchouka
02/08/2010, 21h01
abdel-dz

Je suis d'accord avec toi, mais moi je doute de la capacité de l'Algérie à former des élites, pas seulement sa capacité mais son intention/ sa motivation à cet égard. L'Algérie exporte la matière grise et l'or noir et importe les déchets du monde.

Pour ce qui est des manipulations statistiques, tous les gouvernements du monde les font, gouvernement = propagande ils ont pas le choix. Notre problème c'est que l'opposition est plus pourrie que le gouvernement!!

Tchektchouka
02/08/2010, 21h15
Bon, oublions les OIMs pour l'instant, je pense que l'auteur s'est un peu trop étalé sur cet aspect mais son argument est plus subtile à mon avis:

1- L'Algérie préfère financer le foot que des compétitions scientifiques/ intello comme par exemple les OIMs

2- Le succès dans les domaines intellos/ scientifiques n'impressionnent pas les Algériens autant que le succès en sport/ commerce

3- Notre système éducatif doit etre soumis à une evaluation internationale

4- Nos enseignants ne sont pas bien pris en charge et une grosse proportion du taux de reussite au bac serait le résultat des cours supplementaires que la plupart des lyceens prennent

Vers la fin il se plaint de la dépendance sur le FMI et ensuite il recommande de se fier aux normes internationales dans le secteur de l'éducation. Perso je vois la une contradiction, comme abdel-dz l'a dit, quand la politique se mele de l'education, c'est bad news. D'ailleurs, depuis que la qualite de l'education est devenue une affaire de stats, la qualité a chuté et ceci partout à travers le monde pas qu'en Algérie.

La solution réside en la privatisation du secteur de l'éducation (je veux dire par la ouvrir le champs aux initiatives privées). Faut d'abord créer une compétition à l'intérieur du secteur educatif Algérien et ensuite se soucier de la competition internationale.

Bachi
02/08/2010, 22h04
Je suis d'accord avec toi, mais moi je doute de la capacité de l'Algérie à former des élites,

L'Algérie exporte la matière grise


Dans le même paragraphe. Dire une chose et son contraire...
héhéhé

3- Notre système éducatif doit etre soumis à une evaluation internationale

évaluation internationale ... Tu veux dire quoi au juste ?
C'est déjà extrêment complexe d'évaluer une inversité par rapport à une autre. Evaluer tout un système relativement à un autre, mission impossible. On peut classer selon certains outputs mais jamais classer tout un système éducatif face à un autre...

Je me contenterais, pour ma part, et c'est déjà toute une opération d'évaluer les institutions d'enseignement algériennes.

abdel-dz
03/08/2010, 02h49
L'adresse du site officiel est http://www.imo-official.org
(http://www.imo-official.org)
On y trouve toutes les informations utiles. Sur la page des résultats (http://www.imo-official.org/results.aspx) on trouve les classements de chaque nation depuis la création de la compétition en 1959. Par exemple, s'agissant de l'Algérie, on observe que la participation en 2009 fut la première des années 2000 et les années 80 furent une belle décennie pour l'Algérie.

La Chine survole la compétition, c'est incroyable. 10 victoires sur les 12 dernières participations, soit une réussite de 83%.

Les performances de la Russie et des États-Unis sont impressionnantes. La Turquie est surprenante, ses résultats sont plus qu'honorables.

Enfin, au tableau d'honneur ce sont les candidats allemands qui se distinguent. 11 candidats se partagent 28 médailles d'or (anciennes RFA et RDA comprises).

Pour ceux que ça intéresse, voici le lien vers la page des archives des problèmes soumis aux candidats (http://www.imo-official.org/problems.aspx).

MisterOver
03/08/2010, 08h18
Je ne parle pas de l'intelligence 'générale' mais bien de l'aptitude mathématique, ça peut très bien être génétique, si l'environnement favorise ce trait en plus (les échecs etc.) et bien y a rien d'étonnant à ce que ces asiatiques développe cette agilité mathématique.

Ya rabi, tu as la tête dure, tu veux à tout prix descendre l'algérien, quitte à aller chercher dans l'ADN. Tu n'es pas une chawiya par hasard :mrgreen:

Je te dis que les algériens ont un bon niveau en Math, je ne dis pas qu'ils sont meilleurs que ceux de l'Europe de l'Est, mais ils ont un bon niveau, d'ailleurs à l'université pas mal de français te le disent.

Je te le dis en connaissance de cause, parce que je suis pas mal les Maths, et j'ai passé plus de 7 ans dans une cité U en France, et j'ai beaucoup d'amis qui ont fait des Maths, j'assiste à leur soutenance de doctorat, et je peux te dire que le niveau est bon.

Cela dit, Je peux te dire que l'intérêt pour les Maths baisse de plus en plus.

Les français me prennaient la tête en essayant de trouver pourquoi les maghrébins sont bons en Math, ils me disaient que c'était sûrement el souk, et les calculs, ... Et les algériens se prennent la tête pour le contraire.

L'Algérie a un problème par rapport au niveau moyen, et le bénefice est là. Le niveau de l'étudiant moyen, parce que ce sont eux qui vont construire la société, tu ne peux pas compter sur les bons, pour une raison très simple : Ils sont tordus.

Pour l'IMO comme je l'ai dit, en France ce sont les citoyens qui font ça (associations).

Par contre, cette partie, l'algérien refuse de l'entendre, parce que c'est son travail.

Faut pas tout mettre sur le dos de l'état, ... Je suis choqué de voir le niveau du travail citoyen en Algérie, les associations dans ce domaine sont pratiquement inexistante.

Wach, l'état ne va pas changer les couches des bébés non plus :mrgreen:

Je parle des olympiades bien sur.

Je suis desolé, je t'ai contrarié, tu veux taper sur Boutef pour cette partie, mais cette fois ci ce n'est pas lui :mrgreen:

MisterOver
03/08/2010, 08h22
Pour le financement, il y'a 2 semaines de formation, ou tu as un prof excellent qui vient préparer les candidats, tu es logé, nourri, ....

Que veux tu de plus ?

QUand je l'ai passé, c'était dans un institut de filles à Ben Aknoun, je ne me souviens plus un institut de quoi.

Tchektchouka
03/08/2010, 13h49
En quoi être incapable de former des élites est il contradictoire avec l'export de la matière grise? Je dirais que les deux choses vont ensemble actually.

Pour évaluation internationale c'est l'auteur de l'article qui le dit, et il donne l'exemple des OIMs comme moyen indirect de faire cette comparaison. C'est pas un exemple pertinent mais en fait il fait un parallelisme entre les competitions internationales sportives et les compétitions internationales académiques.

Tchektchouka
03/08/2010, 13h59
Dahaktni, non je ne suis pas Chawia et je ne veux nullement 'descendre' l'Algérien! Au contraire.

Je ne perçois pas que la diversité génétique d'une perspective Hitlerienne rassure-toi! :mrgreen: Je trouve tout à fait naturel que certains sont naturellement prédisposés à être meilleurs en certaines choses que d'autre c'est tout.

L'Algérie a un problème par rapport au niveau moyen, et le bénefice est là. Le niveau de l'étudiant moyen, parce que ce sont eux qui vont construire la société, tu ne peux pas compter sur les bons, pour une raison très simple : Ils sont tordus.

J'ai pas compris, c'est pas les masses qui vont changer les choses mais les élites, quand celles-ci sauront gagner l'engagement des masses.

Pour l'IMO comme je l'ai dit, en France ce sont les citoyens qui font ça (associations).

C'est pour ça que j'ai parlé de privatisation, je trouve que les citoyens Algériens ne font pas assez en matière d'éducation, toute le monde attend l'Etat.

Je suis desolé, je t'ai contrarié, tu veux taper sur Boutef pour cette partie, mais cette fois ci ce n'est pas lui :mrgreen:

Pas du tout! Je déplore la baisse du niveau dans tous les pays et j'ai bien dit dans mon message precedent que réduire la qualité en des statistiques a fait chuter le niveau dans les institutions publiques.

Awah waqila rani nektab bel japoniya!

MisterOver
03/08/2010, 16h20
Tchektchouka, l'élite est là, nous avons plus de 300 inventeurs, mais pour le moment le policier gagne mieux sa vie qu'un prof.

wach ediri bel l'élite ? Par exemple, j'ai 12 ans d'experience pro, et pourtant je ne peux pas bosser en Algérie, parce que mon boulot n'existe pas la bas.

Sans oublier el ma3rifa, et compagnie. Et les algériens préferent trouver l'élite dehors : des etrangers.

L'élite ne fait rien, suffit d'avoir un petit nombre, mais derrière ça faut appliquer, et là c'est la couche moyenne.

LE système educatif est fait pour les moyens, l'élite n'a même pas besoin de prof, des livres suffisent largement.

Lorsque tu parle aux étudiants français qui ont fait Sup/Spé, ils vont te dire que les algériens sont bons en math, et qu'il y'a qq chose qui justifie ça, et pourtant tu dis le contraire.

Bachi
03/08/2010, 18h08
En quoi être incapable de former des élites est il contradictoire avec l'export de la matière grise? Je dirais que les deux choses vont ensemble actually.

Si on exporte l'élite, c'est qu'on la formé. Elle ne pousse pas tout seul comme de l'herbe.


Pour évaluation internationale c'est l'auteur de l'article qui le dit, et il donne l'exemple des OIMs comme moyen indirect de faire cette comparaison.

Il dit des imbécilités. Tu n'es pas obligée de lui accorder de l'importance.



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MisterOver
03/08/2010, 18h11
Il dit des imbécilités. Tu n'es pas forcé de lui accorder de l'importance.


+1.
Comme la majorité des journalistes algériens.

Les bons journalistes mssakines ont disparu, soit eliminés physiquement, soit ils ont immigré ailleurs.

C'est fou le nombre le nombre d'âneries qu'on peut lire dans les journaux algériens.

Tchektchouka
03/08/2010, 20h03
Si on exporte l'élite, c'est qu'on la formé. Elle ne pousse pas tout seul comme de l'herbe.


Non en fait, tu confonds tout là. J’ai dit que l’Algérie exporte la matière grise, la diaspora n’est pas forcément l’élite. La matière grise pousse toute seule comme de l’herbe. Elle fuit la terre natale et une partie de cette matière grise devient une partie de l’élite dans un autre pays qui sait exploiter cette matière grise.

Si un pays gaspille son capital humain (ce que j'ai exprimé par 'exporter la matière grise'), il ne peut être capable de former une élite que cette incapacité soit volontaire ou invonlontaire.


Une lecture plus nuancée t'aurait permis de comprendre cette évidence tout seul, Bachi.
Il dit des imbécilités. Tu n'es pas obligée de lui accorder de l'importance.

If you say so !

Tchektchouka
03/08/2010, 20h15
Lorsque tu parle aux étudiants français qui ont fait Sup/Spé, ils vont te dire que les algériens sont bons en math, et qu'il y'a qq chose qui justifie ça, et pourtant tu dis le contraire.
Tu as raison oui, lorsque j’ai parlé au cousin du mari de la sœur de ma collègue, il m’a dit que quand il est allé aux USA, les américains lui ont dit que les algériens sont bons en pick-pocketting. Donc y a focément qq chose qui justifie ça.

Ahhay 3lik ya MisterOver, hada argument hada ?

Au fait, je ne comprends pas cette susceptibilité (t’as eu combien à l’olympiade ?), j’ai dit que le niveau des algériens dans cette compétition par rapport aux autres du même âge et au même niveau scolaire est nettement inférieur (voir le site), c’est les chiffres qui démontrent ça, y a surement des raisons. C'est ton droit de ne pas etre d'accord avec les raisons suggérées, mais ce n'est pas reglo de déformer l'argument - ça s'appelle un straw-man.

Entre ne pas etre aussi bon que ses pairs en une discipline donnée et etre un bon à rien, y a une différence de taille et je ne vois pas comment elle pourrait échapper à qui que ce soit.

Si tu penses que l’élite est inutile libre à toi, mais diaspora ne veut pas nécessairement dire élite et une participation aux OIMs n’équivaut pas non plus une membership dans l’élite. Par élite je veux dire des leaders, et je pense que toute l’histoire de l’humanité témoigne du rôle primordial de la leadership dans tous les secteurs, pas seulement politique.

Pour que l'élite ait un impact et soit fonctionnelle, il faut qu'elle émerge du contexte socio-culturel où elle est censée opérer. Les Algériens ayant 30 et 40 ans d'experience a l'etranger ne sont pas necessairement l'élite dont l'Algerie a besoin.

C'est un problème qui est assez épineux, mais je vois que ce topic a complètement été dévié par les susceptibilités des uns et des autres.

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