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mohoo
05/08/2010, 08h23
Anelka accuse Domenech et'L'Equipe"
Nicolas Anelka a attribué jeudi, dans un entretien à France-Soir, la responsabilité du fiasco des Bleus au Mondial de football à Raymond Domenech et au journal l'Equipe.

«Si le coach voulait prendre un joueur de surface, ce n'est pas moi qu'il fallait choisir. Il s'est trompé sur le casting et je suis le premier à le reconnaître», explique l'attaquant français Anelka à France-Soir. «Le coach savait parfaitement où et comment je voulais évoluer. Hélas, ça ne s'est jamais produit», poursuit-il. «Mon plus gros regret est là: ne pas avoir pu évoluer à mon poste» ajoute-t-il «j'étais condamné à jouer contre nature».
Le titre de L'Equipe diffamant et assassin
Revenant sur l'incident l'ayant opposé à Domenech le 17 juin, il raconte: «Quand le coach, dans les vestiaires contre le Mexique me dit de rester devant, c'est monté direct au cerveau. Je me suis dit qu'il le faisait exprès, qu'il cherchait un mec pour prendre les coups à sa place». «Je marmonne dans mon coin des choses qui resteront dans le secret des vestiaires. Et qui auraient dû y rester. Mais en aucun cas ce ne sont les mots que j'ai pu lire dans L'Equipe», affirme-t-il.
Deux jours plus tard, le quotidien sportif avait barré sa manchette des présumées insultes extrêmement violentes qu'aurait proférées Anelka, provoquant son exclusion immédiate de l'équipe de France. Selon le footballeur, le quotidien sportif porte aussi une responsabilité dans l'élimination prématurée des Bleus. Le titre de l'Equipe «est non seulement diffamant mais également 'assassin'. En faisant ça le journal a détruit les chances de la France et plus accessoirement a cherché à me nuire. Ce titre a créé une guerre entre le coach et les joueurs, puis entre les joueurs et la Fédération. Cet acte est scandaleux», déclare Nicolas Anelka à France-Soir.
Quand ça se passe mal, on redevient des immigrés
«Le pire c'est que tout est faux», répète-t-il, refusant à nouveau de s'excuser «pour des mots qui ne sont pas sortis de (sa) bouche». Il qualifie également de «pure fiction», les problèmes avec le milieu offensif Yohann Gourcuff dont avait fait état la presse durant le Mondial et rend hommage à Patrick Evra, «un capitaine exemplaire» qui a «défendu ses soldats». Evra avait été très critiqué en raison de sa responsabilité présumée dans la grève de l'entraînement décidée par les joueurs le 20 juin pour protester contre le renvoi d'Anelka. Réagissant aux «propos racistes» d'une «minorité de Français» sur les joueurs de l'équipe de France, Anelka estime enfin: «Quand ça se passe mal, on redevient des immigrés noirs (même quand on ne l'est pas!) ou arabe, racaille, caïd banlieusard et musulman».
(afp)

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