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Voir la version complète : L'Iran a accru sa capacité à enrichir l'uranium selon l'AIEA


nassim
10/08/2010, 00h37
L'Iran a mis en service une série de nouvelles centrifugeuses installées cette année pour enrichir plus efficacement l'uranium à des niveaux plus élevés, et ce en violation des sanctions de l'Onu, a annoncé l'AIEA.

Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'Iran utilise une deuxième série (ou "cascade") de centrifugeuses dans l'usine d'enrichissement de Natanz, dans le but de porter à 20% le degré d'enrichissement du combustible.

C'est ce taux visé qui inquiète les puissances occidentales, qui redoutent que Téhéran ne développe des armes nucléaires. L'Iran assure n'avoir que des projets civils et pacifiques en la matière.

La République islamique, qui produit depuis longtemps de l'uranium faiblement enrichi, a annoncé en février qu'elle commençait à produire de l'uranium enrichi à 20% dans le but d'alimenter un réacteur de recherche médicale.

"L'AIEA peut confirmer que le 17 juillet, lorsque les inspecteurs de l'agence se trouvaient (à Natanz), l'Iran faisait circuler des matériaux nucléaires dans ces deux cascades de 164 machines interconnectées", a déclaré la porte-parole Gill Tudor.

Cette activité "contrevient aux résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu affirmant que l'Iran doit suspendre toutes ses activités liées à l'enrichissement".

En utilisant deux cascades, il devient possible de réinjecter le restant d'uranium faiblement enrichi dans les centrifugeuses pour rendre le processus plus efficace.

Selon des analystes, il ne faudrait théoriquement plus que quelques mois à l'Iran pour produire de l'uranium utilisable pour des armes nucléaires (soit enrichi à 90%), les premières étapes du processus étant les plus longues et complexes.

L'Iran a par ailleurs annoncé lundi que sa première centrale nucléaire, à Bouchehr, entrerait en service en septembre après plusieurs années de retards.

"Les installations de la centrale électrique de Bouchehr sont examinées en ce moment et je vous annonce qu'elle sera opérationnelle en septembre", a déclaré le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, selon la télévision publique.

La Russie avait accepté il y a quinze ans de construire ce réacteur de 1.000 mégawatts, mais de multiples retards ont affecté le projet. De source diplomatique, on indique que Moscou s'en est servi comme d'un levier dans ses relations diplomatiques avec Téhéran.

source : Reuters

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