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Voir la version complète : interview de l'Iranienne condamnée à mort par lapidation


FRIMIJA
12/08/2010, 10h58
Publié le 12/08/2010 AFP

Une Iranienne dont la condamnation à mort par lapidation pour adultère a suscité l'indignation mondiale a reconnu avoir été complice de l'assassinat de son mari, selon un document diffusé par la télévision d'Etat iranienne.
Dans une interview diffusée mercredi soir lors d'une émission politique dénonçant la "propagande des médias occidentaux", une femme présentée comme Sakineh Mohammadi-Ashtiani reconnaît qu'un homme avec lequel elle était en relation lui avait proposé de tuer son mari, et qu'elle a laissé cet homme commettre le meurtre lors duquel elle était présente.
Cette femme, qui parle en azéri (turc) et dont les propos sont traduits en persan, est enveloppée d'un tchador noir qui ne laisse apparaître que son nez et un oeil.
Le responsable de la justice de la province d'Azerbaidjan oriental où l'affaire s'est déroulée en 2006, affirme lors de l'émission que Mme Mohammadi-Ashtiani a également endormi son mari en lui faisant une piqûre avant que le meurtrier ne l'électrocute.
Dans des déclarations lui ayant été attribuées le 7 août par le quotidien britannique The Guardian, Mme Mohammadi-Ashtiari, toujours détenue, a affirmé avoir été acquittée de l'accusation de meurtre et condamnée uniquement pour adultère.
Un responsable judiciaire iranien a toutefois déclaré début août à un organisme de l'ONU pour les droits de l'Homme qu'elle avait aussi été "reconnue coupable de complot pour tuer son mari". L'agence officielle iranienne IRNA avait affirmé auparavant que Mme Mohammadi-Ashtiani avait été condamnée pour "meurtre et crimes".
Le cas de cette femme de 43 ans mère de deux enfants, révélé début juillet par son avocat qui s'est depuis réfugié en Norvège, a suscité une vague d'indignation dans le monde, de nombreux pays ou associations demandant à Téhéran de renoncer à cette exécution "moyenâgeuse".
La justice a annoncé le 11 juillet qu'elle avait "suspendu pour des raisons humanitaires" le verdict confirmé en 2007 par la Cour d'appel.
La télévision d'Etat a dénoncé, dans son émission, la "campagne de propagande occidentale" autour de cette affaire comme une "tentative de pression" contre Téhéran, en conflit avec la communauté internationale autour de son programme nucléaire controversé.

Zakia
12/08/2010, 11h11
Comment peut-elle donner une interview si elle est toujours détenue?

C'est une histoire bizarre à la base et je ne suis pas certaine que la désinformation ne soit pas sérieusement passée par là.

De toutes façons, il est rigoureusement impossible de se faire une idée sur une affaire judiciaire, de quelque nature qu'elle soit, si on a pas accès au dossier complet. Je doute fort que ce soit le cas de la presse qui, en admettant que ce soit le cas, de toutes façons, prendra des raccourcis dans tous les sens et présentera l'affaire sous l'angle le plus vendeur (et le plus souvent complètement erroné...)

mamani
12/08/2010, 12h39
Cet étrange interview (que n'importe quelle bonne femme en tchador peut en donner) sort à point nommé pour les médias et certains états qui ont formulé des pétitions contre ces pratiques moyennageuses ! Je n'en crois pas un mot et malheureusement beaucoup dans ce forum vont répliquer que c'etait de la propagande occidentale qu'il n'en est rien et vont continuer à jeûner la conscience en paix sans même se poser la question "mais... et si c'etait vrai , est ce juste ? est cela qui est recommandé par ma religion ? tuer un être humain ?
Certains commentaires me laissent sans voix, désespérée de voir qu'un jour nous pourrons revivre sans nous soucier de la spiritualité de notre voisin et surtout voisine :cry:

Cell
12/08/2010, 13h26
est enveloppée d'un tchador noir qui ne laisse apparaître que son nez et un oeil.

belle trouvaille des islamistes , ca permet de diviser le pouvoir de séduction par 2 ................:mrgreen:

ok je sors.

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