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Zacmako
15/08/2010, 09h04
Piratage informatique et produits contrefaits
40 millions de dollars de pertes pour l’Algérie
Alger, un paradis de TIC contrefaites

L’Algérie est victime de la contrefaçon des produits et des logiciels informatiques, une véritable menace pour les entreprises et les institutions nationales.
L’informatique et les TIC n’échappent pas au piratage. La dernière étude de Business Alliance Software (BSA) mentionne que l’Algérie se situe dans les premiers pays du monde en termes de contrefaçon des produits informatiques écoulés sur son marché. Le secteur des TIC souffre particulièrement de piratage de logiciels des grandes marques dont l’impact se traduit par des pertes de marchés pour les entreprises sous-traitantes dûment agréées et la vente à des prix au rabais de certains équipements qui peuvent nuire aux entreprises.
La facture de ces préjudices se situe, selon BSA, en moyenne à 40 millions de dollars, mais les pertes sont bien plus importantes et parfois difficilement quantifiables. Le commerce électronique est victime depuis 2001 d’un piratage de logiciels contenus dans des CD et vendus à des prix dérisoires ne dépassant pas les 2 000 DA. Parfois des CD écoulés sous de faux labels se vendent à des prix allant de 150 à 500 DA alors que des logiciels de bureautique et de programmation dûment protégés par des normes aux standards mondiaux sont vendus entre 200 000 et 500 000 DA selon l’utilité, l’importance et les options de leur utilisation.
Ainsi, se basant sur des expertises, BSA a mentionné qu’en 2006 «le taux de piratage des logiciels était de l’ordre de 95 %». D’autres experts moins alarmistes parlent de 60 à 70 % de piratage et d’imitation frauduleuse de logiciels. Selon un spécialiste algérien de l’informatique, «les chiffres sont à nuancer, mais la vente de logiciels non certifiés est en nette progression».
Certains équipements échappent même aux procédures de formalisation sous les labels de certification internationale reconnus par les organismes mandatés à cet effet.
Les préjudices pour les grandes entreprises sont énormes et peuvent se répertorier dans les virus qui sabotent tout le matériel et dérèglent les fonctions principales et la gestion des services d’une entreprise.
Ils sont, en effet, de plus en plus nombreux parmi les chefs d’entreprise qui prennent conscience des dangers de cette fraude aux effets pernicieux pour la santé de leurs compagnies. En conséquence, les entreprises, surtout algériennes, sont victimes de «duperies commerciales» dès qu’elles se fient exclusivement à des revendeurs sans profil professionnel et qui font dans le «commerce du sac».
En outre, ces revendeurs ne disposent pas de garanties juridiques que les pays du monde entier ont mis comme standards pour l’accès à la profession. D’un autre côté, des géants comme Microsoft, MSN Apple et Oracle s’entourent d’un maximum de précautions pour la revente de leurs derniers produits.
En Algérie, beaucoup reste à faire, selon les spécialistes contactés. «Il ne suffit pas de développer un réseau commercial, il faut sensibiliser les entreprises à se prémunir contre les escroqueries», assure le forum des informaticiens algériens qui vient de déposer son statut tout récemment pour activer dans le consulting.
Le jeune Indépendant

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