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Zacmako
21/08/2010, 11h13
Des Algériens dépossédés de leurs terres au Maroc
par Amine L.


La dépossession des Algériens de leurs terres au Maroc sans aucune forme d'indemnisation préoccupe le gouvernement algérien. La question a été évoquée par Halim Benatallah, secrétaire d'Etat en charge de la communauté nationale à l'étranger, lors de sa visite, mercredi dernier, au Maroc. «La question des ressortissants algériens établis au Maroc dépossédés de leurs terres agricoles, représentant des centaines d'hectares et non indemnisés, est au centre des préoccupations du gouvernement algérien, d'autant plus qu'à l'inverse, des ressortissants européens dans la même situation ont pu recouvrer leurs droits.» C'est ce qu'a déclaré M. Benatallah qui a exprimé sa «disponibilité à examiner tous les dossiers en suspens, pour peu que le partenaire affiche un tel état d'esprit».

Benatallah a émis cette déclaration lors d'un entretien tenu dans la capitale marocaine, Rabat, avec son homologue marocain, Mohamed Ameur, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la communauté marocaine à l'étranger. Hier vendredi, le secrétaire d'Etat s'est rendu à Berkane, à 60 km au nord d'Oujda, où il a visité une famille algérienne victime d'expropriation prise par les autorités marocaines, en vertu du Dahir royal du 2 mars 1973.
La décision des autorités marocaines a affecté près de 20.000 hectares de terres agricoles appartenant à des ressortissants algériens détenteurs de titres fonciers, indique un communiqué du ministère des affaires étrangères qui souligne que «de nombreux ressortissants algériens ayant bénéficié du droit de jouissance sur des terres ne dépassant pas les 10 hectares ont été amenés à renoncer à ce droit».
La communauté algérienne établie dans cette région du Maroc compte 7250 ressortissants immatriculés auprès du consulat, dont 70 % sont des femmes âgées et sans ressources, a indiqué la même source qui a affirmé, dans le même ordre d'idées, que parmi cette communauté, 5500 sont sans emploi et ne comptent que sur le secteur de l'informel, les petits métiers et les tâches à la commission pour subvenir à leurs besoins.

Benatallah a rencontré des ressortissants algériens établis à Rabat, Oujda et à Casablanca. «Cette première visite du genre étant, par ailleurs, en elle-même un signal fort en direction des autorités du pays d'accueil», relève le communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères. A cette occasion, Benatallah a manifesté «un grand intérêt qu'accordent les plus grandes autorités du pays à la communauté algérienne au Maroc et plus généralement au Maghreb».
Cette visite, effectuée en plein mois de Ramadhan, «se veut également un geste de solidarité envers notre communauté vivant au Maroc dont les conditions économiques et sociales sont particulièrement difficiles», a soutenu M. Benatallah. Et ce dernier d'indiquer que «la défense des droits économiques et sociaux de notre communauté revêt la plus haute importance pour le gouvernement algérien».

Le secrétaire d'Etat s'est également dit «disposé pour une concertation et un échange sur les expériences respectives des pays maghrébins en matière de gestion des problèmes liés à la communauté expatriée». Aussi, M. Benatallah a plaidé pour «une concertation maghrébine en prévision de la tenue, en décembre prochain au Caire, d'une rencontre sur les communautés maghrébines dans le monde». En prévision de ce rendez-vous maghrébin, le secrétaire d'Etat s'est dit partisan d'un «Maghreb des communautés», idée qui a été favorablement accueillie par son homologue du royaume chérifien.

M. Benatallah a mis à profit cette visite au Maroc pour rencontrer les Algériens établis à Rabat et à Casablanca. Dans son allocution, le secrétaire d'Etat a exprimé «le vif intérêt qu'accordent le président Bouteflika et le gouvernement à la communauté algérienne établie à l'étranger, particulièrement celle résidant dans les pays du Maghreb». Il a, du coup, affirmé que les autorités algériennes «seront à l'écoute de la communauté algérienne au Maroc, quelque peu oubliée».
De leur côté, les Algériens ayant rencontré M. Benatallah ont fait part à ce dernier de leurs préoccupations ainsi que des difficultés auxquelles ils sont confrontés au Maroc. Les Algériens résidents au Maroc ont notamment souhaité que l'Etat subventionne les frais du transport aérien pour leur permettre de garder attache avec leur patrie. Des étudiants algériens au Maroc vivant dans des conditions financières difficiles ont sollicité l'octroi de bourses d'études.

Face à ces doléances, le secrétaire d'Etat s'est dit «en prendre acte» et a réitéré «la disponibilité des autorités algériennes d'accorder l'attention nécessaire à ces difficultés» et a invité notre communauté à «s'organiser dans un cadre lui permettant de mieux défendre ses droits et intérêts». M. Benatallah s'est, enfin, félicité de l'initiative prise par certains de nos ressortissants pour la création d'un club devant regrouper et représenter la communauté algérienne établie au Maroc.
Quotidien d'Oran

atlante
21/08/2010, 15h28
Les algériens était des français.....et ils ont était traité comme tel par le maroc.

Maintenant quand la France vous donne des territoires marocain ........et que les marocains demandes de les reprendre , le Maroc et expansionniste.......mais par contre vous demandez des terres que la France a donner au algérien (jadis français) ...et que le maroc a repris en toute légalité.

l'algérie , tu doit tout à la France...........ça se confirme

FRIMIJA
21/08/2010, 16h02
Les algériens était des français.....et ils ont était traité comme tel par le maroc.
Maintenant quand la France vous donne des territoires marocain ........et que les marocains demandes de les reprendre , le Maroc et expansionniste.......mais par contre vous demandez des terres que la France a donner au algérien (jadis français) ...et que le maroc a repris en toute légalité.
l'algérie , tu doit tout à la France...........ça se confirme
Atlante

.......................

Tout cela peut être réglé autour d'une table quitte à créer une commission pour sortir les archives ,confronter les documents cadastraux pour rendre les biens à ceux qui les ont acquis honnêtement mais une chose est sure , coté marocain,c'est que s'il s'avère que les terres réclamées "appartenaient" à une catégorie d'algériens français (qu'on appelait deuzieme frances) et qui étaient les bras droits zélés et les mouchards de la flicaille française ,ils n'auront que ce que les français ont eu ,c'est à dire un bon coup de pied au derrière .

houlakou
21/08/2010, 16h19
La dépossession des Algériens de leurs terres au Maroc sans aucune forme d'indemnisation préoccupe le gouvernement algérien.
qu'on idemnise d'abord les 350.000 marocains deportés en decembre 1975 sans aucne raisnos si ce n'est la haine viscérale qu'avaient le diable Boumedienne et son valet Bouteflika

houari16
21/08/2010, 16h23
posté par atlante

Les algériens était des français.....et ils ont était traité comme tel par le maroc.

Voilà la vertu et l hypocresie du Dahir royal /hassanien du 2 mars 1973. ( anti –algerien , prémédité )


*d'autant plus qu'à l'inverse, des ressortissants européens dans la même situation ont pu recouvrer leurs droits.»

houlakou
21/08/2010, 16h29
Voilà la vertu et l hypocresie
l'hypocryise est plutot du coté du pouvoir mafieux d'Alger qui veux effacer de la mémoire le crime le plus abominable de la soconde moitiè du 20eme siecle, la déportation par la force de 350.000 marocains résidant en algérie en les depossédant de tous leurs bien
Allah Yen3al lli may 7chem
vous n'avez vraiment pas honte....mais bon on vous connait maintenant merci FA

houari16
21/08/2010, 16h41
vous n'avez vraiment pas honte....mais bon on vous connait maintenant merci FA plutot CONNUS , qui sortent par le hublot et reviennent souriant par la grande porte :redface::lol: ?


Les houla kou & co ..qui non ni digne , ni la mella …

Par atlante : Les algériens était des français.....et ils ont était traité comme tel par le maroc. ( les colons français non ! non ! )

Pour ta gouverne , les 35000 expulsés d Algerie , je sais que c est une bourde politique , mais elle etait qu une simple réponse « aux dahirs du 2 Mars 1973 anti-algerien »
( Al Badi’ou Adlam )

houlakou
21/08/2010, 16h49
Les houla kou & co ..qui non ni digne , ni la mella
c'est plutot les houaris et houariates qui n'ont ni Eddine ni mella.
Ils passent leurs temps à débiter les inepties et à verser le venin de leurs tripes par clavier interposé

La preuve plus de 15000 messages consacrés presque exclusivement à taper sur tout ce qui est marocain... ni dine ni mella ni hachma

houlakou
21/08/2010, 16h52
je sais que c est une bourde politique
ce n'est pas une bourde politique c'est un crime contre l'humanité
soyez Rjal et honnétes et reconnaissez le crime qu' a commis un des plus grand criminel du 20 ème siècle.... Boumedienne

Ayrod
21/08/2010, 16h59
N'importe quoi!Ils osent réclamer au maroc?Boutef peut leur donner ce qu'il a volé au marocains déportés.La3anatou allahi 3ala lmouchriquine en ce mois sacré.

MJB
21/08/2010, 18h03
@ 7
Pour ta gouverne , les 35000 expulsés d Algerie , je sais que c est une bourde politique , mais elle etait qu une simple réponse « aux dahirs du 2 Mars 1973 anti-algerien »
Dans la region d'OUJDA et en particulier à BERKANE: je defie quiconque pretend que le gournement marocain a exproprié un algerien de ses terres et en particulier, les freres oulad BELHAJ.
Mais le cas des locataires MOURADIA est là : les responsables ses associations des marocains d'algerie MM. HAROUACHI et CHAOUCH traitent et suivent de trés pret le fameux dossier des biens confisqués par alger.
Marocains expulsés d'Algérie : appel à l'arrêt des expropriations


MAP (http://********.com/fr/author;jsessionid=C42B503F6EA55435E6F4442766D1A701 ?name=MAP)
Aujourd'hui le Maroc : 26 - 02 - 2010

L'ADMEA lance un appel pressant pour l'arrêt de l'expropriation des biens des Marocains expulsés d'Algérie. L'Association de défense des Marocains victimes d'expulsion arbitraire d'Algérie (ADMEA) a lancé un appel «pressant» aux organisations nationales et internationales de droits de l'Homme pour faire face à la décision du gouvernement algérien de les exproprier de leurs biens. Dans un communiqué rendu public mercredi, le bureau national de l'ADMEA a invité l'ensemble de ses membres, à l'intérieur du Maroc comme à l'étranger, à prendre part au sit-in que compte organiser, ultérieurement, l'association devant le consulat d'Algérie à Oujda. «Le gouvernement algérien a décidé, dans un acte provocateur et en violation de toutes les lois et conventions internationales, d'exproprier définitivement de leurs biens les Marocains expulsés d'Algérie», indique le communiqué, précisant que le gouvernement algérien a intégré dans la loi de finances 2010 l'article 42 ordonnant à la conservation foncière de «radier les noms des propriétaires des biens immobiliers “abandonnés“. «La presse algérienne a beau prétendre qu'il s'agit de propriétés d'européens dans le cadre du conflit algéro-français, nous savons pertinemment que les biens des Marocains sont visés en premier lieu», souligne l'association. L'ADMEA affirme que face «à ce vol manifeste des propriétés d'autrui sans motif légal», le bureau national a saisi plusieurs responsables, dont les chefs des gouvernements français, espagnol, italien et portugais, outre la présidence de l'Union européenne, leur demandant «d'intervenir d'urgence, au niveau international, pour mettre un terme à ces opérations d'expropriation.»

houari16
21/08/2010, 18h25
posté par houla kou
ce n'est pas une bourde politique c'est un crime contre l'humanité

déposséder les algériens de leurs biens , c est plus qu un crime ( racisme , vol , crime ..) puisque venant de la part d un Amir El Mouminine commandeurs des croyants :redface::sad: ?

-l opération de spoliation avait débuté en 67 , puis officialisé par Dahir du 2 Mars Mars 1973 ( est ce qu un hasard cette date : 2Mars ? )

-L expulsion des 35000 marocains n était qu une réponse en 75 à la loi scélérate hassanienne du 2 Mars 1973 )

PS : le malheur de toute la région en générale et en particulier entre le Maroc et l Algerie ,..c était feu HII .. nous vivons ses conséquences ( c était lui qui avait allumé l étincelle de la haine en 63 .. )

MJB
21/08/2010, 19h15
@ 12
PS : le malheur de toute la région en générale et en particulier entre le Maroc et l Algerie ,..c était feu HII .. nous vivons ses conséquences ( c était lui qui avait allumé l étincelle de la haine en 63 .. )
Je m'excuse de te le dire si tu ne le sais: tu ne comprends rien.
Moi je te dis je defie qlqu'un nous citer le nom d'un algerien exproprié, les autres t'expliquent que dans le cadre des terres recuperées, certaines decisions ont été prises dans des cas precis et toi tu parles de 63.
Commences par repondre aux messages des autres et ne fuis pas en avant en passant du coq à l'ane.

houlakou
21/08/2010, 19h56
déposséder les algériens de leurs biens , c est plus qu un crime ( racisme , vol , crime ..) puisque venant de la part d un Amir El Mouminine commandeurs des croyants Reveiller pendant la nuit de l'AID EL Kebir des milliers de marocains, résidents depuis plusieurs générations, les conduire et les jeter aux frontières,dénudés dépossédées de leurs biens, des vieux des enfants et des bébés, des hommes et des femmes dont certains séparés de leurs enfants, c'est pire que ce qu'on fait les nazis.

il n' y a qu'un grand criminel que le diable le grille et le brule dans son tombeau qui peut faire ça ....il n' y a que Boumedienne et son valet Bouteflika qui peuvent faire ce genre d'acte abject, que tu défends ici

Tu devrais avoir honte de le faire et le comparer avec des actes de d'expropriations normales de colons ou d'autres naturalisés français

Bachi
21/08/2010, 19h58
Il y a beaucoup d'Algériens dépossédés de leurs terres en Algérie aussi...
Le FLN devrait commencer par indemniser ceux que la fameuse révolution agraire a spoliés

Cell
21/08/2010, 20h03
moi je suis pour le fait d'indémniser ses algériens .......... avec les intérêts , pour autant que ce soit eux qui en fassent la demande et pas leur gouvernement pourri

MJB
21/08/2010, 20h04
@ 15
Que M. houari et d'autres prennent note:
Uniquement dans la region d'ORAN , plus de 10 000 marocains ont pris les armes aupres de leurs freres algeriens pour liberer l'algerie

Didine RAYAN
21/08/2010, 20h04
Les algériens était des français.....et ils ont était traité comme tel par le maroc.

Maintenant quand la France vous donne des territoires marocain ........et que les marocains demandes de les reprendre , le Maroc et expansionniste.......mais par contre vous demandez des terres que la France a donner au algérien (jadis français) ...et que le maroc a repris en toute légalité.

l'algérie , tu doit tout à la France...........ça se confirme


j'ai beau tenté lire et relire, mais rien pigé
Hé, sois un peu explicite, yerham babek:22:

houari16
21/08/2010, 20h22
Alors que MohaMmed VI exige la réouverture des frontières
Les terres d’Algériens toujours confisquées au Maroc

On a souvent réduit le contentieux qui mine les relations entre l’Algérie et le Maroc à la simple question sahraouie.

Or, face à la campagne de déchaînement de Rabat, qui appelle avec une trop bruyante insistance à la réouverture des frontières, le dossier de l’expropriation des terres des Algériens résidant au Maroc n’a toujours pas été réglé par ce pays.
Récemment, le roi Mohammed VI, dans un discours à ses sujets, a encore “exigé” la réouverture des frontières communes. Il a mis en avant la “sincérité” et la “fraternité” qui devraient caractériser les relations bilatérales. Dans les médias marocains, l’hystérie habituelle contre l’Algérie s’enclenche à travers une pression médiatique, diplomatique et associative qui a même poussé certaines associations à déposer une plainte contre le président Bouteflika devant le… TPI.

Il est question de “la marche noire” des expulsés marocains d’Algérie en 1975, de la récupération de biens ou encore des insultes contre le défunt président Boumediène et son ancien ministre des Affaires étrangères, le même Bouteflika, accusés d’avoir humilié les Marocains.
Toutefois, l’argumentaire marocain occulte tout un pan de l’histoire algéro-marocaine. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi les relations entre frères maghrébins sont devenues aussi tendues ? Quel est ce contentieux terrien qui, sans règlement, continuera d’empoisonner le climat maghrébin ?
Après l’attentat de l’hôtel Hasni, à Marrakech, le Maroc avait décidé, sous l’impulsion de Hassan II, de chasser des milliers d’Algériens. Brimades, passages à tabac, humiliations, expulsions.
Les ressortissants algériens ont eu droit à un traitement de choc de la part de voisins qui ne trouvaient rien d’autre à dire que d’accuser les services algériens d’être à l’origine de cet attentat. Affirmation largement démentie par le procès des terroristes marocains, exécutants de cet acte terroriste. D’ailleurs, il serait utile de rappeler qu’Alger attend toujours de Rabat les excuses officielles quant à ces accusations infondées.
Or, cette opération de “chasse à l’Algérien” n’était pas la première. Déjà, en 1973, et bien avant que la guerre au Sahara occidental n’éclate, le Maroc avait commis un précédent gravissime occulté par l’histoire officielle comme dicté par le palais royal. L’origine de cette agression a été le dahir (décret) du 2 mars 1973 qui a permis la spoliation de terres de nombreuses et honorables familles algériennes vivant au Maroc qui ont vu leurs propriétés agricoles confisquées et versées à une société d’État de gestion de biens agricoles, la Sogeta.
Selon les chiffres dont nous disposons aujourd’hui, 273 Algériens ont été victimes de la “marocanisation” de leurs terres. Ils possédaient plus de 15 965 hectares en surfaces exploitables et fertiles qui leur ont été carrément pris. Quand on sait que la Sogeta gère actuellement 40 000 hectares sur l’ensemble du Maroc, il s’agit bien de près de 40% du patrimoine foncier agricole public marocain qui a été volé à nos compatriotes.
Les Marocains mettent en avant des mesures de représailles en accusant l’ex-ministre des Affaires étrangères algérien, Abdelaziz Bouteflika.
Ce dernier a pourtant été signataire, au nom du gouvernement algérien, de la fameuse convention d’établissement, signée le 15 mars 1969, et du protocole annexe modifiant et complétant les dispositions de ladite convention que Bouteflika signera également à Ifrane le 15 février 1969. Ce jour-là, le Maroc était représenté par Ahmed Laraki.
Que dit la convention ? D’abord, que les “ressortissants des deux États sont assimilés aux nationaux en ce qui concerne l’exercice des activités professionnelles et salariées (…)”. En un mot, qu’Algériens et Marocains sont égaux sur le plan professionnel.

Ensuite, la convention stipule qu’“ils pourront librement accéder à la propriété des biens mobiliers et immobiliers, en jouir et exercer tous les droits de possession de propriété et de disposition dans les mêmes conditions que les nationaux”.
En bref, les Algériens spoliés de leurs terres se croyaient aussi à l’abri que les Marocains eux-mêmes.
Enfin, le texte de la convention dans son article 5 précise qu’“ils pourront assurer la gestion sous toutes ses formes, de leurs biens mobiliers et immobiliers, soit directement, soit par mandataire, ainsi qu’exercer toute activité industrielle, commerciale ou agricole, le tout au même titre que les nationaux”.
En conclusion, “les biens des ressortissants de chacun des deux pays situés sur le territoire de l’autre ne pourront faire l’objet d’expropriation (…)”.
Ces accords entre l’Algérie et le Maroc ont été totalement discrédités par l’attitude marocaine qui a “marocanisé” les terres des Algériens. Alors que Rabat met en avant le Sahara occidental comme seule pomme de discorde, l’histoire nous enseigne, dans le cas de cette spoliation, que les Marocains avaient déclenché les hostilités sans en mesurer les conséquences à long terme.
Même le fameux décret du président Boumediène, qui ne faisait qu’appliquer la réciprocité face au dahir de 1973, était empreint d’une certaine amertume naïve à l’égard d’un Maroc pourtant belliqueux :
“Ce que l’Algérie a entrepris en direction des citoyens du Maghreb arabe est seulement une position de principe pour les traiter comme des étrangers. Ceci ne peut être de leur part qu’un reniement de notre passé commun (…)”, ajoutant que “nous croyons profondément et toujours en l’avenir du Maghreb arabe unifié que nous voulons réaliser pas après pas”.
Il faut admettre que cette forme de candeur à l’égard du Maroc allait exploser à la face de l’Algérie quand le Maroc a déclenché sa marche verte contre les Sahraouis, en colonisant tout un territoire au sud du Maroc.
Ce contentieux peut-il être oublié côté algérien ? Certainement pas. Ni par les familles algériennes elles-mêmes dont certaines ont engendré des hauts cadres de l’État et qui avaient vécu, dans leur chair, ce que suppose la “fraternité” marocaine.
L’État ne peut également oublier, ni tolérer ces spoliations, surtout que le Maroc avait même indemnisé les colons français et jamais rien proposé aux Algériens spoliés.
Récemment, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, originaire de Nedroma et connaissant bien ce dossier du fait que certaines familles spoliées sont issues de cette région frontalière, avait estimé que “la construction du Grand-Maghreb est une nécessité historique qui passe par un discours de vérité”.
Cette vérité n’est certainement pas entendue du côté marocain, comme l’explique cet ancien propriétaire terrien au Maroc complètement dépossédé de ses biens et qui occupe un haut poste de responsabilité : “Si le Maroc veut une communauté de destin avec l’Algérie, s’il veut renforcer les liens fraternels, construire un partenariat exemplaire et renforcer nos intérêts communs, avantageux pour les uns et les autres, il doit cesser de pratiquer la mémoire sélective.”
Finalement, le discours de Mohammed VI sur les frontières pose la question fondamentale, côté algérien, de savoir si c’est le bon moment de régler ces contentieux. Le souverain marocain en appelle à la fraternité et à la sincérité. Les Algériens, eux, en appellent à la justice et au droit.
Si le Maroc franchit ce cap psychologique et rend justice à ces spoliés, ce sera certainement une première fenêtre qui s’ouvrira dans l’espérance du Maghreb. Un acte de justice qui sera beaucoup moins pénalisant que la simple fermeture des frontières.
Liberté

nano78
21/08/2010, 20h33
et les 350 000 marocains depossedes de leur bien puis expulser d algerie en 1975 on en fait quoi

houlakou
21/08/2010, 20h34
Liberté
__________________
...torchon libérté

houari16
21/08/2010, 20h47
et les 350 000 marocains depossedes de leur bien puis expulser d algerie en 1975 on en fait quoi
nano78
Si l Algérie a osé de demander l indemnisation des algériens spoliés au Maroc …donc coté algerien y a rien qui empêche politiquement …les marocains n ont pas été spoliés en Algerie , vrai expulsés mais leur biens sont restés intactes …plusieurs familles sont revenus en Algérie , n avaient aucun problème , ni avec leurs biens , ni avec l état algérien

Affaire à suivre !

ould omar
21/08/2010, 21h10
Le Dahir du 02/03/1973 relatif au transfert à l’Etat des propriétés agricoles ou a vocation agricoles appartenant à des non marocains …s’appliquaient à tous les étrangers installés au Maroc !

Etaient concernés par ce Dahir un peu plus de 270 familles algériennes, exploitants agricoles concentrés essentiellement dans l’Oriental (Oujda, Berkane, Madagh..) .
En tout c’était environ 16 000 ha que l’Etat Marocain a récupéré (ou a dépossédé) auprès des fellahs algériens dont certains étaient présents au Maroc bien avant l’instauration du protectorat !

Les terres agricoles récupérées ont été transférés à un organisme d’Etat, la SOGETA pour les exploiter, pas toujours avec le même bonheur que lorsque ces terres étaient exploitées par leurs ayant droits historiques !
Mais bon ..çà c'est un autre débat !

Ceci dit, alors que les agriculteurs français spoliés ont bien été indemnisés via leur gouvernement et ce suite à un protocole d’accord signé entre le Maroc et la France, les Algériens ne l’ont pas été : ce n’est pas juste !

Bachi
21/08/2010, 21h13
Salam Ould Omar

Ceci dit, alors que les agriculteurs français spoliés ont bien été indemnisés via leur gouvernement

Par leur gouvernement. Ils ont été indemnisés par la France et non le Maroc ?

houari16
21/08/2010, 21h35
Salut ould omar

voilà l atout que détient l état algérien !

L’État ne peut également oublier, ni tolérer ces spoliations, surtout que le Maroc avait même indemnisé les colons français et jamais rien proposé aux Algériens spoliés.

atlante
21/08/2010, 21h51
Ould Omar....SOGETA à été créer pour gérer les terres des colon français.....dons des algériens qui était des français........

houari16
21/08/2010, 21h57
posté par atlante

Ould Omar....SOGETA à été créer pour gérer les terres des colon français.....dons des algériens qui était des français........ Oh bon ! crée le 2 Mars 1973 :confused: ? cela veut tout dire par la loi scélérate hassanienne

le sage
21/08/2010, 23h27
les deux criminels de problème ce sont bien boumedienne et hassen II

Et les simples citoyens ont payés les conséquences des deux cotés et jusqu'a l'heure actue voila la simple vérité

la haine pour rien
la frontière fermé pour rien
la pauvreté qui use les citoyens magrébins (algériens tunisien marocain mauritaniens et lybiens)

a bon entendeur salut

les responssables sont toujours en contact et nous en paye les conséquences de la cata....

Pihman
22/08/2010, 00h01
tous ces différents c'est rien dans le jeu des nations

cela peut se regler au bout d'un quart d'heure de réunion SI
il y a la volonté politique


La france et l'allemagne
le Vietnam et les USA
l'Urss et les pays est européens
etc etc..

tous ont tourné la page très facilment bien que les traumatiqmes sont BEAUCOUP plus profond


ce discour algérien n'est qu'une réponse du berger à la bergère

c'est pour brouiller les cartes

la volonté politique d'une ouverture pour solder les dosssier n'y est pas du tous

Bachi
22/08/2010, 00h07
ce discour algérien n'est qu'une réponse du berger à la bergère

c'est pour brouiller les cartes

T'as problablement raison...

Ce qui est écoeurant, c'est que ce Bentalha se fout royalement des Algériens spoliés, il ne cherche qu'à marquer des points.

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