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Voir la version complète : La bourse de Casablanca se dote d'un marché à terme


menara
15/03/2006, 19h40
Taux d’intérêt: Le détail du marché à terme

· Déploiement au quatrième trimestre 2006

· Rentabilité pas avant «trois à quatre ans»

BONNE nouvelle pour les gestionnaires de fonds: Ils disposeront à partir du quatrième trimestre 2006 d’un marché à terme, qui leur permettra de se couvrire contre le risque de fluctuation des taux d’intérêt. C’est ce qu’a annoncé Amine Benabdeslem, président du directoire de la Bourse de Casablanca (1). D’ailleurs, les gestionnaires de fonds au Maroc concentrent environ 90% des actifs sous gestion dans les obligations.
Comme nous l’indiquions dans notre édition du lundi 13 mars, la bourse a décidé, dans le cadre d’une démarche progressive, de focaliser son attention sur le marché à terme de taux d’intérêt dans un premier temps avant d’élargir son offre à d’autres instruments.
Ce projet fait partie du plan «Future 2006» de développement de la place financière casablancaise et qui inclut, en plus du marché à terme, le recrutement de nouvelles sociétés à la cote et l’augmentation de la liquidité du marché. Il est en cours depuis deux ans. Et la Bourse a déjà organisé trois séminaires de formation pour les intervenants, en mars et novembre 2005, et un autre ce mois-ci. Le Trésor doit, cependant, donner son accord avant le déploiement prévu donc pour la fin de l’année dans la mesure où il reste le propriétaire du sous-jacent, les obligations d’Etat.
La Bourse affirme disposer de plusieurs atouts pour le lancement de ce marché. La réforme engagée en 1993 fait que, plus d’une décennie plus tard, la place financière dispose d’une réglementation jugée cohérente. La plate-forme électronique, empruntée à la Bourse pan-européenne Euronext, a fait ses preuves. D’ailleurs, celle dédiée au marché à terme est déjà achevée, selon Benabdeslem.
Le succès de ce marché repose sur plusieurs conditions, dont le professionnalisme des intervenants, les intermédiaires en valeurs du Trésor.
Le président du directoire de la Bourse met l’accent particulièrement sur la liquidité du marché secondaire des bons du Trésor et sur les moyens technologiques utilisés pour ce nouveau marché.
Les intervenants, à savoir les banques, la CDG et les sociétés de Bourse devront miser 50.000 DH pour leur adhésion. Ensuite, les contrats seront facturés 5 DH l’unité. En plus de l’obligation d’un dépôt de garantie, la Bourse procédera à l’institution d’un fonds de garantie qui couvrira le risque de contrepartie.
Le marché à terme de taux d’intérêt serait-il rentable pour la Bourse? Benabdeslem assure qu’il ne le sera pas avant «quatre à cinq ans». Le regain d’activité du marché actions l’y autorise. Le volume des transactions, qui génère une commission de 0,1% pour la Société de Bourse des valeurs de Casablanca (SBVC), que ce soit sur le marché central ou des blocs, est passé de 71,8 milliards de DH en 2004 à 148,5 milliards en 2005 (+107%). Et cette tendance se consolide en ce début d’année.


Cotation: 10h-15h30

D’UN nominal de 100.000 DH et négociés entre 10h et 15h30, les titres qui seront traités sur le marché à terme sont les échéances moyennes. C’étaient les plus répandues lors de l’amorce de la réflexion sur la création de ce marché, il y a deux ans.
Mais vu que le marché des BDT connaît un revirement de tendance vers les échéances longues, les responsables du projet affirment que la Bourse peut très bien procéder à des réajustements en fonction des besoins des opérateurs.


Comment ça marche


LES marchés dérivés se composent de deux compartiments: les marchés organisés et les marchés de gré-à-gré. Les instruments qui sont traités sur les premiers sont les forwards et les options.
Les swaps étant échangés exclusivement sur le marché de gré-à-gré. Les opérateurs marocains ont déjà recours aux instruments du marché de gré-à-gré pour, notamment, les devises. Les instruments échangeables sur les marchés dérivés ont comme produits sous-jacents les obligations (le cas du marché marocain en cours de constitution), les actions, les indices, les devises et les matières premières (pétrole, métaux, produits agricoles…).
Pour les obligations, le risque de taux est matérialisé dans le fait que les rendements évoluent inversement aux taux d’intérêt. Une hausse des taux d’intérêt tire les rendements vers le bas, et vice-versa.
Concrètement, les gestionnaires de fonds, qui ont convenu d’acheter des obligations à une date future et à prix fixé d’avance, peuvent se prémunir contre le risque de taux en vendant un contrat à terme (short). A l’opposé, ceux qui ont convenu de vendre des bons à un prix spécifié d’avance se couvrent en achetant un contrat à terme (long).
Le marché à terme est régulé par le système des marges calculées quotidiennement, et qui est une incitation aux opérateurs à honorer leurs engagements. Ce système repose sur la convention du marked-to-the-market, qui fait que l’acheteur et le vendeur doivent remettre ou recevoir de leurs courtiers, dans les 24h après chaque séance, la différence entre le nominal du contrat et le prix de clôture.
Les courtiers sont éventuellement compensés par la chambre de compensation. Cette dernière clôture tous les jours systématiquement en équilibre. Les marchés dérivés sont en général associés aux spéculateurs. Pour Benabdeslem, il ne fait aucun doute que ces acteurs seront présents, puisqu’ils font partie intégrante de ce type marché.

Tarek HALIM
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(1) C’était lors d’un colloque relatif à la gestion de l’épargne collective organisé le 8 et 9 mars à Casablanca par l’école Polyfinance.

http://www.leconomiste.com/article.html?a=69299

Orchidéee
15/03/2006, 22h05
Il est vrai que le marché à terme va fortement contribuer à la dynamisation du marché boursier marocain, et ce grâce à la couverture contre le risque de taux d’intérêt. Mais aussi grâce aux autres avantages des contrats à terme (les futures) :

- La suppression des inconvénients liés à la prise de position sur les marchés de gré à gré.

- La réalisation des opérations de spéculations : il est en effet possible d’anticiper la hausse ou la baisse du marché pour empocher une plus-value. L'utilisation de l'effet de levier et la grande volatilité des cours assurent des rémunérations importantes.

-La limitation du risque de contrepartie entre acheteur et vendeur de contrats grace à l’intervention d’ une chambre de compensation. En effet, cette dernière joue le role d’un tiers indiscutable, qui tout en acceptant de prendre en charge l’ensemble des risques de contrepartie du marché, permet l’organisation d’un marché totalement négociable.

menara
16/03/2006, 02h17
L'idéal c'est surtout au niveau de la possibilité de couverture pour les achats de matiéres premiéres comme le pétrole, les minerai, charbon, le gaz, et les produits agricoles etc..... Le marché de Casa permettra aux opérateurs marocains et régionaux de se couvrir en achetant leurs contrats directement sur la place et non plus comme avant sur les places européennes. Et ceci va donc dynamiser énormement la bourse.

Les futures contrats traiter sur la bourse de Casa vont surment permettre de rattraper sinon de dépasser des bourse comme celle du Caire ou de Ryad.

Orchidéee
16/03/2006, 15h12
Mais d'après l'article, le marché à terme de la BVC ne concerne que les actifs financiers et non les matières premières. Si ça concerne vraiment les contrats commerciaux aussi, nous pouvons etres surs que c'est un vrai facteur de dynamisation de la place. Espérons rattapper la bourse du caire qui a connu son premier marché à terme de coton en 1907.

menara
16/03/2006, 15h27
Espérons rattapper la bourse du caire qui a connu son premier marché à terme de coton en 1907.

Oui effectivement pour le moment cele ne concerne pas les contrats sur les matiéres premiéres mais je pense que cela va venir avec le temps.

Sinon oui il reste encore du travail avant de rattraper la bourse du Caire ou celle de Ryad

Fouad
17/03/2006, 15h30
Merci pour l'info.
Dans ce cadre, j'aimerais bien savoir ou en est la bourse d'Alger?

wihr
17/03/2006, 15h40
elle est sur place, et les autorités algerienne pensent que la priorité et à la reforme financiere, et au marché obligataire.

Fouad une bourse n'est pas un indice pour le dynamisme d'une économie, c'est un comptoir ou on s'echange des parts de sociétés.

Fouad
17/03/2006, 15h48
Merci Wihr pour l'info.
Il ne faut rien comprendre de mal saint à travers ma question; Ayant lu l'information sur la bourse de Casa je voulais tout simplement savoir ce qu'est devenue celle de mon pays.

Tizinissa
17/03/2006, 16h09
Il y avait un topic qui traitait de la bourse et on y avait discuté un peu de ce sujet en gnerale en faisant allusion aussi bien a la bourse d Casa qu'a celle d'Alger.
utilises le moteur de rechrche de FA, je crois que tu le trouveras rapidement !!

wihr
17/03/2006, 16h15
non non je n'ai rien vu de malsain, sinon je ne me serai pas permis de te rapporter cet eclairssissement :confused:

menara
17/03/2006, 17h59
Merci Wihr pour l'info.
Il ne faut rien comprendre de mal saint à travers ma question; Ayant lu l'information sur la bourse de Casa je voulais tout simplement savoir ce qu'est devenue celle de mon pays.

Au niveau de la bourse d'Alger le gouvernement pose toujours des blocages, le gouvernement parle de réforme bancaire et financiére depuis presque 5 ou 6 ans mais le secteur n'évolue toujours pas.

Sinon pour les entreprises côté il en existe seulement 2 ou 3 dont l'hotel el aurassie et Saidal sur le marché obligataire.

Une bourse et une marché financier qui permet aux entreprises et aux investisseurs d'acheter et de vendre leurs actions. La bourse permet au entreprises de trouver des financements alternatifs aux crédits classiques. Elle permet des fusions acquisition et consolide le secteur financier qui alimente en argent les secteurs productifs, pour redistribuer équitablement les dividendes des entreprise.

Une bourse permet de dynamiser les entreprises côtés qui redistribuent des actions et des dévidendes à leurs investisseurs externes et à leurs salariés qui ont acheté leurs actions.

Une bourse permet de drainer l'epargne nationale vers les entreprises productives et dynamiques.

Certaines entreprises ont connues leurs dynamise qu'aprés leur introduction en bourse avec l'afflux des capitaux et l'arrivé de nouveaux investisseurs dans leurs tour de table.

Malheureusement le gouvernement algérien fait tous pour frener la bourse d'Alger car une bourse avec une systéme bancaire transparent et solide n'intérésse pas les décideurs algériens et donc tout ceci se fait au détriment de la compétivité et de l'épargne nationales qui n'entre pas dans les banques ce qui explique en parti un faible taux de bancarisation national et une trés faible épargne.

Aujourd'hui si l'Algérie disposé d'une bourse elle pourrait placer une bonne partie de ses réserves de change pour faire fructifier tous cette argent et ne serait donc pas obliger de placer cette reserve en bon du trésors a l'étranger comme au Royaume unis en France au Japon ou au Usa.

L'optimiste
17/03/2006, 21h37
@Menera

je pourrais t'appeller aussi ADMDTCQEA.

Arme de Destruction Massive De Tout Ce Qui Est Algerien.

Tu es championne dans ca , ridicule aussi .C'est trop ! j'ai envi de vomir tes poste .

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