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Voir la version complète : Un plan, de l’argent mais pas d’entreprises


zek
17/03/2006, 19h41
Bonsoir, ce n'est plus l'argent qui manque en Algerie, c'est les entreprises locales, une solution pamis d'autres les 3X8.
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Le plan de soutien à la croissance économique risque de marquer le pas, faute d’entreprises. Dans la wilaya de M’sila, l’inquiétude sourde. Les grandes réalisations, programmées dans le cadre des projets de développement de la wilaya, ainsi que les travaux projetés dans les communes déshéritées, ne trouvent pas preneurs auprès des entreprises qui préfèrent s’occuper de chantiers, plus faciles à mener à leur terme et moins contraignants. Selon la direction de l’habitat de la wilaya, plusieurs projets importants n’ont pu être lancés, notamment le nouveau pôle universitaire dont une partie, seulement, est en chantier, atteignant un taux de réalisation de 25%, sur les 26 autres marchés de cet ensemble, qui attendent de démarrer.
Par ailleurs, l’APS a appris que les services de planification de la wilaya ont indiqué que les secteurs de la formation professionnelle, de la jeunesse et des sports, de la construction et l’habitat, n’ont pas trouvé de soumissionnaires. Des entrepreneurs révèlent que certains projets, plus faciles à réaliser, sont nettement plus rentables que les gros ouvrages exigeant davantage de temps et posant plus de problèmes techniques. Le nombre important de projets inscrits dans le cadre du fonds de développement des Hauts Plateaux, devrait, en outre, accroître la demande en entreprises.
Ce qui est vrai pour cette wilaya est vraisemblablement une réalité pour les 47 autres. Si, pour les grands ouvrages, il sera fait appel aux grands groupes de BTP mondiaux, pour ceux de moindre importance, la pénurie d’entreprises risque de remettre en cause bien des projets, pourtant nécessaires à l’amélioration du cadre de vie des citoyens.
Pour les entreprises qui souhaitent augmenter leurs capacités de production, le financement bancaire se fait désirer. Les couacs qui existent entre les différents acteurs, risquent, une fois de plus, de retarder de manière durable le projet ambitieux de transformer l’économie algérienne de rentière à productive.
L’entreprise n’est pas encore au cœur des préoccupations. Elle est pourtant le moteur de toute économie.
http://www.latribune-online.com/1603/economie.htm

aniasse
17/03/2006, 22h50
Ce qu'il manque en Algerie..c'est les cerveaux...

kuchiki
18/03/2006, 10h22
Apparement y a pas qu'en Algérie que sa manque les cerveaux :evil: Non plus sérieusement je pense que ces projets seront réalisés mais avec un certain temps de retard, le temps pour l'algérie de devenir plus attractive.

ferrailleur
18/03/2006, 10h33
les cerveaux manquent mais encore plus les ouvriers compétents ,les agents de maitrise ,les cadres intermédiaires.
tout à fait d'accord pour le 3x8 et même le 7/7 pour couper court aux sempiternelles et récurrentes querelles sur le we.
je suis sûr que sur ce forum on a plus de cadres bac +x que de technicens supérieurs qui maîtrisent bien les tours de main.
le syndrome de l'armée mexicaine ;que des généraux.

DZmes Bond
18/03/2006, 16h29
C'est pour cela qu'il y a de grosses opportunités ! Ceux qui sont à l'étranger et qui sont dans la construction avec une certaine expérience (ingénieurs, techniciens, manoeuvres...) et qui ont un peu d'argent pourraient démarrer des entreprises qui auront pleins de contrats en Algérie... Et je suis sûr que le gouvernement va mettre en place un dispositif d'aides pour ceux-ci !

aniasse
19/03/2006, 00h42
L'administration algerienne est beaucoup trop lourde pour que des entreprises d'immigrés se monte facilement et surtout qui commencerait rapidement à travailler..
sans oublier le parametre phare chez nous ...'l'biston"

ferrailleur
19/03/2006, 10h59
oui cette frilosité est un des éléments essentiels.il faudrait faire un catalogue des pays ex socialistes qui ont réussi cette transition.il n'y a pas que la chine.il y a l'europe centrale mais ils ont bénéficié du plan marshall européen.
c'est tres immoral de voir les "chefs" qui pendant 40 ans nous ont vanté les mérites du socilalisme se mettre à la tête de sociétés ex nationales .mais il faut l'accepter.s'ils ont été à la tête des industries d'état c'est qu'ils avaient la stature de capitaines d'industrie.c'est tres dur a avaler mais l'autre solution serait de livrer l'économie à des rapaces aux arrières pensées dangereuses.

tariqlr
19/03/2006, 11h53
Etant comptable et financier, je me suis déplacé à Alger (admin. fiscale) pour m'enquérir sur la création d'entreprises.
C'est la 25° entreprise que je crée pour d'autres ( 2 pour moi): il n'y a aucune diffce entre l'Algérie et la France ( à part qques retouches au niveau fiscal).
Ce que j'ai remarqué: en France on ne trouve pas d'ouvriers spécialisés dans tous les corps de métiers.
En Algérie, je ne peux être formel mais, on me dit qu'il ya une main d'oeuvre spécialisée ?? Je souhaite avoir des chiffres convaincants.
Je pense que les entrepreneurs, en France, ont beaucoup de possibilités au pays. Il serait profitable à tous si les conditions d'installation, de respect des règles étaient garanties.
Instaurer un climat de confiance avec les organismes ( sociaux et fiscaux); des lieux de travail et de vie convenables.
Donc c'est aux responsables d'état algériens de décider: communiquer, bureau unique en Europe, brochure explicative......
Ils (décideurs) nous parlent des grandes sociétés nationales et multinationales, mais pas des petites entreprises qui embauchent beaucoup plus: entreprises du batiment, sociétés de services, petites entreprises de fabrication (qui peuvent grandir)... la formation.
Je pense qu'il faut attendre encore mais que de temps perdu.

DZmes Bond
19/03/2006, 17h49
@tariqlr : C'est pour cela qu'il faut s'inspirer du modèle italien qui a su créer un tissu de PME-PMI très compétent après la guerre.

DZmes Bond
19/03/2006, 17h52
Le programme européen MEDA aide les PME-PMI à se mettre à niveau. L'Etat algérien doit créer une initiative similaire en y injectant beaucoup plus de fond et en les aidant sur le plan managérial et de la formation !

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Projet MEDA
Mise à niveau de 10 000 entreprises

Le ministre de la Petite et Moyenne entreprises et de l’Artisanat, Mustapha Benbada, a exposé, hier lors d’une conférence de presse animée à Ben Aknoun, à Alger, l’état des lieux et les objectifs du programme MEDA/PME, en présence du représentant européen.

Ainsi, déclare le représentant européen du programme MEDA, 1600 actions ont été entreprises en faveur des PME, qui ont bénéficié d’un appui direct, un appui aux instruments financiers, un appui à l’environnement des PME ou un appui pour la formation. Selon l’orateur, quelque 535 entreprises ont bénéficié de la mise à niveau tandis que 280 autres ont acquis un stade de perfectionnement appréciable. « Les entreprises ont manifesté un réel besoin en financement », a souligné l’intervenant, pour qui le volet d’appui « n’est ni échec ni succès, et le chemin est encore long ». Pour lui, il s’agit, comme objectif, de modifier, d’une façon durable, le comportement des chefs d’entreprises. 65% des expertises ont été menées par des Algériens et 35% par des étrangers. Le montant global du MEDA/PME est de 57 millions d’euros en sus des enveloppes dégagées par le ministère de tutelle et les entreprises elles-mêmes. Le programme table sur une mise à niveau de 10 000 entreprises. « La vitesse de réalisation varie selon l’objectif de l’entreprise. Certaines cherchent à être compétitives sur le marché national et d’autres veulent pénétrer le marché euro-méditerranéen », a expliqué le représentant européen. Une opération de mise à niveau coûte de 10 000 à 150 000 euros selon l’objectif assigné à cet appui. De son côté, le ministre Benbada a indiqué que l’impact du programme MEDA a été appréciable bien que des insuffisances persistent. Sur les raisons qui empêchent les petites entreprises de décoller convenablement, le ministre a souligné que l’essor d’une entreprise est conditionné par l’environnement financier, administratif et commercial. « Nous souhaitons que le climat soit plus favorable avec la réforme du système bancaire », a ajouté M. Benbada. Il a relevé, également, l’institution du Programme national de mise à niveau de la PME, qui est doté d’un budget de 1 milliard de dinars annuellement. A noter que le ministre, accompagné d’une délégation européenne, a visité, durant la journée d’hier, plusieurs entreprises implantées à Boumerdès et à Alger.

Mustapha Rachidiou
El Watan

Ismail2005
19/03/2006, 19h30
Un obstacle de taille a la création d'entreprises serait les difficultés pour certaines de se faire payer par l'état pour certaines prestations fournies,j'ai lu un thread quelque part sur FA sur ce problème.

il faudrait d'abord que l'état paie les entreprises et rapidement,sinon plus personne ne pensera a postuler pour les marches publiques a moins d'avoir une trésorerie conséquente pour tolérer des retards de paiement en années.

citoyen
20/03/2006, 10h14
>>>C'est pour cela qu'il y a de grosses opportunités ! Ceux qui sont à l'étranger et qui sont dans la construction avec une certaine expérience (ingénieurs, techniciens, manoeuvres...) et qui ont un peu d'argent pourraient démarrer des entreprises qui auront pleins de contrats en Algérie.

C'est le meilleur moyen pour eux de gaspiller leur argent inutilement. Pour s'en rendre compte il suffit de consulter la démarche d'attribution des marchés.
Une telle démarche est normamelement reglémentée mais on entend quotidiennement des affaires concernant des attributions frauduleuses par les collectivités, l'administration et même les sociétés nationales.

Sachez simplement que de telles structures ne peuvent vivre sans marché. En ce qui me concerne j'essaye depuis un an de lancer une société de service et en dépit du marché effectif, identifié comme tel, les marchés sont attribués à des compagnies étrangères. La réponse des responsables est : ce sont des décisions politiques en revanche on n'hésite pas à proposer des arrangements momentanés moyenant du blé.

Par ailleurs, le plan d'action décrit dans le projet MEDA porte exclusivement sur le volet financier. Ceci est une excellente empreinte de naivité, j'ai constaté de mes propres yeux des aquisitions de matériels et de compétences étrangers à coup de millions de dollars pratiquement pour rien étant donné que le marché algérien ne peut pas absorber les services souhaités par les résponsables et la probable mort de la technologie devenue obsolète dans quelques années.

Se fier aux effets d'annonce peut coûter cher je me ssuis bien garder d'investir le moindre centime avant de m'assurer que les informations distillées dans le médias et aux niveaux des ministères soient exacts..

Les compagnies étrangères adoptent la même tactique (une tactique bête mais efficace).

Sinon la tchippa et le benaamis est toujours l'outil de choix pour les investisseurs et les entrepreneurs car c'est la seule stratégie pour developper une PME.

Pour ma part, je commence à croire que le manque de cerveaux est voulu en haut lieu et au moins momentanément, le temps qu'une nouvelle génération de barons s'installe et vérouille l'économie.

PS: La création de mon entreprise est en veille (en attendant que le brouillard se lève) pour ne pas payer les impôts....(désolé mais sur ce plan là le FISC français est mieux adapté).

menara
20/03/2006, 17h52
Quand il-y-a pas d'argent y-a plein de projets !!!!!!!!!!!!

Quand il-y-a de l'argent y-a plus d'entreprises !!!!!!!!!!!!

Quand le BTP dort y-a du chômage et quand celui-ci redémarre y-a plus personen qui veux y travailler !!!!!!!!!!!!!!!!

Pareil pour l'agriculture quand y-a pas d'aide tous le monde s'en plaint et quand il y-en a plus personne ne veut travailler dans ce secteur !!!!!!!!!!

Moi je dirais que ça sent le foutage de gueule ou alors si c'est vrai c'est la poisse éternelle !!!!!!!!!!!!!!!!

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