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Voir la version complète : Ces nomades forcés de l'Arabie Saoudite


Zakia
15/09/2010, 11h28
En novembre 2009, des milliers de Saoudiens ont fui les combats qui opposaient à la frontière yéméno-saoudienne les rebelles zaïdites à l’armée saoudienne. La semaine dernière, à la veille du Eid el-Fitr, la fête qui clôt le mois de ramadan, ces déplacés se sont de nouveau retrouvés à la rue… Mais, cette fois-ci, sur ordre du ministère saoudien de l’Intérieur.
Ce lundi 13 septembre, le ministère de l’Intérieur a expliqué dans un communiqué avoir appliqué les mesures décidées par le Haut comité des déplacés. En juillet, il a versé 30 000 riyals (6 150 euros) à toutes les familles de déplacés de moins de 10 personnes et 35 000 riyals (7 200 euros) aux familles de plus de 10 personnes afin de les aider à payer leurs loyers. Un deuxième versement d’un montant similaire devrait leur être alloué avant la fin de l’année.
L’Arabie saoudite s’était engagée dans des combats avec les rebelles zaïdites après la mort, le 3 novembre 2009, de deux gardes-frontières saoudiens, tués par des rebelles infiltrés. Des combats qui ont vidé plus de 400 villages frontaliers de leur population et se sont soldés, trois mois plus tard, par le retrait des rebelles zaïdites des territoires saoudiens.

"Les déplacés pauvres se sont entassés dans des campements provisoires"

Mohammad al-Saeedi vit à Quatif, dans l'est de l'Arabie saoudite. Ancien journaliste, il est aujourd’hui employé dans une entreprise de transports.
Lorsque la population a fui, en novembre 2009, les zones de combats, dans le sud-ouest du pays, seuls les familles aisées se sont installées dans des meublés ou des hôtels de la région de Jazan. Les déplacés pauvres se sont entassés dans des campements provisoires installés dans la ville de Uhud el-Masareha, à 30 km de leurs villages frontaliers. Mais ces campements provisoires ont duré plusieurs mois, entraînant une détérioration des conditions de vie. Un incendie a même ravagé plusieurs tentes en juillet dernier.
Les déplacés étaient pris entre le marteau et l’enclume. D’une part, ils ne pouvaient plus rentrer dans leurs villages transformés par l’armée saoudienne en zone militaire ; et d’autre part, ils vivaient sous des tentes à l’approche de l’hiver.
En décembre 2009, le roi Abdallah a donné l’ordre de construire 10 000 logements pour les déplacés. Mais l’emplacement choisi s’est révélé être non constructible puisque situé sur le passage d’un torrent. Les déplacés ont alors adressé des dizaines de lettres au roi et aux autorités compétentes sans jamais avoir de réponse.
Le ministère de l’Intérieur, pour sa part, n’a commencé à indemniser les déplacés qu’en juillet dernier. Les campements ont alors été désertés au profit de petits meublés et les tentes furent démontées peu avant le mois de ramadan. Mais, en contrepartie, le ministère a exigé que les familles de déplacés trouvent un autre logement avant la fin du ramadan, faute de quoi elles seront à la rue ou devront payer elles-mêmes les loyers dus.
Ainsi, la veille du Eid el-Fitr, des familles entières se sont retrouvées dans la rue, privées de foyer et de la joie du Eid".


France 24

Zakia
15/09/2010, 11h30
Il est vrai que c'est plus intéressant de filer 60 milliards de dollars à Boeing :mrgreen:

Grâce à ça, Boeing va pouvoir assurer l'emploi de 77 mille personnes pendant 10 ans.

Des vrais humanistes, je vous le disais ces entorchonnés enrichis :lol:

bledard_for_ever
15/09/2010, 13h38
400 villages ! ca fait combien de personnes?

Zakia
15/09/2010, 13h46
Je n'en sais rien mais si on part du nombre de logements prévus pour les déplacés, à savoir 10000, en comptant 3 personnes par cellule familiale, ça fait déjà 30 milles personnes. Ca doit être un très petit minimum.

bledard_for_ever
15/09/2010, 13h48
on va attendre zek ou adama pour confirmer alors

Adama
15/09/2010, 13h52
SR 900m spent on displaced people in Jazan

Published: Sep 13, 2010 23:21 Updated: Sep 13, 2010 23:21

JEDDAH: The Finance Ministry announced on Monday that it had spent about SR900 million on food and accommodation for Jazan’s displaced people after Yemeni intruders attacked Saudi villages along the southern border in November last year.

“We have taken a number of measures to provide housing to all the displaced people,” the ministry said in a statement following reports that some of these displaced people have been asked to vacate hotels and furnished apartments by the end of Ramadan.

It said a high-level committee, set up to study the housing problem of the displaced proposed payment of SR 60,000 annually for a 10-member family for housing, food and clothing and SR 70,000 each to families having more than 10 members.

“We have also decided that the amount would be paid to all displaced people, including those who have arranged their own housing or those in furnished apartments or in refugee camps,” the statement said.

The committee had also decided that the families who received the assistance would be given a month to find a suitable housing. After that the refugee camp would be closed and payment to those living in furnished apartments and camps would be stopped.

“We have also decided to make use of charitable organizations in the region to support and guide these families, especially those having elderly, handicapped, widows and people with chronic diseases to help them search for suitable houses.”

However, the ministry said those families who have been allowed to return to their houses along the border would be given compensations to the damages caused to their houses during the confrontation between Saudi forces and the Yemeni rebels.

The ministry said it would coordinate with the Interior Ministry and Jazan governorate to get accurate information about displaced families.

“The first installment of assistance was given to the displaced on Saaban 1, 1431 (July 13, 2010) and we have instructed building owners to provide them housing until the end of Ramadan,” the ministry said, adding that the two month time was enough for them to find suitable accommodation.

“We have paid financial assistance to all the displaced who provided required documents,” the ministry said, adding that the second installment would be paid directly to their bank accounts.

The Jazan governorate has observed that real estate owners in the region doubled the rents of their buildings, the ministry said, adding that it was unacceptable. A committee would conduct a field tour to make sure they charge reasonable rents, it said.





Traduction approximative pour non Anglophone :

SR 900m dépensés pour les personnes déplacées dans Jazan

Publié le: 13 septembre 2010 23:21 Mise à jour: 13 septembre 2010 23:21

Jeddah: Le ministère des Finances a annoncé lundi qu'elle avait dépensé environ SR 900 millions (240 million US dollars) de repas et d'hébergement pour personnes déplacées Jazan après intrus yéménites ont attaqué des villages Arabie long de la frontière sud en Novembre l'année dernière.

"Nous avons pris un certain nombre de mesures visant à fournir un logement à toutes les personnes déplacées», a indiqué le ministère dans un communiqué après avoir appris que certaines de ces personnes déplacées ont été invités à quitter les hôtels et les appartements meublés à la fin du Ramadan.

Il a dit un comité de haut niveau, mis en place pour étudier le problème du logement du paiement déplacées proposé de SR 60, 000 par an pour une famille de 10 membres pour le logement, la nourriture et des vêtements et SR 70, 000 par les familles à avoir plus de 10 membres.

«Nous avons également décidé que le montant serait versée à toutes les personnes déplacées, y compris ceux qui ont organisé leur propre logement ou les appartements meublés ou dans les camps de réfugiés», indique le communiqué.

Le Comité a également décidé que les familles qui ont reçu l'aide serait donnée un mois pour trouver un logement convenable. Après que le camp de réfugiés seraient fermées et le paiement à ceux qui vivent dans des appartements meublés et des camps pourrait être arrêtée.

"Nous avons également décidé de faire usage des organismes de bienfaisance dans la région pour soutenir et guider ces familles, en particulier ceux ayant des personnes âgées, les handicapés, les veuves et les personnes atteintes de maladies chroniques pour les aider à chercher des maisons convenables."

Cependant, le ministère dit que ces familles qui ont été autorisés à retourner dans leurs maisons le long de la frontière serait donnée aux compensations des dommages causés à leurs maisons au cours de la confrontation entre les forces de l'Arabie et les rebelles yéménites.

Le ministère a indiqué qu'il serait chargé de coordonner avec le ministère de l'Intérieur et le gouvernorat de Jazan pour obtenir des informations précises sur les familles déplacées.

«La première tranche de l'aide a été accordée aux personnes déplacées sur Saaban 1, 1431 (13 Juillet 2010) et nous avons chargé les propriétaires d'immeubles à leur fournir des logements jusqu'à la fin du Ramadan", a précisé le ministère, ajoutant que le délai de deux mois a été assez pour eux de trouver un logement convenable.

«Nous avons versé une aide financière à toutes les personnes déplacées qui ont fourni les documents requis», a précisé le ministère, ajoutant que la deuxième tranche sera versée directement à leurs comptes bancaires.

Le gouvernorat de Jazan a observé que les propriétaires de biens immobiliers dans la région a doublé les loyers de leurs immeubles, a précisé le ministère, ajoutant que cela était inacceptable. Un comité effectuera une visite de terrain afin de s'assurer qu'ils facturent des loyers raisonnables, il a dit.




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Adama
15/09/2010, 13h55
King orders SR1.12 bn aid for the poor

Published: Sep 2, 2010 00:20 Updated: Sep 2, 2010 01:07

JEDDAH: Custodian of the Two Holy Mosques King Abdullah on Wednesday ordered the distribution of SR 1.12 billion in emergency aid among the Kingdom’s poor to support them during the fasting month of Ramadan and the Eid Al-Fitr festival.

Social Affairs Minister Yousuf Al-Othaimeen thanked King Abdullah for his humanitarian gesture. He said the aid would be distributed among beneficiaries of social insurance, including the elderly, orphans, patients, widows and families of prisoners.

“The royal gesture reflects the king’s care for the poor and needy in the country and his desire to meet their pressing requirements in order to achieve social stability,” the minister said. He said the amount would be distributed immediately in coordination with the Ministry of Finance.

“This emergency financial aid is given in addition to the monthly assistance received by the beneficiaries of social insurance,” Al-Othaimeen said.
The number of Saudi families living in extreme poverty is estimated at 35,000, or 1.63 percent of the total Saudi population. They live on less than SR1,700 a month. There are 409,000 families that spend less than SR3,800 a month, representing almost 20 percent of the Saudis.

According to a study conducted by the National Strategy to Combat Poverty, Jazan province has the largest number of poor people in the country (45 percent) while Qassim has the lowest (eight percent).

The study showed that almost two fifths of families in Jazan live below the poverty threshold (the minimum level of income deemed necessary to maintain an adequate standard of living), followed by just under a quarter in Najran, Madinah and the northern border province.

The Kingdom has committed to a plan to cut the poverty rate to 2.2 percent by 2020. The issue of housing is a major problem faced by the country’s poor. About two thirds of retirees do not own homes. The Kingdom has established a General Authority for Housing with a SR10 billion budget to address the problem.

The new five-year plan (2010-2014) envisages the construction of one million housing units by the public and private sectors to meet 80 percent of demand for homes in various parts of the country. It will provide 266 million square meters of land for housing projects.






Traduction approximative pour non Anglophone :

Les ordres du roi SR 1.12 bn aide pour les pauvres

Publié le: 2 septembre 2010 00:20 Mise à jour: 2 septembre 2010 01:07

Jeddah: Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Abdallah a ordonné mercredi la distribution de SR 1.12 milliard (300 million US dollars) en aide d'urgence parmi les pauvres du Royaume pour les soutenir au cours du mois de jeûne du ramadan et la fête de l'Aïd Al-Fitr.

Ministre des Affaires sociales Yousuf Al-Othaimeen a remercié le roi Abdallah pour son geste humanitaire. Il a dit que l'aide serait répartie entre les bénéficiaires de l'assurance sociale, y compris les personnes âgées, les orphelins, les malades, les veuves et les familles des prisonniers.

"Le geste royal reflète les soins du roi pour les pauvres et les nécessiteux dans le pays et son désir de répondre à leurs besoins pressants, afin de parvenir à la stabilité sociale", a dit le ministre. Il a dit que le montant serait distribué immédiatement en coordination avec le ministère des Finances.

«Cette aide financière d'urgence est indiquée en complément à l'aide mensuelle perçue par les bénéficiaires de l'assurance sociale," Al-Othaimeen dit.

Le nombre de familles vivant dans l'Arabie de l'extrême pauvreté est estimé à 35.000, soit 1,63 pour cent de la population totale Arabie. Ils vivent avec moins de SR 1, 700 par mois. Il y a 409.000 familles qui dépensent moins de SR 3, 800 par mois, représentant près de 20 pour cent des Saoudiens.

Selon une étude menée par la Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, dans la province de Jazan a le plus grand nombre de personnes pauvres dans le pays (45 pour cent), tandis que Qassim a le plus faible (huit pour cent).

L'étude a montré que près des deux cinquièmes des familles de Jazan vivent sous le seuil de la pauvreté (le niveau minimal de revenu estimé nécessaire de maintenir un niveau de vie suffisant), suivie par près d'un quart à Najran, Médine et la province frontalière du Nord.

Le Royaume s'est engagé dans un plan visant à réduire le taux de pauvreté à 2,2 pour cent en 2020. La question du logement est un problème majeur que rencontrent les pauvres du pays. Environ deux tiers des retraités ne sont pas propres maisons. Le Royaume a mis en place une Autorité générale pour l'habitation, avec un budget de SR 10 milliard (2 Billion 650 million US dollars) pour résoudre le problème.

Le nouveau plan quinquennal (2010-2014) prévoit la construction d'un million de logements par les secteurs public et privé pour répondre à 80 pour cent de la demande de logements dans diverses parties du pays. Elle fournira 266 millions de mètres carrés de terrains pour des projets de logement.





Adama
15/09/2010, 14h00
Citation 3:


Le Yémen, nouvel Eldorado de l’intégrisme islamiste ?

06.01.10 - 10:07


Al-Qaïda a revendiqué l'attentat manqué perpétré par un Nigérian sur un vol Amsterdam-Detroit. Depuis les accusations de Barack Obama envers la branche yéménite d’Al-Qaïda la communauté internationale se tourne sur le Yémen, un pays en pleine réorganisation.

Le président américain Barack Obama a accusé la branche yéménite d'Al-Qaïda d'avoir armé et entraîné le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter un avion de ligne américain dans un attentat suicide, le jour de Noël.

Ce qui place le pays sur le devant de la scène internationale, bien que le Yémen est une base d'Al-Qaïda depuis très longtemps : la famille Ben Laden y est originaire de ce pays, la première opération d'Al-Qaïda avant sa création officielle remonte à 1992 quand des soldats américains ont été tués dans leur hôtel à Aden par les hommes d'Oussama Ben Laden, etc.

Le Yémen, la guerre de demain ?

Pour Antoine Basbous, l'invité de Matin Première ce mercredi et directeur de l'Observatoire des Pays Arabes à Paris, tous les éléments sont propices pour qu'Al-Qaïda s'enracine au Yémen : "Il y a un tissu social adapté, c'est un pays tribal, le pays de Ben Laden, un pays dont le régime central plonge dans le chaos. Il y a une guerre dans le nord, une tentative de séparatisme dans le sud et un pouvoir central faible du président Ali Abdullah Saleh, un homme au pouvoir depuis 31 ans qui gère le pays comme on gère une tribu" explique-t-il.

La fermeture des ambassades : une communication politique

Dernièrement un communiqué des services du Premier ministre britannique Gordon Brown annonçait que "Downing Street et la Maison Blanche ont décidé d'intensifier l'action conjointe du Royaume-Uni et des Etats-Unis pour contrer la menace terroriste émergente au Yémen et en Somalie, après le complot terroriste manqué de Detroit".

Mardi matin, l'ambassade des Etats-Unis à Sanaa a rouvert ses portes après deux jours de fermeture, alors que les forces armées du Yémen lançaient une nouvelle opération contre Al-Qaïda. Mercredi matin, ce sont les ambassades française et britannique qui ont rouvert leurs portes.

"L'affaire des ambassades, c'est la gestion d'un problème réel d'une façon de communication politique : le président Obama, Gordon Brown, la France ont voulu réagir pour prendre de l'avance et ne pas être reprochable de n'avoir rien fait. Ils ont fermé un jour ou deux leurs ambassades mais ce n'est pas en deux jours et en éliminant deux éléments d'Al-Qaïda que le pays a été nettoyé. Tout ça, c'est de la communication politique, de la gesticulation des gouvernements occidentaux" décrypte Antoine Basbous. "La réalité du pays est bien plus complexe, ce n'est pas une expédition dans trois provinces qui va régler le problème" précise le politologue.

Les Houthis tentés par le modèle du Hezbollah ?

Les rebelles chiites du nord du Yémen sont soutenus par l'Iran qui veut s'appuyer sur toutes les communautés chiites présentes dans le monde islamique pour les aliéner, les instrumentaliser. "En soutenant cette communauté à se rebeller, l'Iran tente de faire d'une pierre, plusieurs coups : d'abord déstabiliser le Yémen, l'affaiblir. Puis créer un 'Houthisland' un peu à l'image du 'Hezbollahland' au Liban" explique ce spécialiste du monde arabe.

Le Hezbollah, mouvement politique chiite libanais, a été fondé en 1982 au Liban. Aujourd'hui, il est devenu une force incontournable, "or les Houthis au Yémen deviendront un jour, selon Téhéran, une brigade iranienne placée aux frontières de l'Arabie (saoudite) pour déstabiliser l'Arabie parce que les Iraniens ont peur que demain, le Conseil de sécurité leur impose un embargo sur l'exportation pétrolière pour les étouffer économiquement. Et c'est l'Arabie qui pourrait prendre la relève puisqu'elle possède au moins deux millions de barils de production qui ne sont pas mises sur le marché. L'Iran veut dire au monde entier que l'Arabie est fragile et déstabilisable" ajoute Antoine Basbous .

Une rébellion chiite liée au phénomène Al-Qaïda au Yémen

"Il y a un agenda commun (entre Al-Qaïda et les Iraniens). Sur le plan idéologique, ils sont aux antipodes mais leur agenda contre l'Arabie et contre l'Occident se rejoint. Pour Al-Qaïda il faut attaquer l'Arabie par le sud, par le Yémen, parce qu'ils ont échoué de l'attaquer de l'intérieur. Pour les Iraniens, il faut attaquer l'Arabie par là où ils peuvent en ouvrant cette brèche sur la frontière méridionale. Il y a cette entente pour déstabiliser ce pays pétrolier, premier producteur mondial et le seul qui ait une si grande capacité d'ajouter sur le marché deux millions de barils en quelques semaines" conclut le politologue.


Mélanie De Nora







bledard_for_ever
15/09/2010, 14h01
Le nouveau plan quinquennal (2010-2014) prévoit la construction d'un million de logements par les secteurs public et privé pour répondre à 80 pour cent de la demande de logements dans diverses parties du pays. Elle fournira 266 millions de mètres carrés de terrains pour des projets de logement.

..................:mrgreen::mrgreen:

Adama
15/09/2010, 14h07
Citation 4:

Guerre par procuration au Yémen, un Etat failli

LEMONDE 24.11.09 à 19h01

Un nouveau front vient de s'ajouter à un environnement déjà lourd au Moyen-Orient. La frontière méridionale de l'Arabie s'est embrasée en ce début novembre, quand la rébellion houthiste du nord du Yémen, d'obédience chiite (zaïdite), a franchi la frontière internationale et a pris le contrôle du mont Doukhane. C'est ainsi que l'Arabie, au nom de la défense de l'intégrité de son territoire, a fait son entrée de plain-pied dans un conflit inter-yéménite qui se poursuit par intermittence depuis 2004, mais qui a évolué en véritable guerre depuis le mois d'août entre le gouvernement de Sanaa et la rébellion.

Cette incursion en territoire saoudien n'est pas un dérapage. Outre le fait que la rébellion cherche à échapper à l'encerclement de l'armée yéménite et à prendre l'avantage, il faut y voir une étape supplémentaire dans la tentative de Téhéran de développer un nouveau théâtre d'affrontements pour faire diversion, au côté de deux autres foyers, ceux du Hezbollah au Liban et du Hamas à Gaza. Il s'agit donc d'une guerre par procuration, qui permet à l'Iran de déstabiliser un rival.

Riyad a les moyens de se battre contre la rébellion, grâce à la supériorité de son armement et à l'imposition d'un blocus maritime aux abords des côtes yéménites, contrôlées par les houthistes, pour les empêcher de réceptionner de nouveaux équipements militaires. Mais on ne peut exclure une guerre d'usure, le long des 1 500 km de frontière commune.

Mais cette entrée en guerre peut avoir des conséquences bien graves. Il y a près d'un million de Yéménites en Arabie, dont une large partie appartient à la même mouvance idéologique que les houthistes, sans compter leurs coreligionnaires saoudiens des provinces de Jizan et de Najaran, frontalières du Yémen, dont un million d'Ismaéliens, une autre branche du chiisme, en colère contre Riyad et qui formulent des revendications rarement prises en compte par le royaume.

Il y a surtout les principaux gisements de pétrole situés dans la province orientale du Hasa, où les chiites sont majoritaires. Parmi eux, une branche activiste ne résiste pas aux sirènes de Téhéran, dont l'ambition est de devenir la puissance de référence dans la région, en affaiblissant ses voisins. Or, l'incontrôlable dynamique régionale a fait passer l'appartenance confessionnelle devant l'appartenance nationale ; d'où le réveil des communautés chiites du Golfe au lendemain de la révolution khomeyniste (1979), puis de la chute de Saddam (2003) et de l'accession des chiites irakiens au pouvoir à Bagdad.

Tout cela intervient au moment où l'Iran menace l'Arabie de venir troubler le grand pèlerinage à La Mecque, lequel réunira près de 2 millions de fidèles à la fin novembre. Rappelons qu'à la fin des années 1980, les Iraniens avaient provoqué des troubles au cours desquels plusieurs centaines de pèlerins avaient perdu la vie.

L'activisme de Téhéran déborde les zones de déploiement géographique du chiisme. Car là où les fidèles de la communauté sont rares voire inexistants, tels en Egypte et au Soudan, l'Iran a dépêché des cadres du Hezbollah pour y former des cellules actives, sous couvert du soutien à la cause palestinienne.

En réalité, Téhéran redoute que les futures sanctions de l'ONU le privent d'exporter son pétrole, en comptant sur les surcapacités de production saoudienne en guise de compensation. Or, en allumant des contre-feux en Arabie, l'Iran menace cette perspective et montre que le royaume est si fragile qu'il ne pourra pas remplir cette mission. D'autres pétromonarchies du Golfe assistent au réveil de leurs composantes chiites, parfois majoritaires, comme au royaume de Bahreïn. Certains radicaux iraniens n'hésitent pas à réclamer ouvertement l'annexion de ce petit royaume.

Enfin, il ne faut pas oublier Al-Qaïda, qui profite des déficiences de l'Etat central yéménite et du chaos qui s'installe progressivement dans le pays, ainsi que de l'hébergement en Iran d'une partie de ses dirigeants, pour s'offrir un nouveau sanctuaire aux portes de l'Arabie. En août dernier, elle a failli assassiner le chef saoudien de la lutte anti-terroriste, le prince Mohamed Bin Naëf.

Cette évolution ne doit pas occulter le drame qui frappe le Yémen, soumis à un régime tribal usé et corrompu, en déficit de légitimité, et surtout en manque de ressources pour satisfaire aux besoins les plus élémentaires de sa population. Confronté à la rébellion des houthistes du Nord et aux sécessionnistes nostalgiques du Sud, ainsi qu'à l'enracinement d'Al-Qaïda dans la péninsule Arabique, le régime du président Saleh s'accroche à un pouvoir sans disposer des moyens nécessaires pour l'assumer.

Dans sa volonté de poursuivre et de sanctuariser son programme nucléaire, Téhéran s'ingénue à multiplier les incendies à sa périphérie, afin de détourner l'attention internationale et d'occuper ses voisins dans des conflits secondaires. Trente ans après le lancement de la révolution khomeyniste, l'Iran se dote d'un nouveau souffle pour exporter et développer son influence à l'échelle régionale, avec désormais une composante nucléaire.






Zakia
15/09/2010, 14h16
Quand on parle du loup :mrgreen:

Tu as oublié les petites images Adama, pas de photos des futurs logements? Une petite maquette?

D'ici là, l'Etat saoudien peut toujours reloger les déplacés là :

http://www.viajandoblog.es/wp-content/gallery/general/makkah-clock-royal-tower-hotel.jpg

Au moins on est certain que le terrain ne glissera pas...

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