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Voir la version complète : "Le scandale Sakineh", Thierry Meyssan


Zia
17/09/2010, 12h48
L’essayiste Bernard-Henry Lévy et le président Nicolas Sarkozy ont mobilisé l’opinion publique française pour sauver de la lapidation une Iranienne accusée d’adultère. Submergés par leur émotion les Français n’ont pas pris le temps de vérifier cette imputation, jusqu’à ce que Dieudonné M’bala M’bala se rende à Téhéran. Sur place, il s’avère que tout est faux. Thierry Meyssan revient sur cette spectaculaire et bien imprudente manipulation.

L’annonce d’autodafés de Coran par des pasteurs états-uniens à l’occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 a secoué le monde musulman. L’événement est ressenti différemment selon les cultures. Pour les Occidentaux, cette provocation doit être relativisée. Certes, il s’agit d’un livre que les musulmans considèrent comme sacré, mais, après tout, on ne fait que brûler du papier. A l’inverse, dans le monde musulman, on pense qu’en brûlant le Coran, on tente de couper les hommes de la parole divine et de leur dénier le salut. Il s’ensuit des réactions émotionnelles incontrôlables que les occidentaux perçoivent comme de l’hystérie religieuse. Jamais une telle chose pourrait survenir en Europe, et encore moins en France, pays formé par un siècle de laïcité combattante. Et pourtant …


Mobilisation

Récemment, l’essayiste Bernard-Henri Levy [1 (http://www.voltairenet.org/article166999.html#nb1)] a alerté l’opinion publique sur le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une jeune femme qui aurait été condamnée en Iran à la lapidation pour adultère. Il a lancé une pétition sur internet pour faire pression sur les autorités iraniennes et leur demander de renoncer à cette barbarie.
En contact téléphonique régulier avec le fils de la victime qui réside à Tabriz (Iran), et avec son avocat, Javid Houstan Kian, qui vient de s’installer en France pour fuir le régime, M. Lévy n’a pas été avare de détails : la lapidation, dont la pratique aurait été interrompue par un moratoire, aurait reprise sous l’impulsion du président Ahmadinejad. Mme Mohammadi-Ashtiani, pourrait être exécutée à la fin du ramadan. Entre temps, le directeur de sa prison, furieux du tapage médiatique, lui aurait fait administrer 99 coups de fouet.
L’essayiste concentre ses attaques sur le mode d’exécution. Il écrit : « Pourquoi la lapidation  ? N’y a-t-il pas, en Iran, d’autres manières de donner la mort  ? Parce que c’est la plus abominable de toutes. Parce que cet attentat contre le visage, ce pilonnage de pierres sur un visage innocent et nu, ce raffinement de cruauté qui va jusqu’à codifier la taille des cailloux pour s’assurer que la victime souffre longtemps, sont un concentré rare d’inhumanité et de barbarie. Et parce qu’il y a, dans cette façon de détruire un visage, de faire exploser sa chair et de la réduire en un magma sanglant, parce qu’il y a dans ce geste de bombarder une face jusqu’à ce que bouillie s’ensuive, quelque chose de plus qu’une mise à mort. La lapidation n’est pas une peine de mort. La lapidation est plus qu’une peine de mort. La lapidation, c’est la liquidation d’une chair à qui l’on fait procès, en quelque sorte rétroactif, d’avoir été cette chair, juste cette chair  : la chair d’une jeune et belle femme, peut-être aimante, peut-être aimée, et ayant peut-être joui de ce bonheur d’être aimée et d’aimer. »
Le président Sarkozy a confirmé les informations de M. Lévy lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de France [2 (http://www.voltairenet.org/article166999.html#nb2)]. A l’issue de son discours, il a déclaré que la condamnée était désormais « sous la responsabilité de la France ».
Rapidement, de nombreuses associations et personnalités se sont jointes à ce mouvement et plus de 140 000 signatures ont été réunies. Le Premier ministre François Fillon est venu sur le plateau du principal journal de la télévision publique pour manifester son émotion et sa solidarité avec Sakineh, « notre soeur à tous ». Tandis que l’ex-secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, affirmait que la France faisait désormais de ce cas une « affaire personnelle ».


Mystification

Bien qu’ils n’en aient pas conscience, l’émotion des Français renvoie à la part religieuse de leur inconscient collectif. Qu’ils soient chrétiens ou non, ils ont été marqués par l’histoire de Jésus et de la femme adultère. Rappelons le mythe : les pharisiens, un groupe de juifs arrogants, essayent de placer Jésus en position difficile. Ils lui amènent une femme qui vient d’être prise en flagrant délit d’adultère. Selon la Loi de Moïse, elle devrait être lapidée, mais cette cruelle prescription est heureusement tombée en désuétude. Ils demandent donc à Jésus ce qu’il convient de faire. S’il préconise de la lapider, il paraîtra comme un fanatique, et s’il refuse de la sanctionner, il sera mis en accusation pour contestation de la Loi. Cependant, Jésus sauve la femme en leur répondant : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Il renverse alors le dilemme : si les pharisiens la lapident, c’est qu’ils se prennent pour des purs, s’ils ne le font pas, ce sont eux qui violent la Loi. Et le texte de préciser : « Ils se retirèrent un à un, en commençant par les plus âgés ».
Ce mythe fonde dans la pensée occidentale la séparation entre loi religieuse et civile. La femme adultère a commis un péché vis-à-vis de Dieu et ne doit en rendre compte qu’à lui. Elle n’a pas commis de crime et ne peut être jugé par les hommes.
La lapidation annoncée de Sakineh est ressentie par les Français comme une terrible régression. La République islamique d’Iran doit être un régime religieux appliquant la Loi de Moïse revue par le Coran, la Sharia. Les mollahs doivent être des fanatiques phallocrates qui répriment les amours des femmes hors mariage et les maintiennent dans la soumission aux hommes. Aveuglés par leur propre obscurantisme, ils vont jusqu’à tuer et de la pire des manières.
Il s’agit bien ici d’hystérie religieuse collective car dans une telle affaire, le réflexe normal de tout un chacun aurait dû être de vérifier les imputations. Mais durant des semaines personne n’en a pris la peine.


Interrogations

Ayant à son tour signé cette pétition, le leader du Parti antisionniste, Dieudonné M’bala M’bala, de passage à Téhéran dans le cadre d’un projet cinématographique, a souhaité intercéder pour la condamnée. Il a demandé audience aux autorités compétentes et a été reçu par Ali Zadeh, vice-président du Conseil de la magistrature et porte-parole du ministère de la Justice.
L’entretien aura été un modèle du genre. M. Zadeh se demandant si son interlocuteur, humoriste de profession, ne se moquait pas de lui en lui rapportant ses craintes. Tandis que M. M’bala M’balase faisait répéter plusieurs fois les réponses à ses questions tant il avait du mal à croire avoir été manipulé à ce point.
Succédant à la dictature du Shah Reza Pahlevi, la République islamique s’est avant toute chose préoccupée de mettre fin à l’arbitraire et d’instaurer un état de droit le plus rigoureux possible. Pour ce qui concerne les crimes passibles des assises, le système judiciaire prévoit de longue date une possibilité d’appel. En tout état de cause, la Cour de cassation est automatiquement saisie pour vérifier la légalité de la procédure. Le système judiciaire offre donc des garanties bien supérieures à celles des juridictions françaises, et les erreurs y sont beaucoup moins fréquentes.
Cependant, les condamnations ont conservé une dureté particulière. Le pays applique notamment la peine de mort. Plutôt que de diminuer le quantum des peines, la République islamique a choisi d’en limiter l’application. Le pardon des victimes, ou de leurs familles, suffit à annuler l’exécution des peines. Du fait de cette disposition et de son usage massif, il n’existe pas de grâce présidentielle.
La peine capitale est souvent prononcée, mais très rarement appliquée. Le système judiciaire pose un délai d’environ cinq ans entre le prononcé du jugement et son exécution dans l’espoir que la famille de la victime accordera son pardon et que le condamné sera ainsi gracié et immédiatement libéré. Dans la pratique, les exécution concernent surtout les gros trafiquants de drogue, les terroristes et les assassins d’enfants. L’exécution est effectuée par pendaison en public.
On peut espérer que la Révolution islamique poursuivra son évolution et abolira prochainement la peine de mort.
Quoi qu’il en soit, la constitue iranienne reconnaît la séparation des pouvoirs. Le système judiciaire est indépendant et le président Ahmadinejad n’a rien à voir avec une décision de justice, quelle qu’elle soit.

Zia
17/09/2010, 12h52
Manipulations

Dans le cas Sakineh, toutes les informations diffusées par Bernard-Henry Lévy et confirmées par Nicolas Sarkozy sont fausses.


1. Cette dame n’a pas été jugée pour adultère, mais pour meurtre. Au demeurant, il n’est pas prononcé en Iran de condamnation pour adultère. Plutôt que d’abroger cette incrimination, la loi a stipulé des conditions d’établissement des faits qui ne peuvent être réunies. Il faut que quatre personnes en aient été témoins au même moment

2. La République islamique ne reconnaît pas la Sharia, mais exclusivement la loi civile votée par les représentants du peuple au sein du Parlement.


3. Mme Mohammadi-Ashtiani a drogué son mari et l’a fait tuer durant son sommeil par son amant, Issa Tahéri. Elle et son complice ont été jugés en première et seconde instance. Les « amants diaboliques » ont été condamnés à mort en première et seconde instance. La Cour n’a pas établi de discrimination selon le sexe des accusés. Il est à noter que, dans l’acte d’accusation, la relation intime des meurtriers n’est pas évoquée, précisément parce qu’elle n’est pas prouvable en droit iranien, même si elle est rapportée comme certaine par des proches.


4. Le peine de mort est susceptible d’être exécutée par pendaison. La lapidation, qui était en vigueur sous le régime du Shah, et encore quelques années après son renversement, a été abolie par la Révolution islamique. Indigné par les assertions de Bernard-Henry Lévy et Nicolas Sarkozy, le vice-président du Conseil iranien de la magistrature a déclaré à Dieudonné M’bala M’bala qu’il mettait au défi ces personnalités sionistes de trouver un texte de loi iranien contemporain qui prévoit la lapidation.

5. Le jugement est actuellement examiné par la Cour de cassation qui doit vérifier la régularité de chaque détail de la procédure. Si celle-ci n’a pas été scrupuleusement respectée, le jugement sera annulé. Cette procédure d’examen est suspensive. Le jugement n’étant pas encore définitif, la prévenue bénéficie toujours de la présomption d’innocence et il n’a jamais été question de l’exécuter à la fin du Ramadan.

6. Me Javid Houstan Kian, qui est présenté comme l’avocat de Mme Mohammadi-Ashtiani, est un imposteur. Il est lié au fils de la prévenue, mais n’a jamais eu de mandat de cette dame et n’a jamais eu de contact avec elle. Il est membre des Moujahidines du Peuple, une organisation terroriste protégée par Israel et les néconservateurs


7. Le fils de la prévenue vit normalement à Tabriz. Il peut s’exprimer sans entraves et téléphone fréquemment à M. Lévy pour maudire son pays, ce qui illustre le caractère libre et démocratique de son gouvernement.




En définitive, rien, absolument rien de la version Lévy-Sarkozy de l’histoire de Mme Sakineh Mohammadi-Ashtiani, n’est vrai. Peut-être Bernard-Henry Lévy a t-il relayé de bonne foi des imputations fausses qui servaient sa croisade anti-iranienne. Le président Nicolas Sarkozy ne peut invoquer quant à lui la négligence. Le service diplomatique français, le plus prestigieux du monde, lui a certainement adressé tous les rapports utiles. C’est donc délibérément qu’il a menti à l’opinion publique française, probablement pour justifier a posteriori les sanctions drastiques prises contre l’Iran au détriment notamment de l’économie française, pourtant déjà gravement blessée par sa politique.

Thierry Meyssan

Notes


Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).PS Notes

[1] Voir notre dossier Bernard-Henry Lévy, Réseau Voltaire
[2] Discours à la conférence annuelle des ambassadeurs de France, par Nicolas Sarkozy, Réseau Voltaire, 25 août 2010.
[3] Sur le même type de désinformation, on lira Pour diaboliser l’Iran, « Rue 89 » confond crimes pédophiles et homosexualité, Réseau Voltaire, 13 juillet 2007.
[4] Voir notre dossier Les Mujahedin-e Khalq, Réseau Voltaire.

Camillo
17/09/2010, 13h30
Je ne peux croire Meyssan et accuser Sarkosy et BHL de mystification car ils sont absolument dignes de foi et ont déjà suffisemment prouvé leur amour de l'humanité et spécialement des musulmans et plus spécialement encore des musulmanes.

Loubia
17/09/2010, 16h18
Camillo :
ont déjà suffisemment prouvé leur amour de l'humanité et spécialement des musulmans

En quelle occasion ?

Loubia
17/09/2010, 16h38
Incroyable comment la presse peut partir d'une même information et fournir des interprétations diamétralement opposées. Voici ce que pense une certaine Marie Desnos de cette affaire, et cela ne rejoint sur aucun point l'avis du Réseau Voltaire.



Alors qu'une nouvelle vidéo d'«aveux» de Sakineh Mohammadi-Ashtiani a été diffusée par la télévision iranienne, l'Iranienne a un nouveau détracteur, en la personne de... Dieudonné.


Marie Desnos - Paris Match


A quoi joue Dieudonné ? L’humoriste, qui est sur scène depuis cet été pour présenter son nouveau spectacle intitulé «Mahmoud», racontant entre autres «les événements incroyables qui l'ont conduit à rencontrer le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad», se mêle de l’affaire Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Le Français de 44 ans est rentré jeudi d’Iran, où il y a passé quatre jours, à l’issue desquels il a tenu une conférence de presse hier, tenant des propos à sa juste mesure… Parti soi-disant «demander la clémence pour l'Iranienne» de 43 ans, emprisonnée depuis cinq ans en Iran et condamné à mort par lapidation pour deux adultères et complicité dans le meurtre de son mari, Dieudonné M'Bala M'Bala est revenu avec un tout autre discours: nous, Français, et plus largement Occidentaux, aurions été manipulés, Sakineh serait bel et bien coupable. «J'ai été reçu au ministère de la Justice par un porte-parole, a-t-il raconté. Il a ouvert avec beaucoup de gentillesse et de clarté le dossier. J'en connais un peu plus aujourd'hui: il y a des preuves irréfutables, des preuves matérielles, qui accusent Sakineh, au-delà de ses aveux», a-t-il prétendu. Remerciant «les autorités d'avoir fait preuve de tant de transparence» à son égard -alors que, rappelons-le, Dieudonné n’était en aucun cas mandaté par les autorités françaises-, le «comique» a regretté que cette affaire ait été «instrumentalisée». «Est-ce que nous n'avons pas été tous manipulés ?, s'est-il interrogé. Moi le premier, en signant cette pétition [lancée par le site de la revue de Bernard-Henri Lévy, La Règle du jeu, et qui a déjà recueilli plus de 135 000 signatures, ndlr] j'étais horrifié», a-t-il ajouté, confirmant toutefois son opposition au principe de la peine de mort. «J'encourage tous les signataires à aller sur place», a-t-il conclu, visant particulièrement BHL, qu’il a indirectement accusé d’être l’instigateur de cette «propagande anti-iranienne». «Je l’invite à venir constater par lui-même, l'état de santé, le traitement que lui réservent les autorités iraniennes et la réalité de ce dossier.» Le fondateur controversé d'un «parti antisioniste» a précisé qu’il avait fait une demande pour rencontrer Sakineh, et qu’elle serait en passe d’être acceptée.
Le Quai d'Orsay «doutait de la sincérité» de Dieudonné

Ce retournement de veste n’est en réalité pas très étonnant. Si Dieudonné avait affirmé se rendre en Iran «dans un esprit de paix et de dialogue», le Quai d’Orsay n’avait pas caché sa perplexité face à cette entreprise. «Nous accueillons favorablement tous les efforts de la société civile en faveur de la libération de cette femme iranienne condamnée à mort par lapidation», avait commenté le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, mais «en l'espèce, nous doutons de la sincérité de la démarche». Les diplomates, habitués aux interventions à contre-courant de l’homme, condamné à plusieurs reprises pour antisémitisme, avaient donc vu juste… malheureusement.
Cette campagne de dénigrement intervient alors que la télévision iranienne vient de diffuser une deuxième vidéo de la prisonnière, un mois après la première, dans laquelle la mère de famille avouait les faits qui lui sont reprochés et sommet l’Occident de balayer devant sa porte. Des aveux qui avaient été dénoncés comme extorqués sous la contrainte par son avocat et ses proches. Sakineh y apparaissait voilée, le visage presque entièrement dissimulé, la voix tremblante. Cette fois, le procédé semble le même: même tchador, mêmes doutes, de fait, sur la véritable identité de la femme qui s’exprime, mêmes confessions… «Je n'ai pas été torturée. Ce que je dis, ce sont mes mots, et personne ne m'a contrainte à venir devant la caméra», assure-t-elle. Et de démentir également avoir reçu 99 coups de fouets, comme son fils l’avait rapporté, après que le «Times» ait publié une photo d’elle sans foulard -qui s’est avérée être fausse, la quotidien a dû présenter des excuses. «Tout ceci n’est que mensonge et rumeurs», lâche «Sakineh».


«Combien de fausses interviews encore»

Immédiatement, les enfants de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, Sajjad et Saeideh Ghaderzadeh, ont fait publier une lettre ouverte pour crier leur désespoir face à ce nouvel enregistrement trompeur. «Nous ignorons ce qui se trame derrière les rideaux. Pourquoi et combien d’interviews et pour quelle raison ?, s’interrogent-ils. (…) Pourquoi moi et ma petite sœur sommes-nous obligés de nous cacher ? Où est la justice dans tout cela ? Pourquoi ne nous laissez-vous pas être aux côtés de notre mère pendant l’interview ? (…) Combien de fausses interviews encore ?» Autant de questions qui resteront sans réponse, et qui désespèrent, un peu plus chaque jours, ses enfants. «Ces jours-ci, nous sommes perdus, à la recherche de nous-mêmes. Tout ce qui arrive rend le sens de nos vies chaque jour plus incompréhensible. Nous sommes fatigués et ne souhaitons qu’une chose: trouver refuge et paix dans les bras de notre mère.»
Pendant ce temps, les autorités iraniennes ont assuré au chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade, qu’il n’était pas dans leur intention de «procéder à la lapidation» de l’Iranienne, dont la peine a été suspendue en juillet. A plusieurs reprises, Téhéran a laissé entendre que sa peine pourrait être commuée en pendaison, ce qui ne satisferait pas pour autant les défenseurs de l’Iranienne. Ces derniers jours, l’Iran a fait quelques gestes en faveurs de prisonniers. Mardi, Sarah Shourd, une Américaine accusée d'espionnage et emprisonnée en Iran depuis juillet 2009, a été libérée sous caution mardi et a quitté le pays. Deux jours auparavant, Shiva Nazar Ahari, une journaliste iranienne et militante des droits de l'Homme arrêtée en décembre dernier, avait été libérée sous caution.

Black
17/09/2010, 17h14
Je ne peux croire Meyssan et accuser Sarkosy et BHL de mystification car ils sont absolument dignes de foi et ont déjà suffisemment prouvé leur amour de l'humanité et spécialement des musulmans et plus spécialement encore des musulmanes.


Je suis mort de rire la blague 2010 :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:. C'est la chose la plus marrante que j'ai lu sur FA.

ould omar
17/09/2010, 18h22
Je ne peux croire Meyssan et accuser Sarkosy et BHL de mystification car ils sont absolument dignes de foi et ont déjà suffisemment prouvé leur amour de l'humanité et spécialement des musulmans et plus spécialement encore des musulmanes.


..et des ROMS !:D

Camillo
17/09/2010, 19h14
Citation:
ont déjà suffisemment prouvé leur amour de l'humanité et spécialement des musulmans
En quelle occasion ?

Gaza!!!!!!!!!!!!!!!

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