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Voir la version complète : GDF s'associe avec Sonatrach dans Medgaz


morjane
18/03/2006, 16h52
Medgaz est un superbe projet reliant l'Algérie à l'Italie. Ce projet unit déja CEPSA et ENDESA, Sonatrach, l'italienne ENI, la britannique BP, les françaises Total et Gaz de France. GDF en s'associant à Sonatrach entend d'ici 2010 hiser l'Algérie au deuxième rang de ses fournisseurs derrière la Norvège mais à égalité avec la Russie.

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Le Groupe Gaz de France (GDF) prévoit d'investir à hauteur de douze pour cent dans le projet Medgaz, rapporte le quotidien français la Tribune, dans son édition de jeudi 16 mars, repris par l'AFP.

Le président-directeur général de GDF, Jean François Cirelli, cité par la Tribune, a affirmé que nous avons «obtenu l'accord des autorités algériennes et que nous signerons le contrat dans les prochains jours». Pour Gaz de France, l'investissement contribuera à hisser d'ici 2010 l'Algérie, dont les exportations vers l'Europe vont bondir de «quarante pour cent d'ici à 2015, au deuxième rang de ses fournisseurs derrière la Norvège mais à égalité avec la Russie».

L'espagnole Iberdrola est également liée par un contrat, commercial celui-là, dans le cadre du Medgaz. Le contrat se rapporte à l'accroissement des quantités annuelles du contrat de vente et d'achat de gaz, à travers Medgaz, que Iberdrola a signé en 2004. Le volume de gaz acheminé vers l'Espagne, en vertu de cet accord, passe ainsi d'un milliard de mètres cubes à 1,6 milliard de mètres cubes. L'accord avec la société espagnole fait du groupe Sonatrach le premier fournisseur en gaz d'Iberdrola. Il consolide également l'intérêt des deux sociétés autour du projet de Medgaz.

Medgaz, un grand chantier, devant, faut-il le rappeler, relier l'Algérie et l'Espagne, se met en place de manière graduelle. Les travaux de construction commencés déjà devraient être achevés fin 2008. Medgaz, ce sont plus de 1,3 milliard de dollars d'investissement. C'est aussi un projet en association entre les compagnies espagnoles CEPSA et ENDESA, Sonatrach, l'italienne ENI, la britannique BP, les françaises Total et Gaz de France. CEPSA autant que le groupe Sonatrach y participent à hauteur de vingt pour cent.
Les autres associés détiennent douze pour cent chacun. Medgaz, étalé sur une longueur sous-marine de deux cents kilomètres, partira de la côte au nord d'Oran pour rejoindre Almeria, dans le Sud-est de l'Espagne. Il sera étendu par la suite vers la France.

Il est considéré parmi les plus importants projets gaziers en cours de concrétisation, aux côtés du gazoduc reliant l'Algérie et l'Italie, un autre projet qui a progressé en 2005. Finalisé, Medgaz permettra une présence plus accrue au groupe Sonatrach sur le marché gazier ibérique, réputé fermé, par comparaison aux autres marchés européens tournés aujourd'hui vers plus de libéralisation. La société nationale des hydrocarbures dispose déjà de points de chute dans le marché espagnol. Elle projette de prendre des participations dans des sociétés locales, notamment dans les segments de co-génération. Cette implantation, le groupe Sonatrach ambitionne de l'élargir et de la diversifier. C'est dans cette perspective qu'il a créé d'ailleurs avec la Sonelgaz une société mixte, l'AEC (Algerian energy compagny), en l'occurrence, capable de se faire une place sur le marché européen de l'énergie.

Par La Tribune

Tau_Alpha
18/03/2006, 22h38
L'episode du Gaz Russe qui n'atteignait plus l'Europe pour des raisons politiques conforte la sonatrach dans la construction des gazoducs/oleoducs ne passant ni par le maroc ni par la tunisie mais plutot directement vers l'italie et l'espagne. Pas d'intermediaires, pas de royalties, pas de risques...

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