morjane
18/03/2006, 19h13
L'Egypte a annoncé samedi le décès d'une femme ayant contracté le virus H5N1, le premier cas humain de contamination par cette souche hautement pathogène de la grippe aviaire dans le pays.
Des analyses ont montré que le virus H5N1 était à l'origine du décès vendredi d'Amal Mohammad Ismaïl, 30 ans, admise il y a deux jours à l'hôpital Abbassiyah du Caire pour des symptômes de grippe, selon des sources officielles.
Le personnel soignant lui a immédiatement administré du Tamiflu mais la femme est morte peu après son hospitalisation. Les analyses ont été envoyées en Grande-Bretagne pour des tests plus poussés, a précisé la télévision d'Etat.
La femme, habitante du village de Nawa dans le gouvernorat de Qalioubiya au nord du Caire, avait continué à s'occuper de son poulailler malgré une interdiction de cette pratique depuis l'annonce, à la mi-février, de la découverte du virus H5N1 sur des volailles en Egypte.
Après la mort de certains de ses poulets il y a une dizaine de jours, elle avait elle-même tué et plumé les autres volatiles, sans prendre aucune mesure de prévention contre la grippe aviaire.
Les forces de sécurité ont bouclé le village de Nawa, a indiqué une source au ministère de l'Intérieur, et des responsables du ministère de la Santé pratiquent des examens sur les habitants qui ont été en contact avec la femme décédée, notamment son mari et ses enfants, ou ses volailles.
En février, un cas de grippe aviaire avait été découvert à Qalioubiya où quelque 10.000 poulets avaient été éliminés. Depuis, d'autres cas sont apparus, dont six cette semaine dans les localités déjà touchées de Toukh et Banha.
Les autorités égyptiennes ont effectué les premiers tests sur Amal Mohammad Ismaïl avant de les envoyer pour confirmation à l'Unité navale américaine de recherches médicales basée au Caire.
"Nous avons été appelés à confirmer les résultats initiaux du cas humain du H5N1. Les résultats ont été renvoyés au ministère de la Santé confirmant leurs premiers tests et c'était bien un cas humain de H5N1", a déclaré à l'AFP un porte-parole de cette unité médicale, Andrew Stigall.
"Et je pense que la personne est décédée", a-t-il ajouté en allusion à la mort d'Amal Mohammad Ismaïl.
Il a indiqué ne pas être au courant d'autres éventuels cas humains du virus hautement pathogène en Egypte. "C'est le seul cas dont je suis personnellement au courant", a-t-il dit.
Le Comité national de lutte contre la grippe aviaire a appelé, dans un communiqué, tous les Egyptiens "qui sont en contact avec des volailles infectées ou décédées à respecter les mesures de prévention", tout en rappelant que la consommation de viande et d'oeufs cuits ne posait pas de risque sanitaire.
Après l'annonce de la découverte du H5N1 en Egypte, des milliers de volailles avaient été abattues dans plusieurs gouvernorats et les autorités ont appelé les Egyptiens à mettre un terme à l'élevage artisanal des volailles sur les toits de leurs habitations ou dans des cours insalubres.
Selon les autorités, la plupart des volailles infectées proviennent d'élevages domestiques et une campagne de sensibilisation a été lancée pour pousser les Egyptiens à mettre un terme à cette pratique.
L'industrie des volailles, dont quelque 800 millions sont consommées annuellement en Egypte, a été durement touchée par le crise qui a frappé une quinzaine des 26 gouvernorats du pays.
Le virus H5N1 est une souche de grippe aviaire exceptionnellement pathogène, qui a décimé des millions de volailles en Asie, mais ne se transmet encore qu'exceptionnellement à l'homme.
Par RFI
Des analyses ont montré que le virus H5N1 était à l'origine du décès vendredi d'Amal Mohammad Ismaïl, 30 ans, admise il y a deux jours à l'hôpital Abbassiyah du Caire pour des symptômes de grippe, selon des sources officielles.
Le personnel soignant lui a immédiatement administré du Tamiflu mais la femme est morte peu après son hospitalisation. Les analyses ont été envoyées en Grande-Bretagne pour des tests plus poussés, a précisé la télévision d'Etat.
La femme, habitante du village de Nawa dans le gouvernorat de Qalioubiya au nord du Caire, avait continué à s'occuper de son poulailler malgré une interdiction de cette pratique depuis l'annonce, à la mi-février, de la découverte du virus H5N1 sur des volailles en Egypte.
Après la mort de certains de ses poulets il y a une dizaine de jours, elle avait elle-même tué et plumé les autres volatiles, sans prendre aucune mesure de prévention contre la grippe aviaire.
Les forces de sécurité ont bouclé le village de Nawa, a indiqué une source au ministère de l'Intérieur, et des responsables du ministère de la Santé pratiquent des examens sur les habitants qui ont été en contact avec la femme décédée, notamment son mari et ses enfants, ou ses volailles.
En février, un cas de grippe aviaire avait été découvert à Qalioubiya où quelque 10.000 poulets avaient été éliminés. Depuis, d'autres cas sont apparus, dont six cette semaine dans les localités déjà touchées de Toukh et Banha.
Les autorités égyptiennes ont effectué les premiers tests sur Amal Mohammad Ismaïl avant de les envoyer pour confirmation à l'Unité navale américaine de recherches médicales basée au Caire.
"Nous avons été appelés à confirmer les résultats initiaux du cas humain du H5N1. Les résultats ont été renvoyés au ministère de la Santé confirmant leurs premiers tests et c'était bien un cas humain de H5N1", a déclaré à l'AFP un porte-parole de cette unité médicale, Andrew Stigall.
"Et je pense que la personne est décédée", a-t-il ajouté en allusion à la mort d'Amal Mohammad Ismaïl.
Il a indiqué ne pas être au courant d'autres éventuels cas humains du virus hautement pathogène en Egypte. "C'est le seul cas dont je suis personnellement au courant", a-t-il dit.
Le Comité national de lutte contre la grippe aviaire a appelé, dans un communiqué, tous les Egyptiens "qui sont en contact avec des volailles infectées ou décédées à respecter les mesures de prévention", tout en rappelant que la consommation de viande et d'oeufs cuits ne posait pas de risque sanitaire.
Après l'annonce de la découverte du H5N1 en Egypte, des milliers de volailles avaient été abattues dans plusieurs gouvernorats et les autorités ont appelé les Egyptiens à mettre un terme à l'élevage artisanal des volailles sur les toits de leurs habitations ou dans des cours insalubres.
Selon les autorités, la plupart des volailles infectées proviennent d'élevages domestiques et une campagne de sensibilisation a été lancée pour pousser les Egyptiens à mettre un terme à cette pratique.
L'industrie des volailles, dont quelque 800 millions sont consommées annuellement en Egypte, a été durement touchée par le crise qui a frappé une quinzaine des 26 gouvernorats du pays.
Le virus H5N1 est une souche de grippe aviaire exceptionnellement pathogène, qui a décimé des millions de volailles en Asie, mais ne se transmet encore qu'exceptionnellement à l'homme.
Par RFI