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Voir la version complète : Moody's dégrade la note de la dette espagnole


fumeurdethé2
30/09/2010, 13h55
L'Espagne voit sa note réduite d'un cran de AAA à AA1, une dégradation qui peut augmenter le coût des emprunts nécessaires au refinancement de sa dette publique. Mais les marchés s'attendaient à une sanction plus sévère.

La sentence est tombée. Après Standard &Poor's qui avait dégradé la dette espagnole d'un cran (de AA+ à AA) en avril et Fitch de AAA à AA+ en mai, c'est autour de Moody's de sanctionner la situation économique de l'Espagne. La dégradation de la note est assortie d'une perspective stable, qui implique que Moody's n'envisage pas de procéder à un nouvel abaissement à court ou moyen termes. Toutefois, l'agence de notation n'exclut pas de revoir à la baisse la perspective d'évolution de la dette espagnole. Cela pourrait intervenir si le gouvernement du pays se montrait moins déterminé à mener à bien sa réforme des retraites et la réduction du déficit budgétaire.
Comme en juin dernier où l'agence de notation avait mis la dette de l'Espagne sous surveillance, Moody's justifie cette dégradation par «les faibles perspectives de croissance du pays par rapport à celles des autres pays notés AAA». «Le processus de rééquilibrage de l'économie, qui doit la rendre moins dépendante du secteur de la construction devrait prendre plusieurs années», note-t-elle.

Les marchés financiers s'attendaient à pire


Bien que cette dégradation ne soit pas une bonne nouvelle en soi pour les marchés financiers, ces derniers avaient plutôt intégré un abaissement de deux crans. «Une abaissement d'un cran serait déjà une bonne nouvelle», estime Jean-François Robin, stratège taux chez Natixis.
Quoi qu'il en soit, après cette décision de Moody's, l'Espagne pourrait bien faire face à une conjoncture dégradée en fin d'année. Le gouvernement espagnol s'attend ainsi à une contraction d'activité de 0,3% du PIB cette année, puis une croissance de 1,3% en 2011.
Le risque semble donc élevé de voir l'Espagne perdre l'indulgence des marchés. «Elle n'a rempli que 70% de son programme, espérant connaître en fin d'année de meilleures conditions de financement qu'au printemps», conclut Jean-François Robin. Madrid doit convaincre les investisseurs de lui prêter 27 milliards d'euros d'ici au 31 décembre.

Le Figaro



Nous sommes à l'aube d'une nouvelle forme de dictature : les Agences de Notation dictent leur lois sur des Etats souverains, que pensez vous?

fumeurdethé2
30/09/2010, 14h01
il y a encore peu on nous citait les espagnols en exemple,pour le dynamisme economique,maintenant ils sont au fond du trou!ce qui d ailleurs contredit le proverbe" quand le batiment va tout va"!le batiment allait si bien qu il est devenu "bulle"


A quand la règlementation des systèmes de notation des états. Plus les états ont de problèmes, plus leur note se dégrade et plus les taux d'intérêt des emprunts augmentent entrainant des difficultés supplémentaires.

Black
30/09/2010, 15h13
Je pense que les pays occidentaux ont des notes de complaisances. Des pays comme le Maroc ou l'Algérie sont jugés avec sévérité des la moindre dérive c’est la sanction qui tombe avec la dégradation de la note, pour les pays européen ils attendent que la situation devient intenable pour baisser la notation.

ott
30/09/2010, 15h27
C'est pas en cassant le thermometre que la fievre sera stabilisee. On ne demande pas a ces agences de faire rentrer des pays dans des cycles vertueux mais de mesurer le risque.

L'emission du Maroc avec une note plus degradee que l'Espagne, mis a part la prime d'emission, prouve que les investisseurs ne regardent pas seulement que du cote du rating, meme si c'est un parametre important.

Bachi
30/09/2010, 15h30
Nous sommes à l'aube d'une nouvelle forme de dictature : les Agences de Notation dictent leur lois sur des Etats souverains, que pensez vous?

Je pense que c'est tres bien...
Les etats n'ont qu'à faire attention à leurs dépenses et ne pas aliéner leur futur

Le prolétaire
30/09/2010, 16h04
Je pense que c'est tres bien...
Les etats n'ont qu'à faire attention à leurs dépenses et ne pas aliéner leur futur

C'est pas toujours le cas d'ailleurs l'EU va surveiller les agences de notations avec des amendes à la clé pour celles qui n'exliquerai pas la dégradation des notes d'entreprise ou de dettes souveraines.

Et c'est pas pour rien... il peuvent à eux seul faire beaucoup de dégat en bourse.

ott
30/09/2010, 18h06
On peut tout a fait discutter sur l'unite de calcul du risque de credit et des outils de mesure de ce risque, et puis des conflits d'interets qui font que certaines agences avaient comme actionnaires les magnats de la finance. Mais les fondamentaux sont que t'as toujours besoin de thermometres, certains se sont specialises et te fournissent la mesure du risque de credit, mais c un marche potentiellement ouvert a partir du moment ou les entrants arrivent a se faire ecouter... la coface voulait d'ailleurs se tranformer en une agence de notation de la dette souveraine et d'entreprise...

Le prolétaire
30/09/2010, 18h15
Tu as raison OTT

D'ailleurs ont aurait vraiment besoin d'une 4ieme grosse agence de notation mondiale !!! (celle que l'eu devrait crée)

Juste pour l'objectivité...

Quand on sais que les 3 existantes sont américaines...

Et qu'ils n'ont pas dégradée la note américaines (qui est de AAA+) !!! malgré que la dette américaine dépasse les 13000Mds de dollars (93% du PIB), et dont la banque centrale achète la quasi totalité des bons du trésor.

ott
30/09/2010, 20h04
Certaines entreprises, plutôt solides, commencent de plus en plus a emmètre de la dette sans devoir endosser le coût des notations, c'est un marché particulier, mais un marché quand même...

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