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Voir la version complète : La Chine assure sa part dans les vastes réserves pétrolières


nacer-eddine06
02/10/2010, 14h08
En achetant 40% des activités brésiliennes de la compagnie espagnole Repsol, le géant chinois du pétrole Sinopec vient de réaliser la deuxième acquisition, par ordre d'importance, de la Chine à l'étranger.

Chine, Brésil, deux géants aux intérêts bien compris. En achetant 40% des activités brésiliennes de la compagnie espagnole Repsol, le géant chinois du pétrole Sinopec vient de réaliser la deuxième acquisition, par ordre d'importance, de la Chine à l'étranger. L'opération se fera à la faveur d'une augmentation de capital, pour un montant de 7,1 milliards de dollars (5,18 milliards d'euros).

Devenu cette année le plus gros consommateur mondial d'énergie, l'ogre chinois ne se contente pas d'acheter tous azimuts les matières premières nécessaires à alimenter sa croissance. Il investit aussi afin de contrôler les précieuses sources d'hydrocarbure.

La découverte récente d'immenses réserves pétrolières au large du Brésil dans le bassin Santos, enfouies sous une épaisse couche de sel, a fait de la locomotive latino-américaine le nouvel eldorado de l'Amérique latine.

L'annonce de Repsol et Sinopec, diffusée ce vendredi, intervient d'ailleurs au lendemain de la levée de fonds historique (67,7 milliards de dollars) de Petrobras, le pétrolier national brésilien, destinée à développer l'exploration et la production dans ces champs off shore. Petrobras estime que son gisement de Tupi recèlerait 8 milliards de barils, qui en feraient le plus gros gisement depuis la découverte de Cantarell, au Mexique, en 1976.

Développer l'offshore
«Pour nous, le Brésil était trop grand, a commenté hier le directeur général de Repsol, Miguel Martinez, interrogé par l'agence Bloomberg. Trouver un partenaire était devenu nécessaire.»

L'apport des 7 milliards de dollars de Sinopec va permettre à l'Espagnol de développer ses actifs dans ses champs offshore profonds de Guara et Carioca, qui renfermeraient pour leur part 3 mil liards de barils. Le groupe prévoit d'y investir 14 milliards de dollars (10,2 milliards d'euros) d'ici à 2019.

La Chine n'est pas une nouvelle venue au Brésil. L'empire du Milieu est devenu l'an dernier son premier partenaire commercial : premier client - avide de fer, de soja, de viande et désormais de pétrole - et deuxième fournisseur. Les Chinois envisagent même d'y construire une usine de voitures pour leur marque Chery.


Par Fabrice Nodé-Langlois

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