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Voir la version complète : Algerie: Développement humain : La grande confusion


fumeurdethé2
07/10/2010, 11h30
Le capital humain constitue la source essentielle et intarissable d’un développement diversifié et durable. Nous avons là une des rares propositions qui fait l’unanimité. Il n’y a pas un analyste ou un politicien qui remette en cause publiquement cette hypothèse, tant validée. Mais l’opérationnalisation de cette représentation pose, parfois, problème aux dirigeants. Comment créer un capital humain de qualité mondiale dans un contexte de globalisation et surtout de grande mobilité internationale de la matière grise ? Comment gérer les employés du savoir pour prospérer et améliorer sans cesse sa compétitivité ? Nous sommes là au cœur de la problématique des évolutions qualitatives sociales. Nous allons évoquer quelques pistes et ébaucher quelques alternatives.
Les origines de la confusion
L’importance de la qualité du capital humain est si évidente et si banale que beaucoup de conseillers et d’analystes évitent de la rappeler. Ce faisant, souvent ils induisent involontairement en erreur les décideurs politiques. Prenons deux exemples pour illustrer ce point de vue que nous prenons très au sérieux. Beaucoup de nos économistes qui ont analysé l’expérience coréenne concluent que sa réussite est surtout due à sa stratégie de substitution aux importations, dans un premier temps, et par la suite à ses efforts d’exportation. Les politiques de crédits, de taux de change et le reste ont été orientées pour faciliter le repavement des dettes extérieures des entreprises et par la suite conquérir des marchés étrangers. Beaucoup de décideurs concluraient hâtivement qu’il serait facile donc de mimer cette stratégie.
L’économiste qui prodigue ces analyses peut bien être au courant que la qualité des universités coréennes, leurs villages technologiques, leurs centres de recherche et développement, la relation université entreprise, leur système éducatif sont la source essentielle de leur puissance économique. Le message transmis est vide de sens et source d’erreur pour les responsables. Pour ces derniers, ces détails non mentionnés par les experts ne pèsent pas lourds face aux stratégies macroéconomiques. Un second exemple concerne la Chine. Nos analystes ne cessent de nous transmettre une image déformée ou au mieux tronquée de l’économie chinoise. A les écouter, la source de la réussite chinoise réside dans ses coûts salariaux assez bas et un environnement des affaires qui attire les IDE productifs.
Encore une fois, on néglige le capital humain dans ces réflexions. On oublie que depuis les années quatre-vingt, la Chine a créé des centaines d’universités, d’instituts, de centre de recherches et développement jumelés avec les meilleures institutions mondiales. Elle consacre plus de 2% de son PIB à améliorer la qualité de son enseignement supérieur et sa recherche scientifique, si bien que les analystes pronostiquent que dans 25 ans 30% des meilleures universités mondiales seront chinoises. Après qualification des ressources humaines, la décentralisation économique chinoise (plans de développement régionaux et communaux) commence à porter ses fruits. Il y a une abondance d’exemples. Les pays de l’Est qui ont réalisé les meilleures transitions avaient privilégié le développement qualitatif humain dans leur ordonnancement des étapes de la transition.
Mais les analystes évoquent rarement ces décisions qui ont radicalement transformé le paysage de ces pays. Elles constituent l’essence de la réussite des nations. Et pourtant lorsqu’on analyse ou on conseille les décideurs, on oublie souvent de leur dire que «le facteur clé de succès numéro un des réussites des modèles de croissance demeure le développement qualitatif des ressources humaines : toutes les politiques macroéconomiques échouent sans cette condition».
Ces péchés par omission ont des conséquences dramatiques sur les choix des pays en voie de développement. Parfois, les décideurs sont emmenés à privilégier des pistes peu fructueuses. L’Algérie et l’Egypte investissent une fraction importante de leur revenu national dans l’éducation. Mais l’aspect qualitatif est occulté. On opte pour un enseignement supérieur de masse, mais de piètre qualité. Dans un contexte de compétition mondiale, la qualité prime. Il vaudrait mieux bien former 10 ingénieurs qui innovent, créent des entreprises, exportent que 100 peu compétents qui deviendront des cas sociaux destinés surtout au chômage. Il faut privilégier la qualité.

Suite...

fumeurdethé2
07/10/2010, 11h31
S’améliorer, que faire ?
Les pays qui occultent l’amélioration qualitative du capital humain se condamnent à des échecs programmés. On peut continuer à créer des édifices, acheter des équipements et continuer à faire l’amalgame entre la matière grise et le béton, rien n’y fait. On se condamne à l’échec. Lors de la présentation du dernier plan de soutien à la croissance, totalisant, 286 milliards de dollars, la presse nationale, publique et privée, a largement commenté que 45% des dépenses seront consacrées au développement humain. On fait toujours la confusion entre matière grise et béton. Très peu de dispositions concernent l’amélioration qualitative des cerveaux algériens. La construction de nouvelles infrastructures n’a rien à voir avec le développement qualitatif des cerveaux humains. Il ne faut pas être un génie pour prévoir que notre position compétitive mondiale ira en se dégradant, tout en construisant plus d’infrastructures pédagogiques et en continuant à dégrader notre enseignement et notre capacité de recherche et développement. Et pourtant ! Nous avons les ressources pour y remédier.
Dès lors qu’on estime que c’est la qualité des cerveaux d’une nation qui constitue l’essence de sa puissance et que la sociologie politique du pays est propice au développement d’une des élites intellectuelles, il ne fait aucun doute que les décideurs politiques vont mobiliser le maximum de ressources pour rehausser leur niveau. Deux pistes sont à privilégier dans ce qui constitue être le management des employés du savoir :
1. La valorisation économique et sociale
2. Le positionnement international.
Le vécu ordinaire de l’élite scientifique d’un pays est révélateur de la place qui leur est réservée par la sociologie politique du pays. Leur quotidien est généralement source de représentation inspirée des arts et de la culture du pays. Que valorise- t-on socialement dans le pays ? Quels sont les vecteurs de succès ? Et en fait, c’est quoi un succès au sein d’une formation économique et sociale ? Les théories des comportements humains les plus évoluées expliquent que les être humains dérivent leurs objectifs et attitudes en fonction des modes de fonctionnement de leur environnement. Ce qui implique que dans un pays où l’élite scientifique est peu considérée et sous-payée, la population abandonne la science, la recherche et la technologie au profit d’activités plus lucratives et plus commodes. Le pays perdrait alors lentement mais sûrement la bataille de la mondialisation.
Le second élément a trait à la compétition mondiale pour attirer les cerveaux. La matière grise est une denrée qui s’internationalise de plus en plus. Certes, contrairement aux marchandises, la matière grise donne au pays natal une plus value de commodité. Une différence de salaire de 50% n’induirait pas un ingénieur coréen à opter pour la Grande- Bretagne. Mais un écart de 500% le motivera grandement à changer de pays. En ce sens, les salaires des élites algériennes sont dans la zone rouge. Un professeur chercheur universitaire est rémunéré à peu près 800 euros en Algérie, 1400 en Mauritanie et entre 2500 Et 3500 en Tunisie et au Maroc. Même avec les améliorations prévues après 2011, nous serons loin d’être compétitifs. Il faut donc s’attendre à une détérioration de notre classement universitaire mondial. Mais la rémunération n’est qu’un volet. Sans un management professionnel de notre système de formation, les hausses de salaire produiront des améliorations dérisoires. Mais le management des institutions de formation est une autre dimension complexe de l’équation du développement du capital humain.
Conclusion :
Lorsque les experts débattent des questions économiques, ils n’ont pas besoin de se rappeler les hypothèses les plus évidentes de leurs modèles. Ils les ont en filigrane. Mais beaucoup commettent l’erreur de considérer que ces certitudes sont évidentes pour les décideurs politiques. Leurs recommandations ne les rappellent pas. Ainsi, lorsqu’on injecte des dizaines de milliards de dollars par an pour moderniser les infrastructures, alors que les cerveaux accusent de sérieux retards, c’est parce que les analystes n’ont peut-être pas insisté suffisamment sur la primauté de l’intelligence humaine sur les infrastructures et les usines. La dépense publique ne constitue pas une réforme. Hiérarchiser les priorités permet de les rappeler et les traduire concrètement par des décisions opérationnelles.

Abdelhak Lamiri

ELWATAN

Gandhi
07/10/2010, 11h46
A défaut de penser la science, le savoir et leur maitrise, on pense et on investit dans le religieux.

Maintenant le plus analphabète des algériens qui fait la prière et le jeûne, se permet avec ses certitudes de donner des leçons d'éducation à tout le monde, y compris à des gens bien plus instruits.

Puisque ce pratiquant détient la vérité sur l'éternel et l'au delà.

MisterOver
07/10/2010, 11h52
@Ghandi : Tout est dans le Coran, on n'a rien à apprendre du reste.

azouz75
07/10/2010, 11h54
Tout est dans le Coran, on n'a rien à apprendre du reste.

Ah bon, je ne le savais pas, y a t-il la formule de la molécule pour l'insuline ?

MisterOver
07/10/2010, 12h10
@Azouz : J'ai dit tout ce qui est important. Si tu es malade, tu fais une Roqia, on peut te guerrier avec le Coran.

Tu n'as pas la foi faible l'ami.

azouz75
07/10/2010, 12h14
Tu n'as pas la foi faible l'ami.

:rolleyes: dans ce cas , je m'en excuse, je croyais discuter avec un être humain comme moi .

Gandhi
07/10/2010, 12h17
MisterOver
@Ghandi : Tout est dans le Coran, on n'a rien à apprendre du reste.

Boutef parle des zaouïa, de l'éducation islamique, rend visite aux imams, organise des concours de lecture de coran, lance des projets gigantesques pour constructions de mosquées, lance une TV pour la religion...etc.

Mais n'a jamais été dans un amphithéâtre assister à un cours avec les étudiants et échanger avec eux, ou dans un laboratoire discuter avec les chercheurs et pour voir au moins le décor càd sans rentrer dans les détails.

Il ne veut pas faire le choix du savoir, il donne la parole aux religieux et leurs livre la société et les jeunes.

MisterOver
07/10/2010, 12h19
@Azouz : Est ce que tu crois en Dieu ? Et le Coran ?

Nous sommes pareils cousin.

MisterOver
07/10/2010, 12h22
@Ghandi : hadek ma halbet el bagra.

Le peuple aime ça, on lui sert ce qu'il a envie de consommer. Ya khi c'est un mouvement international maintenant, tu as des chaînes de tele (Iqraa), tu es des prédicateurs qui enflamme la foi avec des talkshow pour gagner de l'argent, pour un appel surtaxé tu as une sonnerie Athan, Coran, ... Et les gens sont heureux.

Le peuple veut ça Ghandi, le jour que le peuple ne voudra plus ça, il sortira dans la rue, le silence est le signe de l'approbation. Le haut est un miroir du bas, je parle du pouvoir.

Black
07/10/2010, 13h19
Oui tout est dans le Coran MisterOver a raison. Le Coran donne à l'être humain une voie à suivre dans la vie.

Le coran t'apprend:

_ A te purifier,
_ A Vénérer la grâce de ton Seigneur Allah wa ta3alah,
_ A te comporter en être humain digne avec ta famille (ta Mère, ton père, ta femme, tes enfants, tes soeurs et tes frères), avec tes frères et soeurs en islam (Tes voisins, tes amis, qui sont musulmans, etc...) mais aussi avec tes frères et soeurs dans l'humanité c'est à dire tout ceux et celles qui ne sont pas musulmans, en suivant l'exemple du meilleur de tout les hommes le Prophète Mohamed (Saw).
_ Le Coran oblige le croyant à sortir de son ignorance en l'interpellant par plusieurs versets dont en voici quelques uns:

_ (V1;S96) Iqra bi-Ismi Rabbika allathee khalaqa.

_ Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,

_ (V3;S96) Iqra Warabbuka al-Akramu

_ Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble,

_ (V4;S96) Allathee AAallama bialqalami

_ Qui a enseigné par la plume [le calame],

_ (V5;S96) A enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas.

_ AAallama al-insana ma lamyaAAlam

Le Coran insiste beaucoup sur l'éducation et la science certes le coran n'est pas un recueil de formule chimique, mathématique, etc... Mais Le Coran incite ferment les hommes à aller chercher la science.

azouz75
07/10/2010, 13h23
Merci, Black; et c'est sur ce point que je voulais attirer l'attention de notre ami.

Le coran a insisté sur la science .

Black
07/10/2010, 13h40
J'en ai profité pour une fois que nous sommes d'accord :mrgreen:

azouz75
07/10/2010, 13h51
ah bon ? c'est si rare que ça ?

Gandhi
07/10/2010, 13h54
La religion est t-elle nécessaire pour se développer techniquement et scientifiquement ?

Est t-elle nécessaire pour civiliser les gens et les rendre responsables ?

Est t-elle nécessaire pour participer à la vie politique, sociale, économique et culturelle dans son pays ?

Je répond non.

Bref:

Oui tout est dans le Coran MisterOver a raison. Le Coran donne à l'être humain une voie à suivre dans la vie.

Le coran t'apprend:

_ A te purifier,
_ A Vénérer la grâce de ton Seigneur Allah wa ta3alah,
_ A te comporter en être humain digne avec ta famille (ta Mère, ton père, ta femme, tes enfants, tes soeurs et tes frères), avec tes frères et soeurs en islam (Tes voisins, tes amis, qui sont musulmans, etc...) mais aussi avec tes frères et soeurs dans l'humanité c'est à dire tout ceux et celles qui ne sont pas musulmans, en suivant l'exemple du meilleur de tout les hommes le Prophète Mohamed (Saw).
_ Le Coran oblige le croyant à sortir de son ignorance en l'interpellant par plusieurs versets dont en voici quelques uns:

_ (V1;S96) Iqra bi-Ismi Rabbika allathee khalaqa.

_ Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,

_ (V3;S96) Iqra Warabbuka al-Akramu

_ Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble,

_ (V4;S96) Allathee AAallama bialqalami

_ Qui a enseigné par la plume [le calame],

_ (V5;S96) A enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas.

_ AAallama al-insana ma lamyaAAlam

Le Coran insiste beaucoup sur l'éducation et la science certes le coran n'est pas un recueil de formule chimique, mathématique, etc... Mais Le Coran incite ferment les hommes à aller chercher la science.Tout ça dans la théorie. Car comme le dit Amine Maalouf : Ce n'est pas les religions et les idéologies qui font les hommes, mais c'est les hommes qui font les religions et les idéologies.

Faire dans le sens où à chaque époque, environnement et contexte l'homme interprète les idélogies et les religions d'uen manière ou d'une autre. Il en fait son objet, sa chose pour imposer par la dictature et l'autoritarisme ses fantasmes à tout le monde.

Black
07/10/2010, 16h09
ah bon ? c'est si rare que ça ?


Non il y a une autre fois avec le futur TGV marocain... Pour lequel je disais que nous aurions du investir dans un metro à Rabat et Casa plutot que dans un TGV qui relie plusieurs villes disposant de réseaux de transports complétement HS (sauf Rabat qui semble avoir pris le bon chemin pour son futur réseau de tramway).

arazigh
07/10/2010, 16h12
Oui tout est dans le Coran
Lamentable !
Et pourquoi donc la plupart des Musulmans sont dans la misère et l'ignorance ?
(et ne me dis pas que c'est parceque les musulmans ne savent pas LIRE le Coran pour appliquer leur religion ; à moins que tu ne souhaites l'avénement d'un pouvoir taliban... )

biskra
07/10/2010, 16h13
La religion est t-elle nécessaire pour se développer techniquement et scientifiquement ?

Est t-elle nécessaire pour civiliser les gens et les rendre responsables ?

Est t-elle nécessaire pour participer à la vie politique, sociale, économique et culturelle dans son pays ?

Je répond non.


et portant l'histoire démontre le contraire...

arazigh
07/10/2010, 17h07
La religion est t-elle nécessaire pour se développer techniquement et scientifiquement ?

Est t-elle nécessaire pour civiliser les gens et les rendre responsables ?

Est t-elle nécessaire pour participer à la vie politique, sociale, économique et culturelle dans son pays ?

Je répond non.


et portant l'histoire démontre le contraire...
]
Je ne vois pas, d'abord, pourquoi tu utilises 11 lignes là où 4 lignes suffisent ! Voilà pour la forme.
Ensuite tu fais tout ça pour te contredire !
En résumé, tu estimes que la religion n'est pas nécessaire pour se réaliser, mais , en même temps , tu lui donnes l'excuse de ta vision de l' histoire !
C'est très joli , mais antinomique .

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