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nacer-eddine06
08/10/2010, 23h32
Londres (awp/afp) - Les prix du pétrole rebondissaient vendredi en fin d'échanges européens, aidés par un nouvel accès de faiblesse du dollar après la publications de chiffres de l'emploi pires qu'attendu aux Etats-Unis et des tensions sur l'offre alimentées par une grève en France.

Vers 17H00 GMT (19H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre s'échangeait à 84,03 dollars sur l'InterContinental Exchange de Londres, progressant de 60 cents par rapport à la clôture de la veille.

A la même heure sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance montait de 1,04 dollar à 82,71 dollars.

Alors qu'ils s'étaient nettement repliés la veille, pâtissant d'un rebond de la monnaie américaine, les cours du baril se ressaisissaient vendredi grâce à un nouvel accès de faiblesse du dollar, qui rendait plus attractifs les achats d'or noir libellés en dollars pour les investisseurs munis d'autres devises.

La monnaie américaine était sous le coup du rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis, dont le chiffre principal s'est révélé pire qu'attendu: 95.000 emplois ont été perdus en septembre, alors que les analystes tablaient sur un retour à l'équilibre entre destruction et création d'emplois.

"Ce rapport a mis en évidence que la reprise économique américaine est en train de perdre le peu d'élan qui lui restait", et cela devrait renforcer la possibilité de nouvelles mesures de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour aider l'économie, soulignait Paul Ashworth, analyste de Capital Economics.

"Nombreux sont ceux qui anticipent désormais des mesures d'assouplissement quantitatif (rachats d'actifs par la Fed, NDLR), ce qui va laisser le dollar affaibli, et tendre à soutenir les prix du pétrole", a expliqué de son côté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Le marché avait cependant peiné à se choisir une direction dans l'heure qui a suivi la publication du rapport sur l'emploi, ses mauvais chiffres venant assombrir encore un peu plus un tableau déjà mitigé sur l'économie américaine, peu encourageant pour les perspectives de consommation de pétrole.

Les prix du baril profitaient par ailleurs d'un regain de tensions sur l'offre, le durcissement de la grève des terminaux pétroliers de Fos-Lavera (Bouches-du-Rhône, sud de la France) renforçant les perspectives de rupture d'approvisionnement pour au moins quatre raffineries françaises.

"Après douze jours de grève, l'impact est désormais sensible en Europe et même au-delà. Les prix de l'essence ont bondi sur les marchés européens (...) et est constatable de l'autre côté de l'Atlantique" indiquaient les analystes du cabinet viennois JBC Energy.

Selon eux, "les acteurs de marché s'attendent à ce que les Etats-Unis voient leurs approvisionnements d'essence venant d'Europe se réduire, ce qui est maintenant fort probable", et la hausse des cours des produits pétroliers contribuaient à tirer ceux du brut.

ds

(AWP/08 octobre 2010 19h19)

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