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Zacmako
12/10/2010, 09h01
Après l’humiliante défaite des verts à bangui
L’heure du grand ménage a sonné

C’est cette attitude, à la limite irresponsable, des joueurs retenus par Benchikha qui a laissé perplexes les Algériens.

Le fiasco de Bangui restera, sans doute, gravé dans les annales du football algérien comme l’une des plus faibles prestations des Verts. Il sonne le glas pour une génération de joueurs issue principalement de la communauté algérienne en Europe et qui avait pu qualifier le pays au Mondial 2010. En football, cela s’appelle la fin douloureuse d’un cycle pour une formation en quête de renouveau.
Un constat que le nouveau coach des Verts, Abdelhak Benchikha, a dû faire à ses dépens, lui qui a choisi de maintenir sa confiance en un groupe qui avait laissé apparaître des signes d’épuisement depuis quelques mois déjà. À près de six mois du prochain match capital contre le Maroc à Alger, Benchikha est appelé vite à tirer les enseignements de ce terrible échec. La nécessité de revoir la composante des Verts est aujourd’hui une urgence si le coach national veut redonner un nouveau souffle à cette équipe.
Certains joueurs donnaient l’impression d’errer sur le terrain, dimanche, à Bangui. Les conditions météorologiques ne peuvent expliquer à elles seules cette attitude passive des joueurs et l’absence de motivation. S’il est vrai que les temps sont beaucoup plus cléments sur le Vieux Continent pour nos pros, cela ne les dédouane pas pour autant de leurs incapacités à mouiller le maillot. D’ailleurs, c’est cette attitude, à la limite irresponsable, des joueurs retenus par Benchikha qui a laissé perplexes les Algériens.
Certains n’ont, du reste, pas hésité à parler de complot contre Benchikha qui a tenté de faire régner la discipline au sein d’un groupe beaucoup plus habitué à voir ses caprices assouvis sous le règne de Saâdane. En tout cas, le comportement de certains joueurs, qui ont carrément refusé le combat face à des Centrafricains franchement limités, suscitent des interrogations de plus en plus pressantes dans la rue algérienne. “On dirait des fantômes sur le terrain, ce n’est pas normal ce qui se passe dans cette équipe. Franchement, si on avait voulu offrir la victoire à la Centrafrique, on n’aurait pas fait mieux”, nous dira un citoyen d’Alger.

Complot ?
D’ailleurs, le président de la FAF avait fustigé la réaction des joueurs à la fin du match. Pis, consultant sur la chaîne Al-Jazeera Sports, l’ancien international algérien, Kamel Kaci-Saïd, a accusé carrément les joueurs d’avoir levé le pied pour pousser Benchikha à la sortie. La FAF serait bien inspirée du reste de faire toute la lumière sur cette affaire. Mais, en attendant, il est clair que pour Benchikha, le salut passe par un véritable coup dans la fourmilière dans l’effectif de l’EN.
Sans citer de noms, Benchikha sait déjà que certains éléments de l’EN n’ont plus rien à donner à l’équipe. Les Algériens n’ont plus rien à espérer du onze national ; en tout cas, pas dans son ossature actuelle ! Dans la perspective de la qualification à la CAN-2012, il faut se rendre désormais à l’évidence que les Verts se sont largement compliqué la tâche avec cette défaite humiliante en République centrafricaine. Avec un seul point dans l’escarcelle, les Algériens sont devancés par les Marocains et les Centrafricains qui en comptent quatre.
Pour espérer refaire leur retard, les coéquipiers de M’bolhi doivent en fait réaliser un véritable sans-faute, c'est-à-dire battre absolument à domicile le Maroc et la Centrafrique et ramener au moins quatre points des deux déplacements au Maroc et en Tanzanie. Certes, mathématiquement, les Verts ont encore des chances, mais d’un point de vue comptable et au vu de la prestation des Algériens dimanche à Bangui, il y a de quoi s’alarmer.
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