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Voir la version complète : «TheEconomist», recette d'un succès


Stanislas
25/03/2006, 08h58
Voila le succés story d'un des meilleurs magazines d"economie du monde.
The economist est une vrai référence...c'est vrai plaisir de le lire...

Stanislas


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John Micklethwait hérite de plus de 160 ans d'histoire. Lorsqu'il a appris sa nomination en fin de semaine, le nouveau rédacteur en chef de The Economist a certainement eu une pensée pour James Wilson. Farouche opposant au protectionnisme et libre-échangiste dans l'âme, ce dernier a lancé le magazine en 1843.

Cet écossais a combattu les «corn laws» qui imposèrent des taxes sur les importations de céréales. Il se lança dans l'arène politique sous la bannière libérale. Après avoir occupé le poste de secrétaire au Trésor britannique, puis celui de vice-président du Ministère du commerce, il siégea au Conseil de l'Inde dès 1859. A peine une année plus tard, une dysenterie l'emporta à Calcutta.

Sa pensée libérale a toutefois traversé les âges. Elle s'est même renforcée depuis une quinzaine d'années. De plus en plus de lecteurs sont séduits par les positions défendues. La vigueur des ventes de The Economist le confirme. Elles ont doublé à plus de 1,1 million d'exemplaires sous l'ère du prédécesseur de John Micklethwait, Bill Emmott. Ce dernier est à la tête du journal depuis treizeans. Plus de 80% des ventes sont réalisées hors de la Grande-Bretagne. Pas mal pour un hebdomadaire qui tirait à moins de 10000 exemplaires au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

La recette de ce succès? Bill Emmott la donnait récemment dans Libération: «Nous essayons dans chaque numéro de donner au lecteur deux ou trois informations auxquelles il n'aurait pas pensé...» En réalité, l'hebdomadaire britannique séduit par la vigueur de ses éditoriaux, fruit d'une réflexion collective. Marque de fabrique, aucune signature n'apparaît au bas des articles. Dans le désordre, The Economist soutient George Bush pour ses baisses d'impôts. Il défend aussi la guerre anglo-américaine en Irak, au nom du droit à renverser les despotes, avec en toile de fond la création d'une zone de libre-échange au Moyen-Orient. Mais le magazine a aussi réclamé la tête de Donald Rumsfeld, secrétaire américain à la Défense, après les tortures commises à la prison d'Abou Ghraib. Tout comme le scalp de Silvio Berlusconi pour cause de manque de moralité politique. Les mensonges répétés du président Clinton au sujet de sa «fumeuse» relation avec Monica Lewinski avaient également convaincu l'hebdomadaire de lui retirer son soutien.

Source: le temps
http://img78.imageshack.us/img78/430/economist7nv.jpg (http://imageshack.us)

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