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numidia-4-ever
25/10/2010, 14h39
«L’Algérie n’est pas un marché pour quelques pays européens.» Cette phrase du ministre des Ressources en eau, prononcée le week-end dernier à Washington, renseigne à quel point le gouvernement algérien compte diversifier ses partenariats avec les opérateurs étrangers, surtout ceux qui veulent investir dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant. Ce message clair est destiné aux opérateurs ayant réellement l’intention de faire des affaires dans le cadre des lois en vigueur en matière d’investissements étrangers et non à ceux qui continuent de percevoir l’Algérie comme «une économie de bazar». «On a ouvert les portes [de notre économie] et des truands y sont entrés», a soutenu le ministre lors d’une rencontre organisée par le Conseil d’affaires algéro-américain (USABC) et l’ambassade d’Algérie à Washington, réaffirmant que «l’Algérie veillera à appliquer la réglementation et qu’elle a besoin du savoir-faire et des équipements des sociétés américaines».

Abordant le programme des investissements publics 2010-2014, pour un montant global de 286 milliards de dollars, et les changements que les autorités algériennes avaient introduits en 2009 dans les textes législatifs et réglementaires régissant les investissements étrangers qui ont amené certains milieux d’affaires à prétendre qu’il y avait des difficultés à investir en Algérie, M. Sellal a rappelé que le pays avait décidé de sortir d’un système politique et économique dirigé et d’opter pour l’économie de marché. «L’Algérie a non seulement toutes les capacités financières pour réaliser ce programme quinquennal, mais elle a aussi constamment honoré ses engagements financiers dans les contrats avec ses partenaires. Le marché algérien vous est ouvert sur l’ensemble des secteurs d’activité pour lesquels des budgets publics importants sont affectés.» S’exprimant sur le secteur des ressources en eau, il a présenté succinctement les projets prévus par le programme quinquennal 2010-2014 en appelant les compagnies américaines à s’engager davantage avec les sociétés algériennes, qu’elles soient publiques ou privées, à travers un «partenariat gagnant-gagnant».

M. Sellal a proposé une piste de partenariat pour la réalisation de ces projets où les 51% seront détenus par le partenaire algérien, le reste par la firme américaine mais tout en bénéficiant du management du projet et de l’exportation de son savoir-faire et de ses équipements au partenaire algérien. Toujours au sujet du secteur des ressources en eau, des hommes d’affaires britanniques y ont exprimé un «réel intérêt» lors d’une rencontre organisée vendredi dernier à Londres par l’organisme britannique du développement du commerce et de l’investissement (UKTI). Présent à la rencontre, le représentant de l’ambassade de Grande-Bretagne à Alger, M. Abderezak Bouhaceine, a souligné «l’importance du programme de développement 2010-2014 du gouvernement doté d’une enveloppe de plus de 150 milliards de dollars et dont une large part est consacrée aux ressources en eau, vu l’importance qu’accorde l’Etat au secteur». «Les compagnies britanniques présentes en Algérie, opérant dans tous les secteurs d’activité, sont satisfaites de leurs business. Cela devrait être un stimulant pour celles qui hésitent encore à intégrer ce marché», a ajouté M. Bouhaceine.

Source : La Tribune

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