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biskra
26/10/2010, 17h49
.lemaghrebFiliale du groupe mondial de fabrication de produits pharmaceutique Sanofi-Aventis Algérie a décidé d'augmenter son capital. L'assemblée générale extraordinaire de l'entreprise a décidé d'augmenter le capital à hauteur de 4,5 milliards de dollars . Il faut rappeler que Sanofi Aventis a récemment décidé de produire du générique en Algérie. Et ceci après avoir réactivé son accord de partenariat avec le groupe public Saidal dans le générique fin janvier dernier. Cette décision intervient après la mise en oeuvre, depuis décembre 2008, de la nouvelle réglementation prise par le gouvernement par rapport au marché du médicament national. C'est ainsi que l'Etat a pris la décision d'obliger les laboratoires pharmaceutiques étrangers d'investir dans la production de médicaments en Algérie et interdire l'importation des médicaments et produits pharmaceutiques fabriqués localement. Il faut dire que cette décision qui permettra de réduire la facture des médicaments importés encouragera la production nationale et le générique, et préservera les fonds de la sécurité sociale, sachant que le lobby pharmaceutique pèse lourd sur nos finances publiques. C'est ainsi que le groupe public Saidal et le groupe français Sanofi-Aventis ont relancé leur filiale commune Winthrop Pharma Saidal (WPS) dont la direction a été confiée à Bernard Faude selon "tout sur l'Algérie". L' objectif principal de cette réactivation est la production de médicaments génériques en Algérie.
A noter qu' en plus de la production et la commercialisation de génériques, la société Winthrop Pharma Saidal a la possibilité de racheter en totalité ou en partie des fabriques locales spécialisées dans le médicament.
Il faut savoir que la filiale WPS existait déjà, mais elle n'a pas entamé ses activités, faute d'un accord entre les deux parties. Sanofi-Aventis avait même supprimé le nom de Saidal de cette filiale qui était dénommée Winthrop Algérie. L'Algérie cherche à développer son industrie pharmaceutique. Car pour l'instant, le pays continue à importer près des deux tiers de ses besoins en médicaments, un chiffre révélé par le ministre algérien de la santé. Pour réduire la facture pharmaceutique algérienne, le ministre table sur deux facteurs : une hausse de la production nationale bien sûr, mais aussi un plus grand recours aux médicaments génériques. Il en appelle aussi à une utilisation plus rationnelle des médicaments. Les algériens sont aujourd'hui les plus grands consommateurs de médicaments en Afrique.
Pour rappel, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, a déclaré récemment que l'Algérie produit 37% de ses besoins en médicaments et le reste est importé. Il a qualifié la facture d'importation des produits pharmaceutiques, qui a atteint l'année dernière 1.670 millions d'euros, de " facture lourde ", soit plus de 60% de médicaments sont importés, cela confirme la dépendance de notre pays vis-à-vis de l'étranger dans ce domaine, a-t-il précisé.

Klilya B.

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