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Voir la version complète : Textiles - Temps difficiles pour le jean marocain


Zakia
28/10/2010, 10h23
Les exportations marocaines de Jeans marquent le pas depuis quelques années. Les professionnels du ‘’denim’’ (tissu en jean) sont inquiets, car en face, la concurrence des fabricants tunisiens et turcs est devenue très difficile à contourner. Seule alternative pour les professionnels du Jeans : des soutiens massifs à l’investissement et l’innovation.

L’association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith), dont l’ex-président n’est autre qu’Ahmed Reda Chami, actuel ministre de l’industrie, est inquiète. Le secteur du ‘’denim’’ recule, et accuse le coup face à la très forte concurrence des fabricants tunisiens et turcs, très influents sur les marchés du Jeans. La place à l’international du ‘’denim’’ marocain se déprécie de plus en plus, selon une étude commanditée par l’Amith. Avec un chiffre d’affaires de 7 milliards de dirhams, la filière a enregistré un recul de 7% en 2009, selon des opérateurs du secteur. Pourtant, la filière reste dynamique avec 20 à 22% des exportations du secteur textile, même si elle a été secouée ces derniers mois par les difficultés financières de Legler Maroc, un des principaux fabricants locaux de denim.

La ‘’Moussanada’’ à la rescousse

La morosité que connaît la filière sur les marchés internationaux est ainsi expliqué par une forte concurrence de la Tunisie et de la Turquie qui ont, contrairement au Maroc, fortement joué la carte de l’innovation. Les industriels marocains sont plutôt restés dans une concurrence au niveau du prix, alors que leurs concurrents ont développé des produits à haute valeur ajoutée. Et, face ‘’aux grands maux, les grands moyens’’ : une réflexion est en cours au ministère de l’industrie pour aider la filière à sortir de ce creux à travers les dispositifs ‘’Imtiaz’’ (aide à l’investissement) et ‘’Mousanada’’ (aide à l’amélioration de la productivité), ainsi que les programmes de promotion de la filière. Le tout sera encadré par l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME). La filière du ‘’denim’’ compte quatre unités de fabrication de tissu (Settavex, LGM, Icoma et Mafaco), des confectionneurs, des dé-laveurs ainsi que des importateurs d’accessoires. La capacité de production annuelle de tissu est de 42 millions de mètres. Aucune estimation de la production réelle n’est avancée par les industriels. Par contre, ils ne manquent pas de souligner que l’offre locale de tissu ne couvre pas les besoins des entreprises locales puisque le Maroc importe 30 millions de mètres par an.

Chère, la main d’œuvre marocaine ?

Pour autant, le coût de la main d’œuvre au Maroc est bien plus élevé que ceux pratiqués dans les autres pays concurrents, comme la Chine ou le Bangladesh. Classé 6ème fournisseur d’articles en jean de l’Europe, le Maroc devrait diminuer le coût de sa main d’œuvre par rapport à ses concurrents directs, et améliorer son positionnement de sa filière, qui doit passer de la sous-traitance au produit fini haut de gamme, selon des opérateurs. Mais, tout n’est pas ‘’noir’’, puisque plusieurs grandes marques comme Diesel, Caporal, Miss Sixty ou encore Armani fabriquent leurs produits au Maroc. En dehors du pantalon qui est l’article phare de la filière marocaine, les exportations portent également sur d’autres produits comme les blousons, les chemises, les robes et les jupes. Une dizaine d’entreprises de confection dominent le marché, et exportent la quasi-totalité de leur production vers les marchés européens. Mais, sur ces marchés, l’équation de la concurrence asiatique, tunisienne et turque reste encore entière pour les professionnels du secteur qui veulent investir d’autres pistes, comme le marché nord-américain à travers l’accord de libre échange (ALE) signé en 2005 avec les Etats-Unis.

Boualem Alami Jeudi, 28 Octobre 2010

Maghreb Emergent

mistaaywa
28/10/2010, 10h31
les chinois vont tout bouffer ,meme les turks et les tunisiens ne tiendront pas

Black
28/10/2010, 17h23
Le Maroc facilement peut jouer sur la proximité logistique et le développement en amont de la filiére.

Pihman
29/10/2010, 00h11
Dans le commerce international comme dans la vie, il n'y a jamais de positions definitivement acquises

il faut se remttre en question tout le temps

overclocker
29/10/2010, 09h13
des soutiens massifs à l’investissement et l’innovation.


surtout l'innovation et pas rien que le tissu mais aussi des machines et formation des designers et surtout création de label marocain et mettre le paquet sur la pub et c'est valide pour le secteur des textiles...


mais bon...

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