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Voir la version complète : Situation socio-économique de l’Algérie en 2005


morjane
25/03/2006, 20h39
Voici les principaux chiffres officiels résumant la situation socio-économique de l'Algérie en 2005 par OUYAHIA, le 21 mars 2006.
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Tous les chiffres concernent l'année 2005, sauf mention spéciale.

- CADRE MACRO-ECONOMIQUE :

- Croissance : 5,1%
- PIB : 101 milliards de dollars US (USD)
- PIB par habitant : 3.100 USD
- Inflation : 1,6%

"La balance des paiements est largement positive. La monnaie nationale est stable : durant toute l'année dernière, le dinar est resté stable par rapport au dollar et il a regagné du terrain par rapport à l'euro" (M. OUYAHIA).

- INVESTISSEMENT :

Montant global : près de 1.200 milliards DA (plus de 16 milliards USD), dont 730 milliards DA (plus de 60 %) par l'Etat, près de 250 milliards DA par l'outil économique national (3,5 milliards USD) et plus de 200 milliards DA par les entreprises étrangères (2,8 milliards USD).

- EMPLOI :

- 684.000 emplois créés.

- DETTE EXTERIEURE :

- 15,5 milliards USD à la fin février 2006. Elle était de 16,4 milliards USD au 31 décembre 2005 et de 21,4 milliards USD au 31 décembre 2004 (baisse de 6 milliards USD en 14 mois).

- En 1992, l'Algérie a consacré près de 9,3 milliards USD au service de la dette.

- De 1985 à 2005, l'Algérie a versé 117,9 milliards USD (près de 84 milliards USD remboursement du principal et 34 milliards USD d'intérêts).

- HABITAT :

- Logements réceptionnés : 132.400 unités (bien 132.400)
- Logements réceptionnés en 2004 : 116.400 unités.
- Total 2004-2005 : 250.000 logements.
- 600.000 unités en chantier à la fin 2005.
- 800.000 unités en chantier à la fin du premier semestre 2006 (estimation).

- EDUCATION NATIONALE :

Livraison de :

- 57 lycées
- 127 écoles fondamentales
- 2.500 salles de classe
- 99 internats
- 550 cantines et demi-pensions

- ENSEIGNEMENT SUPERIEUR :

Réception de :

- 67.000 places pédagogiques (59.000 en 2004)
- 30.000 places d'hébergement (23.000 en 2004)
- 23 restaurants universitaires


- ALIMENTATION EN GAZ ET ELECTRICITE :

- 208.000 foyers raccordés au gaz (144.000 en 2004)
- 214.000 foyers raccordés en électricité (45.000 en 2004)

- PRIVATISATION :

Total des entreprises et actifs cédés, de juin 2003 à fin 2005 : 238, dont 124 à des opérateurs privés nationaux, 81 à des collectifs de salariés et 31 à des partenaires étrangers.

Indicateurs relatifs aux opérateurs de privatisations :

- Prix total des cessions : 63,4 milliards DA
- Total des emplois maintenus : plus de 19.000

- OPERATIONS DE PARTENARIAT :

Nombre d'opérations conclues : 37, dont 21 avec des pays européens et 7 avec des pays arabes.

Les secteurs concernés sont notamment l'agroalimentaire (12 projet), chimie-pharmacie (5), industrie électronique (4), mines (4), matériaux de construction (3).

Indicateurs relatifs aux opérations de partenariat :

- Total capitaux de prise de participation : 30,7 milliards DA.
- Total des emplois maintenus : 9.857

- OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT :

Programme quinquennal de soutien à la croissance + programme complémentaire pour les wilayas du Sud et pour celles des hauts plateaux :

- Budget : 8.000 milliards DA (plus de 100 milliards USD)

Objectifs principaux : près de 1.200.000 logements, près de 500 lycées, plus de 1.000 collèges, plus de 2.000 cantines et demi-pensions, près de 500.000 places pédagogiques universitaires et 50.000 de formation professionnelle, 40 hôpitaux, 10 barrages et plus de 10.000 km de routes nouvelles ou rénovées, ainsi que le raccordement de plus de 600.000 foyers ruraux à l'électricité et 1.200.000 au gaz naturel.

Par Ministère des Affaires Etrangères

Harrachi78
25/03/2006, 20h56
En gros les chiffres sont éxcellents ! Reste à savoir quand cela se traduira par des répércussions concrète sur le commun des mortels ! On attends donc !

auscasa
25/03/2006, 21h15
Belle performance de l'economie Algerienne.

c'est une question de temps Harrachi.

Harrachi78
25/03/2006, 21h22
la prudence reste de mise toutefois. Enfin, qui vivra verras !

DZmes Bond
26/03/2006, 07h05
Même si ces chiffres sont encourageants, ça va prendre du temps avant de voir de réels changements. ;)

FrozenRose
26/03/2006, 11h01
Il ne faut pas trop se fier aux statistiques données. C'est tout à fait normal de vouloir embéllir la situation socio-économique du pays.

Un simple exemple parmi tant d'autres:

L'inflation. On nous dit qu'elle atteint 1,6%. C'est bien beau. Mais, le problème qui existe belle et bien est: Comment se calcule ce taux d'inflation. Il faut savoir que l'office national des statistiques prend toujours en considération le même pannier de bien que dans la décennie 70! On est en 2006, les habitudes des consommateurs algériens ont bien changé. Il faut bien revoir ce pannier sur lequel on estime l'IPC.
Ajoutons que: l'inflation se traduit par diverses manières: par les prix, par les coûts ou par la demande. D'où la question: quel est le type d'inflation en Algérie?
En plus: il faut savoir aussi que le chiffre d'inflation donné correspond au grand Alger! ce qui est loin d'être une règle générale.
Les faits ne sont pas aussi simples à éxpliquer!
Faut une recherche scientifiques dans ce sens. Et c'est cela le rôle de l'université. Malheureusement, la coordination, la collaboration Etat/ université n'existe pas en Algérie.

Bien à vous.
léco.

safyo
26/03/2006, 11h52
De très bonne nouvelle :)

Volonté de transparence ?

Oui j'ai vraiment l'impression que l'ont avance vers cet acquis

La transparence est un element essentiel de partage du temps commun

Car il est un element trompeur que de considerer l'avenir comme détaché du temps présent .

De transparence , je prefere utiliser le terme d'accébilité nouvelle dans ce cas précis.
La transparence doit être un soucis constant pour l'Algérien .
Et une notion indispensable pour chaque élu .


Ces chiffres positif ou négatif doivent être toujours considerer ,malheureusement ou bienheureusement ,
Comme donne essentiel .

Car la compréhension mutuelle qui devient pour certain réac une condamnation humaine , n'en relève pas moins une condition certaine a la paix pour ne pas dire aux beaux .

Ces chiffres ne doivent pas nous rendrent plus ou moins optimiste .
Ces chiffres doivent nous rendrent plus pragmatique quand a l'etude des systèmes .

Gamal
26/03/2006, 11h52
L'amélioration est quand meme indiscutable suffit de voir l'algérien moyen entre aujourdhui et 5 années avant.
Je voulais savoir si les gros investissement de l'etat ont commencés et ils sont de combien?
Et de combien seront t'ils prochainement?
Car la je pense qu'on prepare juste l'économie a recevoir de gros investissements(paix, réforme des banques...)

FrozenRose
26/03/2006, 12h01
Justement safyo,
Tu as bien soulevé le problème: la transparence. Problème qu'il faut résoudre d'urgence si les autorités veulent redemarrer l'économie. Problème qui explique, à mon modeste avis, la passivité de la bourse algérienne....par exemple, ainsi que plusieurs autres faits!

Désormais, l'information joue un rôle essentiel, primordial dans toute économie, car elle permet l'analyse des phénomènes, ce qui facilite logiquement la résolution des problèmes.

auscasa
26/03/2006, 16h10
moi je trouve comme je l'ai dis que ces une belle performance de l'economie algerienne.

mais je crois personelement (simple opinion) que le chef de gouverenement doit faire une politique claire, au nivau agriculture, industielle, et formation, et tourisme........

parceque ces chiffres depand du cours du petrole.

je crois que c'est le bon moment de changer l'economie algerienne par des proposition de tous les partis, et la societe civile et les universite pour voire quel dirrection l'algerie doit aller, il faut beacoup d'innovation et de courage.


bonne chance pour l'algerie.

DZmes Bond
26/03/2006, 18h45
Qu'est-ce que les autorités font pour lutter contre le secteur informel qui est tellement important en Algérie et qui fausse toutes les statistiques ?

On entend souvent qu'il faille lutter contre celui-ci mais je pense qu'il faudrait agir autrement. En effet, les gens qui oeuvrent dans l'informel disposent de ressources, de connaissances et de compétences : ce sont donc des richesses à ne surtout pas négliger. De plus, ce sont citoyens !
L'Etat devrait développer un programme pour les recenser puis les accompagner à s'insérer de façon légale dans l'économie algérienne. Ainsi, ceux-ci pourraient, avec un apport bien sûr, bénéficier de prêts et d'autres aides, à condition de créer des richesses, de payer des impôts et surtout des emplois.

Harrachi78
26/03/2006, 20h33
Entre nous, mois ca m'arive même de douter des chiffres fournis par les institutions gouvernementales. Bon, je ne dirais pas ne pas y croire totalement mais il y'a des fois ou des doutent traversent mon ésprit !

PS : Petite remarque HS :mrgreen: Après tant d'années d'attente enfin notre LECO nationale à enfin daigné nous parler ... d'économie IoI En plus ca lui va trés bien, trop sexy même ;)

Pihman
26/03/2006, 20h58
Il est regrettable que l'Algérie ne s'est pas engagée dans les reformes douloureuses au moment de la crise.
Car paradoxal, mais on prend plus facilement la décision de reformer, et en profondeur, au moment des difficultés qu'au moments de l'aisance.

Je ne dis pas que c'est impossible mais il est plus difficile à convaincre ces concitoyens de consentir des efforts quand les caisses sont pleines.

Le plan d'ajustement structurel PAS n'aurait jamais été mis en oeuvre avec l'aisance actuelle. Mais la crise des années 90 a rendu cela possible . et si l'Algérie est devenu financièrement plus saine c'est grace a ce plan et ce malgré tous ce que l'ont peut lui reprocher.

Mais je pense qu'il fallais transformer l'essai avec les autres réformes inévitables.

safyo
27/03/2006, 21h43
Il est regrettable que l'Algérie ne s'est pas engagée dans les reformes douloureuses au moment de la crise.

T'est sûr de ce que tu dis ?

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