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Voir la version complète : Tokyo menace de geler son aide financière à la Chine, conséquence de la crise entre


Thirga.ounevdhou
26/03/2006, 12h08
La situation risque de devenir tres serieuse!....Suite a la crise diplomatique entre les deux pays (pourtant voisins), le Japons menace d’annuler son aide.....


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Le gouvernement japonais a annoncé qu’il ajournait sa décision d’accorder ou non de nouveaux prêts en yens à la Chine pour l’année budgétaire 2006-2007 qui commence le 1er avril, un report lié à la grave crise diplomatique entre les deux voisins.
C’est la première fois que le Japon reporte sa décision sur les prêts à la Chine depuis que ceux-ci ont commencé en 1979. «Nous allons repousser la décision jusque dans le courant de l’année budgétaire prochaine», a déclaré jeudi dernier à la presse le numéro deux du gouvernement, Shinzo Abe, connu pour son intransigeance à l’égard de Pékin.

Le gouvernement japonais «a besoin d’un peu plus de temps pour arrêter sa position, étant donné les diverses situations qui entourent les relations actuelles entre la Chine et le Japon», a expliqué M. Abe. Les prêts en yens de l’Etat japonais sont généralement décidés à la fin de l’année budgétaire pour être versés au début de l’année suivante.

En 2005-2006, les prêts japonais à la Chine ont totalisé 734 millions de dollars. M. Abe a cependant souligné que cet ajournement ne signifiait pas forcément un arrêt pur et simple des prêts à la Chine. «Nous prendrons en compte la façon dont évolueront les relations sino-japonaises», a déclaré le numéro deux du gouvernement.

«Notre politique d’accorder des prêts en yens avec l’optique de bâtir des relations sino-japonaises orientées vers l’avenir n’a pas changé», a-t-il assuré. Selon l’agence de presse Jiji, le gouvernement devrait décider d’octroyer les prêts en avril ou un peu plus tard.

Depuis 1979, ces prêts à taux bas ont totalisé plus de 3 000 milliards de yens (22,7 milliards d’euros). Ils ont été utilisés essentiellement pour construire des infrastructures agricoles ou de transport. En mars 2005, Tokyo et Pékin s’étaient cependant mis d’accord pour mettre un terme aux prêts à taux bas après les jeux Olympiques de Pékin en 2008, compte tenu de la croissance accélérée de l’économie chinoise.

L’an dernier, l’Inde a d’ailleurs remplacé la Chine comme premier récipiendaire de l’aide nippone. A Pékin, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, a estimé que «le gel unilatéral des prêts» n’était pas une solution.

«La position de la Chine n’a pas changé. A savoir que les deux parties doivent régler ce problème par le biais de consultations», a plaidé le porte-parole chinois. Les relations diplomatiques sino-japonaises traversent actuellement une grave crise, alimentée par des ambitions géopolitiques rivales, par une course aux ressources énergétiques en mer de Chine et par des querelles historiques régulièrement ravivées.

AFP.

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