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Tems
01/11/2010, 20h58
Mohamed Yassine Mansouri. Le nouvel homme fort

Sa discrétion n’a d’égale que sa puissance. Renseignement intérieur, lutte anti-terroriste, affaires étrangères…
L’ombre du patron de la DGED est partout.

PHOTO : http://www.telquel-online.com/444/images/image_couv_362.jpg

Voilà un personnage mystérieux. Depuis son passage au collège royal aux côtés du futur Mohammed VI, on sait que Mohamed Yassine Mansouri est extrêmement réservé, voire timide. Le genre à rougir légèrement les rares fois où il lui arrive de prendre la parole. Ses amis parlent d’un homme pieux (c’est un habitué de la Omra aux lieux saints de l’islam), attaché à ses origines. Lors de ses apparitions publiques, plutôt fréquentes pour un patron de services secrets, il étonne par sa simplicité et sa disponibilité. Ne l’a-t-on pas vu, par exemple, marcher lors de manifestations pro-palestiniennes, ou jouant des coudes lors de funérailles de grands hommes d’Etat ?
Ceux qui l’ont pratiqué s’arrêtent sur son flegme et sa prudence, parfois exagérée. “Il lui arrive de ne pas trancher sur des questions cruciales tant qu’il n’a pas reçu un feu vert d’en haut lieu”, se rappelle l’un de ses anciens collaborateurs au ministère de l’Intérieur. A la DGED (Direction générale des études et de la documentation, renseignements extérieurs ou contre espionnage), Mansouri n’a pas changé. Travailleur infatigable, il reste malgré tout proche de sa famille et de ses amis. Vaguement, on sait qu’il a rajeuni les équipes de l’agence et élargi son champ d’action, aussi bien au Maroc qu’à l’international. On sait aussi qu’il a fini par imposer la DGED comme une super-agence, qui semble de plus en plus, et c’est une grande nouveauté, coordonner l’action de tous les autres services de renseignement. Vrai ou faux ? Difficile de trancher, ou de confirmer cela auprès du premier intéressé, totalement injoignable. Mais une chose reste sûre, toutes les grandes affaires du royaume, ou presque, portent aujourd’hui l’empreinte de l’agence dirigée par l’enfant prodige de Bejaâd, son fief natal.

Il a surfé sur l’affaire Mustapha Salma

Dernier cas en date, celui de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud. L’affaire de l’ex-policier indépendantiste n’a pas encore livré tous ses secrets. Il y a quelques semaines, le Front Polisario a certes annoncé sa libération. Mais Mustapha Salma demeure introuvable. Sa famille, aussi bien à Tindouf qu’au Maroc, n’a pas encore réussi à le localiser, encore moins à lui parler. Le Polisario aurait-il “bluffé” pour contenir la pression (grandissante) à l’international ? “Cela reste possible, analyse ce militant de gauche à Laâyoune. Mais alors, ils ont mal calculé leur coup parce que la mobilisation pour le cas Mustapha Salma a repris de plus belle. Parfois même avec plus d’intensité”. En fin de semaine dernière en effet, Human Rights Watch et Amnesty International ont fait part de leur “préoccupation” quant au cas du dissident sahraoui. “Le Polisario est dans une situation pour le moins inconfortable, poursuit notre militant. Le Front a d’abord abusivement arrêté un Sahraoui qui n’a fait qu’exprimer une opinion politique. Aujourd’hui, les responsables de l’organisation indépendantiste sont, de plus, soupçonnés d’avoir menti à la communauté internationale. De toute évidence, le Maroc marque des points dans la guerre médiatique et politique qui l’oppose au Polisario”. Derrière ce “coup”, se cache un homme : Yassine Mansouri, patron de la DGED. Selon plusieurs sources qui suivent de très près l’affaire du Sahara, il a pris le temps de “travailler son dossier”. Avant d’organiser sa conférence de presse à Smara et de proclamer ouvertement sa préférence pour le plan d’autonomie marocain, Mustapha Salma a en effet tranquillement traversé le Maroc, du nord au sud. L’ex-responsable sahraoui aurait-il réussi à déjouer “la vigilance” des autorités marocaines ? La question fait sourire ce journaliste sahraoui. “Il a évidemment été fiché dès son entrée au Maroc, peut-être même avant, mais on l’a laissé tranquille. C’est lors de son deuxième séjour au royaume (en août) que les services de sécurité sont entrés en contact avec lui. Ils sont tombés sur une perle rare. Un Sahraoui suffisamment souple pour accepter de dialoguer, mais assez têtu pour tenter le diable, et revenir à Tindouf”, conclut le journaliste.
Dans cette affaire, comme dans plusieurs autres, difficile d’évaluer la part d’intervention de chaque service. Néanmoins, sur le terrain, le lobbying discret mais insistant et l’influence grandissante de la DGED ne font aucun doute. L’agence, théoriquement dédiée au renseignement à l’international, a peu à peu élargi son périmètre d’intervention à l’intérieur du territoire. “Il n’y a pas de mystère à cela, confie cet officier. Les thématiques sur lesquelles travaille la DGED, comme le Sahara, le terrorisme ou la lutte contre le trafic de drogue, ont des implications aussi bien au Maroc qu’à l’étranger”.
Ce n’est pas tout. Depuis le départ de Fouad Ali El Himma, confie-t-on, Mohamed Yassine Mansouri est devenu le nouvel homme fort de l’ensemble de l’appareil sécuritaire marocain. Une sorte de coordinateur général des différents services même si, selon certains de ses proches, l’ancien camarade de classe de Mohammed VI n’aime pas ce genre de classification. “En fait, explique notre source, c’est un poste qui n’existe pas officiellement. Fouad Ali El Himma l’a incarné au lendemain des attentats du 16 mai, le général Laânigri l’a certainement convoité en secret. Aujourd’hui, c’est au tour de Mansouri d’en hériter. Et force est de reconnaître qu’il a la tête de l’emploi”.

Il a un accès direct au roi

Réservé et discret, Mohamed Yassine Mansouri a d’abord toujours su se préserver des guerres secrètes, et souvent violentes, qui secouent le premier cercle royal. Il continue donc d’avoir un accès direct au monarque, ce qui lui confère une crédibilité certaine auprès de ses différents interlocuteurs. “Qu’ils soient acteurs politiques, dissidents sahraouis ou partenaires sécuritaires internationaux, tous savent qu’ils ont en face d’eux un émissaire privilégié et personnel du roi. Cela fait souvent la différence”, affirme un proche du patron de la DGED.
C’est ensuite un travailleur qui a patiemment fait son apprentissage du “métier”. D’abord aux côtés de Driss Basri puis sous Mohammed VI. Il a successivement été patron de la Direction des affaires générales (DAG) au ministère de l’Intérieur, puis directeur général de l’agence MAP avant d’atterrir dans la forteresse de la route de Rommani (siège de la DGED à Rabat). “Il a même effectué un stage au FBI sur recommandation personnelle de Hassan II”, confie un vieil ami de Mohamed Yassine Mansouri.
La carrière makhzénienne n’a pas empêché le fils de Bejaâd d’entretenir un vaste réseau politique. On le dit ainsi proche de plusieurs figures de la gauche marocaine comme Bensaid Aït Idder, dirigeant de l’OADP puis du PSU. L’homme dispose également de relais solides dans sa région natale, ainsi qu’au Sahara, voire même à Tindouf. Pour entretenir ce réseau, Mansouri n’hésite pas à s’offrir quelques “bains de foule politiques” à l’occasion d’évènements spéciaux, comme ce fut le cas lors des funérailles de Abdallah Ibrahim ou de Abdelaziz Meziane Belfqih.

Car contrairement à ce qu’on pourrait penser, sa nomination à la tête du contre-espionnage marocain ne l’a pas rendu invisible. Bien au contraire. Il est ainsi l’un des principaux négociateurs marocains dans l’affaire du Sahara. Il pose, sans complexes, aux côtés du secrétaire général de l’ONU et s’affiche publiquement lors des points de presse et des séances de briefing qui suivent les rounds de négociations entre le Maroc et le Polisario. “Mais alors, raconte un journaliste qui s’est déjà retrouvé à sa table, impossible de lui extirper la moindre information ou le moindre commentaire. Il arrive toujours à changer de sujet ou à vous retourner votre question, tout en restant poli et cordial”.
Au lendemain du putsch qui a renversé le président mauritanien Ould Cheikh Abdellahi en 2008, c’est encore lui que Mohammed VI dépêche officiellement à Nouakchott afin de sonder les intentions du nouveau chef de l’Etat. La capitale mauritanienne est d’ailleurs une véritable plaque tournante pour le renseignement marocain à l’étranger. Une sorte de hub africain de première importance. “Les agents de la DGED y ont d’ailleurs leurs habitudes depuis plusieurs années, confie cet entrepreneur mauritanien. Ils résident toujours dans le même hôtel, vont au même restaurant et gardent un œil sur tout ce qui se passe dans le pays. Mansouri se rend souvent sur place également”. Depuis 2005, le pays de Mohamed Ould Abdelaziz est, de plus, devenu une véritable tour de contrôle pour les équipes de la DGED, sérieusement préoccupées par les activités d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) dans la région du Sahel.

Tems
01/11/2010, 21h01
Il dialogue avec les Européens et les Américains

Si l’Algérie a fait le choix des armes pour lutter contre le réseau terroriste, le Maroc a privilégié, quant à lui, le renseignement. Une mission qui échoit naturellement à la DGED, dont les agents sont devenus habitués aux réunions sécuritaires mondiales au Mali ou au Niger. “Mansouri est fier que la DGED ait exprimé, la première, son inquiétude face aux risques terroristes dans cette région du monde, explique ce cadre au ministère de l’Intérieur. A l’époque, le Maroc a discrètement partagé les informations en sa possession avec les grandes puissances mondiales. Mansouri ne voulait pas trop en faire pour ne pas être taxé de chercher simplement à déstabiliser le Polisario et légitimer, d’une nouvelle manière, la souveraineté marocaine sur le Sahara”. Aujourd’hui encore, l’intervention de la DGED dans ce dossier relève du secret-défense. En août 2010 par exemple, le ministre espagnol de l’Intérieur nous apprenait, presque par hasard, que le Maroc a fourni “une précieuse assistance” au royaume ibérique afin de libérer deux otages détenus par AQMI. “L’enjeu est important pour le royaume, analyse cet observateur sahraoui. D’un côté, ses services secrets donnent la preuve de leur efficacité. Les fichiers de combattants jihadistes qu’ils ont constitués au fil des années s’avèrent grandement utiles. De l’autre, le Maroc semble affirmer qu’AQMI ne pourra pas élargir ses activités au Sahara tant que ce dernier est sous souveraineté marocaine”. Au passage, Mohamed Yassine Mansouri devient un interlocuteur incontournable dans la région auprès des Européens et des Américains. On dit que ses visites sont assez fréquentes à Washington, où il disposerait d’entrées privilégiées au sein d’agences de renseignement de premier plan.
Et cela ne plaît pas forcément à tout le monde. L’Algérie ne rate par exemple aucune occasion de rappeler que le royaume ne dispose pas de frontières avec la région du Sahel. Il y a quelques semaines, le pays de Abdelaziz Bouteflika a même refusé de prendre part à une réunion de coordination sécuritaire au Mali pour protester contre la présence marocaine autour de la table de discussions. Une première ! “En fait, analyse notre observateur, l’Algérie n’arrive pas à digérer le fait que le Maroc, essentiellement à travers la DGED, soit devenu incontournable dans la gestion de dossiers sécuritaires régionaux et continentaux, après avoir sérieusement renforcé sa coopération économique et diplomatique avec plusieurs pays africains”.

Il partage, il fédère, il rassure

Reste une question : dans quelle mesure la DGED chapeaute-t-elle réellement, aujourd’hui, le travail des autres services de renseignement ? Difficile de répondre avec précision. Certes, chacun des services a ses propres prérogatives et son domaine d’intervention bien précis, “mais il n’est pas interdit de travailler ensemble. C’est même souhaitable”, ironise un proche de Mansouri.
Avec Si Yassine, comme certains l’appellent désormais, la guerre des services n’est (apparemment) plus qu’un lointain souvenir. “Du fait de sa proximité avec le roi et de la complexité des dossiers qu’il gère, il a souvent des informations à partager avec les autres. Le travail de la DAG ou de la DST n’a plus de secrets pour lui du fait de son long passage au ministère de l’Intérieur”, explique une source proche du milieu du renseignement. “Il n’est ni cassant ni rancunier, surenchérit ce journaliste qui l’a côtoyé à la MAP. Lorsqu’il a atterri à l’agence de presse, on avait tous parié sur un changement radical, des mises au placard à la pelle, etc. Il n’en fut rien. Il s’est installé dans le même bureau que son prédécesseur et a travaillé avec le même staff. C’est un homme qui déteste la brutalité et les règlements de compte”. Très vite, nous a-t-on assuré, les autres services ont compris qu’avec un profil pareil à la tête de la DGED, “ils gagneraient en efficacité sans perdre en indépendance”.

Autre avantage pour Mansouri : l’absence de concurrents influents ou charismatiques. A la DST par exemple, le général Laânigri, professionnel du renseignement, a été remplacé par Abdellatif Hammouchi, spécialiste de l’antiterrorisme. Capable de reproduire, de mémoire, l’architecture complexe de tous les groupuscules terroristes marocains, le numéro 1 de la DST reste néanmoins presque exclusivement concentré sur l’opérationnel et les actions de terrain. Ce n’est donc pas lui qui risque, vraiment, de voler la vedette au nouvel homme (de l’ombre) fort du royaume.

De plus, Mansouri a su entretenir des relations assez bonnes avec les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Avec lui, visiblement, les services, tous les services de Sa Majesté, gagnent visiblement en sérénité. “Lorsqu’on ne se marche pas dessus, l’efficacité suit toujours”, nous confie ce proche de Mansouri.

Tems
01/11/2010, 21h02
Perso. Un vrai chef de clan

Mohamed Yassine Mansouri a, depuis toujours, fui les mondanités et les endroits publics. Dès que son emploi de temps le lui permet, le chef de la DGED préfère plutôt rejoindre son épouse et ses quatre enfants. “Il lui arrive de passer les voir quelques minutes entre deux déplacements. C’est important pour son équilibre”, confie l’un de ses proches. Lors des grandes fêtes religieuses, c’est également chez lui que se réunit la grande famille. Durant ses déplacements à l’étranger, il lui arrive régulièrement de faire un saut chez ses nièces et neveux installés en Europe et aux Etats-Unis. Mohamed Yassine Mansouri reste, par ailleurs, très attaché à sa région natale (Bejaâd) et celle de son père (Bzou dans le Moyen-Atlas) qu’il visite au moins une fois par an et où il supervise plusieurs actions caritatives.
Chaque année, l’homme tient plus que tout à deux rendez-vous devenus incontournables sur son agenda : la Omra à La Mecque et la commémoration, à Bejaâd, de l’anniversaire du décès de son père, Lhaj Abderrahmane Mansouri, un érudit qui a fréquenté les plus grands alems comme Mokhtar Soussi ou Ahmed Alami. En 1957, il a même été nommé grand juge de Bejaâd.

Tems
01/11/2010, 21h03
Le guide des services

Plusieurs agences et services s’occupent du renseignement au Maroc. Le tour du propriétaire.

La toile de la DGST
C’est sans doute le service qui a le plus fait parler de lui pendant les 30 dernières années. Son ancêtre, le CAB 1, était spécialisé dans la traque des opposants à Hassan II. Aujourd’hui, la DGST s’occupe prioritairement de lutter contre la prolifération de groupuscules terroristes dans les grandes villes. Placée sous la tutelle administrative du ministère de l’Intérieur, elle a pour mission d’“anticiper et suivre toutes les activités potentiellement subversives”. Son quartier général se trouve à Témara et ses brigades territoriales sont implantées un peu partout à travers le royaume, y compris au sein même de certaines administrations. Dans les coins reculés où la DGST ne dispose pas de relais, elle peut compter sur les services de renseignement de la Gendarmerie royale pour faire remonter l’information.

Le brut de la DAG
La Direction des affaires générales est l’un des départements les plus puissants du ministère de l’Intérieur. Sa mission ? Collecter et filtrer les renseignements provenant des différents agents de l’administration territoriale (gouverneurs, caïds, moqaddems, etc.). La DAG dispose d’ailleurs d’antennes dans pratiquement toutes les préfectures et wilayas du pays. C’est donc une source importante de renseignement de proximité, qu’elle partage ensuite avec les différents services concernés.

L’œil des RG
C’est l’outil de renseignement de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Ses méthodes d’investigation et de collecte de l’information restent assez basiques. Au sein de la police, elle est en effet concurrencée par de puissantes directions comme la Police judiciaire (PJ) ou la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ). Ces dernières ne font pas dans le renseignement, mais leurs enquêtes sont souvent rapides et efficaces.

La veille du 2ème bureau
Sous cette appellation anodine se cache une direction militaire ultra-sensible, chargée du “renseignement sur l'ennemi et de l'étude des menaces”. Elle doit donc rassembler un maximum d’informations sur les troupes des pays voisins comme l'Algérie et l'Espagne, leurs contrats d’armements et les mouvements de leurs unités, surtout sur les zones frontalières.

Le contrôle du 5ème bureau
Spécialisé dans le renseignement militaire, ce service assure le contrôle des troupes armées marocaines. Influences politiques et idéologiques, corruption, tentatives d’infiltration…tout y passe.

Les oreilles de la DGED
Le champ d’intervention de la DGED est très large : espionnage à l’étranger, suivi des activités des MRE, coopération avec les services étrangers sur des dossiers d’intérêt commun, Sahara, lutte contre le trafic de drogue, etc. Les principaux services de la DGED sont le service action, la direction de contre-espionnage qui collabore avec la DST et la direction des transmissions. Depuis quelques années, la direction coiffée par Mohamed Yassine Mansouri s’est également dotée d’une brigade financière.

Tems
01/11/2010, 21h03
Zoom. Quand la DGED fait parler d’elle

En septembre 2008, un mini-scandale éclate aux Pays-Bas. Un jeune policier d’origine marocaine est soupçonné de travailler pour le compte des services secrets marocains. Immédiatement licencié, il a été condamné (il y a tout juste quelques semaines) à quelques heures de travaux d’intérêt général. Le jeune Maroco-néerlandais s’en sort avec un minimum de dégâts, mais le mal est fait. Pourquoi ce jeune a-t-il été recruté par la DGED ? Cette dernière continuerait-elle à surveiller les activités des MRE ? Des questions, qu’on croyait révolues sous le nouveau règne, refont surface. “En fait, explique ce journaliste à Bruxelles, le contrôle des activités de la communauté à l’étranger ne s’est jamais interrompu, mais les finalités ont changé. Avant, on traquait les opposants et les exilés, aujourd’hui, les agents de la DGED s’intéressent davantage aux extrémistes religieux, aux trafiquants de drogue ou aux grosses fortunes à l’international”.

Tems
01/11/2010, 21h04
Carrière. Renseignement, toute !

La carrière de Mohamed Yassine Mansouri démarre au milieu des années 1980 quand il intègre le ministère de l’Intérieur, en tant que stagiaire au sein du cabinet de Driss Basri. Les témoins de cette époque parlent d’un “garçon discipliné et travailleur, limite effacé”. Il apprend doucement son métier et montre des aptitudes exceptionnelles pour le renseignement et l’analyse de données. Intronisé en juillet 1999, Mohammed VI ne tarde d’ailleurs pas à faire appel aux services de son ancien camarade de classe. En septembre de la même année, de violentes émeutes éclatent à Laâyoune. Deux hommes sont chargés par le monarque de préparer un rapport sur la situation : le général Hamidou Laânigri et Mohamed Yassine Mansouri. “Leur rapport a pointé du doigt la brutalité de la répression ordonnée par Basri, remercié par Mohammed VI”, raconte cet officier à la retraite. Dans la foulée, Hamidou Laânigri est nommé à la tête de la DST et Mohammed Yassine Mansouri devient directeur général de l’agence officielle MAP. Il en améliore, en douceur et sans faire de vagues, les processus de collecte et de traitement de l’information, réactive les bureaux internationaux et étoffe son réseau relationnel personnel.
En mars 2003, Mansouri revient au ministère de l’Intérieur, mais cette fois en tant que wali directeur de la DAGI, la Direction des affaires générales intérieures. Une structure centrale chargée du contrôle du travail des walis et des gouverneurs, en plus de coordonner et filtrer l’information provenant des différents circuits de l’administration territoriale (moqaddems, caïds, gouverneurs, etc.). Sur le terrain, Mansouri supervise les élections communales de 2003, reçoit les patrons de partis politiques (même les plus extrémistes comme Annahj Addimocrati) et s’ouvre sur plusieurs sensibilités sahraouies. A l’international, il travaille, aux côtés de ses homologues espagnols, français et africains, sur des dossiers épineux comme l’émigration clandestine, le trafic de drogue ou le terrorisme.
En février 2005, Mansouri devient le premier patron civil de la DGED, où il continue à travailler sur les mêmes sujets, mais avec des méthodes différentes.


TEL QUEL ONLINE

mohand-ameziane
01/11/2010, 21h28
si c'est lui qui c'est occupé de l'affaire oul chez pas quoi,il devrait retourner à l'école des services speciaux,il a fait tout le contraire de se qu'attendait la mimi6

Tems
01/11/2010, 22h01
Et qui te dit que le cas ould salma a était mal géré ?

je te fait savoir que rien que le faite que le polisario est arrêté ce monsieur , une victoire marocaine .

de plus le polisario a menti sur sa libération ...... donc , il ne sera plus prie au sérieux .

TAGHITI
01/11/2010, 22h06
“Il lui arrive de ne pas trancher sur des questions cruciales tant qu’il n’a pas reçu un feu vert d’en haut lieu”, se rappelle l’un de ses anciens collaborateurs au ministère de l’Intérieur

un drôle de nouveau homme fort, pas étonnant en tous les cas!

Tems
01/11/2010, 22h14
Chez nous l'HOMME Fort correspond toujours au numéro 2 ....

le roi est toujours roi !!! chacun sont rôle !

houari16
01/11/2010, 22h25
MAROC : Mohamed Yassine Mansouri. Le nouvel homme fort :sad: ?

posté par Temsamani
de plus le polisario a menti sur sa libération ..
Non ! c est une guerre dans l ombre pour berner encore les services marocains , ainsi pour que la diplomatie marocaine sombre dans le ridule encore en accusant l Algerie dans cette affaire d orchestration marocaine ? c est la plus grande bourde marocaine de vouloir rendre le conflit Polisario /Maroc en conflit Maroc /Algerie …c est pour ça que la communauté internationale ne voulait donner aucune importance ce que chante la diplomatie marocaine , ainsi que le Roi M6 !
Ce que avait été constaté dans les journaux marocain : l Algerie , l Algerie doit ; l Algerie ceci , l Algerie cela …:redface: :lol:.. ?
La réalité d Ould Salma est un pur sahraoui du SO occupé par le Maroc détenu par le Polisario et non par l Algerie …
les services marocains dans cette affaire fouette le vent ; ou bien leur tête sont enfouit dans le sable mouvant du SO occupé par leur esprit

mohand-ameziane
01/11/2010, 22h32
Et qui te dit que le cas ould salma a était mal géré ?

je te fait savoir que rien que le faite que le polisario est arrêté ce monsieur , une victoire marocaine .

de plus le polisario a menti sur sa libération ...... donc , il ne sera plus prie au sérieux

alors tant mieux pour vous et pour nous,si chaque defaites est une réussite ,esperons que toutes les réussites se passent ainsi

Tems
01/11/2010, 22h37
est ce que j'ai parlé d’Algérie quelque part ???

c'est une victoire marocaine au sens que le polisario a arrêté ould salma (c'était notre but) , qu'il a annoncé sa libération alors que dans la réalité il n'en était rien !!! ce qui fait qu'il a pris les ONG et la communauté international pour des con ce qui va très mal pour sont image .

houari16
01/11/2010, 22h42
keaser ? cesse les provoc , ça sert à rien

,. quand je te lis ( ca m arrive rarement il faut dire) je prends une double dose de doliprane parceque ta bouillabaisse donne la nausée.. @ keaser
Héhé , tu n avais rien trouvé à dire , que des bêtises

ça prouve le commentaire dans le mil
Alors dit qu est ce que votre patron avait fait Mohamed Yassine Mansouri, Le nouvel homme fort dans l affaire Ould Salma : RIEN :lol: ? ou bien il voit que l Algerie dans son collimateur flou :lol: ? Vu l acharnement de la presse marocaine et les manifestations contre l Algérie orchestrées par les services marocains

*Le Maroc gagnera lorsqu il changera sa politique maladive contre le voisin de l Est ..c est l avis de presque tous les algériens !

A bon entendeur !

TAGHITI
01/11/2010, 23h36
Et qui te dit que le cas ould salma a était mal géré ?

TEMSAMANAI; ca reste un fiasco non par la mauvaise gestion du cas ould selma, mais parceque cette histoire a senti l'intox dés le début c'est pourquoi personne n'a pris le cas de ce traitre au sérieux, donc il reste une chose certaine: pour le Makhzene cette histoire sert á faire mobiliser les marocains! Galek notre sahara est sacrée:)

Tems
02/11/2010, 00h04
Partons du faite que le Polisario est une organisation démocratique , cela veux dire normalement il doit accepté toute forme de proposition et Mr Salma est simplement revenu a tindouf pour convaincre ces collègue et ces frères que l'option de l'autonomie est la meilleures des choses .

POURQUOI le Polisario refuse de le laissé entré librement dans les camps ?

POURQUOi il est traité de traîtres alors que il a clairement dit qu'il était saharaouis avant d'être marocains et enfin qu'il est pour l'autonomie car c'est la meilleures option qui se présente .

TAGHITI
02/11/2010, 00h17
temsamani, ce que tu ignores gravement c est que ce traitre ne dit rien de révolutionaire, l'autonomie qu'on dit qu'il voulait prêcher auprés de ses fréres, est déjá inscrite dans la proposition du Polisario! Ne sois pas naif mon ami, le traitre est un petit escroq, il a encaissé sa paye en tant que flic auprés du Polisario, et il est allé encaisser un cheque auprés du Makhzene, entre temps le Maroc a beaucoup plus dépensé pour mobiliser les naifs pour une affaire perdue á l'avance que de gagner quoi que se soit!! Votre problème c'est que vs ne connaissez et ne connaitrez jamais ce peuple, beaucoup plus malin que le Makhzene! :mad:

Tems
02/11/2010, 00h20
NON je suis pas d'accords si le polisario est démocrate il doit le laissé , si c'est pas le cas alors ce n'est pas un démocrate

mohand-ameziane
02/11/2010, 00h28
NON je suis pas d'accords si le polisario est démocrate il doit le laissé , si c'est pas le cas alors ce n'est pas un démocrate

ne demande pas à un peuple se que ton peuple refuse de faire,autant dire laisse les sahraouis proposer leur choix dans les territoires marocains,on a vu la dernières fois se qui revenaient du camp de tindouf où ils ont été parqué

houari16
02/11/2010, 00h31
posté par Temsamani
POURQUOI le Polisario refuse de le laissé entré librement dans les camps ?
Le scenario plausible de ce refus !

*Pourquoi pas le nouvel homme fort «Mohamed Yassine Mansouri » avait programmé son assassinat au camps des réfugiés par ses services infiltrés ? ainsi pour calomnier le Polisario et l Algerie

Tems
02/11/2010, 00h33
Sauf que la différence c'est que au Maroc il y'a bien des Saharaouis séparatiste qui ne sont pas séparé des autres ils sont libre de leurs mouvement certes surveiller de prêt par la DST mais au moins il ne sont pas en taule .

Maintenant je suis d'accords avec toi il y'a bien sur des saharaouis en taule mais ce sont ceux qui use de la provocations ou qui use des moyens qui perturbe l'ordre publique .

la Preuve en est aminatou haidar , et les autres qui ont posté des vidéos sur le net dernièrement , ils sont tous connu est fiché par la DST .... mais ils sont libre de leurs mouvement surveiller certes mais libre .

Tems
02/11/2010, 00h35
Houari tu tiens ces informations d'ou ?

tu va pas me dire qu'il le protège du makhzen au seins même de tindouf quand même !!

houari16
02/11/2010, 00h42
posté par Temsamani
la Preuve en est aminatou haidar..........mais ils sont libre de leurs mouvement surveiller certes mais libre . qui sont , qui sont libre , y a que la diva « Animatou qui est libre et avait assisté auprès d Abde Aziz à Mans ! puisque elle est protégé par la communauté internationale !Houari tu tiens ces informations d'ou ? PS :@Temsamani
de personne :44: ! ( si tu comprend le français , j ai bien dit : scenario plausible de votre homme fort :sad: ? )

Tems
02/11/2010, 00h48
même je te fait juste savoir qu'il des saharaouis indépendantiste qui se promène dans le Sahara librement ils sont certes surveiller mais ils sont libre de leurs mouvement a l’intérieur du pays .

le scénario et tout a fait improbable car le nous serait plus utile vivant et dans les camps (pour faire rallier d'autre comme lui a notre proposition d'autonomie) que mort sa émouvra la communauté international pendant 1 mois et il sera vite oublier , donc au finale ont aura rien gagné .

houari16
02/11/2010, 01h02
posté par Temsamani
que mort sa émouvra la communauté international pendant 1 mois .. il sera vite oublier , donc au finale ont aura rien gagné . .
Nenni ! il ne sera jamais oublié par le Maroc :confused: ?

*Ça sera l affaire de la MAP, sa médiatisation à outrance , une carte et un atout majeur pour mettre l Algérie dans l œil du cyclone et dans le collimateur pour la calomnier ( c est ça le but désiré des services marocains de rendre le conflit polisario /Maroc en Maroc /Algérie :mrgreen: ? )

BMW
02/11/2010, 03h05
MAROC : Mohamed Yassine Mansouri. Le nouvel homme fort


Pas du tout ,l'homme Numero 2 du royaume est le parton de la gendarmerie Benslimane que rien ne se fait sans lui (securité,défense,immigration,armée,...)

Les Numeros deux du royaume a travers lhistoire (les plus celebre) :


1-Ben Larbi Jamaï :vizir du sultan Moulay Hassan 1 er Mohammed (1873 - 1894).

2-Ahmed ben Moussa dit Ba hmad (1841-1900) : grand vizir du royaume du Maroc avant l'acquisition du sultan Abd al-Aziz


3-Abdellah El Fassi :vizir du Sultan Moulay Abd al-Hafid (http://fr.wikipedia.org/wiki/Moulay_Abd_al-Hafid)

4-Haj mohammed :vizir de mohamed 5

5-Oufkir , puis Dlimi , puis finalement Driss Bassri : Les grands vizirs de hassan 2


6-Benslimane: vizir de Mohammed 6

7-A qui le tour aprés ?

Tems
02/11/2010, 11h12
FAUX benslimane a certes un pouvoir de nuisance aux sens ou il est craint mais c'est tous .

c'est bien yassine mansouri qui est le patron de la sécurité , défense , renseignement ....

benslimane est manette pour la gendarmerie royale juste en attendant qu'il crève !!

mahjoub
02/11/2010, 14h23
Je ne vois pas encore de nr 2 au maroc. M6 tiens à faire de l'equilibre.

Tems
02/11/2010, 15h08
exactement mahjoub , tu te souviens de ce qu'ont disait sur el-himma numéro 2 du régime marocain .....et du jour au lendemain ploufff il est plus rien .

donc faut prendre avec des pincettes ce genre de classement même il est vrai que mansouri chapeaute la plus part des service de renseignement marocain mais c'est juste un travail comme un autre .

ROUMI
02/11/2010, 15h11
Je ne vois pas encore de nr 2 au maroc. M6 tiens à faire de l'equilibre.


Les gars on ne va pas se battre pour désigner le numéro 2 du royaume mais je crois savoir que le number 2 c'est Fouad Ali El Himma:

http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_596/html_596/ombre.html

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