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11/11/2010, 17h19
L'élection du président du Parlement irakien et du chef de l'Etat devraient enfin pouvoir intervenir. Mercredi soir, après trois jours d'âpres négociations à Erbil puis à Bagdad, un accord a été trouvé sur le partage du pouvoir, consacrant la répartition ethnique et confessionnelle des trois plus importantes charges du pays.


Selon cet accord, le chef kurde Jalal Talabani doit rester président de la République. Le chiite Nouri al-Maliki va entamer un second mandat de premier ministre . Et la présidence du Parlement va revenir au député sunnite de la liste Iraqiya Oussama al-Noujaifi. Les 325 députés sont convoqués dans l'après-midi pour entériner ce vote.

Un poste de compensation

Ce déblocage a été ardu tant les positions étaient antagonistes entre le premier ministre sortant Nouri al-Maliki qui voulait rester au pouvoir bien que son mouvement n'eut obtenu que 89 sièges sur 325 lors des législatives du 7 mars et l'ancien chef du gouvernement Iyad Allawi qui revendiquait ce poste car sa liste laïque, fortement soutenue par les sunnites, était arrivée en tête avec 91 sièges.

«Dans les dernières minutes de la réunion de mercredi, nos frères d'Iraqiya ont adopté une attitude de grande responsabilité en décidant de participer au gouvernement et à la réunion du Parlement et j'espère que le chef d'Iraqiya acceptera de diriger le Conseil national de la politique supérieure (CNPS), car c'est un poste de grande responsabilité», a déclaré lors d'une conférence de presse à Bagdad le président de la région autonome du Kurdistan Massoud Barzani, qui fut durant trois jours l'hôte de ces négociations.

Selon le dirigeant kurde, ce nouvelle organisme sera crée par une loi et prendra «les décisions stratégiques importantes». Il s'agit d'un poste de compensation pour Iyad Allawi qui reprochait à Nouri al-Maliki d'exercer un pouvoir personnel sans consulter les autres partis politiques.

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