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nassim
13/11/2010, 00h57
C'est un effet collatéral des élections américaines de mi-mandat. Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a exprimé vendredi 12 novembre son inquiétude sur la nouvelle donne politique aux Etats-Unis, espérant que celle-ci ne bloquera pas la ratification d'un nouveau traité Start sur la limitation des arsenaux nucléaires prévue cette année.

Le Parti démocrate du président Barack Obama a perdu la majorité à la Chambre des représentants au profit des républicains lors des élections de mi-mandat le 2 novembre. Sa majorité au Sénat a aussi été réduite, or le pacte conclu en avril par Barack Obama et son homologue russe, Dmitri Medvedev, doit être ratifié par la chambre haute du Congrès américain, par une majorité de 67 voix sur 100.

"Je ne peux qu'exprimer notre souhait sincère que la volonté d'infliger une défaite au parti adverse au Congrès américain et dans la sphère politique intérieure dans son ensemble ne prévaudra pas sur la compréhension par les Etats-Unis de leurs profonds intérêts nationaux", a déclaré Sergueï Lavrov en marge du sommet du G20 à Séoul. Barack Obama souhaite faire ratifier le traité par le Sénat sortant de crainte que les gains républicains ne l'empêchent de réunir les 67 voix nécessaires lorsque la nouvelle assemblée issue des élections du 2 novembre se réunira début 2011.

Dmitri Medvedev a prévenu que la Douma russe ne le ratifierait pas sans avoir la certitude de son adoption par le Sénat américain.

UN PARTENARIAT SUR UN PIED D'ÉGALITÉ

Ce nouveau traité Start doit aboutir à une réduction d'environ 30 % des armes déployées à partir des arsenaux nucléaires russes et américains et à une relance des procédures de vérification. S'exprimant une semaine avant le sommet entre la Russie et l'OTAN le 20 novembre à Lisbonne, le chef de la diplomatie russe a en outre dit que Moscou pourrait coopérer avec l'Alliance atlantique sur un système de défense antimissile s'il s'agit d'un partenariat sur un pied d'égalité.

"La période d'incertitude consécutive à la fin de la guerre froide est révolue", a-t-il dit. "Nous n'allons pas seulement tirer un trait sur cette période mais aussi formuler des objectifs pour parvenir à un partenariat stratégique." "L'OTAN n'est pas une menace, mais l'un des dangers auxquels nous sommes confrontés est la volonté de l'OTAN de déployer son potentiel militaire hors de son territoire", a-t-il ajouté.

LEMONDE.FR avec AFP

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