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Voir la version complète : Rafale: les exigences des Emiratis


zmigri
15/11/2010, 21h24
Les Emirats Arabes Unis mettent dans la balance des autorisations de vols supplémentaire vers la France pour leurs compagnies aériennes, Emirates (Dubai) et surtout Etihad, le transporteur d'Abu Dhabi.

Un véritable chemin de croix que subit la France aux Emirats arabes unis (EAU) pour y vendre une soixantaine d'avions de combat Rafale via un contrat estimé entre 6 à 8 milliards d'euros.
Après avoir gelé les négociations pourtant très avancées au coeur de l'été en raison d'un article dans "Le Figaro", propriété de Dassault, qui a fortement déplu, Abu Dhabi a récemment rajouté dans les discussions une nouvelle exigence pour acquérir le Rafale. Selon plusieurs sources concordantes, les Emiratis mettent désormais dans la balance des droits de trafic supplémentaires (autorisations de vols) en France, essentiellement à Roissy, pour leurs compagnies aériennes Emirates (Dubai) et surtout Etihad, le transporteur d'Abu Dhabi.
Cela à près d'une semaine d'un deuxième round de négociations bilatérales sur les services aériens, six mois après l'échec du premier, lorsque Paris a rejeté en bloc les exigences colossales des Emirats (un doublement du nombre de vols en France). Les représentants d'Abu Dhabi étaient partis furieux.

Choix cornélien
Paris doit donc désormais choisir entre deux de ses fleurons industriels : Dassault Aviation, qui n'a pas encore vendu le Rafale à l'export, et Air France, qui demande de ne pas accorder de droits supplémentaires à ces compagnies, accusées de profiter du soutien massif de leur États actionnaires pour venir piller ses marchés naturels. Grosses clientes d'Airbus, les compagnies du Golfe ont déjà, par le passé, laissé planer la menace d'annulations de commandes d'avions afin d'augmenter leur présence en France.
Les négociations sur le Rafale sont aujourd'hui arrêtées et leur reprise dépend de la réponse de la France à l'exigence émiratie. « Il y a un gel des discussions, nous n'avons pas de date pour la suite », explique-t-on à « La Tribune ». En dépit de ce gel, des contacts entre la France et les EAU sont maintenus grâce, par exemple, à un séminaire franco-émirati sur la guerre électronique.
Pour autant, Abu Dhabi reste toujours sous la pression des États-Unis, qui font un important lobbying pour empêcher la vente du Rafale aux forces aériennes émiraties.

Côté français, le prochain départ, très inattendu, de l'homme clé du Rafale et des avions de combat chez Thales, Pierre-Yves Chaltiel, selon plusieurs sources concordantes, est un coup dur pour le camp français. Il confirme à nouveau le malaise en interne dans le groupe d'électronique présidé par Luc Vigneron. Ce départ a tendu un peu plus les relations entre Dassault et Thales.


Michel Cabirol et Fabrice Gliszczynski

AARROU
16/11/2010, 00h24
Oui mais il y'a aussi d'autres exigences plus techniques,que le constructeur francais ne voudrait pas trop ébruiter,bref c'est une facon de dire nom merci pour ler Rafale

Alryib3
16/11/2010, 00h54
Les Francais ne vendront jamais le Rafale... c'est un excellent avion mais beaucoup trop cher vu les prix de ses concurrents. Cet avion est maudit par son prix..

zek
16/11/2010, 10h46
A l'époque, le journal Libération précise que Dassault a réduit de 40% son prix de vente du Rafale à destination du Brésil, soit 50 millions d'euros l'unité au lieu de 96 millions.

Le Grippen suédois ne fait que 30 millions de dollars.

C'est plus cher que le prix d'un F22 avant réduction.
C'est pratiquement plus cher qu'un avion T-50 de 5e génération après réduction en dollars.

http://img573.imageshack.us/img573/5494/infographiet50.jpg

absent
16/11/2010, 11h08
Sauf que pour le moment, le T-50 est un prototype et le Rafale est un avion operationnel.

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