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Zacmako
22/11/2010, 08h20
SELON LES PRÉVISIONS DE L'UGCAA
Les prix des produits alimentaires augmenteront de 15% en 2011

Une hausse des prix de 15% des produits alimentaires est prévue à la fin du premier semestre 2011, selon les prévisions de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA).
C'est du moins ce que nous a annoncé hier le représentant de l'union en question, El Hadj Tahar Boulenouar. Une hausse qui touchera, en particulier, l'alimentation générale. «Les raisons sont tout aussi nationales qu'internationales», nous dira-t-il.
La demande, en effet, a augmenté considérablement en comparaison de l'offre et de la production au niveau international. Et c'est l'une des premières raisons qui ont fait que les prix connaissent une telle hausse. De plus, nombreux sont les pays qui ont minimisé leurs exportations, à l'image de la Russie qui a réduit l'exportation des céréales. Sans oublier les catastrophes naturelles, notamment les inondations au Pakistan, les incendies, etc.,

qui ont réduit la production à l'échelle mondiale. Les sociétés «spéculatrices» n'ont nullement arrangé les choses, selon l'avis de notre interlocuteur. Autrement dit, certaines sociétés mettent sur le marché des produits non disponibles et les vendent à des prix exorbitants.

Pis encore, elles spéculent sur le manque pour achalander leur réserve sur le marché. «Et, c'est connu, lorsqu'un produit alimentaire se vend plus cher, les autres suivent. Si le poulet se vend plus cher, à titre d'exemple, la viande rouge suivra car la demande sur celle-ci augmente, vu que le citoyen jugera qu'il est plus astucieux de prendre de la viande du moment que les deux produits affichent presque les mêmes prix».
La spéculation touche également le niveau national. Elle est encore plus dangereuse pour le marché, du moment qu'elle encourage le marché informel et la contrebande, qui encouragent à leur tour le blanchiment d'argent. «60% des distributions alimentaires sont informelles», ajoutera M. Boulenouar.
S'ajoute à ces raisons principales, l'incapacité à l'autosuffisance qui se traduit, entre autres, par l'incapacité de production des fruits et légumes estimée à 30%, et celle du lait et des viandes qui dépassent ce pourcentage. L'UGCAA propose comme solution un programme de gérance «locale», soit la création d'un groupement d'investissement et de production régionale.
«Au lieu que la tutelle représentée par les différents secteurs, notamment celui de l'agriculture, de la pêche et de l'agroalimentaire gèrent les investissements d'une manière centralisée, chaque région doit avoir des professionnels et des experts ainsi que des opérateurs qui auront la tâche de chapeauter chaque région donnée», développera le représentant de l'UGCAA.

Celui-ci ne nie pas les tâches des chambres de commerce et d'industrie, mais celles-ci ne suffisent pas, et leur rôle demeure purement consultatif et sensibilisateur.
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