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Voir la version complète : «Le coût du non-Maghreb est une pure opération de marketing diplomatique»


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absent
22/11/2010, 17h31
Non, l'ambassadeur est un politicien et il a un langage de politicien ;) il te reste à toi de comprendre que les deux pays se font la guerre depuis 1962 et que le SO n'est qu'une bataille ...

overclocker
22/11/2010, 17h32
Non, l'ambassadeur est un politicien et il a un langage de politicien il te reste à toi de comprendre que les deux pays se font la guerre depuis 1962 et que le SO n'est qu'une bataille ...

que de temps perdu je dirais...pour les deux chaises d'en haut.....:rolleyes:

absent
22/11/2010, 17h40
que de temps perdu je dirais...pour les deux chaises d'en haut.....



il faut que l'un des deux pays devienne une vraie puissance régionale pour que cette guerre stupide cesse, tant qu'on est cornes de moutons :mrgreen: (grone kbeches, expression qui veut dire forces égales ) c'est loin d'etre fini, c'est la seule solution à mon avis ...

absent
22/11/2010, 18h17
Bof la mentalité légendaire.....

Sinon ,pour celui qui a parlé de tourisme et des la générosités des touristes qui vont venir.Moi je dis que l'infrasructure ne pousse pas avec la pluie et que les gens qui travaille dans les hotels ne sont pas payés par des sacs de blé:)

service contre service !

SLOUGI
22/11/2010, 18h43
Heureusement qu'on arrive à se fournir en pétrole et gaz auprès d'autres fournisseurs.

Heureusement que nous avons des touristes en masse et en provenance de nombreux pays.

Car j'imagine que lorsque cette frontière sera ouverte on va nous dire que si on a du pétrole et des touristes c'est grâce aux Algériens.

Hamdullah on s'est habitué économiquement à vivre dos à dos. Maintenant, c'est vrai que pour les frontaliers qui ont de la famille de part et d'autre c'est une autre histoire.

jawzia
22/11/2010, 19h15
La normalisation (et donc l'ouverture des frontières) attendra que disparaisse l'anormalité régionale née en 1975.

zmigri
22/11/2010, 19h23
Il faut que nous sortions de cette construction du développement en regardant uniquement vers l’Europe. Il n’y a pas que l’Europe. Quand vous avez des moyens de payement, vous pouvez aussi bien chercher la technologie que les produits en Asie ou ailleurs.

il s'agit en qq sorte pour monsieur l'ex ambassadeur d'une grande capitale européenne, de concevoir un schéma de développement consistant à faire san "marché" auprès des pays asiatiques.:22:
bah'dalna allah y bahdl'ou.:evil:

overclocker
22/11/2010, 20h02
La normalisation (et donc l'ouverture des frontières) attendra que disparaisse l'anormalité régionale née en 1975.


entre la moitié de notre pays et une pseudo normalisation le choix est vite fait.....;);)

jawzia
22/11/2010, 20h16
C'est un état de fait que j'évoque. Il ne t'es offert aucun choix !

ayoub7
22/11/2010, 20h21
Il faut que nous sortions de cette construction du développement en regardant uniquement vers l’Europe. Il n’y a pas que l’Europe. Quand vous avez des moyens de payement, vous pouvez aussi bien chercher la technologie que les produits en Asie ou ailleurs.

LOL, j'avais pas releve ca!

Alors si je comprends bien, l'algerie envoie un ambassadeur en Espagne pour leur expliquer que les frontieres entre 2 pays voisins doivent rester fermees pour des raisons economiques. Et que par dessus ca, en tant qu'ambassadeur en Espagne, il preconise a l'Algerie de s'allier avec... l'Asie... c'est pas une tbahdila, c'est un massacre... diplomatique. Quel amateurisme.

jawzia
22/11/2010, 20h25
L’Union du Maghreb Arabe (UMA)

A la différence du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), créé suite à des craintes sécuritaires, l’idée de la création de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) reflète une prise de conscience largement partagée de l’importance de la constitution d’un espace régional commun pour permettre le développement économique de la région. Corollaire des mouvements de lutte pour l’indépendance, l’idée de l’Union du Maghreb Arabe est apparue afin de souligner les points de convergences et les facteurs d’unité après l’indépendance.

Le premier sommet maghrébin, prévu le 22 octobre 1956, devait associer le Royaume du Maroc, le Royaume de Tunisie et les principaux dirigeants du Front de Libération Nationale (FLN) de l’Algérie en guerre. Ce premier sommet a avorté du fait du détournement, le même jour, par l’armée française de l’avion transportant de Rabat à Tunis les cinq chefs historiques de la révolution algérienne.

A l’issue du bombardement du village tunisien de Sakiet Sidi Youssef le 8 février 1958 par l’armée française d’Algérie, une deuxième réunion était décidée à Tanger du 27 au 30 avril 1958, associant les trois partis politiques dirigeants (Néo-destour, Istiqlal, FLN). Cette première coordination qui a fonctionné pendant deux ans a été contrariée par l’éclatement de la question mauritanienne et par la question de la révision des frontières coloniales revendiquée à la fois par le Maroc et par la Tunisie, mais refusée par le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA). Le GPRA estimait que la révision des frontières communes ne pouvait être abordée qu’au lendemain de l’indépendance de l’Algérie.

En octobre 1963, la guerre de Tindouf («guerre des sables») lancée par l’armée royale du Maroc pour réintégrer cette province rattachée par la colonisation française à l’Algérie, a sérieusement menacé le projet d’édification du Maghreb Arabe. Le cessez-le-feu décidé par l’OUA le 30 octobre 1963 a permis de restaurer le processus d’édification du Maghreb.

Une première Conférence des Ministres de l’Economie se tenait ainsi à Tunis du 29 septembre au 1er octobre 1964 associant le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Depuis cette date et jusqu’au 29 mai 1975, sept Conférences des Ministres de l’Economie se sont tenues dans les capitales du Maghreb permettant de lancer une première expérience d’intégration économique avec un Secrétariat commun (Comité Consultatif Permanent du Maghreb, CPCM) basé à Tunis.

Le 16 octobre 1975, l’arrêt consultatif de la Cour internationals de Justice (CIJ) sur la question du Sahara occidental divise l’Algérie et le Maroc et rompt le processus de coopération institué depuis plus de 10 ans. C’est seulement après un premier sommet Hassan II/Ben Jedid le 4mai 1987 qu’un dégel est intervenu grâce au roi Fahd d’Arabie Saoudite, suivi le 12 décembre 1987 par un deuxième sommet bilatéral à la frontière algéro-marocaine.

Le 8 février 1988, un sommet à trois, associant les présidents Ben Jedid, Kadhafi et Ben Ali, conduit à un premier sommet des cinq Chefs 41 d’Etats du Maghreb à Zéralda (Algérie) le 10 juin 1988. Ce premier sommet historique relance l’idée du Maghreb arabe: il crée un comité préparatoire appelé à préparer le traité de l’Union du Maghreb Arabe. Ce traité est signé le 17 février 1989 à Marrakech.

Le traité a parfaitement fonctionné pendant six ans, avec huit réunions au sommet en six ans7. Trente-quatre conventions ont été élaborées dont cinq ont été ratifiées par tous les membres. Depuis 1994, l’UMA n’a plus tenu de conférence des chefs d’Etats. Sa présidence fut assurée plus de deux ans par l’Algérie. La Jamahiriya a refusé d’en assurer la présidence en 1996 et en 1997. Le Maroc, à qui la présidence devait revenir, après ce désistement, déclina l’offre. La Mauritanie fit valoir ses droits pour la succession mais alors que tout était prêt pour tourner des pages successives de malentendus et de tensions et ouvrir une nouvelle page d’entente mutuelle (le sommet devait se tenir en Algérie en juin 2005), le président Bouteflika réitérait la position classique de l’Algérie qui soutenait les revendications de la RASD (République Arabe Sahraoui Démocratique)8.

Notes :

6 La 26ème session (Sommet de Fahd) s’est déroulée à Abu-Dhabi (Emirats Arabes Unis) les 18-19 décembre 2005.
7 Zéralda, juin 1988; Marrakech, février 1989; Tunis, janvier 1990; Alger, juillet 1990; Tripoli, mars 1991; Casablanca, septembre 1991. Les présidents de Tunisie et d’Algérie étaient toujours présents, le roi du Maroc et le colonel Kadhafi se sont fait représenter trois fois.
8 M. Semmak, «Le sommet maghrébin: retour à la case départ», Al Moustakbal, juin 2005.

Extrait de :
Le régionalisme dans le monde arabe,
Par ferdaous Ben Sassi et Mehdi Taje (Doctorants) à la Faculté des sciences de Tunis

overclocker
22/11/2010, 20h27
si si, vous nous dites sois l'indépendance soit une fermeture eternelle,

notre choix est : 2

jawzia
22/11/2010, 20h35
si si, vous nous dites sois l'indépendance soit une fermeture eternelle,
C'est fermeture (le temps qu'il faut) puis arrivera l'exercice du droit à l'autodétermination et ce n'est qu'après cette séquence que la normalisation (donc l'éventuelle ouverture) sera possible.

Avant : Wallou !

overclocker
22/11/2010, 20h40
C'est fermeture (le temps qu'il faut) puis arrivera l'exercice du droit à l'autodétermination et ce n'est qu'après cette séquence que la normalisation (donc l'éventuelle ouverture) sera possible.

Avant : Wallou !

encore une fois :

entre la moitié de notre pays et une pseudo normalisation le choix est vite fait.

tu pourra sortir même les textes de jugurtha ca ne changera rien à la donne.

absent
22/11/2010, 20h49
C'est fermeture (le temps qu'il faut) puis arrivera l'exercice du droit à l'autodétermination et ce n'est qu'après cette séquence que la normalisation (donc l'éventuelle ouverture) sera possible.

Avant : Wallou !

Walou ,Sahara on ne lâchera pas:mrgreen:.Mais je suis pour l'ouverture des frontières parce que l'ALgérie reste un marché potentiel pour les entreprises Marocaines.

samarkand777
23/11/2010, 08h40
on s'en fou du sahara !! on possede 200 millions d'hectares de sahara soit 27% du sahara est algerien.en plus il est vide ou presque.

quittez le sahara occidental et le probleme est reglé !

overclocker
23/11/2010, 10h10
quittez le sahara occidental et le probleme est reglé !


mais on a pas envie de régler le problème en sacrifiant la moitié de notre pays pour vos beaux yeux.....ma parole on dirait que dés que ce problème est réglé on aura des croissances de 30% ou plus....


le problème est à voir ailleurs, pas le sahara ou 94 ou 75 ou 63....


cette politique de nervosité et d'attaque du voisin marche pour les dirigeants et ils ne vont pas la laisser tomber de sitôt.....surtout quand le peuple s'y prend....et s'y habitue...

d'ailleurs le forum en est un bon exemple.....

absent
23/11/2010, 10h43
le problème est à voir ailleurs, pas le sahara ou 94 ou 75 ou 63....

très exact ;) ...

FRIMIJA
23/11/2010, 12h57
Voyons plutot ce que disent les experts des pays du Maghreb , pas celui d'un propagandiste de la junte


..............................

L'UMA des désillusions en débats

Au vu des mutations économiques internationales, les regroupements régionaux et interrégionaux demeurent une des tendances actuelles pour faire face aux défis de la concurrence et aux exigences de la prochaine étape. L’espace maghrébin est considéré, dans ce contexte, comme une solution importante pour les pays de la région. Mais cet espace dont la création a été décidée politiquement depuis plusieurs années, n’arrive toujours pas à se concrétiser.
Tunis-Le Quotidien
Cette incapacité à réaliser le « rêve » du Grand Maghreb pèse très lourd sur les économies des cinq pays de la région qui trouvent énormément de difficultés pour résister aux changements de la conjoncture économique internationale et également en s’intégrant unilatéralement dans l’espace euro-méditerranéen.
Les interrogations sur les raisons de cet étonnant échec de la réalisation de l’Union du Maghreb Arabe, ainsi que le coût du non Maghreb pour les cinq pays maghrébins, font toujours l’objet de plusieurs réflexions et de plusieurs discussions. C’est dans ce contexte global que la Fondation Temimi pour la recherche scientifique et l’information organise depuis hier et durant trois jours, en collaboration avec la Fondation Konrad Adenauer en Tunisie et en Algérie, le 21ème forum de la pensée contemporaine sur le coût du non Maghreb. Le forum a vu la participation de plusieurs personnalités éminentes, notamment des anciens ministres et des hommes de politique des cinq pays de la région.
En marge de l’ouverture des travaux de ce forum, le Pr. Abdeljelil Temimi, président de la Fondation Temimi, a précisé que l’objectif de ce forum, dont la première partie se tient à Tunis et les autres auront lieu successivement à Alger, Rabat et Tripoli ou Nouakchott, est de chercher la vérité et de cerner les implications négatives tant économiques que politiques et scientifiques dans ce dossier.
Tout en rappelant le contexte général dans lequel se tient ce forum, le Pr. Temimi a noté que les pays de la région ont perdu tant d’opportunités et dépensé inutilement beaucoup d’énergie et de temps pour réaliser le projet de l’unité maghrébine qui demeure encore un rêve difficile à réaliser.
Les attentes des peuples de la région et le coût du non Maghreb
Au cours de son intervention portant sur le « key-not », le Pr. Chedly Ayari, ancien ministre du Plan, a souligné que le sujet de l’intégration dans l’espace maghrébin a été toujours considéré comme une des priorités des pays de la région pour répondre au mieux aux attentes de leurs peuples.
Le Pr. Ayari a classé, à cet effet, ces attentes en trois parties, en l’occurrence, l’accès au bien-être matériel, l’accès au développement scientifique et culturel, et l’accès à la liberté citoyenne.
Il a expliqué qu’en dépit des efforts déployés dans ce domaine, la création des richesses souffre toujours d’un rythme très faible, alors que les taux de la pauvreté demeurent encore assez élevés en particulier dans les zones rurales des différents pays maghrébins, d’autant plus que le système de distribution des richesses manque d’une certaine justesse sociale.
L’ancien ministre du Plan a, également, précisé que le développement des ressources humaines de la région reste très faible d’autant plus que les régimes éducatifs et culturels mis en place ne conviennent pas aux exigences du marché dans l’ensemble des pays maghrébins qui souffrent en outre d’un manque des équipements des nouvelles technologies ainsi que des taux élevés d’analphabétisme traditionnel et technologique.
Le Pr. Ayari a insisté dans son intervention sur la distinction entre les objectifs qui ne peuvent être réalisés que dans l’espace national local à l’instar de la liberté citoyenne, des choix des systèmes éducatifs, et les objectifs qui nécessitent un recours à l’espace régional et international, entre autres, le développement de la croissance économique et de la productivité. « L’espace international joue un rôle très important dans la réalisation des objectifs de la création des richesses et le développement des taux de croissance économique, des cinq pays de la région », a-t-il mentionné.
Le conférencier a par ailleurs noté que le modèle de croissance et de développement très différent entre ces pays joue un rôle négatif dans la réalisation de l’unité maghrébine, de même que les différences démographiques énormes et la dynamique des réformes très différente.
Il a signalé que la réalisation d’un projet Maghreb Uni nécessite avant tout l’ouverture économique et le développement des échanges commerciaux bilatéraux, ainsi que la concrétisation du principe de base de la liberté de décision économique avec un rôle plus important du secteur privé dans le développement économique.
Le conflit maroco-algérien et son impact sur un Maghreb Uni
Sur un autre plan, le Pr. Mohamed Larbi Massari, ancien ministre marocain, a tenu à présenter le coût d’un non Maghreb au niveau des relations des cinq pays de la région. Il a noté dans ce cadre qu’il est fort remarquable aujourd’hui que chaque pays procède dans la gestion de ses relations extérieures avec les divers pays et blocs, en l’absence d’une coordination avec les autres pays de la région qui demeure négligée.
Il est même allé jusqu’à expliquer que certains pays tentent d’assurer leurs propres intérêts et réaliser des acquis au détriment des autres pays maghrébins, alors que les autres blocs tels que l’Union européenne négocient en groupe leur partenariat avec ces pays séparés. « Cela fait que les rapports de force deviennent terriblement déséquilibrés », a-t-il ajouté.
Le Pr. Massari a rappelé dans ce même contexte le cas de l’antagonisme maroco-algérien qui fait que ces deux pays ne cessent de se confronter interminablement sur l’échiquier international.
Le programme de la deuxième partie de la première journée de ce forum a englobé d’autres interventions portant notamment sur l’enjeu de la modernité et de la démocratisation, l’avenir de l’illusion maghrébine et le rôle de la société civile dans la construction maghrébine.

Mohamed ZGHAL

FRIMIJA
23/11/2010, 12h58
Ils ont dit sur l’UMA
Mustapha Zaanouni (Ancien ministre du Plan) :
«Un marché de libre-échange»
A mon avis, il faut tout simplement commencer par la création d’un marché de libre-échange. L’expérience commerciale entamée entre la Tunisie et le Maroc s’avère concluante. Je pense que d’ici trois ans il sera possible de passer à la vitesse supérieure et d’accomplir un pas important dans la l’édification du Maghreb Arabe. Il est évident aujourd’hui que toutes les conditions semblent réunies pour donner corps à ce projet. Les prétextes qui ont constitué de véritables obstacles à ce projet ne sont pas du tout convaincants, et sont même insignifiants. Si vous voyez ce qui se passe dans certains pays européens vous comprendrez que les différends sur des questions données ne peuvent en aucune manière influencer le processus de coopération et de voisinage. L’Espagne par exemple abrite une portion de territoire qui appartient à la Grande-Bretagne , mais cela est sans effet sur les relations économiques et commerciales entre les deux pays. Un autre exemple significatif : les litiges frontaliers entre la Belgique et la France n’ont jamais constitué un problème pour le raffermissement des relations entre les deux pays. Il m’est personnellement difficile d’admettre que le problème du Sahara occidental et a fortiori qui ne constitue pas une portion du territoire algérien, peut toujours représenter un point de divergence capable de ralentir le processus du développement du Maghreb.
Mohamed Belhaj Amor (Ancien SG du Parti de l’Unité Populaire) :
«La société civile a un grand rôle à jouer»

Le Maghreb Arabe constitue un enjeu très important sur tous les plans principalement économique et politique. Compte tenu de la situation actuelle, je pense que la société civile a un grand rôle à jouer dans ce contexte. Les différentes corporations, les partis politiques ainsi que le tissu associatif, les syndicats et toutes les structures de la société civile ont un rôle très important à jouer dans l’édification du Maghreb. La société civile doit pouvoir par le biais d’actions concrètes imposer de fait l’avancée du processus qui conduit à la création du Maghreb. S’il est difficile d’avancer en raison de problèmes politiques, la société civile doit assumer pleinement son rôle. Aujourd’hui le Maghreb Arabe Uni n’est plus une option mais une impérieuse nécessité. Pour nous défendre contre les corporations régionales nous devons nous mobiliser pour donner un nouvel élan au processus du Maghreb. Ce qui nous permettrait de remporter des manches dans le domaine de la rude concurrence qui secoue le monde et de relever les défis.
?Mokhtar Amriou (Vice-président de l’Association des économistes algériens) :
«Le développement intégré de l’homme»
Avec toutes les expériences et les tentatives faites depuis des années, et avec toutes les décisions prises et qui ne sont pas appliquées, nous n’avons d’autres choix que d’agir dans le développement intégré de l’homme. Cette approche n’englobe pas uniquement l’aspect politique mais aussi l’éducationnel, l’enseignement, le scientifique, l’information, sur la base de la bonne gouvernance dans les pays du Maghreb. Ces actions ne doivent pas être prises uniquement par les officiels mais aussi par la société civile qui doivent agir de concert pour jeter de fait les bases du Grand Maghreb. Les réseaux associatifs pourront ainsi favoriser la mise en place de dispositifs adéquats pour faire avancer concrètement le processus d’intégration du Maghreb.
Abdallah Labidi (Consultant en politique internationale et ancien diplomate) :
«Le Sahara ne doit pas être un obstacle»
Le Sahara a toujours constitué un prétexte pour justifier l’absence d’avancée dans le processus de l’édification du Grand Maghreb. En dehors du problème du Sahara, la coopération entre les pays arabes n’est pas particulièrement brillante. Selon les chiffres officiels elle représente uniquement 7% des échanges entre les pays arabes. Le processus est lent même avec d’autres pays arabes qui ne sont pas directement concernés par le problème du Sahara. Je pense qu’on peut expliquer en partie ce phénomène par le fait que les relations entre les pays arabes sont parfois régies par les caprices des premiers responsables. Ces relations devraient plutôt

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