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absent
02/12/2010, 19h56
Je me cacherai pour pleurer


Une fleur pousse au fond de mon jardin
Dès qu'apparaissent les soleils d'avril
Elle ramène la chaleur à mon volcan éteint
Et je sais qu'elle mettra mon âme en péril

C'est une hirondelle qui vient au petit matin
Réchauffer mon corps et m'apporter le beau temps
Elle m'ouvre le coeur d'un geste de la main
Qui a dit qu'elle ne faisait pas le printemps?

Je lui faisais part de mes chagrins et de mes peines
Le soir, quand nous regardions les astres ensemble
Je la serrais dans mes bras afin qu'elle soit mienne
A l’idée qu'elle disparaisse un jour, mon coeur tremble

L'hiver est déjà là, me dit-elle, il est temps de partir
Adieu amour éphémère, adieu être adoré
Les oiseaux se cacheront pour mourir
Et moi, je me cacherai pour pleurer.

PremierJour
02/12/2010, 22h06
Merci pour le Partage Coucou 19

absent
03/12/2010, 12h39
Tout le plaisir est pour moi, PremierJour.

sam87
05/12/2010, 12h23
non ne te cache pas...c'est normal:razz:..

merci du partage

absent
05/12/2010, 14h37
Tout à fait normal, Sam!

Mais chez la plupart des hommes, pleurer est un acte pudique, qui nécessite donc de se mettre à l'écart des autres pour pouvoir exprimer sa peine sans gêne.

Merci d'être passé. Amicalement.

petitpas
05/12/2010, 14h56
Trés trés beau poème que j'ai bien apprécié.
Surtout au sujet de la rime qui necessitait beaucoup d'efforts.
Merci pour le partage.

absent
05/12/2010, 15h08
Merci petitpas!

La rime nécessite parfois un peu de travail, certes, mais le plus dur c'est de trouver l'inspiration. Si tu es dans le poème, que tu le vis et que tu le sentes, tu trouveras tous les mots du monde à tes pieds, prêts à décrire le flot de sentiments qui te submerge.

J'ai apprécié ton message également. :zen:

absent
20/12/2010, 16h58
Rêverie

Hier je me suis rendu à mon village. Je voulais me reposer un peu et profiter de ces quelques journées ensoleillées d'hiver pour me ressourcer et retrouver un peu mes repères. L'après midi, j'ai décidé de partir faire une petite randonnée en montagne.La montagne,...l'endroit que j'aime le plus, l'endroit où j'ai grandi et où je garde les meilleurs de mes souvenirs d'enfance. J'y allais avec mes cousins, pour chasser les oiseaux ou d'autres petites bestioles que nous trouvions là bas, ou tout simplement pour nous balader, être entre garçons et parler librement de tout et de rien. J'aimais cet endroit et je l'aime encore parce que je peux me sentir libre une fois là bas, libre de toute contrainte et mes pensées devenaient comme plus pures, plus naturelles, et j'arrivais à faire remonter toutes les émotions qui restaient enfouies en fond de mon âme. Parfois, j'arrivais à pleurer et ça me soulageait énormément de pouvoir faire ressortir tous mes sentiments, seul avec les souvenirs d'antan et les passions d'aujourd'hui.
Hier donc, je suis parti en montagne et je t'y ai emmené avec moi, dans mes pensées et dans mon coeur parce que tu fais désormais partie des deux. J'ai décidé de t'emmener avec moi pour te montrer mon enfance à travers ces rochers et ces collines, ces plantes sauvages, ces buissons et ces arbustes d'oliviers et de chênes. Je voulais que tu me connaisses, non pas à travers mes mots, mes écrits, où je ne me dévoile pas toujours mais à travers ces paysages qui eux ne trompent pas. je t'y ai emmené sans que tu le saches et peut être sans que tu sois d'accord, je voulais te faire une surprise, te montrer encore une facette de moi que tu ne connaissais peut être pas en espérant qu'un jour toi aussi tu m'ouvres ton coeur pour que j'y trouve un peu de tes souvenirs et de tes passions.
A chaque pas, dans chaque mouvement, je parvenais à te voir... souriante, et un peu émue. Je sentais ta main dans chaque souffle de vent qui caressait mon visage, ta chaleur dans chaque rayon de soleil qui effleurait ma peau. Quand je me reposais sur l'herbe encore humide en contemplant l'horizon, je t'imaginais de l'autre côté en train de courir entre la maison et le boulot, dans la rue, et j'arrivais à te distinguer à travers la foule nombreuse. Je te fixais pour ne pas te perdre de vue et mon coeur était heureux de te voir d'aussi loin sans qu'il est besoin de voyager. Je te suivais des yeux avec ce regard passionné et tendre, le regard de ceux qui aiment les personnes qu'ils contemplent. Baigné dans cette atmosphère de rêverie, je te vois subitement t'arrêter comme si quelqu'un venait de t'appeler. Tu regardes autour de toi, tu tentes de voir d'où pouvait venir cet appel et de qui il s'agissait, mais tu ne pouvais rien apercevoir. Tu cherchais encore à travers chaque visage, sur chaque terrasse et dans chaque coin de rue, en vain. Après plusieurs tentatives, tu commençais à sentir, enfin, que cette voix ne t'était pas étrangère et qu'elle ne pouvait venir des alentours mais de loin, de très loin. Alors, progressivement, en cherchant au plus profond de ton coeur, tu commençais à distinguer clairement l'origine de cette voix qui ne cesse de t'appeler, une voix pourtant douce, presque imperceptible, comme un chuchotement à l'oreille, mais très profonde et résonnante. Tu savais qu'une seule personne pouvait t'appeler d'aussi loin et avec autant de force, alors tu regardais dans le ciel, vers l'horizon, à la limite où se joignent ciel et terre pour enfin m'apercevoir assis sur mon herbe humide en train de te sourire. Tu ne pouvais pas croire tes yeux pour m'avoir vu d'aussi loin et avec autant de facilité et tu étais émue, très émue jusqu'à t'étouffer. Tu posais ta main sur ta poitrine pour soulager un tant soit peu cette émotion qui te submerge et tu as senti enfin ton coeur battre à nouveau. Tu ne l'a jamais senti battre autant depuis des années et tu étais étonnée de ressentir encore ça. Après des moments interminables d'échange de regards tendres et doux, tu m'a salué de la main et tu es partie le visage souriant et le coeur amoureux.

suzanna
23/12/2010, 16h27
Un vrai plaisir a lire....et un regal pour l'esprit..

Merci beaucoup de nous inclure dans une Reverie aussi tendre et magnifique.....

Suz

FrozenRose
24/12/2010, 12h36
J'aime bcp! c'est même excellent!

Bonne continuation et j'attends la suite!
Que deviendrons-nous sans rêveries...

absent
25/12/2010, 10h36
Bonjour Suzanna, bonjour FrozenRose,

Oui, le rêve est une chose magnifique, une bénédiction et une échappatoire à notre ennui et notre tristesse. Un homme qui meurt sans rêver et un homme qui est mort deux fois. Pour moi c'est même la seule chose qui me donner l'impression d'exister, d'être un homme. Car si les choses de la vie sont éphémères, nos rêves eux resteront à jamais vivants dans nos coeurs.

J'apprécie énormément vos commentaires et je vous remercie d'avoir pris la peine de me lire.

suzanna
25/12/2010, 13h50
Non Coucou-19, tu na's pas a nous remercier car perso ,je pense que tu as un vrai talent.. et une maniere de rediger qui t'est toute particuliere et cette "Reverie " n'a ete qu;un vrai enchantement de lecture poetique.......:)

Oui ...t'as raison..tout dans la vie est ephemere,et seul le reve est eternel car qui peut nous empecher de rever et qui peut freiner ou ajouter une limite a nos reves???? Personne..je pense

Merci encore et bonne continuation,

Suz

absent
26/12/2010, 09h26
Bonjour Suzanna,

Ton commentaire me touche et ton compliment sur ma façon d'écrire me va droit au coeur bien que je sois conscient que je n'écris pas très bien, sans fausse modestie. J'essaie juste, à ma manière et aussi fidèlement que possible, de décrire mes états d'âme.

Encore une fois, ravi de partager quelque chose avec toi et les autres. Et merci d'être fidèle.

Bien à toi.

absent
31/12/2010, 20h47
Je suis la flamme



Je suis l'étincelle qui jaillit du néant
Je suis le sourire sur les lèvres d'un enfant
Je suis le bleu azur, le rouge sang
Je ne vis que par ce que je ressens
Je suis la terre fertile que la pluie arrose
Je suis la goutte d'eau qui rafraichit la rose
Je suis le cri de la femme en colère
Je suis le chant de l'homme en temps de guerre
Je suis un guerrier sans arme et sans armure
Je suis l'homme nu, je suis le coeur pur
Je survole, telle une alouette, les champs de blé
De tous les mystères, je détiens les clés
Je suis le soleil qui fait fondre les murs de glaces
Je chante l'amour, la beauté est ma grâce
J'ai vécu la misère, les guerres et les famines
Les maladies, les fléaux et la vermine
J'ai survécu aux rois et aux prophètes
Je renais toujours, je suis la tempête
J'ai connu Sparte, Rome, Troie et Athènes
L'Andalousie, La Perse, L'Egypte et Carthagène
Voyez! De mes cendres renait l'espoir
Je suis l'âme du monde, je suis votre histoire
je suis le témoin, je suis le miroir
de votre conscience, j'écris vos mémoires
Je suis la lueur dans les nuits ténébreuses
J'embellis du monde, la face hideuse
Ma compagne est Vérité, mon amie se nomme Justice
Je donne! Ma vie est un éternel sacrifice
Je suis la vague venant du fond de l'océan
Je suis la force du peuple, l'enfant de l'ouragan
Par ma plume, j'ai défait des royaumes et des empires
Je combats, jusqu'à ce que mon âme expire
Mes vers sont pour l'oreille une douce mélodie
Mes mots sont pour l'âme un bien infini
Je sens, je vois, je vis et je pleure
Le verbe est mon arme et ma seule prière
Je suis Antara, je suis Hugo, je suis Homère
Je suis Elkhayam, Rousseau et Voltaire
Je suis l'être toujours en quête,
De liberté, je suis le poète.

Anitakan
01/01/2011, 12h37
J'aime beaucoup, merci!

suzanna
01/01/2011, 22h04
Il n' ya que la flamme d;un poete pour animer les coeurs et enflammer les esprits...

Mer ci Coucou -19,

Suz

absent
04/01/2011, 12h57
Merci à toi Anitakan.

Sazanna, toujours aussi élégante et fidèle. Merci.

absent
16/01/2011, 09h17
http://www.youtube.com/v/ReLllNkqcxw&hl


Un cœur d’enfant


Je me souviens, il fût un temps
Il y a de cela plus de trente ans
J’étais un gamin au cœur vaillant
Et j’allais toujours au gré du vent
Quand j’étais un enfant

On me disait beau garçon
C’est vrai que j’étais charmant
Et que j’avais un visage mignon
De beaux yeux et un sourire séduisant
Le sourire d’un enfant

Je courais pieds nus dans les champs
Bien que je prenais le sein de maman
Mais je m’en moquais éperdument
Du moment que j’étais content
J’étais juste un enfant

Je ne connaissais ni tristesse ni tourment
Et même si on me grondait très souvent
En me faisant mille et un sermons
Je gardais toujours cet air insouciant
Je n'étais qu'un enfant

Ô nostalgie, quand tu me prends
Je revois souvent mes amours d’antan
Quand je me prenais pour le roi lion
Alors que je n’étais qu’un bouffon
Pauvre petit enfant

Ô souvenirs de mes cinq ans
J’aimerai vous garder jalousement
Pour pouvoir savourer chaque instant
De bonheur, et rester éternellement
Ce doux petit enfant

Aujourd’hui du haut de mes quarante ans
Il m’arrive de chercher très profondément
Quelque chose de doux et de réconfortant
Que j’ai, depuis, enfoui secrètement
Dans mon petit cœur d’enfant.


Je dédie ce poème à tous ceux qui gardent encore leur enfance dans le coeur...

suzanna
16/01/2011, 16h10
Merci Coucou 19........ Pas seulement un coeur d'enfant, un esprit aussi....
Mais ya un temps pour chaque chose malheureusement....... Avec le temps, on grandit et on perd un peu de ce zeste enfantin Quel chagrin!!!

Merci du partage,.. ton poeme est beau a lire et simple a comprendre.merci encore!!
Suz

absent
17/01/2011, 13h54
Suzanna,

Sois certaine qu'on ne le perd pas vraiment et qu'il est toujours quelque part au fond de nous. Il est vrai que certains n'arrivent plus à voir cette lueur mais d'autres, plus chanceux et plus sensibles surtout, ont cette facilité à le retrouver, même pour un moment, pour se sentir bien quand tout va mal.

Merci et content de te relire.

absent
15/02/2011, 18h59
http://www.youtube.com/v/1MOkUwbAdEU?version=3


Les larmes

Les larmes ce sont tous ces moments passés seul
Les larmes c’est quand on marche sans savoir où aller
Les larmes c’est quand on pleure sans savoir pourquoi
Les larmes c’est un homme qui regarde un enfant sourire parce qu’il ne peut jamais en avoir
Les larmes c’est cette femme qui s’effondre en perdant le fruit de ses entrailles, la chair de sa chair
Les larmes c’est cet oreiller humide qui vous tient compagnie la nuit car personne n’est à côté de vous
C’est aussi cet oreiller humide qui reste votre seul compagnon même si quelqu’un est à côté de vous
Les larmes c’est tous ces êtres qu’on a aimé un jour et qui ne l’ont jamais su
C’est aussi tous ces êtres qu’on a aimé un jour et qui nous ont déçu
Les larmes c’est faire l’amour sans vraiment aimer
Les larmes c’est la solitude du cœur même quand on est bien entouré
Les larmes c’est quand vous apprenez la nuit que votre meilleur ami est mort dans un accident
Les larmes c’est quand votre frère est fauché par deux balles en plein cœur dans une embuscade
Les larmes c’est quand vous perdez après tant d’années une grand mère bienveillante
Les larmes c’est quand vous dites adieu pour toujours à ceux que vous aimez
Les larmes c’est quand vous êtes sur leurs tombes et que vous touchez la terre qui les couvre
Les larmes c’est quand vous savez que ça sera le seul contact que vous aurez désormais avec eux
Les larmes c’est cet homme qui a tout perdu même son respect pour lui même
Les larmes c’est quand vous lisez un verset et qui vous interpelle pour la première fois
Les larmes c’est quand vous priez Dieu dans la profondeur de la nuit pendant que les autres dorment
Les larmes c’est le fardeau de tant d’années de péché qui vous courbe l’échine
Les larmes c’est ce cœur gonflé de peine et de chagrin et qui vous fait mal
Les larmes ce sont tous ces souvenirs qu’on garde au fond de nous
Les larmes ce sont tous ces rêves qu’on ne pourra jamais vivre
Les larmes c’est de savoir que vous ne vous pardonnerez jamais d’avoir blessé un vieux père
C’est aussi de savoir que vous n’aurez jamais le pardon d’une mère offensée
Mais les pires larmes ce sont celles qui n’arrivent jamais à être versées.

Megane
15/02/2011, 22h29
Belle et douce mélancolie...

Certains passages m'ont transpercé comme des épées et ont attendri mon coeur endurci.


Mais les pires larmes ce sont celles qui n’arrivent jamais à être versées.

La pire douleur est celle qui pleure à l'intérieur, dans le plus profond des silences.

Je ne sais pas si c'est de toi Coucou-19, en tout cas bravo j'ai beaucoup apprécié.

absent
16/02/2011, 15h41
Merci Megane, content que tu apprécies mes "lamentations" mais tu as raison sur le fait que les pires douleurs sont celles qu'on supporte en silence.

Cordialement.

suzanna
17/02/2011, 14h54
" Les pires sont celles que l'on arrive a jamais verser " parce qu'elles sont des larmes muettes, reflet d;une douleur profonde..Je crois avoir vu ces larmes muettes chez les enfants affectes par des malformations cardiaques congenitales, qui viennent d'etre operes et qui ne peuvent meme plus crier ,pleurer et gemir tant leur douleur est a troce!!!

merci Coucou 19, c;'est poignant et emouvant ton partage!!!

absent
17/02/2011, 19h09
merci Coucou 19, c;'est poignant et emouvant ton partage!!!

Ton commentaire l'est tout autant, Suzanna. Merci mon amie.

absent
16/03/2011, 12h58
Un Homme est passé par là...


-Pourquoi pleures-tu mon enfant?
-Mon père me manque énormément.
-Mais nous mourrons tous un jour, vois-tu! .
-Je sais, mais moi je ne l'ai pas connu .
-Viens-là, je vais te raconter comment ton père est mort et comment il a vécu...

Mon fils, sache que ton père était vaillant
De ces hommes qu'on ne rencontre pas souvent
Mais qu'une fois fait, on n'oublie pas vraiment
Mon fils, ton père sera toujours présent
Dans nos coeurs et dans nos mémoires, vivant

Sache que ton père était un homme pieux
Qui faisait du bien et connaissait Dieu
Il jeûnait en silence et était toujours en prière
Même si de loin, il n'en donnait pas l'air

Moi, je l'ai toujours connu joyeux
Avec sa magie, il rendait les gens heureux
Il ne tenait, ô jamais, rancune
Sa bonté était sa seule fortune

Mais quand, un jour, le ciel est devenu gris
Dès lors, on ne distinguait l'ami de l'ennemi
Et bien que nous étions au bord de l'hécatombe
Lui, ne pût accepter qu'on tombe

Hélas, le destin a voulu qu'il en soit ainsi
Qu'il meurt en défendant sa patrie
Et si deux balles assassines l'ont touché
Il ne fût, le moins du monde, humilié

Et pendant que le souffle, lentement, le quittait
Il ne cessait de prier Dieu et de le louer
Et qu'enfin, quand son heure est venue
Il sourit humblement et puis mourût

Depuis, les choses ne sont plus les mêmes
Nos coeurs sont tristes et nos visages blêmes
Les fleurs sont fanées et les couleurs ont terni
Mais je sais que le Seigneur, là-haut, le bénit.

Dis-toi que si, hélas, tu as perdu un père
Désormais, moi aussi j'ai perdu un frère
Mon enfant, il faut que tu sois fier
Reprends son chemin et n'aie plus peur

Enfin, rappelle à tous ceux qui vivent ici-bas
Qu'on peut se flatter d'être de ces hommes là
Et si, toutefois, cela ne suffisait pas
Dis leur, juste, qu'un Homme est passé par là.


Ce poème est un hommage à la mémoire de mon ami et frère A.B tué par deux balles en plein coeur en ce même mois de l'année 1996.

suzanna
19/03/2011, 23h53
merci de nous faire part de cet hommage a ton ami defunt... Il est vrai que la mort n;arrange jamais et derange toujours... surtout quand on perd un ami et un frere mais il est mort en dignite et non pas comme un lache Que Dieu laccueille dans son paradis et te donne a toi la grace de la serenite

Merci encore,

Ton amie S,

la revanche
22/03/2011, 17h20
Coucou, salut lol.

Je trouve tes poèmes très poignants et très profonds, tu arrives à transmettre tes émotions qui un jour ou l'autre ont été les nôtres à tous...

Je t'encourage vivement à nous faire partager tes états d'âme.

ps; llah yerhem ton ami/ frère et que le bon Dieu lui fasse miséricorde.

absent
23/03/2011, 12h49
Suzanna,

Bonjour mon amie et merci pour ton témoignage. Tu es toujours fidèle comme je te connais.

La revanche,

Je te remercie également pour ton soutien et tes encouragements et t'invite, dans cet espace, à exprimer tes sentiments et partager avec nous tes rêves, dès que tu en ressens le besoin.

absent
06/05/2011, 20h50
http://www.youtube.com/v/m4kRciR7Eo4?version=3


Nostalgie


Où êtes vous passés mes amis, mes frères, mes soeurs
Ne reste-t-il donc de vous, que ces ombres solitaires!
Où est passée cette joie qui, jadis, flottait dans l'air
Où sont donc ces chérubins, si chers à mon coeur
Pourquoi n'ai-je pas entendu leurs cris, leurs rires, leurs pleurs
Où êtes-vous! Répondez! Qui sont ces fantômes qui me font peur?
Parlez! Juste murmurez! Dissipez mon angoisse, ma frayeur
Répondez moi! Je suis revenu, là, dans cette cité, où j'erre
Seul, entre ses murs froids, ses remparts, ses couloirs funèbres
Où es-tu grand-maman, où es-tu grand-papa, où est votre douceur
Où est le pain chaud cuit sur la braise, les fruits amers
Qu'on cueillait dans les bois, parfois même avant l'heure
Serait-ce le temps, qui nous éloigne et qui nous diffère?
Serait-ce des moments si précieux, pour être si éphémères?
Répondez moi! De grâce! Mon coeur est si triste et je pleure
Mes anciens amis, mon enfance gaie, mon jardin et ses fleurs
Le parfum des roses, des jasmins, toutes ces odeurs
Ô souvenirs, Souvenirs! Revenez, égayez mon coeur
Éteignez ce feu qui me consume, calmez ma fureur
Suis-je donc si seul, en ce bas monde, sur cette terre
Pour ne trouver personne pour m'écouter, me consoler quand je pleure
Je ne puis accepter ce sort. Non! Non!... Mais que faire!
Mon Dieu! Guidez-moi, je sais que votre voie et si claire
Dans votre miséricorde, votre bonté, je crois et j'adhère
Faites que reviennent mes amis, mes frères, mes soeurs
Mes parents, ma famille, tous ces êtres si chers
Ces doux souvenirs de mon enfance, de mon village prospère
Où coulaient des jours heureux, sans malheur, sans misère
Ô oui, Une vie paisible, heureuse, meilleure
Nous étions, tour à tour, des bergers, des rois, des seigneurs
Rendez moi mon enfance, insouciance, je ne veux que ça sur terre
Je ne désire ni richesse, ni gloire, je ne veux être fier
je cherche juste mon chemin, ici-bas, mon bonheur
Tel un mendiant, un ermite s'accrochant à sa prière
Ô Seigneur! Accordez moi ça dans une dernière lueur
Juste un dernier souffle, avant que je meurs.


Musique: "Naval" composée par Yann Tiersen, Bande originale du film "Tabarly" - 2008.

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